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  • Jacques Brel et ses bonnes soeurs...

    Sœur ROSE nous dit : « Avec Jacques BREL, gémir n’est pas de mise aux Marquise »

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    Arrivée au collège d’Atuona (île d’Hiva Oa) en 1947, après 42 jours de mer, plus 5 jours pour venir de Tahiti, elle a bien connu Jacques BREL venu passer sur l’île les dernières années de sa vie à la fin des années 70. Elle nous rapporte quelques souvenirs « Ici, il ne montrait pas du tout l’aspect “anti-religieux ”de certaines de ses chansons. 

    La première fois qu’il est venu, un professeur de français nous l’avait amené en disant que ça serait bien si on présentait une vedette aux enfants. Il n’y avait pas de télé ici. Il n’aime pas beaucoup les curés et les bonnes sœurs, m’avait dit le professeur, alors, j’ai hésité à assister au cours. Quand je l’ai rencontré, tout simple, il m’a dit : “Vous savez ici, les femmes fument trop” et je lui ai répondu : "Ça serait bien de sensibiliser les jeunes là-dessus."

    Avec son avion (Jojo), il allait chercher des légumes pour lui et il nous avait demandé si on voulait quelque chose. Je lui ai dit “Je voudrais bien un beau fromage”. Lorsqu’il fut de retour après avoir piloté son avion avec beaucoup de fatigue, il l’a déchargé… Au lieu d’aller porter ses provisions chez lui, il est venu apporter le fromage tout de suite, ça m’a beaucoup touchée. C’était sa sensibilité. 

    Quand il a appris qu’on faisait une kermesse, sa compagne étant une ancienne danseuse des Claudettes, il a proposé qu’elle apprenne la danse moderne à nos gamines. Il avait commandé une chaîne « hi-fi » à Tahiti ; il l'a installée chez nous avant de l'installer chez lui. 

    À cette époque, il n’y avait pas de pendule pour sonner minuit dans la pièce « Cendrillon ». Il a enregistré le chant de son coq sur bande et il s’est occupé de la régie du spectacle, tout heureux comme un enfant. Il aimait être traité comme cela ; il était très simple.

    À cette époque, il n’y avait pas de liaison régulière, il n’y avait que son avion. Or, 2 ou 3 de nos filles n’avaient pas pu partir en vacances à Ua Pou. Comme il s’occupait du courrier avec cette île voisine, il partait tous les vendredis matin à 6 h. Ainsi, il a pris nos 3 filles à son bord. Quand je lui ai demandé à son retour comment cela s’était passé, il m’a répondu “J’ai perdu vos filles, lorsque je me suis retourné, elles n’étaient plus là”. Elles étaient parties rapidement rejoindre leurs familles, car elles étaient impressionnées et intimidées par ce grand homme. Il ne s’en est même pas offusqué, il cherchait juste à rendre service ; c’était sa gentillesse.

    Ici, depuis qu’il est mort, je n’ai jamais entendu quelqu’un du pays le critiquer. Vous savez, il faisait des évacuations sanitaires sur Tahiti même de nuit, en refaisant le plein de carburant à Rangiroa (Tuamotu). Jamais il ne s'est vanté de dire : "On est allé avec des voitures pour éclairer l'extrémité de la piste." Il ne faisait pas cela pour la gloriole.

    (Ici, via Belgicatho)

  • Les ravis de l’Azerbaïdjan

    Le dictateur de l’Azerbaïdjan Ilham Aliev, fils de Heydar Aliev qui fut chef du KGB puis président du pays avant lui, a de nouveau remporté l’élection présidentielle, avec 85% des voix. Le premier candidat de l’opposition a obtenu 5,5%.

    Cette élection a été « un triomphe de la démocratie », a déclaré Aliev, et il a souligné : « Le fait que le vote était libre et transparent est un pas important vers la démocratie. »

    Il y avait là cinq sénateurs français venus en observateurs. Deux d’entre eux sont revenus sans rien dire. Les trois autres sont la honte de la démocratie française. Ils ont tous trois assuré que l’élection s’était déroulée normalement, comme chez nous, sans le moindre problème.

    Ils s’appellent Nathalie Goulet, Mohamed Soilihi, Jean-Claude Peroni, selon la propagande azerbaïdjanaise. Le troisième est inconnu au bataillon. S’agit-il de Jean-Claude Peyronnet ?

    Quoi qu’il en soit, peu après leurs courbettes devant l’exemplaire démocratie de la dynastie Aliev, l’OSCE publiait un communiqué dénonçant un scrutin entaché par de graves manquements et qui n'a pas respecté les engagements pris par les autorités d'organiser un scrutin démocratique…

    (N.B. Il convient de savoir que Nathalie Goulet était déjà connue comme une thuriféraire du régime iranien.)

     

  • Les méfaits de l’islamophilie…

    On a appris hier, par une gaffe, semble-t-il, du Premier ministre, qu’il y avait deux autres journalistes en otage en Syrie. L’un des deux s’appelle Nicolas Hénin, et l’on sait comment il a été pris en otage, parce que, juste avant, il a raconté ce qu’il faisait à ses amis, à sa famille, et au consulat.

