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  • Afghanistan

    Stephen Harper, le Premier ministre canadien, a déclaré hier sur CNN à propos de la guerre en Afghanistan :

    "Nous n'allons pas gagner cette guerre seulement en y restant. Très franchement, nous n'arriverons jamais à battre l'insurrection. A mon avis, l'Afghanistan a toujours eu dans son histoire une insurrection d'une forme ou d'une autre. Alors ce qu'il nous faut en Afghanistan, c'est un gouvernement qui soit capable de gérer cette insurrection."

  • Sarkozy et le dîner du Crif

    L'élément (très) notable de l'agenda hebdomadaire de Nicolas Sarkozy publié vendredi était l'absence de toute mention à sa participation au dîner actuel du Crif, qui a lieu ce soir.

    Ce matin, le président du Crif déclarait sur France Info : "Dans les dernières informations que nous avons reçues, il sera là. C'est l'invité d'honneur (...) le président a confirmé sa venue au cours du dîner. (...) Je ne sais pas si c'est lui qui prononcera le discours ou si c'est le chef du gouvernement."

    Peu après, l'Elysée faisait savoir que le président n'y participerait pas, "pour des raisons d'emploi du temps" : "Il a un emploi du temps très chargé, sa participation ne pouvait donc être que très incertaine."

    Très chargé ? Allons allons... Hier il était au sommet européen de Bruxelles, ce matin il était au sommet international de Charm el-Cheikh, cet après-midi il est à Levallois-Perret. Demain matin il sera dans la Drôme. Et alors ? Il y a bien un trou, ce soir, dans son emploi du temps...

    Plus sérieusement on peut se demander pourquoi il n'y va pas. Car ce n'est assurément pas par défiance envers le Crif. Aurait-il été à ce point vexé que son annonce de l'année dernière ("confier la mémoire d'un des 11.000 enfants" juifs de France victimes de la Shoah à "tous les enfants de CM2") ait été rejetée par tous, y compris par Simone Veil ? Ou bien, puisqu'il lui faut annoncer quelque chose de nouveau à chaque discours, est-il en panne d'inspiration ?

    Addendum

    "J'ai bien l'intention de passer quelques instants au dîner du Crif pour manifester mon soutien et mon amitié", a déclaré Sarkozy juste avant de quitter Charm El-Cheikh. "Le Premier ministre fera lui-même le discours comme il est de tradition", a-il ajouté. L'Elysée a précisé que le chef de l'Etat passerait "vers 19H30 avant la cérémonie officielle et le discours de François Fillon"...

    Ça fait désordre...

  • Wilders en tête

    Sondage après sondage, le parti de la liberté de Geert Wilders ne cesse de monter aux Pays-Bas.

    Il a 9 sièges au Parlement. Il y a deux semaines, le sondage Maurice de Hond lui donnait 25 sièges. Désormais il lui en donne 27, ce qui pour la première fois le met en tête des intentions de vote, devant le parti chrétien-démocrate du Premier ministre (26) et les travaillistes (21).

    Enfin une réaction à l'islamisation.

  • A Londres, une marche pour l’instauration de la charia

    C'était samedi. Elle était organisée par Anjem Choudary, qui a expliqué récemment sur la BBC que l'application de la charia comprend les lapidations, les flagellations publiques, les amputations...

    L'annonce de la marche indiquait que l'objectif était de « se faire l'émule du prophète et de ses compagnons en réclamant l'islam et en dénonçant l'oppression des lois votées par les humains ».

    Le ministère de l'Intérieur avait autorisé cette marche appelant à renverser tout l'ordre légal britannique et ses fondements...

  • La Malaisie interdit aux chrétiens d'utiliser le nom d'Allah

    En janvier dernier, le gouvernement malaisien avait fait savoir que les non-musulmans n'avaient plus le droit d'utiliser les mots Allah (Dieu), Baitullah (maison de Dieu), Solat (prière), et Kaabah (maison sacrée).

