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  • La dernière de Topolanek

    Le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek a reçu Angela Merkel à Prague. A l’issue de la réunion il a déclaré à propos de la ratification du traité de Lisbonne dans son pays :

    « J'ai assuré la Chancelière que ce processus n'était pas artificiellement freiné. Je suppose qu'il pourrait être terminé avant la fin de l'année. »

    Mais on n’a toujours pas de nouvelles de la Cour constitutionnelle…

    Devant la presse, il a ensuite rappelé que le Traité de Lisbonne représentait un "compromis difficile" pour lui. Et il a ajouté : "Pour moi, le Traité de Lisbonne représente une sorte de tribut à payer pour la possibilité d'appartenir à un certain cercle de civilisation. C'est pourquoi je soutiens cette ratification, en dépit de tous les problèmes que j'ai avec ce traité."

    Ce qui est plus embêtant est que son parti (qui est celui de Vaclav Klaus) risque de perdre la majorité au Sénat lors du deuxième tour des sénatoriales à la fin de cette semaine.

  • La perspicacité de M. Strauss-Kahn

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Voilà Dominique Strauss-Kahn sur la sellette au FMI, pour une affaire analogue à celle qui avait provoqué la démission de son prédécesseur Paul Wolfowitz. On aurait pu penser que ce précédent l’aurait incité à plus de circonspection.

    Quoi qu’il en soit, ce qui nous intéresse, ce sont les compétences de M. Strauss-Kahn. Or il avait affirmé, ès qualités de directeur du FMI, le 15 mai dernier, devant la commission économique du Parlement européen, à propos de la crise financière : « Les pires nouvelles sont derrière nous ».

    A cette époque, j’expliquais quant à moi pourquoi le pire était à l’évidence à venir.

    Au-delà de la personnalité de M. Strauss-Kahn, c’est la compétence du FMI qui est gravement remise en cause. Et même la légitimité de cette institution.

  • Ahmed Aboutaleb ? C’est le maire de Rotterdam

    Le conseil municipal de Rotterdam (la deuxième plus grande ville des Pays-Bas) a élu maire le secrétaire d'Etat aux Affaires sociales, Ahmed Aboutaleb.

    Ahmed Aboutaleb est marocain. Il est devenu “néerlandais”, mais il a toujours la nationalité marocaine.
    Son père était arrivé aux Pays-Bas en tant qu’imam. En 1976, Ahmed, sa mère et ses frères le rejoignent au titre du regroupement familial.

    Ahmed Aboutaleb est musulman pratiquant. Sa femme se prénomme Khaddouj et il a interdit à son fils Nadir de jouer au football, un « sport d’asociaux ».

    Son accession à la mairie de Rotterdam « est un grand pas en avant dans le débat de l'intégration », écrit le quotidien chrétien Trouw…

  • La vengeance est un plat qui se mange froid

    Le 5 février 2003, Colin Powell était contraint, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, de montrer longuement les prétendues « preuves » de l’existence d’armes de destruction massive en Irak. L’année suivante, il démissionnait de son poste de Secrétaire d’Etat, puis il faisait part de son « amertume » d’avoir accepté de raconter des mensonges qui faisaient « tache » sur sa carrière.

    Le 19 octobre 2008, le républicain Colin Powell apporte son soutien à Barack Obama…

  • Témoins de l’amour conjugal

    Extraits de l’homélie du cardinal José Saraiva Martins, préfet émérite de la Congrégation pour les causes des saints, au cours de la cérémonie de béatification de Louis et Zélie Martin :

    Parmi les vocations auxquelles les hommes sont appelés par la Providence, le mariage est l'une des plus nobles et des plus élevées. Louis et Zélie ont compris qu'ils pouvaient se sanctifier non pas malgré le mariage mais à travers, dans et par le mariage, et que leurs épousailles devaient être considérées comme le point de départ d'une montée à deux. Aujourd'hui, l'Église n'admire pas seulement la sainteté de ces fils de la terre de Normandie, un don pour tous, mais elle se mire dans ce couple de Bienheureux qui contribue à rendre la robe de mariée de l'Eglise, plus belle et splendide. Elle n'admire pas seulement la sainteté de leur vie, elle reconnaît dans ce couple la sainteté éminence de l'institution de l'amour conjugal, telle que l'a conçue le Créateur Lui-même. (…)

