Nicolas Sarkozy a vanté "l'intégration de la Savoie" comme ayant "valeur d'exemple", à l'occasion du 150e anniversaire du rattachement de la province à la France :
"Ce que la Savoie a accompli, c'est en quelque sorte l'idéal que notre République s'assigne pour chaque Français et pour chaque région de France. Pourquoi l'intégration de la Savoie a-t-elle si bien réussi ? Parce que la France a su se montrer accueillante, mais (aussi) parce que les Savoyards se sont donné du mal. Il y a dans l'intégration de la Savoie à la Nation une valeur d'exemple. Nous devons continuer cet effort multiséculaire pour nous comprendre les uns les autres. Nous devons nous aimer assez pour rester uni. La France si prompte à se diviser est forte lorsqu'elle est rassemblée. On ne construit rien sur le dénigrement systématique, sur la haine, sur l'exclusion. On ne construit rien sans le travail, sans la droiture, sans le devoir."
Il s'agit manifestement d'un message sur l'intégration des immigrés, lancé tant aux souchiens qu'aux immigrés eux-mêmes. Comme s'il y avait un rapport entre les Savoyards et les immigrés extra-européens. C'est lui-même qui venait de dire : "Il y a dans la Savoie comme un condensé de France"...
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Sans surprise (bis)
La coalition au pouvoir en Arménie annonce la suspension de la procédure de ratification au Parlement des accords signés avec la Turquie en vue d'une normalisation des relations entre les deux pays.
"Le refus de la partie turque de répondre à l'exigence de ratifier l'accord sans condition préalable et dans un délai raisonnable rend inutile la poursuite du processus de ratification au Parlement national", a déclaré la coalition au pouvoir. Cette décision, précise-t-elle, est la conséquence des déclarations de Tayyip Erdogan conditionnant la ratification des accords à la conclusion d'un traité de paix entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan sur la question du Haut-Karabakh.
C'était couru d'avance. -
Un certain Nick Clegg
Le chef du parti libéral britannique, Nick Clegg, a fait un tabac lors du premier débat télévisé entre les chefs des trois grands partis, au point qu'un sondage l'a ensuite placé en tête des intentions de vote, un point devant le conservateur Cameron.
Européiste de toujours, Nick Clegg fait aujourd'hui semblant de critiquer l'UE, et il ne craint pas de se présenter comme un petit nouveau.
Nick Clegg occupa des postes très importants à la Commission européenne entre 1994 et 1999, année où il devint député européen.
Il quitta le Parlement européen en 2002 en disant que la bataille pour persuader les gens des bénéfices de l'Union européenne ne devait pas se livrer à Bruxelles mais dans son propre pays. En réalité il venait d'être embauché par l'entreprise de lobbying européen Gplus...
Selon les calculs d'Open Europe, ses dix ans passés dans les institutions européennes lui ont rapporté au moins 3 millions d'euros. Mais si l'on connaît ses salaires, il est impossible de connaître le montant des indemnités qu'il a touchées, car il n'en existe aucune trace écrite. Au Parlement européen, Nick Cleg fut un des fondateurs de la Campagne pour une réforme du Parlement, qui militait notamment pour une réforme des dépenses et pour la transparence...
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Quand les mots n’ont plus de sens
Ayguel Oezkan, musulmane d'origine turque, est devenue ministre des Affaires sociales dans le Land de Basse-Saxe.
Il paraît que c'est l'étoile montante des chrétiens-démocrates...
« La CDU est un parti ouvert : pas besoin d'être le Christ pour y entrer », dit-elle.
Le principal quotidien turc félicite l'Allemagne. -
Nouvelle crise belge
La Belgique s'est enfoncée jeudi dans la crise politique avec la démission de son gouvernement suite à un conflit entre francophones et Flamands sur les questions linguistiques, et ce à deux mois de la présidence de l'UE que doit assumer le pays.
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Agression de Perpignan : l'AGRIF assurera la défense de la famille attaquée
Lu sur le blog de Bernard Antony :
Alors qu'un père de famille était intervenu pour faire cesser les troubles et tapages causés par des voyous du quartier, ces derniers ont attaqué le domicile de la famille obligeant la mère et son bébé de 8 mois à se réfugier dans les toilettes tandis que la bande de sauvages tentait de défoncer la porte du jeune couple, son mari s'apprêtant à faire face aux assaillants déchaînés. Menaces de mort et de viol, injures racistes ont fusé.
Un seul suspect a été arrêté puis relâché parce qu'il n'a que 15 ans. Bien sûr...
Choquée par cette violente agression, la famille va déménager. "C'est fou mais c'est à nous de partir" déclare le père de famille.
Evidemment, ils ne pourront pas compter sur la Halde pour les défendre, ce ne sont que des Français de souche.
L'AGRIF a donc décidé de prendre à sa charge la défense de ce jeune couple et désigné un avocat pour que les coupables soient recherchés, punis et que cette famille soit indemnisée pour le préjudice moral et matériel qu'elle a subi.Y.B.
