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  • Zenit en arabe

    L’agence Zenit annonce qu’elle lance son édition en arabe, « à l’occasion de la visite du pape en Turquie ». On ne voit pas le rapport, puisque les Turcs ne parlent pas arabe, et que le service est destiné d’abord aux chrétiens de langue arabe, lesquels n’existent pas en Turquie… Quoi qu’il en soit, c’est une excellente initiative, qui permettra aux chrétiens arabophones, le plus souvent enfermés dans des sociétés islamiques, d’avoir un regard direct et quotidien sur la vie de l’Eglise. Et, qui sait, de toucher des musulmans.

    Cette nouvelle édition travaillera en collaboration avec la section arabe de Radio Vatican et la revue Oasis du patriarcat de Venise.

    Il n'est pas possible pour le moment de visualiser les informations en langue arabe sur le site de Zenit. La construction de la page est en cours. Seul l'abonnement par courriel est disponible : infoarabic@zenit.org, en indiquant le nom complet, le pays et l’adresse électronique de la personne souhaitant être abonnée, ainsi que le type d'abonnement (quotidien ou hebdomadaire). Cette initiative, que Zenit avait à cœur depuis longtemps, a pu voir le jour grâce à une subvention de l'Aide à l'Eglise en Détresse qui a accepté de couvrir, pendant un an, les frais liés à cette nouvelle édition.

  • Reconquête N° 232

    Le nouveau numéro de Reconquête est paru.

    medium_REC_232.JPGSon titre : Evêque, qu’as-tu fait de ton frère ?

    Bernard Antony renvoie aux évêques l’interpellation que ceux-ci lancent aux fidèles dans leur « message à l’occasion des prochaines élections ». Et il montre que sur toute une série de sujets très graves, les évêques n’ont rien dit et rien fait. Avant de voir dans tous les catholiques des émules de Caïn, ils feraient bien de faire leur propre examen de conscience.

    Pour ma part, j’analyse le texte de ce même message, en reconnaissant un infléchissement dans le bon sens de la réflexion des évêques sur certaines questions politiques.

    Mon « éditorial » est un scoop de première importance : j’y reproduis le texte intégral d’un autre message, ultra-confidentiel et top secret celui-là, du soviet des évêques de France concernant l’Institut du Bon Pasteur et la messe de saint Pie V. Le soviet explique aux évêques ce qu’ils doivent faire face au péril intégriste soutenu par Rome. Or on constate que ces recommandations ont été suivies à la lettre.

    (A l’intention de ceux qui lisent trop vite, je souligne ensuite qu’il s’agit d’une fiction, mais aussi que tout ce qui s’y trouve est authentique.)

    On trouvera encore dans ce numéro plusieurs contributions de Bernard Antony  : son discours lors de la journée de Villepreux sur les médias, ses carnets de route, un grand article très illustré sur le Liban où il s’est rendu fin octobre (y compris sur la frontière israélienne).

    Ainsi que divers autres articles des collaborateurs habituels ou occasionnels de la revue sur l’Education nationale, la culture de mort, l’écrasement de toutes les libertés, Adjani au théâtre, etc.

    Reconquête, 70 boulevard Saint-Germain, 75005 Paris. Tél 01 40 51 74 07. Abonnement un an (10 numéros) :45 €. Le numéro : 3,50 €. Une bonne occasion de vous le procurer: la conférence d'Henry de Lesquen, ce soir, à 19h 30, sur la conférence de Ratisbonne.

  • Illusionnisme bruxellois

    La Commission européenne a recommandé hier aux 25 de prendre la décision, lors de leur sommet du 11 décembre, de suspendre les négociations sur huit des 35 chapitres des négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Telle serait la réponse de l’Union européenne au refus obstiné d’Ankara d’ouvrir ses ports aux navires chypriotes…

    Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce ne sont pas les Turcs qui protestent le plus fort (au contraire, ils minimisent la chose), mais les Chypriotes. Car ils voient bien que si les 25 prennent cette décision, ça ne changera strictement rien. Pour qu’il s’agisse d’un moyen de pression, il faudrait au moins que les 25 fixent une date butoir, un ultimatum : si à telle date vos ports ne sont pas ouverts, ce sera la rupture.

