Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Ce qui s’appelle botter en touche

    Andrej Babis, le milliardaire slovaque président du parti « Action des citoyens mécontents », pressenti pour devenir ministre des Finances de la République tchèque (il a créé la surprise aux élections d’octobre, obtenant 47 sièges au Parlement : c’est le deuxième groupe), a déclaré :

    « Que notre pays adopte l’euro ne me pose certainement aucun problème, mais, bien sûr, sans prendre de responsabilité pour la Grèce ou l’Espagne. »

  • La Commission contre Malte

    Finalement, après avoir dit qu’on n’y pouvait rien puisque cela relevait de la souveraineté des Etats membres, mais ensuite que c’était très mal et contraire aux principes du droit international, la Commission européenne a décidé d’examiner la possibilité d’une plainte contre Malte devant la Cour de Justice de l’UE, à propos de la vente de passeports.

    Viviane Reding a demandé à des juristes de voir si Malte ne serait pas coupable de violation de l’article 4.3 du traité européen qui dit que les Etats membres doivent agir selon le « principe d’une coopération sincère ». Et les dits juristes auraient déjà exhumé quelques arrêts de la Cour de Justice permettant d’aller dans ce sens…

    Car il ne sera pas dit qu’on laisse quoi que ce soit à la souveraineté des Etats membres…

  • Les persécutions en Inde

    Le Rapport sur les persécutions 2013 en Inde, élaboré par un forum d’organismes et organisations chrétiennes de la société civile indienne, recense 4.000 cas de violences antichrétiennes ont été enregistrés en 2013. Plus de 200 constituent de graves cas de persécution, intervenus surtout dans certains Etats, en particulier le Karnataka – où, malgré l’alternance politique, la persécution chrétienne est la plus répandue – et le Maharastra – qui « semble constituer le prochain laboratoire de l’extrémisme hindou ».

    Les épisodes comprennent le meurtre de 7 fidèles dont un mineur, des abus et des coups ayant intéressé 1.000 femmes, 500 enfants et environ 400 prêtres et pasteurs de différentes confessions, des attaques contre plus de 100 églises et lieux de culte chrétien.

    (Fides)

  • Irak : une province pour les chrétiens ?

    Le conseil des ministres irakien a approuvé mardi 21 janvier un plan prévoyant l’institution d’une nouvelle province autonome, sur le territoire correspondant à la Plaine de Ninive, zone traditionnelle de présence de populations chrétiennes.

    Si le projet devait être porté à terme, la nouvelle unité administrative exercerait une juridiction sur une population composée au moins de 40 % de chrétiens (qui pourraient donc y devenir majoritaires si elle attire les chrétiens tentés de s’exiler). Elle devrait être dotée d’un budget, d’instruments administratifs et de forces de l’ordre propres.

    Pour Robert DeKalaita, membre exécutif du Chaldean Assyrian Syriac Concil of America, c’est « un rêve devenu réalité », « le premier pas en direction d’une solution pratique de la condition critique vécue de notre peuple depuis 10 ans ».

    Mais ce n’est pas encore un rêve devenu réalité. Dildar Zebari, membre et ancien président du Conseil de l’unité administrative provinciale qui comprend la Plaine de Ninive, a affirmé que la décision du gouvernement irakien fait suite à des pressions provenant de l’étranger et ne tient pas compte des aspirations réelles des communautés locales : « Les enfants de Ninive soutiennent l’esprit de citoyenneté irakienne qui implique un soutien partagé aux institutions de l’Etat et non pas une volonté de séparer Ninive du reste de l’Irak… »

    (Fides)

  • Les notes intimes de Karol Wojtyla

    Le 21 janvier a été présenté à Cracovie un livre intitulé « Je suis dans les mains de Dieu », rassemblant des notes personnelles de Karol Wojtyla entre 1962 et 2003.

    Stanislas Dziwisz, qui fut le secrétaire de Karol Wojtyla pendant près de 40 ans, et qui est aujourd’hui cardinal archevêque de Cracovie, devait détruire toutes les notes personnelles que Jean-Paul II laissait à sa mort : c’était une demande formelle et écrite du pape. Mais il ne put pas s’y résoudre. « Je n'ai pas brûlé les notes de Jean Paul II, parce qu'elles sont la clé pour comprendre sa spiritualité, qui est ce qu'il y a de plus profond dans l'homme : sa relation avec Dieu, avec les autres et avec lui-même. »

    Une rédactrice du livre, Agnieszka Rudziewicz, raconte : « Nous étions conscients d'avoir entre les mains des textes inédits et personnels d'un saint. (…) En avançant nous avons compris que nous nous trouvions en face d'un véritable itinéraire spirituel. C'est pour cette raison que le travail sur les notes de Wojtyla a été pour nous-mêmes un vrai exercice spirituel. »

  • Le pape et le président (et son ministre)

    François faisait ouvertement et obstinément la gueule en recevant François Hollande au Vatican. Le pape nous ayant donné l’habitude d’arborer son sempiternel et éclatant sourire de pizzaïolo dès qu’il est en représentation, c’était vraiment spectaculaire.

