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  • Tsar alternatif

    Au congrès du parti Russie unie, le président du parti, Premier ministre, et ancien président de la Russie, Vladimir Poutine, a proposé Dmitri Medvedev, président de la Russie, ancien Premier ministre, comme tête de liste aux législatives, ce qui ferait de lui le futur Premier ministre en cas de victoire, or celle-ci est inéluctable puisque le gouvernement a une cote de confiance de près de 70%. Et Dmitri Medvedev, a proposé la candidature de Vladimir Poutine, à la présidence du pays.

    Ce n’est évidemment pas une surprise. Mais je dois avouer qu’un tel fonctionnement démocratique n’est pas pour me déplaire…

  • Juppé dans le texte

    « On nous a un peu intoxiqués en nous faisant croire que l’islam était incompatible avec la démocratie. Je ne crois pas que cela soit vrai. Il y a des pays musulmans qui sont attachés à leur foi, à leur religion et qui sont tout à fait capables d’évolutions démocratiques. Le Maroc, par exemple, en donne une sorte de modèle qu’il faut soutenir. »

    Sic.

  • Avis de tempête dans l’Eglise en Suisse

    « Mgr Pierre Bürcher, ancien vicaire épiscopal du canton de Vaud, figure sur la nouvelle liste de papables [sic] que le nonce apostolique a envoyée à Rome. S’il est nommé, une nouvelle affaire Haas pourrait voir le jour. »

    Ainsi commence un article du journal suisse Le Temps. Il ne s’agit pas de l’élection d’un nouveau pape, mais de la nomination du nouvel évêque de Lausanne, Genève et Fribourg. On ne sait pas quand elle aura lieu, mais l’on croit savoir que parmi les trois noms proposés au pape il y a celui de Mgr Pierre Bürcher. Alors on attaque sans attendre, et l’on prévient le Vatican, et on alerte l’opinion publique : si c’est Bürcher, ce sera la guerre, comme avec Mgr Haas qui avait été nommé évêque de Coire et qui avait dû renoncer au bout de dix ans de conflit…

    Or déjà Mgr Pierre Bürcher, quand il était vicaire épiscopal, avait été viré du diocèse par Mgr Genoud, le défunt évêque de Lausanne. Il était pourtant soutenu par Rome, mais il avait préféré obéir à son évêque que continuer de se battre contre lui. Il est aujourd’hui évêque de… Reykjavik.

    Mgr Haas avait dû quitter Coire à cause de ses « positions ultra-conservatrices et son incapacité à dialoguer avec les fidèles. Or, Pierre Bürcher est connu pour son opposition à toute forme de démocratisation au sein de l’Eglise. » A l’époque du conflit avec son évêque, « certains prêtres du diocèse le considéraient comme traditionaliste et autoritaire. Ils lui reprochaient également son manque d’écoute et de discernement. Il était apprécié par d’autres pour son respect de la doctrine et de la liturgie. Des qualités auxquelles Benoît XVI est très sensible. »

    Et c’est pourquoi il pourrait bien nommer l’horrible… et c’est pourquoi il est urgent de réagir.

  • La première tâche œcuménique

    Extrait du discours de Benoît XVI lors de la célébration œcuménique.

    L’homme a-t-il besoin de Dieu, ou les choses vont-elles assez bien aussi sans lui ? Quand, dans une première phase de l’absence de Dieu, sa lumière continue encore à illuminer et tient ensemble l’ordre de l’existence humaine, on a ainsi l’impression que cela va aussi très bien sans Dieu. Mais plus le monde s’éloigne de Dieu, plus il devient clair que l’homme, dans l’hybris du pouvoir, dans le vide du cœur et dans le désir de satisfaction et de bonheur, perd toujours plus sa vie. La soif d’infini est présente dans l’homme de façon indéracinable. L’homme a été créé pour la relation avec Dieu et a besoin de lui. Notre premier service œcuménique en ce temps doit être de témoigner ensemble de la présence du Dieu vivant et par là de donner au monde la réponse dont il a besoin. Naturellement, de ce témoignage fondamental rendu à Dieu, fait ensuite partie, de façon absolument centrale, le témoignage rendu à Jésus Christ, vrai homme et vrai Dieu, qui a vécu avec nous, a souffert pour nous, est mort pour nous et, dans sa résurrection, a ouvert tout grand la porte de la mort. Chers amis, fortifions-nous dans cette foi ! Aidons-nous mutuellement à la vivre ! Ceci est une grande tâche œcuménique qui nous introduit au cœur de la prière de Jésus.

