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  • Une bonne nouvelle, quand même...

    La chambre du conseil de Namur, conformément aux réquisitions du parquet, a débouté hier les lobbies homosexuels et prononcé un non-lieu dans le dossier relatif aux « propos homophobes » tenus par Mgr Léonard, évêque de Namur, reproduits dans un hebdomadaire en avril 2007.

    Se référant à Freud (ce qui a mis les homos en fureur), Mgr Leonard avait déclaré à propos de l’homosexualité : « « C'est un stade imparfaitement développé de la sexualité qui contredit sa logique intérieure. Les homosexuels ont rencontré un blocage dans leur développement psychologique normal, ce qui les rend anormaux. »

    Si la chambre du conseil a estimé que de tels propos étaient effectivement de nature à blesser la communauté homosexuelle, elle a souligné que le réel problème était de savoir s'ils constituaient une incitation à la discrimination. Or elle a conclu qu’à la lecture du propos il ne ressort nullement que Mgr Léonard ait été animé de pareille intention. La chambre a considéré qu'il n'y avait donc pas lieu de renvoyer l'accusé devant le tribunal correctionnel.

    (Via e-deo)

  • La France viole la Charte...

    Le Conseil de l’Europe juge, dans deux décisions distinctes rendues en faveur d’ATD Quart Monde et de la Fédération des associations nationales de travail et des sans-abris (FEANTSA) (?), que la France viole plusieurs dispositions de la Charte des droits sociaux en matière de logement.

    La France viole les dispositions de la Charte concernant les procédures d’expulsion et leur mise en œuvre, l’offre de logements à un coût accessible pour les plus pauvres, les modalités d’attribution des logements sociaux, le faible nombre d’aires pour les gens du voyage et la construction insuffisante de logements sociaux.

    C’est tout ?

    Non. Le Conseil de l’Europe stigmatise une « discrimination dans l’accès au logement », car « les statistiques » montrent que « les demandes de logement social non satisfaites émanant d’immigrés sont plus nombreuses que celles provenant de ménages français ».

    Ben oui, plus il y a d’immigrés qui demandent des logements sociaux, plus il y a, forcément, de demandes non satisfaites, puisqu’il n’y a pas assez de logements pour abriter la déferlante migratoire...

    C’est tout ?

    Non. La procédure d’attribution des logements sociaux locatifs « ne garantit pas suffisamment d’équité et de transparence, car le logement social n’est pas réservé aux plus pauvres ».

    Ben oui. On a cru malin d’inventer la « mixité sociale ». Mais le Conseil de l’Europe n’en veut pas, car ce concept conduit « à des résultats discrétionnaires ».

  • L’Europe et le grand hamster...

    La Commission européenne a adressé un dernier avertissement à la France, avant saisine de la Cour européenne de Justice, « pour qu’elle applique intégralement et dans les plus brefs délais notre législation (sic) relative à la protection de la nature », déclare le commissaire Stavros dans un communiqué.

    Il s’agit de la protection du grand hamster d’Alsace.

    La France a mis en place un plan de sauvetage du grand hamster, mais « son application a été lente et la Commission pense que les mesures qu’il contient seront insuffisantes pour freiner le déclin de cette espèce et empêcher son extinction », souligne le commissaire.

    Car la Commission européenne veut la mort des pêcheurs et des paysans, mais entend bien sauver le hamster.

  • Une leçon de la Cour européenne de Justice

    L’avocat général de la Cour européenne de Justice a demandé hier aux juges de condamner la France à des amendes de plus de 235.764 euros par jour pour n’avoir toujours pas correctement transposé les directives européennes sur les OGM.

    La Cour avait déjà condamné la France en 2004. Comme la France n’avait pas obtempéré, la Commission européenne avait de nouveau saisi la Cour de Justice en 2006, réclamant 38 millions d’euros d’amende forfaitaire et 366.744 euros d’astreinte journalière.

    La France avait annoncé, en mars 2007, la transposition de la directive par deux décrets. Mais l’avocat général a conclu qu’à la date de l’audience, le 12 mars 2008, la France n’avait « pas correctement transposé toutes les dispositions de la directive et par conséquent n’avait pas complètement exécuté le premier arrêt de la Cour  ». Il demande donc de condamner la France à 235.764 euros d’amende par jour de retard dans la transposition complète de la directive à partir de l’arrêt. Bon prince, l’avocat général a estimé qu’il n’y avait pas lieu de donner suite à la demande de la Commission quant à l’astreinte de près de 360.000 euros par jour, en l’absence de « circonstances aggravantes ».

