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  • Le vicariat apostolique se replie à Bahrein

    Mgr Camillo Ballin, vicaire apostolique d’Arabie du nord, annonce le transfert de son siège de Koweit à Bahrein.

    Il explique que « Bahrein est plus central, parce qu'il se trouve entre Koweit et Qatar et face à l'Arabie Saoudite », et que Bahrein étant assez souple quant à l'octroi de visas, il est « facile d'y organiser des rencontres de prêtres, catéchistes provenant d'autres pays ».

    La première raison, que Mgr Ballin ne peut pas dire ouvertement, est que l’islamisme radical est en train de submerger le Koweit, et qu’il est préférable de se replier dans une bonne vieille dictature arabe où l’émir écrase ses soi-disant « révolutionnaires du printemps arabe » et ses opposants chiites… et donne un terrain à l’église catholique pour y construire une cathédrale… (Il y a déjà une cathédrale malankar orthodoxe et une cathédrale anglicane.) Ce qui est paradoxal est que l’émir du Bahrein se maintient grâce à l’aide énergique de l’Arabie saoudite…

    A ce propos, il est amusant de voir comment François Hollande, le président de la moralité républicaine, vient de recevoir l’émir de Bahrein. La visite n’était pas annoncée, et elle a donc pris de court les journalistes : il s’agissait pourtant d’une visite officielle, avec la garde républicaine dépêchée pour accueillir l’émir à sa descente d’avion, et la longue poignée de mains sur le perron de l’Elysée… Laquelle a même été photographiée et a fait s’étrangler tous les vertueux chasseurs politico-médiatiques de dictateurs…

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  • Brexit ?

    Au printemps avait fleuri le mot « Grexit », pour désigner la probabilité de la sortie (exit) de la Grèce de la zone euro, donc de l’UE. Un nouveau mot est apparu : « Brexit », pour désigner cette fois la probabilité d’une sortie de la Grande-Bretagne de l’UE.

    On apprend que le géant bancaire asiatique Nomura est en train d’élaborer un plan d’urgence pour un « Brexit ». Car s’il y a au Royaume Uni un référendum sur l’appartenance à l’UE sans que le Royaume Uni ait obtenu au préalable d’importantes concessions, alors ce référendum sera celui de la sortie du Royaume Uni de l’UE.

    Cette analyse avalisée et publiée par le groupe bancaire est d’Alastair Newton, ancien diplomate britannique conseiller de Tony Blair. Et elle s’appuie sur ce que l’on peut en effet constater quant à l’action du gouvernement britannique : « La réponse du gouvernement britannique à la crise, d’encourager l’intégration de la zone euro tout en recherchant un relâchement des liens entre le Royaume Uni et l’UE, a pour effet d’attiser les flammes eurosceptiques. »

    Les conservateurs sont dans une coalition avec les libéraux européistes, mais cette coalition est fragile, et elle pourrait éclater si les conservateurs font de nouvelles concessions aux eurosceptiques. Cela provoquerait des élections anticipées, suivies d’un référendum.

    La crise de la dette de la zone euro a accru l’euroscepticisme chez les députés conservateurs, qui exhortent David Cameron à utiliser toutes les avancées vers une plus grande intégration pour rapatrier, au contraire, des compétences nationales. Un groupe de nouveaux élus a publié un rapport listant précisément les compétences qui doivent être rapatriées. Une minorité non négligeable de parlementaires demande un référendum sur l’adhésion elle-même. Et 60% des députés conservateurs sont favorables à une alliance avec l’UKIP, dont le seul programme politique est la sortie de l’UE.

    Selon un récent sondage, 15% des Britanniques voteraient en faveur du maintien du Royaume dans l’UE.

    Si le gouvernement proclame à qui veut l’entendre que le Royaume Uni restera dans l’UE, et même pour y jouer un rôle de premier plan, on constate que le traité du pacte budgétaire n’est pas un traité de l’UE parce que le gouvernement de David Cameron l’a rejeté…

  • L’UE c’est le plein emploi (etc.)

