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  • Pas sympa, le partenaire… Mais il a raison

    Lors de sa dernière conférence de presse, François Hollande a formulé le vœu que soit mis en place un véritable gouvernement économique de la zone euro. Je ne l’ai pas relevé, parce que ce n’est vraiment pas nouveau, et que ça ne dépend pas de lui…

    Mais le Premier ministre néerlandais (pays manifestement de plus en plus eurosceptique) n’a pas laissé passer l’occasion de dire au Hollande français ce qu’il en pensait :

    « Au lieu de parler de gouvernement économique de l’UE, la France ferait mieux de mettre autant d’énergie à mettre son économie et son budget en ordre. »

    Et toc.

  • Encore une église attaquée en Egypte

    C’était vendredi dernier, à Alexandrie. Un musulman (connu des services de police) dit avoir vu un copte se pencher sur son balcon pour regarder dans l’appartement de sa sœur, qui habite en dessous. Il n’en a pas fallu davantage pour qu’une foule de musulmans (plus de 20.000 selon l’agence Aina) attaque l’église copte la plus proche, avec des tirs de chevrotine et des briques. Un millier de coptes ont accouru pu défendre l’église mais n’ont pu empêcher que la porte soit incendiée et que la plupart des vitraux soient brisés. Au cours de l’assaut un copte est mort. Officiellement de peur. Mais selon des témoins il portait de nombreuses traces de blessures. Parmi les blessés, un copte a dû être opéré de la tête. Ses proches l’ont retrouvé menotté sur son lit alors qu’il est dans le coma… Car, comme d’habitude, la police est intervenue un peu plus tard pour arrêter les coupables…

  • Tanzanie : les évêques se rebiffent

    La conférence épiscopale de Tanzanie a publié un texte qui a été lu hier dans les églises, et avec une particulière émotion en l’église Saint-Joseph d’Arusha, où un attentat a fait trois morts et de nombreux blessés le 5 mai dernier.

    Dans ce texte, les évêques dénoncent les manifestations de haine de l’Eglise et des catholiques, assorties de menaces, qui se répandent dans les médias ou par voie de tracts, et qui ont déjà conduit à l’attentat d’Arusha ou au meurtre d’un prêtre devant son église à Noël à Zanzibar.

    Ils rappellent que le 15 janvier 2011 un groupe de musulmans, réunis à Dar es Salam, avait dénoncé le fait que la Tanzanie soit selon eux « dirigée de façon chrétienne » et demandé « la fermeture de la représentation du Vatican » : « Ce qui est très pénible pour nous, c'est que notre gouvernement n'a jamais condamné les revendications et les accusations de ces gens-là, pas plus qu'il ne les a arrêtés. » Ainsi les agressions se font « en plein jour, parfois même en présence des forces de sécurité ». Les évêques appellent les forces de l'ordre à « pousser plus loin » pour découvrir « ceux qui financent ce terrorisme et cette cruauté contre l'Eglise dans notre pays ». Non sans préciser qu’ils ne condamnent pas les musulmans mais « ce petit groupe qui abuse de la bannière musulmane pour semer les troubles et ternir l'image de musulmans de bonne volonté ».

    En Tanzanie il y a 62% de chrétiens et 35% de musulmans, selon une estimation américaine. Proportion variable selon les régions, et l’île de Zanzibar est presque entièrement musulmane.

  • Mgr Brunin, le mariage, et les politiciens

    Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre et président du Conseil épiscopal Famille et Société, a pondu un texte très long et très filandreux intitulé Message aux catholiques après la loi sur le mariage et l'adoption. Tout n’est pas mauvais dans ce texte. Il y a d’abord le fait qu’il existe : l’épiscopat n’a pas tout à fait déserté. Il y a le fait que les manifestants ne sont pas désavoués… Mais on se demande parfois où l’on veut en venir. Comme il n’y a aucune critique des relations homosexuelles, mais un grand couplet à la Frigide Barjot sur le respect des homosexuels, et même la mise sur le même plan de la chasteté homosexuelle et de la chasteté hétérosexuelle, on finit par se demander contre quoi on se bat. D’autant que nous devons être une « communauté du oui au sein d’une société démocratique », et qu’il est question de « prolonger une réflexion citoyenne sur les conditions minimales qui permettent d'assurer la cohésion sociale et de construire un vivre ensemble harmonieux et respectueux de tous »… Même si nous sommes désormais « requis à adopter une nouvelle posture croyante au sein de notre société »… Sic.