    La Commission joue sur le fait que les Européens ne savent pas de quoi il s’agit (car les Européens sont toujours soigneusement tenus à l’écart de toute information de ce qui se trame à Bruxelles).

    La décision de suspendre les négociations sur 8 des 35 chapitres n’aurait absolument aucun effet, pour la bonne raison… qu’il n’y a pas de négociations, ni sur ces chapitres, ni sur les autres. Les fameuses négociations par chapitre se sont ouvertes le 12 juin 2006. Ce jour-là a été ouvert, et immédiatement clos (car il ne posait aucun problème et  avait déjà été finalisé), le « premier chapitre », sur les sciences et technologies, les Chypriotes ayant finalement abandonné, après une longue discussion, leur menace de veto. Mais depuis lors aucun autre chapitre n’a été ouvert, parce que les Chypriotes, voyant qu’ils ont été floués, font jouer systématiquement leur veto.

    Les négociations sont donc de fait suspendues, non sur huit chapitres, mais sur 34. Ainsi, la recommandation de Bruxelles ne change rien à l’état de la situation. Tout au plus s’agit-il d’une gesticulation médiatique, mais on comprend que si elle vexe les Turcs, elle ne les impressionne nullement. Ils se contentent de camper tranquillement sur leurs positions, attendant que l’Union européenne accepte leurs propres conditions, à savoir, dans un premier temps, la liberté du commerce avec la partie occupée de Chypre, autrement dit la reconnaissance implicite par l’Union européenne de la prétendue « République turque de Chypre-Nord »…

    Comme le souligne Bruno Gollnisch dans un communiqué, « cette "suspension partielle" ne correspond à rien. Elle est humiliante sans être utile. Les négociations doivent s'arrêter définitivement, parce que la Turquie n'est pas une nation européenne. »

  • Le Pen et la représentativité syndicale

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    On ne peut que se féliciter de voir le Conseil économique et social se montrer enfin favorable à faire sauter l’un des verrous soviétiques de la vie sociale française, à savoir le monopole de « représentativité » de cinq centrales syndicales, fondée sur des dogmes obsolètes et arbitraires et non sur leur réelle représentativité.

    Il est en revanche tristement significatif de voir que parmi les opposants à cette réforme figure le grand patronat du Medef, qui se montre ainsi partisan du statu quo le plus archaïque et des obstacles les plus injustifiables à une vie économique et sociale assise sur la liberté.

  • National Hebdo N° 1167

    Dans mon éditorial, je reviens sur l’annonce par Jacques Chirac de l’institution d’une « cérémonie de citoyenneté », obligatoire pour tout jeune Français arrivant à l’âge de la majorité, et au cours de laquelle il devra signer un « code républicain » pour se voir remettre sa carte d’électeur. Le socle républicain de ce code, c’est notamment l’idéologie « antiraciste » et « laïque », à savoir antinationale et antireligieuse, l’idéologie de la culture de mort et de l’anti-morale (droit à l’avortement, promotion de l’homosexualité, etc.). Que se passera-t-il quand un jeune refusera de signer le code ? Mon éditorial est intitulé « Sacrifier aux dieux » : dans les premiers siècles, les chrétiens étaient souvent martyrs parce qu’ils refusaient de sacrifier aux dieux. Or il y a pire ici que les dieux romains.

    D’autre part, Jean Roberto analyse l’affaire du PSG, qui fait la une : « Affaire PSG : Carpentras bis ? »

    Michel Limier brosse le portrait de Georges Frèche, Alexandre Martin évoque Sarkozy qui déclare la guerre aux pompiers. Et nous prenons au mot Marianne et son directeur Jean-François Kahn qui en appellent à la « restauration du pluralisme »…

  • Saint André

    Constantinople fut prise par les Turcs en 1453. En 1462, le chef de saint André fut apporté de Grèce par le Cardinal Bessarion. Le 12 avril, dimanche des Rameaux, le Pape Pie II l'alla chercher en grande pompe jusqu'au Pont Milvius et le déposa dans la Basilique Saint-Pierre. Le Pape prononça alors cette allocution de… circonstance :

    «  Vous voici donc arrivé, ô très saint et très vénérable Chef du saint Apôtre ! La fureur des Turcs vous a chassé de votre asile, et vous venez demander un refuge à votre frère le Prince des Apôtres. Non, ce frère ne vous fera point défaut ; et par la volonté du Seigneur, on pourra dire un jour à votre gloire : O heureux exil qui trouve un pareil secours ! Cependant, vous demeurerez avec votre frère, et vous partagerez ses honneurs.