  • Ce que veut nous dire Marie

    Fin de l’homélie de Benoît XVI lors de vêpres mariales au sanctuaire de Etzelsbach.

    Notre confiance dans l’intercession efficace de la Mère de Dieu et notre gratitude pour l’aide dont nous faisons toujours de nouveau l’expérience portent en elles d’une certaine façon, l’impulsion à pousser la réflexion au-delà des nécessités du moment. Que veut nous dire vraiment Marie, quand elle nous sauve du danger ? Elle veut nous aider à comprendre l’étendue et la profondeur de notre vocation chrétienne. Avec une délicatesse maternelle, elle veut nous faire comprendre que toute notre vie doit être une réponse à l’amour riche en miséricorde de notre Dieu. Comme si elle nous disait : comprends que Dieu, qui est la source de tout bien et ne veut rien d’autre que ton vrai bonheur, a le droit d’exiger de toi une vie qui s’abandonne entièrement et avec joie à sa volonté et qui mette tout en œuvre pour que les autres fassent de même. « Là où il y a Dieu, là il y a un avenir » ! En effet : là où nous laissons l’amour de Dieu agir totalement sur et dans notre vie ; là, le ciel est ouvert. Là, il est possible de modeler le présent de façon à ce qu’il corresponde toujours plus à la Bonne Nouvelle de Notre Seigneur Jésus Christ. Là, les petites choses de la vie quotidienne ont leur sens, et là, les grands problèmes trouvent leur solution.

  • Comme les martyrs du nazisme

    Fin du discours de Benoît XVI aux représentants du protestantisme allemand.

    L’absence de Dieu dans notre société se fait plus pesante, l’histoire de sa Révélation, dont nous parle l’Écriture, semble reléguée dans un passé qui s’éloigne toujours davantage. Faut-il peut-être céder à la pression de la sécularisation, devenir modernes moyennant une édulcoration de la foi ? La foi doit être repensée, naturellement, et surtout elle doit être vécue aujourd’hui d’une manière nouvelle pour devenir quelque chose qui appartient au présent. Mais ce n’est pas l’édulcoration de la foi qui aide, mais seulement le fait de la vivre entièrement dans notre aujourd’hui. C’est une tâche œcuménique centrale dans laquelle nous devrions nous entraider à croire de façon plus profonde et plus vivante. Ce ne seront pas les tactiques qui nous sauveront, qui sauveront le christianisme, mais une foi repensée et vécue d’une façon nouvelle, par laquelle le Christ, et avec Lui le Dieu vivant, entre dans notre monde. Comme les martyrs de l’époque nazie nous ont conduits les uns vers les autres, et ont suscité la première grande ouverture œcuménique, ainsi aujourd’hui encore, la foi, vécue à partir du plus profond de nous-mêmes, dans un monde sécularisé, est la force œcuménique la plus forte qui nous réunit, nous guidant vers l’unité dans l’unique Seigneur. Et nous le prions afin que nous puissions apprendre à vivre la foi à neuf, et afin qu’ainsi nous puissions devenir un.

  • L’islam sous conditions

    Extrait du discours de Benoît XVI aux représentants des musulmans en Allemagne.

    Le respect réciproque grandit seulement sur la base de l’entente sur quelques valeurs inaliénables, propres à la nature humaine, surtout l’inviolable dignité de toute personne en tant que créature de Dieu. Cette entente ne limite pas l’expression de chaque religion ; au contraire, elle permet à chacun de témoigner de manière constructive de ce en quoi il croit, en ne se soustrayant pas à la confrontation avec l’autre.

    En Allemagne – comme en de nombreux autres pays, pas seulement occidentaux – ce cadre de référence commun est représenté par la Constitution, dont le contenu juridique est contraignant pour chaque citoyen, qu’il appartienne ou non à une confession religieuse.

  • Samedi des Quatre-Temps de septembre

    Le samedi des Quatre-Temps doit être un grand jour d’action de grâces pour tous les bienfaits du trimestre passé. C’est justement en automne, à l’époque où nous récoltons les fruits de la nature, que nous devons prendre davantage conscience des bienfaits de Dieu, aussi bien temporels que spirituels. Autrefois, la messe était un sacrifice d’action de grâces et en même temps un renouvellement de l’alliance avec Dieu. A la messe, l’Église nous montre précisément que les Quatre-Temps sont le prolongement de la fête juive de l’ombre, de la fête de l’Expiation et de la fête des Tabernacles, donc des jours de pénitence et d’action de grâces.

    Dom Pius Parsch