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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2428

  • Benoît XVI et l’Assomption

    En attendant d’avoir la traduction de l’homélie du Saint Père sur l’Assomption, on peut en lire la synthèse sur le site Eucharistie miséricordieuse. Extraits :

    « Devant le triste spectacle de tant de fausse joie et en même temps de beaucoup de douleur angoissante qui envahit le monde, nous devons apprendre de Marie à devenir des signes d'espérance et de consolation, nous devons annoncer par notre vie la résurrection du Christ ».

    « Chaque homme veut devenir céleste, très heureux, et un jour il n'y aura plus ni pleur, ni souffrance, ni mort. Aujourd'hui un grand mystère nous est proposé : le Christ a vaincu la mort, seul l'Amour est tout-puissant. Seul l'Amour nous permet d’entrer dans le royaume de la vie. Marie y est entrée derrière son fils. »

    « Demandons à Marie aujourd'hui le don de la foi, qui nous fait vivre dans cette dimension entre l’infini et le fini, qui transforme le perception du temps : notre vie n'est pas engloutie dans le passé mais elle est attirée vers l'avenir, vers Dieu, où le Christ nous a précédés et derrière Lui, Marie. Notre vie de chaque jour, bien que marquée d'épreuves et de difficultés, s'écoule comme un fleuve vers l'océan divin, vers la plénitude de la joie et de la paix. Notre mort n'est pas la fin mais l'entrée dans la vie qui ne connaît pas la mort. Marie, conduis nous vers la patrie de la béatitude ! ».

  • Saint Joachim

    Or, à la fête de la Dédicace, Joachim alla à Jérusalem avec ceux de sa tribu, et quand il voulut présenter son offrande, il s'approcha de l’autel avec les, autres. Mais le prêtre, en le voyant, le repoussa avec une grande indignation ; il lui reprocha sa présomption de s'approcher de l’autel en ajoutant qu'il était inconvenant pour un homme, sous le coup de la malédiction de la loi, de faire des offrandes au Seigneur, qu'il ne devait pas, lui qui était stérile et qui n'avait pas augmenté le peuple de Dieu, se présenter en compagnie de ceux qui n'étaient pas infectés de cette souillure.

    Alors Joachim tout confus, fut honteux de revenir chez lui, de peur de s'entendre adresser les mêmes reproches par ceux de sa tribu qui avaient ouï les paroles du prêtre. Il se retira donc auprès de ses bergers, et après avoir passé quelque temps avec eux, un jour qu'il était seul, un ange tout resplendissant lui apparut et l’avertit de ne pas craindre (il était troublé de cette vision) : « Je suis, lui dit-il, un ange du Seigneur envoyé vers vous pour vous annoncer que vos prières ont été exaucées, et que vos aumônes sont montées jusqu'en la présence de Dieu. J'ai vu votre honte, et j'ai entendu les reproches de stérilité qui vous ont été adressés à tort. Dieu est le vengeur du péché, mais non de la nature, et s'il a fermé le sein d'une femme c'est pour le rendre fécond plus tard d'une manière qui paraisse plus merveilleuse, et pour faire connaître que l’enfant qui naît alors, loin d'être le fruit de la passion, sera un don de Dieu. (…) Eh bien ! Anne, votre femme, vous enfantera une fille et vous l’appellerez Marie. Dès son enfance, elle sera, comme vous en avez fait vœu, consacrée au Seigneur; dès le sein de sa mère, elle sera remplie du Saint-Esprit ; elle ne restera point avec le commun du peuple, mais elle demeurera toujours dans le Temple du Seigneur, afin d'éviter le moindre mauvais soupçon. Or, de même qu'elle naîtra d'une mère stérile, de même elle deviendra, par un prodige merveilleux, la mère du Fils du Très-haut, qui se nommera Jésus, et qui sera le salut de toutes les nations. Maintenant voici le signe auquel vous reconnaîtrez la vérité de mes paroles : quand vous serez arrivé à Jérusalem à la porte Dorée, vous rencontrerez Anne, votre femme; et en vous voyant elle éprouvera fine joie égale à l’inquiétude qu'elle a ressentie de votre absence prolongée. »