(Voir l'article du Midi Libre)
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Le Belge de Jeanne d’Arc
Un Belge a décidé d'organiser un « hommage national à sainte Jeanne d'Arc ». Comme c'est à Paris, on suppose qu'il s'agit de la nation française.
Il y a déjà trois hommages à Jeanne d'Arc dans la capitale (de la France) : le cortège traditionnel, centenaire, de l'Action Française, le défilé du Front national, et l'hommage national (il est vrai furtif mais le seul qui puisse porter ce titre) que lui rend la République.
La particularité de l'hommage du Belge (coproduit par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, dont ses organisations - belge et franco-belge - sont des courroies de transmission) est qu'on ne doit pas y faire état d'une quelconque appartenance politique ou associative. Le Belge ne veut voir qu'une seule tête. La sienne.
Grâce à une intense action de lobbying, le Belge a réuni dans son « comité de parrainage » un certain nombre de personnalités de la mouvance de la « droite nationale catholique » (pour utiliser une étiquette peu satisfaisante mais commode). Certaines y figurent pour tenter de nuire à l'un des autres hommages. D'autres semblent penser sincèrement que pour rendre hommage à la sainte la plus politique de l'histoire de France on doive mettre sous le boisseau son appartenance politique.
Cela va sans dire, mais peut-être est-il bon de le préciser, le Centre Henri et André Charlier (dont je suis un des vice-présidents), et Chrétienté-Solidarité (dont je suis rédacteur en chef de la revue Reconquête) ne s'associent pas à cette manifestation prétendument « unitaire » qui n'est qu'une triste entreprise de récupération.
Et en tant que membre du comité central du Front national, je ne peux que rappeler que Jean-Marie Le Pen, chaque 1er mai, rend à la sainte de la patrie un hommage qui s'inscrit dans la plus authentique tradition historique et spirituelle de la France, et dont la teneur est d'une autre profondeur que les productions du Belge.
PS. Un Belge qui vient nous donner des leçons d'"amitiés françaises" (sic), c'est assez curieux... -
Minorités créatives
Dans une lettre envoyée au cardinal Tettamanzi, président de l'Institut supérieur G. Toniolo, à l'occasion de la 86e Journée nationale pour l'Université catholique du Sacré-Cœur, le cardinal Bertone reprend l'expression de « minorités créatives » employée par Benoît XVI au cours de son voyage à Prague. Le thème de cette journée, le 18 avril, était : « Un élan créatif pour de nouveaux modèles de développement ».
Le cardinal Bertone cite les propos du Saint-Père : « Je dirais que ce sont les minorités créatives qui déterminent l'avenir. En ce sens, l'Eglise catholique doit être vue comme une minorité créative possédant un héritage de valeurs qui ne sont pas des choses du passé mais une réalité très vivante et actuelle. L'Eglise doit actualiser, être présente dans le débat public, dans notre lutte pour un vrai concept de liberté et de paix. »
Les minorités créatives, dit le cardinal Bertone, sont des « hommes qui, dans la rencontre avec le Christ ont trouvé la perle précieuse, celle qui donne de la valeur à toute une vie, et pour cela, réussissent à contribuer de manière décisive à une élaboration culturelle capable de dessiner de nouveaux modèles de développement ».
Il rappelle que déterminer des modèles économiques et politiques est du devoir des laïcs, auxquels il demande un « témoignage personnel d'engagement social et dans des formes associatives adaptées », agissant toujours en accord avec « la Parole de la foi, écrite et transmise, et dont le Magistère est un fidèle gardien et un interprète sûr ».(Zenit)
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Daoudal Hebdo N° 78

Daoudal Hebdo N° 78
Dans ce numéro
Page 2
Un recul de la culture de mort qui souligne la barbarie
Indemnisée pour avoir été privée d'avorter
Pages 3 à 6
Les gauchistes et l'ONU communient dans le culte de « Mère Terre »
Page 7
A Miami, une victoire de l'islam
And the winner is...
Page 8
La tristesse et la joie
Dimanche prochain... -
Saint Soter et saint Caius
La liturgie rassemble ce jour deux papes martyrs : saint Soter, successeur de saint Anicet au IIe siècle, et saint Caius, mort le siècle suivant pendant la persécution de Dioclétien.
Du premier, on ne sait que ceci :
« Eusèbe nous a conservé un fragment d'une lettre de saint Denys, évêque de Corinthe, dans laquelle il remercie notre saint pontife des largesses qu'il a envoyées aux fidèles de cette Eglise qui souffraient d'une famine. Une lettre apostolique accompagnait ces aumônes, et saint Denys atteste qu'on la lisait dans l'assemblée des fidèles, avec celle que saint Clément avait adressée à la même Eglise au siècle précédent. » (Dom Guéranger)
Du second, le martyrologe nous dit que c'est lui qui « ordonna que dans l'Eglise, avant de monter à l'épiscopat, on passerait par les degrés des ordres et rangs de portier, de lecteur, d'exorciste, d'acolythe, de sous-diacre, de diacre et de prêtre ».