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  • Abdel Hakim Belhadj : puisque je vous le dis

    Dans une interview à l’agence Reuters, Abdel Hakim Belhadj, « gouverneur militaire de Tripoli »… ne dit rien de ses intentions.

    Questionné sur l’imposition de la charia, il dit : « Il n'y a rien à craindre, il n'y a pas d'extrémisme en Libye. Les Libyens sont des musulmans modérés, leur islam est modéré. Al Qaïda n'existe pas en Libye et il n'y a pas de lien entre les révolutionnaires et Al Qaïda. »

    Puisqu’il le dit…

    « Lui-même, qui a côtoyé le Groupe combattant islamique libyen en Afghanistan avant l'intervention des forces américaines, fin 2001, dit n'avoir “aucune relation avec Al Qaïda” », ajoute Reuters.

    Rappelons néanmoins que Belhadj n’a pas « côtoyé » le GICL : il en a été l’un des fondateurs, et il en a été le chef. Et qu’il a été le lieutenant d’Al Zarqaoui, le chef d’Al Qaïda en Irak.

  • Al Jazira Balkans

    Le groupe de télévision du Qatar Al Jazira lance une chaîne balkanique en serbo-croate…

    Pour recréer des liens entre les peuples de l'ex-Yougoslavie divisés par les guerres. Sic.

  • Une église au Pakistan

    Le nonce apostolique au Pakistan Mgr Edgar Pena Parra et l’archevêque de Karachi Mgr Evarist Pinto ont consacré le 9 novembre une nouvelle église, dédiée à saint Pierre, à Karachi. C’est la plus grand église catholique du Pakistan : elle peut accueillir 5.000 personnes, contre 2.000 pour la cathédrale Saint-Patrick. Elle a été construite en 11 mois.

    L’archevêque est arrivé dans une calèche à cheval, salué par des milliers de fidèles qui jetaient des pétales de roses.

    Cette église, dont la construction a représenté « un grand défi », est un « signe de la croissance de notre foi », a-t-il déclaré. Le nonce a lu un message du pape appelant à « l’abondance de la miséricorde divine ». 37 prêtres venus de tout le pays ont concélébré la messe avec les deux prélats.

    Après la messe, le nonce a béni la chapelle de l’adoration perpétuelle, une chapelle de verre qui sera ouverte en permanence. « L’adoration perpétuelle est en train d’être introduite dans les églises à travers le pays », a commenté un vicaire de l’église Saint-Paul.

    Cette église a pu être construite grâce notamment à la contribution des Œuvres pontificales missionnaires, de Missio, du diocèse allemand de Rothenberg et de la conférence épiscopale italienne.

    (Asianews)

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  • Castellucci, Benoît XVI : même combat. Vraiment ?

    La mobilisation anti-Castellucci est une indéniable réussite de Civitas. Réussite renforcée par le fait que nombre de manifestants, ainsi que des médias, et même des évêques, ne savent pas que Civitas est une courroie de transmission (au sens léniniste du terme) de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X.

    Bien des manifestants ignorent donc qu’ils répondent à l’appel d’une organisation qui dénonce le blasphème… du pape.

    Il s’agit du pèlerinage de Benoît XVI à Assise, qui a été ainsi présenté :

    « Cet acte du souverain pontife constitue par le fait même un effroyable blasphème envers Dieu ainsi qu’une occasion de scandale pour les hommes du monde entier. (…) Car au-delà d’un terrible blasphème, cette décision personnelle du pape va engendrer un immense scandale dans l’âme des catholiques et des non-catholiques. » Et des chemins de croix avaient été organisés pour être offerts au Christ « spécialement en réparation de l’outrage et du blasphème » d’Assise.

    On constate que non seulement Benoît XVI est coupable de blasphème comme Castellucci, mais que les propos sont plus durs contre le pape que contre l’homme de théâtre.

  • Saint Martin Ier

    L’interrogatoire de saint Martin Ier à Constantinople :

    Après trois mois de la plus rigoureuse détention, il fut transporté par les soldats (car la maladie ne lui laissait plus la force de marcher) dans l'appartement du sacellaire Troïlus où le sénat était réuni, et interrogé par le patrice Bucoléon. Le sacellaire lui commanda de se lever pour répondre à l’interrogatoire ; comme ses porteurs répondirent qu'il ne pouvait se tenir debout à cause de son extrême faiblesse, Troïlus se moqua de cette impuissance, voulut absolument qu'il se levât et qu'il se mît debout au milieu de l'assemblée : deux soldats le soutinrent, et dans cette attitude, il subit l'interrogatoire le plus brutal. Bucoléon adressa le premier la parole à l'héroïque martyr : « Réponds, misérable, quel mal t'a fait l'empereur ? A-t-il confisqué tes biens ? Peux-tu lui reprocher un seul acte de violence ? » Martin I° ne répondit pas un mot. Le sacellaire reprit alors avec colère : « Tu ne réponds rien ? Tes accusateurs vont entrer. » Ils étaient au nombre de vingt, la plupart soldats, les autres appartenant à la lie du peuple. A leur vue, le Pape dit en souriant : « Sont-ce là les témoins ? Est-ce là votre procédure ? » Puis, comme on les faisait jurer sur le livre des évangiles, il se tourna vers les magistrats en disant : « Je vous supplie, au nom de Dieu, de les dispenser d'un serment sacrilège ; qu'ils disent ce qu'ils voudront. Faites vous-mêmes ce qui vous est ordonné. Mais ne les exposez point à perdre leur âme ! » Le premier des faux témoins, désignant le Pape du doigt, s'écria : « S'il avait cinquante têtes, il mériterait de les perdre toutes pour avoir conspiré en Occident contre l’Empereur, de concert avec Olympius, l'ancien exarque. » A cette accusation formulée d'une manière aussi énergique, Martin I° répondit que jamais il n'avait trahi les intérêts de l’Empereur en matière politique, mais qu'il ne pouvait lui obéir quand la cause de la foi était en péril. « Ne nous parlez point de la foi, reprit le calomniateur, il n'est ici question que du crime de lèse-majesté. Nous sommes tous chrétiens et orthodoxes, les Romains et nous ! » Le Pape répondit : « Plût à Dieu ! Toutefois, au jour terrible du jugement, je rendrai témoignage contre vous au sujet de cette foi ! » Quand on lui demanda pourquoi il ne détourna pas Olympius qui trahissait l’Empereur, il répondit : « Comment aurais-je pu résister à Olympius qui disposait de toutes les forces de l'ltalie ? Est-ce moi qui l'ai fait exarque ? Mais je vous conjure, au nom de Dieu, achevez au plus tôt la mission dont vous êtes chargés. Dieu sait que vous me procurez une belle récompense. »