    Le taux de chômage des Grecs de moins de 25 ans a atteint 54,9% en mai, contre 41% en mai 2011.

  • Une forfaiture du Conseil constitutionnel

    Le Conseil constitutionnel a décidé hier soir que l'adoption en droit français du traité du pacte budgétaire européen peut se faire sans révision de la Constitution. Il explique que le traité de Maastricht imposait déjà une règle de discipline budgétaire, et qu’il n’y a donc rien de nouveau : ce traité « ne procède pas à des transferts de compétences en matière de politique économique ou budgétaire ».

    Une lecture même rapide du traité (qui est très bref) montre que c’est évidemment faux. Ce traité est un pas important dans la dictature de la Commission européenne. Il supprime une clef de la souveraineté budgétaire, impose une tutelle aux pays en difficulté, et instaure même une obligation de délation des pays qui ne seraient pas en règle.

    Si le traité ne portait pas atteinte à la souveraineté, il n’y aurait pas eu de référendum en Irlande. Or il y a eu un référendum en Irlande.

    Le Conseil constitutionnel a désormais perdu toute crédibilité. Il se confirme qu’il est devenu lui aussi une chambre d’enregistrement des diktats de Bruxelles.

    NB – Valéry Giscard d’Estaing, membre de droit du Conseil en tant qu’ancien président de la République, a participé à l’élaboration de cette décision… (Chirac et Sarkozy ont eu la pudeur de s’abstenir.)

  • Mgr Léonard bien décevant

    Suite à la polémique concernant l’éventuelle libération conditionnelle de l’ex-femme de Dutroux et son accueil dans un couvent de clarisses, Mgr Léonard joue à Ponce Pilate :

    « Il ne nous revient pas comme Eglise de donner des commentaires sur une décision de la justice. La libération de Michelle Martin et les conditions y afférentes sont de l’entière responsabilité des autorités civiles et judiciaires. »

    Eh bien si, justement, il revient à l’Eglise, non pas, certes, de commenter l’opportunité d’une libération, mais d’expliquer ce que représente l’accueil d’un criminel dans un couvent.

    Il poursuit en démago refusant de faire comprendre quoi que ce soit à ceux qui ont une réaction épidermique :

    « Je suis conscient de ce que la libération conditionnelle de Michelle Martin, contre laquelle le Parquet Général a introduit un pourvoi en Cassation, suscite beaucoup d’émotion chez les victimes et leurs familles. Je suis aussi conscient de ce que la décision du tribunal d’application des peines rencontre incompréhension et colère chez une bonne partie de la population ».

    Il continue en se lavant les mains : c’est pas moi, c’est les bonnes sœurs… :

    « Je souhaite insister sur le fait que les sœurs clarisses de Malonne ne sont pas sous l’autorité directe d’un évêque. Les sœurs clarisses ont réfléchi et débattu longuement, et ont à la fin de ce discernement répondu positivement à la demande des avocats et de la Justice, parce qu’il n’y avait, semble-t-il, pas d’autre accueil possible. Les sœurs ont pris leur décision en toute autonomie, sans concertation avec les évêques. Elles ont soupesé les conditions de l’accueil, et respectent les décisions légales du tribunal. »

    L’archevêque insiste lourdement , comme si c’était en cause, que l’accueil de Michelle Martin par les clarisses « ne peut porter préjudice aux choix sans équivoque que les évêques ont fait dans le dossier des abus d’enfants d’être du côté des victimes et de leurs proches ». Et de marteler : « Ce choix est et demeure prioritaire pour les évêques. »

    Et il en rajoute une couche en en soulignant qu’il n’appartient pas à l’Eglise de statuer sur la question de l’opportunité sociale du séjour de Michelle Martin à Malonne : « Cette question doit être tranchée par les autorités civiles et judiciaires compétentes en ce domaine. Les décisions prises par elles sont pour nous décisives. »

    Mgr Léonard n’a donc jamais entendu parler des criminels qui tout au long de l’histoire de l’Eglise ont fini leur vie dans un couvent pour expier leurs crimes et trouver la rédemption – voire la sainteté.