    Quand l’ange eut parlé ainsi il quitta Joachim. Or, Anne tout en pleurant dans l’ignorance de l’endroit où était allé son mari, vit lui apparaître le même ange qu'avait vu Joachim ; et il lui déclara les mêmes choses qu'il avait dites à celui-ci, en ajoutant que, pour marque de la vérité de sa parole, elle allât à Jérusalem, à la porte Dorée où elle rencontrerait son mari qui revenait. D'après l’ordre de l’ange, tous deux vont au-devant l’un de l’autre, enchantés de la vision qu'ils avaient eue, et assurés d'avoir l’enfant qui leur avait été promise. Après avoir adoré le Seigneur, ils revinrent chez eux, attendant joyeusement la réalisation de la promesse divine. Anne conçut donc, enfanta une fille et lui donna le nom de Marie.

    (Légende dorée, d’après saint Jérôme, d’après le Protévangile de Jacques)

  • L’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie

    La fête du 15 août est l’une des plus anciennes fêtes de la chrétienté. On célébrait déjà la Mère de Dieu en ce jour à Jérusalem à la fin du IVe siècle, et sans doute avant. Vers 600, l'empereur Maurice l’étendit à tout l'empire comme fête de la Dormition de Marie. Vers 700, le pape Serge Ier composa cette belle prière pour la fête :

    « Vénérable est pour nous, Seigneur, la fête qui commémore ce jour en lequel la sainte Mère de Dieu subit la mort temporelle, mais néanmoins ne put être retenue par les liens de la mort, elle qui avait engendré de sa substance votre Fils, notre Seigneur incarné. » (Traduction de Dom Capelle).

    Il existe de nombreux récits de la Dormition. Le plus célèbre est celui qui est attribué à saint Jean l’Evangéliste, et que Jacques de Voragine reprend, à ce qu’il dit, dans sa Légende dorée. En fait, le récit de Jacques de Voragine vient du texte de Méliton de Sarde (qui lui est proche).

    « Ce qui vient d’être raconté est apocryphe en tout point », ajoute Jacques de Voragine. Curieuse assertion, de la part d’un auteur qui s’embarrasse si rarement de la véracité ou de la vraisemblance de ce qu’il rapporte. En l’occurrence, il est fort peu probable que le récit soit apocryphe « en tout point ».

    D’abord il ne l’est pas en ce sens que les dialogues viennent des psaumes, du Cantique des cantiques et de l’Evangile, et que nombre de situations sont calquées sur l’Evangile. Et ce d’une façon admirable. Cela est visible au premier coup d’œil, et les auteurs ne prennent pas le soin de déguiser leur propos : leur œuvre est quasi-liturgique.

    Mais le fond du récit, une fois qu’on a retiré tout l’habillage, recèle (comme dans toute liturgie) une vérité historique : celle de la Dormition de Marie.

    On ne peut que constater que les nombreux récits de la Dormition, qui existent dans toutes les langues anciennes de la chrétienté, depuis l’éthiopien jusqu’à l’irlandais, en passant par toutes les langues du Caucase et de la Méditerranée (et l’on en a de nombreux manuscrits, ce qui atteste de l’importance de cette tradition), s’accordent sur les points essentiels alors qu’ils ne sont pas tous de même origine : les spécialistes distinguent trois groupes de manuscrits. (Voir ici, c’est passionnant, car cela nous fait entrer dans le monde des aventuriers de la foi avant les grandes définitions dogmatiques.)

    Jacques de Voragine ajoute à l’appui de ce qu’il dit un texte de saint Jérôme. Et saint Jérôme dit en effet qu’on doit regarder le récit comme « entièrement apocryphe », mais il ajoute : « à l’exception de quelques détails dignes de croyance » et « approuvés par de saints personnages ». Ces « détails », qui sont au nombre de neuf, précise-t-il, constituent en réalité tout l’essentiel : « à savoir que toute espèce de consolation a été promise et accordée à la Vierge, que les apôtres furent tous réunis, qu’elle trépassa sans douleur, qu’on disposa sa sépulture dans la vallée de Josaphat, que ses funérailles se firent avec dévotion, que Jésus-Christ et toute la cour céleste vint au devant d’elle, que les juifs l’insultèrent, qu’il éclata des miracles en toute circonstance convenable, enfin qu’elle fut enlevée en corps et en âme ».