    Dommage qu’il n’en reste strictement rien dans le très banal communiqué du Saint-Siège, qui évoque même des entretiens « cordiaux ».

    Deux jours avant, Manuel Valls appelait les députés socialistes à combattre « avec la même vigueur » les « intégristes de l’ultra-droite catholique » et les « communautarismes » dans les « quartiers populaires ».

    Les intégristes de l’ultra-droite catholique, précisait-il, ce sont ceux qui sont contre le « mariage » homosexuel et contre l’avortement. Moins de 48 heures plus tard, Manuel Valls était au Vatican devant le chef des intégristes de l’ultra-droite catholique. On aura remarqué que le ministre qui se hausse du col en permanence faisait profil bas.

  • Saint Timothée

    Timothée est un nom grec et signifie "qui honore Dieu". Alors que dans les Actes, Luc le mentionne six fois, dans ses Lettres, Paul fait référence à lui au moins à dix-sept reprises (on le trouve en plus une fois dans la Lettre aux Hébreux). On en déduit qu'il jouissait d'une grande considération aux yeux de Paul, même si Luc ne considère pas utile de nous raconter tout ce qui le concerne. En effet, l'Apôtre le chargea de missions importantes et vit en lui comme un alter ego, ainsi qu'il ressort du grand éloge qu'il en fait dans la Lettre aux Philippiens:  "Je n'ai en effet personne d'autre (isópsychon) qui partage véritablement avec moi le souci de ce qui vous concerne" (2, 20).

    Timothée était né à Lystres (environ 200 km au nord-ouest de Tarse) d'une mère juive et d'un père païen (cf. Ac 16, 1). Le fait que sa mère ait contracté un mariage mixte et n'ait pas fait circoncire son fils laisse penser que Timothée a grandi dans une famille qui n'était pas strictement observante, même s'il est dit qu'il connaissait l'Ecriture dès l'enfance (cf. 2 Tm 3, 15). Le nom de sa mère, Eunikè, est parvenu jusqu'à nous,  ainsi que le nom de sa grand-mère, Loïs (cf. 2 Tm 1, 5). Lorsque Paul passa par Lystres au début du deuxième voyage missionnaire,  il  choisit  Timothée comme compagnon, car "à Lystres et à Iconium, il était estimé des frères" (Ac 16, 2), mais il le fit circoncire "pour tenir compte des juifs de la région" (Ac 16, 3). Avec Paul et Silas, Timothée traverse l'Asie mineure jusqu'à Troas, d'où il passe en Macédoine. Nous sommes en outre informés qu'à Philippes, où Paul et Silas furent visés par l'accusation de troubler l'ordre public et furent emprisonnés pour s'être opposés à l'exploitation d'une jeune fille comme voyante de la part de plusieurs individus sans scrupules (cf. Ac 16, 16-40), Timothée fut épargné. Ensuite, lorsque Paul fut contraint de poursuivre jusqu'à Athènes, Timothée le rejoignit dans cette ville et, de là, il fut envoyé à la jeune Eglise de Thessalonique pour avoir de ses nouvelles et pour la confirmer dans la foi (cf. 1 Th 3, 1-2). Il retrouva ensuite l'Apôtre à Corinthe, lui apportant de bonnes nouvelles sur les Thessaloniciens et collaborant avec lui à l'évangélisation de cette ville (cf. 2 Co 1, 19).

    Nous retrouvons Timothée à Ephèse au cours du troisième voyage missionnaire de Paul. C'est probablement de là que l'Apôtre écrivit à Philémon et aux Philippiens, et dans ces deux lettres, Timothée apparaît comme le co-expéditeur (cf. Phm 1; Ph 1, 1). D'Ephèse, Paul l'envoya en Macédoine avec un certain Eraste (cf. Ac 19, 22) et, ensuite, également à Corinthe, avec la tâche d'y apporter une lettre, dans laquelle il recommandait aux Corinthiens de lui faire bon accueil (cf. 1 Co 4, 17; 16, 10-11). Nous le retrouvons encore comme co-expéditeur de la deuxième Lettre aux Corinthiens, et quand, de Corinthe, Paul écrit la Lettre aux Romains, il y unit, avec ceux des autres, les saluts de Timothée (cf. Rm 16, 21). De Corinthe, le disciple repartit pour rejoindre Troas sur la rive asiatique de la Mer Egée et y attendre l'Apôtre qui se dirigeait vers Jérusalem, en conclusion de son troisième voyage missionnaire (cf. Ac 20, 4). A partir de ce moment, les sources antiques ne nous réservent plus qu'une brève référence à la biographie de Timothée, dans la Lettre aux Hébreux où on lit:  "Sachez que notre frère Timothée est libéré. J'irai vous voir avec lui s'il vient assez vite" (13, 23). En conclusion, nous pouvons dire que la figure de Timothée est présentée comme celle d'un pasteur de grand relief. Selon l'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe, écrite postérieurement, Timothée fut le premier Evêque d'Ephèse (cf. 3, 4). Plusieurs de ses reliques se trouvent depuis 1239 en Italie, dans la cathédrale de Termoli, dans le Molise, provenant de Constantinople.

    Benoît XVI