    Il était allé filmer une base d’entraînement de l’Etat islamique en Irak et au Levant (Al Qaïda), parce que son « fixeur » l’avait assuré qu’il pouvait le faire. Mais les islamistes sont rapidement arrivés, lui ont confisqué sa caméra et son passeport, et lui ont dit qu’ils allaient regarder tout cela et qu’il pouvait revenir les chercher le lendemain.

    Et qu’a-t-il fait ?

    Il y est retourné le lendemain…

    Non, ce n’est pas une blague. C’est l’histoire d’un journaliste français qui croyait ce que disent les journalistes sur l’islam…

  • Prix Sakharov

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    Le Parlement européen a attribué son prix Sakharov à Malala, l’adolescente musulmane pakistanaise qui avait été blessée par les talibans.

    Le 12 juillet dernier, elle avait fait un discours devant l’ONU. Et le 12 juillet est devenu le « Malala day », le « Jour de Malala ». Le 9 octobre, un an après son agression, elle a publié son « autobiographie ». Et il paraît qu’elle pourrait avoir demain le Prix Nobel de la Paix.

    L’an dernier, le prix Sakharov avait déjà été décerné à deux musulmans. Iraniens.

    Je souligne que selon les gazettes le prix Sakharov a été décerné à l’unanimité du Parlement européen…

    C’est une méchante claque aux martyrs chrétiens, à tous les chrétiens pakistanais qui se battent au péril de leur vie pour arracher la liberté religieuse et un minimum de respect, que de donner ce prix à une fillette sans doute émouvante mais dont le seul mérite est d’avoir été blessée parce qu’elle voulait aller à l’école…

  • Saint François de Borgia

    Le P. François, de retour à Rome, ne vécut que deux  jours ; le cardinal Aldobrandini, neveu de Grégoire XIII, tous les autres cardinaux, les ambassadeurs des souverains vinrent d'abord lui rendre visite, mais il leur demanda de  lui laisser le temps de regarder la mort. Il la savait inévitable, et comme elle venait de la part de Dieu, il l'accueillait avec calme et avec joie : c'était la fin qu'il avait tant désirée, le but qu'il avait poursuivi; tranquillement et pieusement, il reçut les derniers sacrements, puis il adressa aux Pères de la Compagnie réunis autour de son lit une suprême  exhortation : il leur demanda pardon de toutes les fautes qu'il avait commises, disait-il, dans le gouvernement de l'ordre et du scandale qu'il avait pu leur donner. Ces religieux le prièrent de désigner son successeur. « J'ai, leur répondit-il, à rendre compte à Dieu d'assez  d'autres choses pour ne pas me charger encore de celle-là. »

    Enfin il pria tout le monde de s'éloigner de son lit, pour  qu'il pût rester seul un moment avec Dieu. Son âme détachée des choses terrestres s'éleva alors tout naturellement jusqu'au souverain bonheur qu'elle allait posséder pendant l'éternité; il fut visiblement ravi en extase pendant plusieurs heures ; vers le soir, il s'agita un peu et l'on crut entendre des plaintes; un de ses religieux lui  demanda s'il ne voulait rien et s'il n'avait besoin de rien. « Je ne veux que Jésus, répondit-il, je n'ai besoin  que de Jésus! »

    Un de ses frères, don Thomas de Borgia, qui se trouvait  à Rome, au cours d'un voyage, restait tout en pleurs à son chevet. Saint François, l'apercevant, le consola doucement. « Je pars de ce monde, lui dit-il avec beaucoup de joie. La Bonté divine m'a fait connaître que mon sort n'est  point à plaindre et ceux qui m'aiment véritablement ne doivent point pleurer ma mort. » Puis il prédit à son frère toute la suite de sa vie. « Je vous recommande de tout mon cœur d'être un fidèle ministre du Seigneur et de donner tous vos soins au gouvernement de l'Église qu'il veut vous confier. Il ne  vous a conservé la vie qu'afin que vous l'employiez à la conduite d'un grand diocèse ; c'est à vous de correspondre  à une si sainte vocation. » Don Thomas le supplia de lui accorder sa bénédiction et de la donner également à ses autres frères ainsi qu'à ses fils et à ses petits-fils. « Je le ferai volontiers, répondit-il, mais nommez-les-moi tous l'un après l'autre. » Saint François, à chaque nom, demandait à Dieu les  grâces qu'il croyait le plus utiles à la personne qu'on lui  désignait et chargeait don Thomas de lui porter ses suprêmes avis. Ensuite il nomma de lui-même ses anciens domestiques auxquels don Thomas n'avait pas pensé et les recommanda à son frère.

    Enfin, épuisé par celte conversation, il entra en agonie ; il continua à prier avec une touchante ferveur et garda tout son esprit jusqu'à la fin. Son dernier acte fut encore un acte  d'humilité : quelques minutes avant sa mort, on avait fait  entrer dans sa chambre un peintre qui devait reproduire ses traits; il s'en aperçut, fit de la main un signe de refus et  se retourna avec effort pour cacher sa figure. Quand le peintre se fut retiré, son visage reprit une expression de bonheur indicible ; et, souriant à Dieu, il expira doucement quelques minutes après minuit, le ler octobre 1572, à la fin de sa soixante-deuxième année.

    Extrait de “Saint François de Borgia, grand d’Espagne, vice-roi de Catalogne, supérieur général de la Compagnie de Jésus”, par Joseph Bon, 1897