    En dehors de l’authenticité difficilement contestable du noyau des récits de la Dormition, et en dehors des forts motifs théologiques qui attestent de sa nécessité, il y a une preuve concrète que l’Eglise (en Orient comme en Occident) a toujours cru en la Dormition, ou Assomption, de la Mère de Dieu : il n’y a jamais eu, nulle part, de vénération de reliques de la Vierge, il n’y a jamais eu de vol ni de marchandage de telles reliques (comme on le voit tout au long de l’histoire avec les reliques des saints), alors qu’elles auraient évidemment été les plus précieuses.

  • Et maintenant la récession…

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Le PIB a été en recul au deuxième trimestre, et les économistes, qui ne croient pas aux bonnes paroles de Mme Lagarde, mais voient les chiffres et les tendances, s’attendent à une véritable récession au cours des prochains mois.

    Comme un malheur n’arrive jamais seul, le PIB de la zone euro a été également en recul, pour la première fois de son histoire. Ce qui n’est pas une consolation, mais une preuve que la zone euro est une mauvaise invention.

    « Ensemble, tout devient possible », disait le slogan de M. Sarkozy.

    En effet, même la récession.

    Ce n’est sans doute pas dans ce sens-là que l’imaginaient ses électeurs…

  • On ne dit pas Yahweh

    La Congrégation pour le Culte divin a envoyé une lettre, le 29 juin, aux conférences épiscopales, pour leur rappeler qu’on ne doit pas appeler Dieu « Yaweh » et que toute trace de ce nom doit être effacée dans la liturgie. Cette lettre est explicitement présentée comme une directive du Souverain Pontife.

    On a appris l’existence de cette lettre par celle qu’a envoyée le 8 août à ses pairs Mgr Arthur J. Serratelli, président du Comité pour le culte divin de la conférence épiscopale des Etats-Unis. Mgr Serratelli demande qu’on en tire les conséquences et que le nom de « Yaweh » soit supprimé des hymnes et des diverses prières d’intercession au cours de la messe ou des autres sacrements.
    Naturellement, le principal éditeur de chants d’Eglise, OCP (Oregon Catholic Press) répond que les livres d’hymnes pour 2009 sont déjà imprimés et qu’ensuite il faudra du temps pour que les gens s’habituent à chanter sur d’autres textes…
    L’autre grand éditeur, GIA, rappelle quant à lui qu’il n’utilise plus le nom de « Yaweh » depuis 1986, non pas pour obéir au Vatican, mais par sensibilité aux préoccupations des juifs concernant la prononciation du nom de Dieu…

    La Congrégation pour le culte divin rappelle que le tétragramme YHWH a toujours été tenu pour imprononçable, afin d’exprimer l’infinie grandeur et majesté de Dieu, et a toujours été remplacé, dans la lecture de l’Ecriture sainte, par un autre nom : en hébreu Adonaï, en grec Kyrios, en latin Dominus, qui tous signifient Seigneur.

    « Eviter de prononcer le tétragramme du nom de Dieu, de la part de l’Eglise, a donc des motifs propres. En dehors d’une raison d’ordre purement philologique, il y a aussi celle qui consiste à rester fidèle à la tradition de l’Eglise, qui est, depuis le début, que le tétragramme sacré n’a jamais été prononcé dans le contexte du christianisme, ni traduit dans aucune des langues dans lesquelles la Bible a été traduite. »

    La Congrégation rappelle son document Liturgiam Authenticam, de 2001, sur les traductions liturgiques, où il était stipulé que « le nom du Dieu tout-puissant exprimé par le tétragramme hébreu et rendu en latin par le mot Dominus doit être rendu dans les langues vernaculaires par un mot de sens équivalent ». Et elle dénonce le fait que malgré une norme aussi claire, la pratique s’est répandue de « prononcer le nom propre au Dieu d’Israël », de le vocaliser dans la lecture des textes bibliques repris dans les lectionnaires ainsi que dans les hymnes et les prières, sous diverses formes comme Yahweh, Jahweh ou Yehovah.