    Sur Radio Vatican, Mgr Brunin a été plus mauvais… ou simplement plus clair : « La mobilisation doit continuer, non pas sur le terrain politique, puisqu’un chrétien doit accepter dans un espace démocratique que la loi ne soit pas l’exact reflet de ses convictions ; mais la mobilisation doit se poursuivre sur le terrain de l’anthropologie. » Sic. Cette loi, dit l’évêque, ne reflète pas exactement les convictions du chrétien… Alors que tout simplement elle renverse l’ordre naturel de toute société humaine…

    Et comme a réagi Maximilien Bernard sur Perepiscopus, bien évidemment la lutte contre cette loi est et demeure politique. Parce que dans un espace démocratique le chrétien a le droit de défendre ses convictions politiques, et qu’une loi est évidemment une affaire politique.

    Maximilien Bernard fait bien de rappeler (une fois encore) la note doctrinale de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui affirme de façon éminemment politique :

    « Lorsqu’on est confronté à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles, ou au fait d’assimiler juridiquement les unions homosexuelles au mariage, leur donnant accès aux droits qui sont propres à ce dernier, on doit s’y opposer de manière claire et incisive. Il faut s’abstenir de toute forme de coopération formelle à la promulgation ou à l’application de lois si gravement injustes, et autant que possible ne pas coopérer matériellement à leur application. En la matière, chacun peut revendiquer le droit à l’objection de conscience. »

    Et « une loi inique est faite pour être abrogée », conclut à juste titre Maximilien Bernard, alors que des voix s’élèvent à l’UMP pour expliquer qu’on ne pourra pas revenir sur la loi. Derrière ces propos on entend le grand soupir de soulagement de ces politiciens qui sont bien contents que les socialistes aient fait ce qu’eux-mêmes n’osaient pas faire. Mais c’est une absurdité. Toute loi simplement votée par le Parlement peut être abolie par une autre loi votée par le Parlement. C’est la démocratie, comme dirait Mgr Brunin… La propagande qui se met en place est celle qui a déjà servi à sanctuariser la loi sur l’avortement. Mais la Pologne, par exemple, a montré qu’on pouvait parfaitement revenir sur une loi avorteuse. Et en ce qui concerne le soi-disant mariage des paires, la Californie a montré qu’on pouvait très bien abroger la loi.

     

  • Lundi de Pentecôte

    Le Saint-Esprit crée la foi dans nos âmes, et par la foi nous obtenons la vie éternelle ; car la foi n’est pas l’adhésion à une thèse rationnellement démontrée, mais une vertu qui procède de la volonté fécondée par la grâce. Au temps où nous vivons, la foi devient rare. L’orgueil de l’esprit est monté à son comble, et la docilité de la raison aux enseignements de l’Église fait défaut chez un grand nombre. (…) Cependant la foi est le premier lien avec Dieu ; c’est par la foi, nous dit l’Apôtre, que l’on approche de Dieu, et qu’on lui demeure attaché. Telle est l’importance de la foi, que le Seigneur vient de nous dire que « celui qui croit n’est pas jugé. » En effet, celui qui croit dans le sens de notre Évangile, n’adhère pas seulement à une doctrine ; il croit, parce qu’il se soumet de cœur et d’esprit, parce qu’il veut aimer ce qu’il croit. La foi opère par la charité qui la complète, mais elle est un avant-goût de la charité ; et c’est pour cela que le Seigneur promet déjà le salut à celui qui croit. Cette foi éprouve des obstacles de la part de notre nature déchue. Nous venons de l’entendre : « La lumière est venue dans le monde ; mais les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière. » En notre siècle, les ténèbres règnent, elles s’épaississent ; on voit même s’élever de fausses lumières ; des mirages trompeurs égarent le voyageur, et nous le répétons, la foi est devenue plus rare, cette foi qui unit à Dieu et sauve de ses jugements. Divin Esprit, arrachez-nous aux ténèbres de notre temps, corrigez l’orgueil de notre esprit, délivrez-nous de cette vaine liberté que l’on prône comme l’unique fin de toutes choses, et qui est si complètement stérile pour le bien des âmes. Nous voulons aimer la lumière, la posséder, la conserver, et mériter par la docilité et la simplicité des enfants le bonheur de la voir épanouie dans le jour éternel.

    Dom Guéranger