    Louis et Zélie sont un don pour les époux de tous âges par l'estime, le respect et l'harmonie avec lesquels ils se sont aimés pendant 19 ans. (…)

    Louis et Zélie sont un don pour les parents. Ministres de l'amour et de la vie, ils ont engendré de nombreux enfants pour le Seigneur. (…)

    Louis et Zélie sont un don pour tous ceux qui ont perdu un conjoint. Le veuvage est toujours une condition difficile à accepter. Louis a vécu la perte de sa femme avec foi et générosité, préférant, à ses attraits personnels, le bien de ses enfants.

    Louis et Zélie sont un don pour ceux qui affrontent la maladie et la mort. Zélie est morte d'un cancer, Louis a terminé son existence, éprouvé par une artériosclérose cérébrale. Dans notre monde qui cherche à occulter la mort, ils nous enseignent à la regarder en face, en s'abandonnant à Dieu.

    Enfin je rends grâce à Dieu, en cette 82e Journée Mondiale des Missions, car Louis et Zélie sont un modèle exemplaire de foyer missionnaire. Voilà la raison pour laquelle le Saint Père a voulu que la béatification se réalise en cette journée si chère à l'Eglise Universelle, comme pour unir les maîtres Louis et Zélie à la disciple Thérèse, leur fille, devenue Patronne des Missions et Docteur de l'Église.

  • Pitié pour les nations dévoyées

    Hier, journée mondiale des missions, Benoît XVI s’est rendu à Pompéi. Il a célébré la messe devant le sanctuaire Notre-Dame du Rosaire, qui accueille chaque année quelque 4 millions de fidèles.

    « Ici, à Pompéi, on comprend que l'amour pour Dieu et l'amour pour le prochain sont inséparables », a-t-il dit au cours de son homélie. « Aux pieds de Marie, les familles retrouvent ou renforcent la joie de l'amour qui les garde unies. »
    Le secret de Pompéi, a dit le pape, c'est le rosaire, une prière qui « nous conduit à Jésus, à travers Marie ». « Le rosaire est une prière contemplative accessible à tous : petits et grands, laïcs et clercs, savants et personnes peu instruite ». Or, « le rosaire est une arme spirituelle dans la lutte contre le mal, contre toute violence, pour la paix dans les cœurs, dans les familles, dans la société et dans le monde ».

    Après la messe, il a dit la supplique à Notre Dame du Rosaire, écrite en 1883 par le bienheureux Bartolo Longo, béatifié par Jean-Paul II en octobre 1980. (La nouvelle ville de Pompéi a été construite en réponse à la promesse faite en 1872 par Bartolo Longo, un avocat italien, de construire une église dédiée à Notre Dame du Rosaire.) Il a ajouté : « Nous implorons aujourd'hui pitié pour les Nations dévoyées, pour toute l'Europe, pour le monde entier, afin que, repenti, il retourne à ton Cœur. Et si tu ne voulais pas nous aider, parce que nous sommes des fils ingrats et indignes de ta protection, nous ne saurions à qui nous adresser. » Puis il a offert une rose d'or à la Vierge.

    Avant l’Angélus il a déclaré :

    « En ce mois d'octobre, mois missionnaire et du Rosaire, combien de fidèles et combien de communautés offrent le saint Rosaire pour les missionnaires et pour l'Évangélisation ! Je suis par conséquent heureux de me trouver justement aujourd'hui, en cette célébration, ici à Pompéi, dans le plus important Sanctuaire dédié à la Bienheureuse Vierge du Saint Rosaire. Cela me donne en effet le moyen de souligner avec une grande force que le premier engagement missionnaire de chacun est précisément la prière. C'est avant tout en priant qu'on se prépare à l'Évangile ; c'est en priant qu'on ouvre les coeurs au mystère de Dieu et dispose les esprits à accueillir sa Parole de salut. »

