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  • Par méchanceté idéologique

    Le projet de loi de Najat Vallaud-Belkacem sur « l’égalité entre les femmes et les hommes », examiné depuis hier au Sénat, a comme mesure phare une réforme du « congé parental » inspirée par l’idéologie du genre.

    Comme il n’y a que 3% des pères qui l’utilisent, on décide que désormais tout couple aura droit à droit à six mois de congé en plus des six mois actuels si c'est le « deuxième parent » qui en bénéficie ; et à partir de deux enfants la durée du congé pourra être raccourcie de six mois si le « deuxième parent » ne les prend pas.

    Il s’agit donc d’obliger les pères à prendre un congé parental, et les mères à retravailler plus tôt. Parce qu’on considère, au nom de l’égalité, que le père et la mère sont interchangeables. Ce qui est une pure méchanceté vis à vis des mères, et plus encore des bébés. Car pour un bébé, la mère ou le père, ce n’est pas du tout la même chose, et l’on n’a pas encore vu un père continuer à nourrir son enfant au sein.

    Mais ce gouvernement nous a déjà amplement montré qu’il ne tenait aucun compte de la nature, ou plutôt qu’il niait la nature. Et donc qu’il se fiche complètement de savoir s’il est bon pour un bébé d’être nourri au sein, et d’avoir sa mère près de lui.

    Cela dit, il ne faut pas croire que cette mesure soit sortie du cerveau de la jolie Marocaine, même si on imagine qu’elle s’éclate à imposer à la France des horreurs qu’elle n’aurait même pas pu évoquer dans son pays d’origine, lorsqu’elle était conseiller du roi, juste avant de devenir ministre de la République. C’était une mesure annoncée et prévue par la (moins jolie) Roselyne Bachelot fin 2011.

    J’avais écrit un jour que la différence entre la droite et la gauche, c’était cinq ans, mais là, c’est même pas deux ans…

  • Le gouvernement vietnamien s’en prend à l’évêque de Vinh

    Les autorités vietnamiennes, avec l'appui des médias aux ordres, ont lancé une nouvelle attaque violente contre le diocèse de Vinh et Mgr Paul Nguyen Thai Hop, « coupable » de demander la libération de deux paroissiens emprisonnés depuis des mois sans motif. Dans un reportage de 10 minutes diffusé dimanche par la télévision d'Etat, l’évêque a été accusé de « mentir, d’enfreindre la loi pour inciter à la révolte ». Les catholiques sont accusés d'avoir transformé artificiellement une question de droit en un cas de soi-disant « persécution religieuse ». Et la campagne de diffamation a été suivie de menaces contre la communauté catholique de My Yen et Nghe An, avec la promesse de « nouvelles arrestations » si la protestation continuait.

    En outre, le vice-président du Conseil des télécommunications a écrit à l’évêque pour exiger, sous peine de poursuites, qu’il ferme le site internet du diocèse, qui fonctionne sans autorisation du gouvernement (autorisation qui n’a jamais été accordée à une quelconque institution de l’Eglise).

  • La vérité de la conjugalité

    Jeanne Smits a traduit une remarquable conférence du cardinal Caffarra, archevêque de Bologne, sur le mariage. Ce texte est manifestement nourri de la « théologie du corps » de Jean-Paul II, un apport très important, qui n’a pas encore été assez étudié, et dont on constate ici qu’il est d’une actualité plus cruciale qu’à l’époque où cet enseignement fut délivré.

  • En défense des Franciscains de l’Immaculée

    Quatre universitaires italiens ont envoyé le 14 septembre au cardinal Joao Braz de Aviz, préfet de la congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, un document dans lequel ils exposent les « graves problèmes » que pose le décret interdisant aux Franciscains de l’Immaculée de célébrer la messe de saint Pie V, tant au regard de la loi naturelle que du code de droit canonique. Et ils demandent « une intervention opportune du Saint-Siège en vue d’un réexamen de la question à la lumière de la justice et de l’équité, ainsi que du bien spirituel de prêtres et de fidèles ».

    C’est chez Sandro Magister (merci à lui, une fois de plus).