    Ces mots d'origine arabe sont en effet utilisés depuis des siècles par les autres religions que l'islam : les chrétiens appellent Dieu Allah, comme dans les pays arabes.

    Cette décision ayant été fortement contestée, notamment par les catholiques, mais aussi par les sikhs et les hindous, le gouvernement a pris le 16 février un décret laissant entendre que ces mots pouvaient toujours être utilisés à condition qu'il soit spécifié que les publications dans lesquelles ils apparaissent ne s'adressent pas aux musulmans.

    Mais les lobbies islamistes ont protesté à leur tour, et le gouvernement va prendre un nouveau décret pour rétablir l'interdiction totale : "Le nom d'Allah ne peut pas être utilisé par les autres religions que l'Islam, parce que cela risque de semer la confusion parmi les musulmans", a indiqué un fonctionnaire du ministère de l'Intérieur.

  • Benoît XVI évoque et invoque les anges

    Extrait de l'allocution du pape avant l'Angélus d'hier:

    « Ange » veut dire « envoyé ». Nous trouvons ces figures, qui aident et guident les hommes au nom de Dieu, dans tout l'Ancien Testament. Il suffit de se souvenir du Livre de Tobie, dans lequel apparaît la figure de l'ange Raphaël, qui assiste le protagoniste dans tant de vicissitudes. La présence rassurante de l'ange du Seigneur accompagne le peuple d'Israël dans tous ses événements bons et mauvais. Au seuil du Nouveau Testament, Gabriel est envoyé pour annoncer à Zacharie et à Marie les heureux événements qui sont le début de notre salut ; et un ange, dont on ne dit pas le nom, avertit Joseph, l'orientant dans ce moment d'incertitude. Un chœur d'anges annoncent aux pasteurs la bonne nouvelle de la naissance du Sauveur ; ce sont aussi des anges qui annonceront aux femmes la joyeuse nouvelle de la résurrection. A la fin des temps, les anges accompagneront la venue de Jésus dans la gloire (cf. Mt 25, 31). Les anges servent Jésus, qui est certainement supérieur à eux, et sa dignité est ici, dans l'Evangile, proclamée de manière claire, quand bien même discrète. En effet, même dans une situation d'extrême pauvreté et d'humilité, quand il est tenté par Satan, Il reste le Fils de Dieu, le Messie, le Seigneur.

    Chers frères et sœurs, nous enlèverions une part importante de l'Evangile si nous laissions de côté ces êtres envoyés par Dieu, qui annoncent sa présence parmi nous et en sont un signe. Invoquons-les souvent, pour qu'ils nous soutiennent dans l'engagement de suivre Jésus jusqu'à nous identifier à Lui. Demandons-leur, particulièrement aujourd'hui, de veiller sur moi et sur mes collaborateurs de la Curie romaine.

  • Le berger

    Selon une idée reçue, l'Ancien Testament montrerait un Dieu vengeur et terrible, et le Nouveau Testament un Dieu d'amour et de tendresse.

    La messe de ce jour semble montrer le contraire.

    L'épître est un passage du prophète Ezéchiel où Dieu est un pasteur plein de tendresse pour son troupeau, il s'en occupe en permanence, le mène vers les meilleurs pâturages, veille à ce qu'il se repose, relève les brebis qui tombent et les soigne.
    L'évangile est ce passage de saint Matthieu où le « Fils de l'homme », quand il reviendra, séparera les brebis d'avec les boucs et dira à ceux-ci : Retirez-vous de moi, maudits, et allez au feu éternel.

    En vérité Dieu est le même dans l'Ancien et dans le Nouveau Testament, comme en témoignent les nombreuses citations que celui-ci fait de celui-là. Et dans cet évangile, en faisant référence à Ezéchiel (et à d'autres passages du même genre), Jésus montre qu'il est lui-même ce Dieu unique.