    Et il a évoqué la béatification des parents de sainte Thérèse de Lisieux :

    « Il y a ensuite, en ce jour, une autre heureuse coïncidence : aujourd'hui précisément, à Lisieux,sont proclamés Bienheureux, Louis Martin et Zélie Guérin, parents de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, déclaré par Pie XI patronne des missions. Ces nouveaux Bienheureux ont accompagné et partagé, par leur prière et leur témoignage évangélique, le chemin de leur fille appelée par le Seigneur à se consacrer à Lui sans réserve entre les murs du Carmel. Ce fut là, dans le silence de la clôture, que Sainte Thérèse réalisa sa vocation : « Dans le coeur de l'Église, ma mère, je serai l'Amour » (Manuscrits autobiographiques, Lisieux 1957, 229). En pensant à la béatification des époux Martin, il m'est cher de rappeler une autre intention, qui me tient beaucoup à coeur : la famille, dont le rôle est fondamental dans l'éducation des enfants à un esprit universel, ouvert et responsable vers le monde et ses problèmes, comme également dans la formation des vocations à la vie missionnaire. Et alors, presque en poursuivant idéalement le pèlerinage que tant de familles ont accompli cela fait un mois à ce Sanctuaire, invoquons la protection maternelle de Notre Dame de Pompéi sur tous les noyaux familiaux du monde, en pensant déjà à la VIe Rencontre Mondiale des Familles, au programme dans la Ville de Mexico en janvier 2009. »

    (Eucharistie miséricordieuse, Zenit)

  • Saint Jean de Kenty

    Parmi les hommes éminents par la doctrine et la sainteté, capables d'agir et d'enseigner et de défendre la foi orthodoxe attaquée par ses adversaires, personne n'hésite à compter le bienheureux Jean de Kenty. Il suffit de l'avoir entendu, à l'université de Cracovie, enseigner une science puisée à la source la plus pure. Or, à cette époque, dans des régions guère éloignées, sévissaient les schismes et les hérésies. Il travaillait à expliquer au peuple, dans sa prédication, la morale la plus sainte; et il confirmait cet enseignement par son humilité, sa chasteté, sa miséricorde, ses pénitences corporelles, toutes les vertus d'un prêtre irréprochable et d'un vaillant ouvrier. C'est pourquoi il ne se contenta pas d'apporter aux professeurs de cette université un surcroît de prestige, mais il laissa aussi un merveilleux exemple à tous ceux qui exercent cette charge. Qu'ils s'efforcent énergiquement d'être de parfaits enseignants et qu'ils travaillent de toutes leurs forces à unir la science des saints à leurs autres compétences, pour la louange et la gloire de Dieu seul. Il ajoutait l'humilité au respect avec lequel il traitait des choses divines. Ayant une modeste opinion de lui-même, malgré sa supériorité scientifique incontestable, il ne se mettait jamais au-dessus des autres; il souhaitait même être dédaigné et méprisé par tous; rien ne lui était plus étranger que de montrer de l'impatience envers ceux qui le contredisaient ou le méprisaient. Son humilité s'accompagnait d'une rare simplicité, digne d'un enfant; aussi, dans ses actions et ses paroles, il n'y avait aucun artifice, aucun faux-semblant; ce qu'il avait au fond du coeur venait facilement sur ses lèvres. S'il soupçonnait, en ayant dit la vérité, avoir blessé quelqu'un par ses paroles, avant de monter à l'autel il demandait humblement pardon, non pas tant pour son erreur que pour celle de l'autre. Dans la journée, après avoir accompli sa tâche, il se rendait directement de l'école à l'église. Et là, devant le Christ caché dans l'Eucharistie, il prolongeait sa contemplation et sa prière. Dieu seul occupait tout son coeur, Dieu seul était sur ses lèvres.

    Clément XIII, lors la canonisation de Jean de Kenty

    [En 2006, j’avais cité l’émouvant hommage de Dom Guéranger à la Pologne, à propos de Jean de Kenty et de sa canonisation par Clément XIII.]