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  • La grande mosquée de Metz

    La ville de Metz et l’association locale des musulmans vont signer officiellement et en public l’acte par lequel la municipalité met à la disposition des musulmans un terrain de 12.000 m2 pour l’implantation d’une grande mosquée.

    Si l’on en croit le journal local, l’accord sera voté le 31 octobre par le conseil municipal…

  • L’enseignement musulman de base

    Une explosion, dans une madrasa de Chittagong, au Bangladesh, a fait un mort et six blessés.

    Le mort est un jeune homme de 25 ans qui maniait des explosifs. Les six blessés ont tenté de se cacher mais ont été retrouvés par la police.

    L’enquête a montré (sans vraiment de surprise) que l’école coranique était une fabrique d’armes et de bombes.

    Le fondateur de la madrasa, Nayeb-e-Ameer Mufti Izharul Islam Chowdhury, 70 ans, a été arrêté. Il est affilié au groupe Harkatul Jihad al Islami.

  • Dans l’Indonésie de l’islam modéré

    Lors de la dernière manifestation en date contre Susan Jasmine Zulkifli, gouverneur d’un sous-district de Java, qui a le tort (unique) d’être chrétienne, quelque 600 militants islamistes brandissaient des drapeaux jaunes, symbole de maladie et de mort, et portaient ostensiblement un cercueil…

    Le Ministre fédéral de l’Intérieur, Gamawan Fauzi, se dit « d’accord avec les manifestants » (sic), car « la fonctionnaire chrétienne n’est pas bien accueillie par la majorité de la population ».

    Hamdan Rasyid, responsable du Conseil des oulémas à Jakarta, déclare gravement que « la présence de Susan Jasmine Zulkifli risque d’exacerber les tensions ».

    En réponse, les chrétiens invitent à relire la Constitution qui prévoit le pluralisme et l’égalité des citoyens dans l’esprit du pancasila (les cinq principes de base de l’Etat)…

  • Coup de théâtre turc

    L’an dernier, à la suite d’une très longue procédure, les plus hautes instances judiciaires turques donnaient tort au monastère syrien orthodoxe Saint-Gabriel : l’essentiel de ses terres devait être restitué à ses voisins musulmans, qui faisaient valoir que les chrétiens les leur avaient volées, alors que le monastère existait bien avant l’existence même de l’islam… et un millénaire et demi avant l’installation de ces musulmans dans une région qui était chrétienne avant le génocide de 1915…

    Or voici que l’Assemblée des fondations a décrété, lundi, que toutes les terres liées au monastère, à savoir les 244.000 m2, devaient lui être restituées…

    C’est une décision qui s’inscrit d’une part dans la politique de restitution des biens des Eglises voulue par Erdogan, et qui découle très précisément du discours d’Erdogan, la semaine dernière, sur une série de réformes « démocratiques ». Tout le monde a remarqué la fin de l’interdiction du voile à l’université et dans les administrations, mais il y avait aussi la restitution des terres du monastère qui est le cœur spirituel de l’Eglise syrienne orthodoxe.

    Ah, quand les ottomans sont bienveillants…

  • Le patriarche assyrien répond au patriarche chaldéen

    Le patriarche de l’Eglise assyrienne d’Orient, Mar Dinkha IV, a répondu au patriarche de l’Eglise chaldéenne, S.B. Louis Raphaël I Sako, qui à l’occasion de son 78e anniversaire demandait l’ouverture d’une discussion entre les deux Eglises en vue de leur réunification.

    Mar Dinkha IV – depuis sa résidence de l’Illinois - répond par des remerciements chaleureux au patriarche irakien et à « tous les fils et filles de l’Eglise chaldéenne ». Il se dit « très heureux » de cette demande de « renouveler le dialogue » dans le but de retrouver l’unité et d’être plus proches les uns des autres « comme fils et filles d’une même nation ». Et il espère que lors d’une prochaine rencontre pourra être mise en place une « commission mixte » pour avoir des discussions sur une action commune.

  • L’anarchie dans l’Eglise, suite

    Il n’y a toujours aucune réaction magistérielle à l’annonce de l’archidiocèse de Fribourg-en-Brisgau que les divorcés remariés pouvaient recevoir la communion eucharistique. (Ce qui est pourtant une gravissime rupture de la communion catholique.)

    On découvre à cette occasion que dans ce diocèse les divorcés remariés ont droit à une bénédiction à l’église, "avec remise de cierge"…

    Mgr Zollitsch donnera une conférence de presse demain « sur le pontificat de François et les questions actuelles dans l’Eglise catholique »…

    (Rappel : "L'Église, qui ne peut s'opposer à la volonté du Christ, maintient fermement le principe de l'indissolubilité du mariage, tout en entourant de la plus grande affection ceux et celles qui, pour de multiples raisons, ne parviennent pas à le respecter. On ne peut donc admettre les initiatives qui visent à bénir des unions illégitimes." Benoît XVI aux évêques français, à Lourdes, le 14 septembre 2008.)

  • Saint Denis

    Saint Denis fut le premier évêque de Paris, et sainte Geneviève fit édifier une église sur son tombeau, à… Saint-Denis.

    La confusion entre cet évêque martyr et saint Denys l’Aréopagite, philosophe converti par saint Paul et devenu premier évêque d’Athènes, remonte au IXe siècle, lorsque les écrits de saint Denys (on dit aujourd’hui le pseudo-Denys, car les œuvres qui portent cette signature ont été écrites plus tard) arrivèrent à l’abbaye de Saint-Denis, où elles furent l’objet de grandes études, et le point de départ d’études grecques. On a même des documents des XIIe-XIIIe siècles qui montrent que le monastère célébrait la fête de saint Denis en grec.

    Il est étonnant de constater que l’Orient a fait sienne la confusion entre les deux Denis (ou plutôt les trois Denis) au même moment, à partir du IXe siècle, signe d’une relation vraiment étroite entre les clercs d’Athènes et de Paris à cette époque.

    Depuis quelques années, des orthodoxes célèbrent un office à la basilique de Saint-Denis le jour de sa fête dans leur calendrier.

    Il est remarquable de voir certains orthodoxes tenir à ce que saint Denys l’Aréopagite soit le même que saint Denis de Paris. De son côté, la liturgie latine a en quelque sorte consacré l’assimilation entre les deux saints en choisissant comme épître de sa messe le passage de la conversion de Denys l’Aréopagite par saint Paul.

    Mais, quelle que soit l’aversion qu’on puisse avoir pour l’hyper-critique historique rationaliste, il n’est hélas pas possible que l’Aréopagite ait été évêque de Paris, car il est établi (depuis au moins saint Grégoire de Tours, au VIe siècle…) que Lutèce a été évangélisée au IIIe siècle. L'Aréopagite aurait eu au moins 200 ans. (Et ses oeuvres n'étaient pas encore écrites...)