    « Cette ville que vous voyez, c'est l'auguste Rome consacrée par le sang précieux de votre frère. Ce peuple qui vous entoure, c'est celui que le bienheureux Apôtre, votre frère plein de tendresse, aidé par saint Paul, le Vase d'élection, a régénéré en Jésus-Christ. Fils de votre frère, ces Romains sont vos neveux. Tous reconnaissent en vous le frère d'un père, un second père ; tous vous vénèrent, vous honorent, vous rendent hommage et s'appuient sur votre patronage en la présence du grand Dieu.

    « O très fortuné Apôtre André ! prédicateur de la vérité, défenseur de l'auguste Trinité, de quelle joie vous nous remplissez en ce moment où nous contemplons de nos yeux votre tête sacrée et vénérable, qui mérita qu'au jour de la Pentecôte, le saint Paraclet se reposât visiblement sur elle, sous l'apparence du feu !

    « O vous, Chrétiens, qui allez à Jérusalem pour honorer le Sauveur au lieu même où ses pieds se sont posés, voici le Trône de l'Esprit-Saint ! Ici s'arrêta l'Esprit du Seigneur ; ici a été vue la troisième personne de la Trinité ; ici ont été des yeux qui souvent ont contemplé le Seigneur dans la chair. Cette bouche a fréquemment adressé la parole au Christ ; ces joues, il n'est pas douteux qu'elles n'aient plus d'une fois reçu les baisers de Jésus.

    « O Sanctuaire ineffable ! ô charité ! ô piété ! ô douceur de l'âme ! ô consolation de l'esprit ! ô  qui ne sentirait, en une telle présence, ses entrailles s'émouvoir ? Quel cœur ne s'embraserait ? Qui ne répandrait des larmes de joie, à l'aspect des tant vénérables et précieuses reliques de l'Apôtre du Christ ? Oui, nous nous  réjouissons, nous tressaillons, nous jubilons de votre arrivée, ô très divin Apôtre André ! car nous ne doutons pas que vous ne soyez ici accompagnant votre Chef mortel, et que vous ne fassiez avec lui votre entrée dans Rome.

    « Sans doute,  nous haïssons les Turcs, ennemis de la Religion chrétienne ; mais nous ne les haïssons pas de ce qu'ils ont été la cause de votre venue parmi nous. En effet, que pouvait-il nous arriver de plus fortuné que de contempler votre très honorable Chef, et d'être embaumés de son très suave parfum ? Une seule chose nous attriste : c'est de ne pouvoir, à votre arrivée, vous rendre les honneurs dont vous êtes digne, ni vous recevoir comme le mérite votre excellente sainteté. Mais accueillez notre désir, comprenez la sincérité de notre cœur, et souffrez avec bonté que nos mains indignes touchent vos ossements, et que nous, pécheurs, vous fassions cortège dans l'enceinte de la ville. Pénétrez donc dans cette sainte Cité, et soyez propice au peuple Romain. Qu'à tout le monde chrétien votre arrivée soit salutaire, votre entrée pacifique ; votre séjour au milieu de nous, heureux et fortuné. Soyez notre Avocat au ciel, et ensemble avec les bienheureux Apôtres Pierre et Paul, veillez paternellement sur tout le peuple chrétien, afin que, par votre intercession, les miséricordes de Dieu viennent sur nous ; et si nos péchés, qui sont nombreux, ont provoqué son indignation, qu'elle retombe sur les Turcs impies et sur les nations barbares qui déshonorent le Seigneur Jésus-Christ. Amen. »