Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Ubu finlandais

    Le Parlement finlandais vient de ratifier le « projet de Constitution européenne », par 125 voix contre 39.

    Sans doute la Finlande voulait-elle se montrer exemplaire en ratifiant la Constitution pendant qu’elle préside (encore pour quelques jours) l’Union européenne.

    Le problème est que la Constitution européenne est morte et enterrée depuis près d’un an et demi : même si les européistes prennent de grands airs pour prétendre contre toute évidence que le débat est ainsi relancé, les Finlandais apparaissent tout simplement ridicules.

  • Le fiasco de la « 2e chance »

    En juin 2005, Dominique de Villepin lançait son projet « Défense 2e chance », pour les jeunes en rupture scolaire et sociale. Il assignait à ce dispositif de formation, sous la houlette d’anciens militaires, la tâche de former « 20.000 jeunes en 2007 » (sur les 60.000 qui sortent du système scolaire sans diplôme ni qualification). Quelques mois plus tard, Michèle Alliot-Marie parlait aussi de « 20.000 jeunes à partir de 2007, 10.000 dès 2006 ». L’Epide (Etablissement public d’insertion de la Défense ), qui gère la chose, fait savoir qu’il accueille aujourd’hui 976 jeunes dans les onze centres qui ont été ouverts. En ajoutant ceux qui ont terminé le parcours (409…), les exclus et les démissionnaires…, l’Epide dénombre 1.869 jeunes qui sont passés par ces centres. Le projet « Défense 2e chance », c’était aussi, comme tout le reste, un effet d’annonce.

  • Rwanda : l’aventure Bruguière

    La chambre du Tribunal pénal international pour le Rwanda saisie du procès du colonel Bagosora, accusé d’être le cerveau du génocide de 1994, a admis en preuve le rapport du juge Bruguière qui accuse l’actuel président du Rwanda Paul Kagame d’être impliqué dans l’attentat qui a coûté la vie au président de l’époque. Ce rapport pourra être « utile » pour l’appréciation du « contexte » du génocide, a affirmé le juge norvégien président de cette chambre.

    Mais dans le même temps l’un des anciens soldats de la rébellion tutsi, mis en cause par le juge Bruguière, s’insurge contre ce qu’il lit dans le rapport, et « réfute catégoriquement » tout ce qui lui est attribué dans ce texte. Dans une lettre au juge, il répond point par point. Il semble établi qu’il n’était pas à Kigali le jour de l’attentat. Le plus grave est sans doute ce qu’a découvert Libération : sur le procès verbal d’audition il est précisé que « les réponses du témoin, dans un excellent français, fourmillent de détails ». Or le journaliste de Libération est tombé sur un homme qui « parle à peine le français ». Selon ce que lui a dit ce Rwandais, le greffière lisait un texte et lui demandait de confirmer ou d’infirmer… Et alors qu’il a nié connaître ceux qui ont tiré sur l’avion, le rapport confirme qu’il les connaissait…

    La France joue un très mauvais feuilleton.

  • Royalement n’importe quoi

    Ehud Olmert peut en effet être « content » de la visite de Ségolène Royal. La candidate socialiste a non seulement appuyé la politique israélienne, mais elle est même allée plus loin que le gouvernement israélien (sans doute est-il normal qu’elle soit plus royaliste que le roi), sans craindre de dire le contraire de ce qu’elle avait dit au Liban.

    Ainsi, après avoir « salué les efforts de paix du gouvernement israélien » (?), elle a nié à l’Iran le droit à toute exploitation de l’énergie nucléaire civile. « Vous avez devant vous la seule responsable politique qui s’est clairement exprimée contre l’accès de l’Iran au nucléaire civil », a-t-elle claironné, sous les regards médusés des Israéliens, qui se contentent quant à eux de réclamer des sanctions contre l’Iran pour empêcher ce pays de se doter de l’arme nucléaire.

    Concernant le Hamas, elle a déclaré : « En l’état actuel des choses, où le Hamas est sur la liste des organisations terroristes, il n’est pas question de parler aux dirigeants du Hamas. » Au Liban, elle s’était refusée à écarter a priori des contacts avec des « élus démocratiquement désignés », comme le sont ceux du Hamas. Et elle avait rencontré un député du Hezbollah (oubliant d’entendre qu’il comparait Israël aux nazis)…

    Ses déclarations les plus ahurissantes concernaient le survol incessant du territoire libanais par l’aviation israélienne, en violation permanente de la résolution de l’ONU, et qui a failli tourner deux fois de suite à l’affrontement avec les forces françaises de la Finul. N ’hésitant pas à prendre une position diamétralement opposée à la position française (et au mépris de la sécurité de nos soldats), elle a purement et simplement justifié les vols de l’aviation israélienne : « Je sais que ces vols sont liés à la défense de la sécurité d’Israël », a-t-elle dit. Alors que vendredi, au Sud-Liban, elle s’était étonnée de la fréquence des survols et avait promis qu’elle en parlerait au gouvernement israélien. Face à cette contradiction, elle a osé répondre que, au Liban, elle ne s’était prononcée « que par rapport au vécu de la Finul  ». D’un côté, il y a les soldats français en permanence sous la menace de l’aviation israélienne et qui le vivent mal, on peut compatir. Mais de l’autre côté il y a « la sécurité d’Israël », et cela c’est la seule vraie question qui importe.

