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  • Dépénalisation du « néonaticide » : on avance

    Virginie Labrosse, qui avait tué et congelé trois nouveaux-nés, a été condamnée à cinq ans de prison (pour trois assassinats), sans mandat de dépôt. Elle est donc ressortie libre. Normal : elle a été incarcérée le 24 août 2007, elle a donc effectué beaucoup plus de la moitié de sa peine. Or on n’effectue généralement que moins de la moitié de la peine à laquelle on a été condamné. C’est pourquoi l’avocat général avait requis six ans, ce qui déjà correspondait à plus de la moitié de l’incarcération de la prévenue.

    Véronique Courjault avait été condamnée, également pour trois assassinats de nouveaux-nés, à huit ans de prison. De ce fait elle resta encore quelques mois en prison après le verdict.

    Ce qui apparaît à l’opinion publique, c’est que Véronique Courjault, après le procès, est allée un peu en prison, alors que Virginie Labrosse retourne tranquillement chez elle.

    PS. Je m’étais évidemment trompé en prévoyant une peine de prison avec sursis. Pour cela, il faudra d’abord qu’on n’incarcère pas préventivement les « néonaticides ». On y viendra…

  • Une « citadelle des médias » au Proche-Orient

    Communiqué du synode

    Il s’agira de la nouvelle “citadelle des médias” d’inspiration catholique au Moyen-Orient. Elle verra le jour sur initiative de “Télé Lumière” et du satellite correspondant “NourSat”, deux importantes réalités du panorama télévisé libanais. Cette nouvelle structure éditoriale aura à son intérieur deux grands médias audiovisuels de l’Église au Moyen-Orient, trois radios, un journal, une revue et différents sites d’informations sur internet. La cérémonie de pose de la première pierre s’est déroulée le 1er octobre 2008, en présence des Patriarches d’Orient. Le site de ce nouvel ensemble, donné par l’Église maronite, se développe sur une zone de 27 km2.

    Le projet est soutenu par l’Assemblée des Patriarches catholiques d’Orient, par les Évêques et les Supérieurs généraux des communautés catholiques du Liban. La nouvelle “citadelle” verra le jour dans la région de Fatka, dans la circonscription de Kesrwan, sur une des plus belles montagnes qui regardent vers la côte libanaise sur Jounieh, entre Fatqa et Byblos.

    Le projet prévoit trois blocs de construction. Au centre, il y aura une grande Église qui unifiera toutes les dénominations chrétiennes. Une section comptera huit studios de télévision, un théâtre interne avec 700 places, trois salles de conférences, six salles multifonctionnelles, un institut de musique et un d’enregistrement, un centre pour les recherches théologiques, un lieu pour les exercices spirituels, sans compter les services pour les employés et les visiteurs. Dans la même section, trois stations satellitaires, une pour “Noursat” et deux pour les nouvelles “Nour al-Shabab” et “Nour al-Sharq”, une bibliothèque, un musée et un centre pour la préparation et la formation des nouvelles professionnalités dans le domaine de la communication. Dans une troisième section, 155 bureaux fournis des dernières technologies, au service des patriarches, des diocèses, des paroisses et des institutions humanitaires.

    Aussi bien “Télé Lumière” que “Noursat” transmettront en arabe, la langue des chrétiens d’Orient, mais sont par ailleurs prévus des projets afin d’intégrer et d’entrecroiser les différentes expériences et les différentes sensibilités chrétiennes présentes dans la région, à travers des émissions en anglais, en français, en espagnol, en portugais, en syriaque et en grec.

    Nées dans les années 90 sur initiative d’un groupe de fidèles laïcs engagés dans le service à l’Église, “Télé Lumière” et “Noursat” n’ont aucune fin commerciale et près de la moitié du personnel offre un service volontaire.

    Pour la construction de la “citadelle des médias”, différentes formes de souscription ont été mises en place, même on line à travers le site www.noursat.tv.

  • Un évêque dit la vérité sur l’islam au synode

    Il est extrêmement rare qu’un évêque d’un pays arabe ose dire publiquement la vérité sur l’islam. Les raisons sont évidentes et il n’est pas besoin de les rappeler. Aussi doit-on saluer le courage de Mgr Raboula Antoine Beylouni, archevêque titulaire de Mardin des Syriens, évêque de Curie d'Antioche des Syriens (à Beyrouth), qui, dans une intervention écrite au synode, a dit ce que les évêques occidentaux ne disent jamais, alors qu’ils ne risquent rien. On notera que Mgr Beylouni a le titre d’archevêque de Mardin : il s’agit d’une ville turque qui fut autrefois une ville et un archevêché de chrétiens « assyriens », et qui a été le théâtre du génocide assyrien vers 1915. Le texte de Mgr Beylouni étant en français, aucune question ne peut se poser sur la traduction de ses propos.

    On les complètera utilement avec une autre intervention écrite (également en français), d’un autre évêque de la curie d’Antioche des Syriens, Mgr Flavien Joseph Melki, évêque titulaire de Dara des Syriens (Dara, aujourd’hui Oguz, se trouve près de Mardin), qui répond à l’appel de l’instrumentum laboris « à mettre tout en œuvre, de concert avec les musulmans modérés et éclairés, afin de parvenir à instaurer dans les États islamiques, où ils vivent, une “laïcité positive” qui garantirait l'égalité de tous les citoyens reconnaissant le rôle bénéfique des religions. Cette réforme du régime politique et théocratique de nos pays, “faciliterait la promotion d'une démocratie saine”. »

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  • Saint Antoine-Marie Claret

    La fête de saint Antoine-Marie Claret (voir sa vie mouvementée ici, et aussi l’homélie de Pie XII pour sa canonisation) fut inscrite au calendrier romain par Jean XXIII en 1960. C’est donc une fête spécifique du « missel de 1962 ». Dans la nouvelle liturgie, elle est devenue une « mémoire facultative » (le 24 octobre), autrement dit elle a disparu (car on sait ce que veut dire « facultatif »).

    Parmi ses nombreux livres, le plus connu est La Clef d’or, où l’on trouve cette exhortation, qui peut être utile… :

    « Considérez, ma très chère sœur, qu'un mari qui chérit sa femme et ressent pour elle une grande passion, ne peut garder la continence. Vous êtes tenue, sous peine de très grave péché, de lui ouvrir vos bras et de donner toute satisfaction à ses sens. Pour me faire comprendre de vous, je vais appuyer mon raisonnement sur une comparaison : si, par exemple, vous vous trouviez prise d'un gros besoin et si, ayant exprimé à votre mari le désir de satisfaire aux nécessités de la nature, celui-ci vous engageait à remettre la chose au lendemain ou à huit jours de là. Vous vous diriez assurément que votre mari est un imprudent ou un imbécile, qu'il vous est absolument impossible d'attendre au lendemain, et vous iriez déposer votre merde dans un lieu quelconque. La situation dans laquelle se trouve votre mari est tout à fait semblable à celle qui se produirait dans ma comparaison ; et si vous refusez de le recevoir, il ira répandre son sperme dans un autre vase que le vôtre, et vous porterez le péché de son incontinence. Les femmes, très souvent, s'exposent, par des imprudences, à perdre l'affection de leurs maris. Elles se lamentent parfois de ce que les hommes fréquentent d'autres femmes, ont des maîtresses, et viennent leur rapporter leurs souillures... Il eût été facile d'éviter ces désagréments en ne refusant pas de rendre le devoir conjugal quand il était demandé. »