  • Et hop

    Le 27 juillet, Mgr Salvatore Cordileone a été nommé archevêque de San Francisco. Le 29, il a célébré pontificalement une messe selon la « forme extraordinaire » à Napa.

    Vatican Insider note que la nomination de Mgr Cordileone est vue comme une « provocation » dans la ville « la plus anticonformiste », qui est seulement un exemple de la pire décadence occidentale. Au point qu’il a fait scandale, dans la conférence de presse qu’il a tenue à la cathédrale de San Francisco après sa nomination, en disant que le mariage ne peut résulter que d’un lien entre un homme et une femme et qu’il ne peut pas comprendre en quoi cela peut être considéré comme une discrimination…

  • Saint Laurent

    Alors que les puissances publiques des Gentils poursuivaient dans leur fureur l’élite des membres du Christ, et s’attaquaient de préférence à l’ordre sacerdotal, l’impie persécuteur s’enflamma contre le Diacre Laurent, préposé non seulement au sacré ministère, mais aussi à l’administration du bien de l’Église. Il se promettait une double proie par la prise d’un seul homme, et s’il le faisait traditeur du trésor sacré, il le ferait en même temps apostat de la vraie religion. Cet homme, avide de richesses et ennemi de la vérité, est armé comme de deux torches ardentes : son avarice, pour lui prendre l’or de l’Église ; son impiété, pour lui ravir le Christ. Il demande à ce gardien sans tache du sanctuaire de lui livrer les richesses de l’Église, auxquelles aspire son avidité. Le Diacre très chaste, lui montrant alors le dépôt qu’il en a fait, lui présente les troupes nombreuses des pauvres serviteurs de Dieu. Dans leur nourriture et leur vêtement, il avait comme enseveli ces richesses désormais inamissibles : d’autant mieux à l’abri de toute atteinte, que le saint emploi en avait été plus assuré.

    Le magistrat frémit, voleur frustré dans son dessein de rapine, et, dans la haine ardente d’une religion qui a institué un tel emploi des richesses, n’ayant rien trouvé en Laurent des biens terrestres, il entreprend de lui enlever un trésor plus excellent et de lui ravir le dépôt qui était pour lui la plus sacrée des richesses. Il lui ordonne de renoncer au Christ, et il se dispose à attaquer le courage intrépide de ce cœur de Diacre par de cruels supplices. A l’impuissance des premiers, il en fait succéder de plus violents. Il commande que ces membres déchirés et ces chairs où les coups ont ouvert tant de plaies, soient placés sur un feu qui les rôtisse ; sur un gril de fer, qui lui-même a emprunté longuement au feu la vertu de brûler, changeant tour à tour la situation de ce corps que retournent les bourreaux, il veut tout ensemble augmenter la douleur des tortures et prolonger le supplice.

    Tu ne peux rien, tu ne gagnes rien, sauvage cruauté. L’élément mortel se dérobe à la fin à tes tortures : Laurent monte au ciel et te laisse tes flammes impuissantes. Les flammes n’ont pu vaincre la charité du Christ : et ce feu qui brûlait au dehors a été plus faible que celui qui, au dedans, embrasait le cœur du Martyr. Tu as exercé, ô persécuteur, ta cruauté sur ce Martyr, tu lui as donné libre cours et tu as grandi la gloire de ses palmes en accumulant les supplices. Toutes tes inventions ne servent-elles pas à glorifier sa victoire, alors que les instruments de son supplice deviennent l’honneur de son triomphe ? Réjouissons-nous donc, mes frères bien-aimés, d’une joie spirituelle : et dans la mort bienheureuse de cet illustre héros, glorifions le Seigneur, qui est admirable dans ses saints, et nous donne en eux tout ensemble le secours et l’exemple : il a fait éclater sa gloire d’une extrémité à l’autre de l’univers, alors que de l’orient jusqu’à l’occident resplendissent les flambeaux du diaconat, et que Rome est autant illustrée par Laurent, que Jérusalem l’a été par Étienne.

    Saint Léon le Grand