    De même, Ségolène Royal ne voit rien à redire à l’édification du gigantesque mur de séparation édifié par les Israéliens en Cisjordanie. Et là, c’est une énorme perle : « Quand c’est nécessaire, c’est sans doute justifié, encore faut-il que les choses se fassent dans la bonne entente. »

    Il n’y a plus qu’à tirer l’échelle, et prier pour que cette mère Ubu ne soit pas présidente de la République française.

  • Le gel calédonien

    Quelque 800 personnes ont participé à Nouméa à un débat sur le gel du corps électoral en Nouvelle-Calédonie, à quelques jours de l’examen par l’Assemblée nationale de la réforme constitutionnelle qui doit rétablir cette disposition, censurée en 1999 par le Conseil constitutionnel.

    Un représentant de chacune des formations politiques de l’île a exprimé son point de vue. Le seul qui soit vraiment clair sur la question est le Front national, qui considère à juste titre le gel du corps électoral comme « une marche vers l’indépendance » (c’est évidemment pour cela qu’il a été inventé, et que les indépendantistes le réclament à cor et à cri), et demande une consultation populaire sur la question, sachant pertinemment que la majorité de la population y est hostile, comme l’était la quasi-totalité des participants au débat.

    Les élus UMP, eux aussi hostiles, comme leurs électeurs, au gel du corps électoral, sont coincés entre cette position et celle de leur parti. Gaël Yanno, premier adjoint au maire de Nouméa, a dénoncé les pressions sur les députés UMP de métropole qui, « sous la psychose d’Ouvéa », craignent de nouvelles violences si le texte n’est pas voté. Et le sénateur Loueckhote a menacé de quitter le groupe UMP si le texte était voté…

    Quant aux élus du groupe majoritaire L’Avenir ensemble, ils sont eux aussi opposés au gel du corps électoral, mais ne le combattent pas, car ils s’en tiennent à l’accord « secret » conclu en 2003 entre l’Etat, le FLNKS et l’UMP alors au pouvoir, accord qu’ils dénoncent pourtant comme ayant été conclu « dans le dos des Calédoniens »…

    L’organisation de ce débat avait suscité un début de polémique en raison de la présence sur l’île de Marine Le Pen, qui avait annoncé qu’elle y participerait, et aussi de José Bové. Finalement, Marine Le Pen a participé sans problème à la réunion, mais José Bové était absent.

  • L’autre procès Gollnisch

    Ce mardi 5 décembre, Jean-Jacques Queyranne, président de la région Rhône-Alpes, ainsi que six présidents de groupe politique de la région, comparaîtront devant le tribunal correctionnel pour avoir diffamé gravement Bruno Gollnisch devant le conseil régional, le 14 octobre 2005, au sujet de sa conférence de presse controversée du 11 octobre, sans avoir cherché à s'informer et sans lui avoir laissé la possibilité de répondre.

    Saisi d’une plainte, le juge d’instruction a, après avoir enquêté et entendu toutes les parties, renvoyé devant le tribunal correctionnel, non seulement Jean-Jack Queyranne, le seul contre lequel Bruno Gollnisch avait porté plainte, mais aussi les six présidents de groupes politiques au Conseil régional, trois comme co-auteurs, trois autres comme complices. Il s'agit de MM. Gaymard (UMP, ancien ministre), Avocat (PS), Cornillet, député européen (UDF), Bochaton (PC), Leras (Verts), Friedenberg (Radicaux de Gauche). 

    Bruno Gollnisch a déclaré que, n'étant pas partisan de la judiciarisation du débat politique, social, historique ou moral, il n'aurait pas porté plainte s'il avait pu s'expliquer et si lui-même n'avait pas été poursuivi sur la base, notamment, de la déclaration en question.

    L'avocat de Bruno Gollnisch est Me Wallerand de Saint-Just.

    Bien qu'ayant affirmé, devant les protestations de Bruno Gollnisch ne s'être pas exprimé au nom de la "Conférence des Présidents", organe officiel de la région (mais auquel Bruno Gollnisch aurait légalement du être convié), Jean-Jack Queyranne a cependant, ultérieurement, fait endosser sa défense (et la prise en charge de ses frais d'avocat) par l'institution régionale. Cette décision, qui n'avait pas eu l'aval de l'UDF, est actuellement attaquée devant le tribunal administratif par Bruno Gollnisch et les élus du groupe FN.

    Cette procédure est en quelque sorte l’inverse de celle des 7 et 8 novembre derniers. Bruno Gollnisch est en position d’accusateur, et non plus d’accusé.

    L’audience, ouverte au public, aura lieu à 13 h 30, 6e chambre correctionnelle, au Palais de justice de Lyon, rue Servient.

  • Veni, Domine

    Aux matines

    V/- Veni, Domine, et noli tardare.

    R/- Relaxa facinora plebi tuæ.

    Viens, Seigneur, ne tarde pas. Délivre ton peuple de ses péchés.