  • Les chaldéens veulent l’unité

    Le nouveau patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako, a envoyé ses vœux au patriarche de l’Eglise assyrienne d’Orient, Dinkha IV, à l’occasion de son 78e anniversaire. Il ajoute : « Je profite de cette occasion pour exprimer le désir de l’Eglise chaldéenne en ce qui concerne la mise en place d’un dialogue pour l’unité, qui est le désir de Jésus. Le début de ce dialogue est aujourd’hui urgent, face aux grands défis qui menacent notre survie. Sans unité, nous n’avons point d’avenir. L’unité peut aider à conserver notre présence. (…) Je mets avec confiance ce désir sincère entre les mains de votre sainteté ».

    L’agence Fides rappelle que le dialogue théologique entre l’Eglise assyrienne d’Orient et l’Eglise catholique a donné lieu à la rédaction, en 1994, d’une Déclaration christologique commune dans laquelle Jean Paul II et Dinkha IV ont reconnu partager la même foi en Jésus Christ et dans le mystère de l’Incarnation.

    Mais c’est la première fois qu’est exprimée une demande de dialogue entre les deux branches de l’ancienne Eglise « nestorienne ».

    « Si nous avons reconnu confesser la même foi, explique à Fides S.B. Louis Raphaël I Sako, je me demande désormais quels sont les obstacles nous empêchant de cheminer ensemble vers la reconnaissance de la pleine unité entre nous. Peut-être faut-il seulement un peu de courage dans la recherche de la juste méthode. Je pense à la possibilité de réunir ensemble nos synodes et de nous confronter sur nos préoccupations communes telles que la fuite de nos fidèles de leurs terres d’origine et la dissipation du patrimoine millénaire partagé par nos Eglises. J’attends avec anxiété la réponse de nos frères assyriens. »

     

  • Sainte Hildegarde

    O dulcis electe,

    qui in ardore Ardentis effulsisti, radix,
    et qui in Splendore Patris
    elucidasti mistica,
    et qui intrasti cubiculum castitatis
    in aurea civitate
    quam construxit Rex,
    cum accepit sceptrum regionum,

    prebe adiutorium peregrinis.

    Tu enim auxisti pluviam
    cum precessoribus tuis,
    qui miserunt illam
    in viriditatem pigmentariorum.

    Prebe adiutorium peregrinis.

    Ô doux élu, toi qui as resplendi dans l’ardeur de l’Ardent, racine, dans la splendeur du Père tu as éclairci les mystères ; toi qui as pénétré dans la chambre de la chasteté, dans la cité d’or que le Roi a construite lorsqu’il a reçu le sceptre des régions,

    viens en aide aux pèlerins !

    Car tu as grossi la pluie avec tes prédécesseurs, qui l’avaient envoyée pour la viridité des pigmentaires.

    Viens en aide aux pèlerins !


    podcast

    Ce « répons pour la fête de saint Jean l’Evangéliste », composé (texte et musique) par sainte Hildegarde, est enregistré sur l’ultime disque de l’ensemble Sequentia consacré à celle qui est aujourd’hui non seulement officiellement sainte pour toute l’Eglise mais aussi docteur de l’Eglise ("Celestial Hierarchy", Deutsche Harmonia Mundi).

    C’est l’occasion de corriger la traduction française qui figure sur le site de Sequentia, et qui dit : « pour la verdeur des plantes porteuses de parfum ».

    Il y a ici deux mots typiques de sainte Hildegarde. D’abord « viriditas », qu’elle emploie souvent et qui fait référence certes à la verdeur, mais c’est plus que cela pour elle : c’est la vigueur, la force vitale, la puissance, l’élan, le jaillissement, la luxuriance des forces de la vie.

    Quant au pigmentarius, c’est en latin soit le marchand de couleurs soit le marchand d’épices. Chez sainte Hildegarde, c’est l’herboriste qui cultive lui-même ses plantes et s’en sert pour rendre la santé aux malades, et c’était une de ses fonctions. La « viriditas pigmentariorum », c’est la vigueur donnée aux plantes médicinales par la pluie grossie par saint Jean, vigueur qui devient la vigueur de l’herboriste-médecin lui-même.