    On constate que cette lettre de la Congrégation pour le culte divin est passée sous silence en France. Mais peut-être n’entend-on jamais dire « Yaweh » dans nos églises…

  • Dutreil à New York

    Renaud Dutreil, qui a perdu les municipales de Reims (arrivant derrière Catherine Vautrin alors que c’est lui qui avait l’investiture UMP), a annoncé qu’il abandonnait la vie politique. Il part présider à New York la filiale américaine du leader mondial du luxe LVMH.

    Comme quoi ça sert, d’avoir été ministre du commerce…

  • Liban : une petite bonne nouvelle

    La situation au Liban n’est pas bonne, c’est le moins qu’on puisse dire. Toutefois il faut noter la petite bonne nouvelle d’hier : lors de la rencontre à Damas entre les présidents Bachar al-Assad et Michel Sleimane (qui a été reçu avec tapis rouge et garde d'honneur), la Syrie et le Liban ont décidé de nouer des relations diplomatiques et d'échanger des ambassadeurs.

    Cela avait été annoncé le mois dernier, mais désormais le processus est enclenché. Les deux chefs d'Etat « ont chargé leurs ministres des Affaires étrangères de prendre les mesures nécessaires à cet égard conformément aux lois des deux pays », selon la déclaration officielle… Le régime syrien est tellement retors qu'on ne peut accueillir la nouvelle qu'avec circonspection, mais il s'agira d'un acte fort sur le plan du droit international.

    Aujourd’hui, les deux présidents doivent poursuivre leurs discussions sur la question des frontières, qui n’est toujours pas réglée (et pas seulement dans le secteur des fermes de Chebaa), et la question des disparus.

  • Le Congrès missionnaire de Quito

    Le 3e Congrès missionnaire américain (Cam3) et le 8ème Congrès missionnaire latino-américain (Comla8) ont commencé mardi et se poursuivent jusqu’à dimanche. Hier, au cours de la messe d'ouverture du Congrès Missionnaire Américain, a été lu le message de Benoît XVI adressé au Cardinal Antonio Jose González Zumárraga, Archevêque émérite de Quito, Président de la Commission Centrale du Congrès.

    Ce Congrès est « le cadre du début solennel d'une mission continentale », a rappelé le pape, exhortant les missionnaires à annoncer l'Évangile « à tous ceux qui ont soif de justice, paix et vérité et qui sont opprimés par l'asphyxie du péché ou immergés dans l'obscurité de la violence ».

    Benoît XVI a défini le Cam3-Comla8 comme « une occasion providentielle pour recommencer, avec sincérité, le cœur purifié et fidèle, à écouter le Christ nous rappeler que nous ne sommes pas des serviteurs mais ses amis. Nous semons sa parole. De cette manière, tout au long de notre vie, dans la joie de nous savoir aimés par Jésus, que nous pouvons appeler frère, nous serons de bons instruments pour qu'Il continue à accueillir des fidèles dans la miséricorde qui émerge de sa Croix. »

  • Vigile de l’Assomption

    Deus, qui virginalem aulam beatæ Mariæ in qua habitares eligere dignatus es, da quæsumus ut, sua nos defensione munitos, jucundos facias suæ interesse festivitati.

    Dieu, qui avez daigné choisir pour demeure le palais virginal de Marie, faites que, à l’abri de sa protection, nous prenions part à sa fête dans la joie.

  • Bientôt : “Daoudal Hebdo” (3)

    Début septembre paraîtra le premier numéro de “Daoudal Hebdo”.

    Voici le numéro zéro.

    Je présenterai cette initiative ce mercredi sur Radio Courtoisie, dans le « Libre Journal de la Réplique » de Bernard Antony (18h-21h).

    Réponse à Roland : oui, j’ai l’intention d’installer un paiement en ligne. Ce sera fait aussi tôt que possible.

    Réponse à P.P. : je m’engage dans cette aventure sans a priori. Pour l’heure, je serai le seul rédacteur, car il s’agit d’une lettre personnelle, non d’un hebdomadaire comme National Hebdo. (Il est toutefois probable que mon ami Hervé Pennven vienne parfois y parler de musique, mais il se trouve providentiellement que je suis d’accord aussi à 100% avec tout ce que dit Hervé Pennven…) Mais je n’exclus aucune évolution de ma formule.