    La loi OGM, qui transcrit les directives européennes, a été définitivement votée le 22 mai. Après moultes mascarades visant à faire croire que le gouvernement et les députés français avaient une quelconque maîtrise de la question.

    La Cour de Justice européenne leur offre une douche froide... et leur explique que, puisqu’ils ont enfin obéi à Bruxelles, ils ont intérêt à sortir les décrets d’application de la loi avant l’arrêt qui va condamner la France.

    En espérant que la loi ait « correctement transposé toutes les dispositions de la directive... »

    C’est ça, l’Union européenne...

  • France sur Baltique

    La France a demandé mardi à Riga le statut de membre à part entière au Conseil des Etats de la mer Baltique, lors du sommet de cet organisme de coopération régionale.

    La France fait valoir que d’autres pays non riverains de la Baltique font déjà partie de ce Conseil ( la Norvège , et l’Islande depuis deux ans, sans compter l’inévitable Commission européenne).

    La demande a été formulée officiellement par Jean-Pierre Jouyet.

    C’est une très minable riposte de Sarkozy au fait que l’Union européenne a exigé que tous les pays de l’UE soient partie prenante dans l’Union pour la Méditerranée. « De même que les Suédois ou les Finlandais dont intéressés par les enjeux méditerranéens affectant l’ensemble de l’Europe, la France est concernée par les enjeux énergétiques ou environnementaux dans la région de la Baltique  », a souligné Jean-Pierre Jouyet à l’AFP...

  • Le référendum hypocrite : réaction turque

    La Turquie a réagi, par un communiqué de son ministère des Affaires étrangères, à l’obligation du référendum pour l’adhésion à l’UE d’un pays représentant plus de 5% de la population de l’UE.

    Le gouvernement turc est « irrité par la volonté d’inscrire une telle approche discriminatoire dans la Constitution française en dépit du fait que les négociations d’adhésion ont débuté avec le consentement de la France (et se poursuivent avec le consentement de Nicolas Sarkozy, pourrait-il ajouter). Il est indéniable qu’une telle approche discriminatoire soit préjudiciable à nos relations bilatérales et soit dommageable à l’amitié traditionnelle entre nos peuples. »

    Et le ministère turc d’espérer que le projet de réforme constitutionnelle soit amendé sur ce point.

    Dans le même temps, on apprend que la majorité des sénateurs UMP a bien l’intention de revenir au texte initial, c'est-à-dire à l’absence de tout référendum...

  • Le vrai camembert

    L’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao) confirme que le camembert de Normandie AOC doit être fabriqué au lait cru (et aussi que le moulage doit être fractionné en 5 fois d’un lait caillé non brisé, et que l‘emballage doit être une boîte en bois).

    L’aire géographique, recentrée autour des bassins herbagers et bocagers,  est réduite de 50%, à 1.678 communes, contre 3.234 auparavant.

    L’Inao donne ainsi raison, sans surprise, aux petits producteurs. Fin février, l’association de défense et de gestion du camembert de Normandie (montée par les petits producteurs) avait voté à plus de 55% en faveur du maintien du lait cru obligatoire pour la fabrication du camembert AOC. La commission d’enquête de l’Inao avait émis un avis conforme au vote.

    Lactalis, deuxième groupe mondial de produits laitiers et fabriquant des « camemberts » Lanquetot et Lepetit, se montre très mauvais perdant. Le groupe affirme de nouveau que le camembert au lait cru présente « des risques spécifiques par rapport aux autres fromages ». Et alors, pourquoi Lactalis produisait-il des Lanquetot et des Lepetit au lait cru ? Pour empoisonner les gens ?

  • Frédéric Mitterrand à la Villa Médicis

    Nicolas Sarkozy a désigné Frédéric Mitterrand comme directeur de la Villa Médicis.

    On pourra dire que c’est une nouvelle preuve de l’ouverture à gauche, mais il est bien préférable que soit Frédéric Mitterrand plutôt que Georges-Marc Benamou, qui est de la pire gauche et s’était autoproclamé candidat officiel alors qu’il était viré de l’Elysée.

  • La propagande homo, par delà la mort

    L’avis de décès d’Yves Saint-Laurent paru hier dans Libération présentait Pierre Bergé comme « son compagnon depuis 50 ans, son partenaire au pacte civil de solidarité (PACS) ».

    Dans une interview à Paris Match, Pierre Bergé précise : « Nous avions établi un testament parallèle. Nous nous étions pacsés. L’un est l’héritier de l’autre. »

    Il précise encore que le PACS avait été conclu « pour des raisons symboliques. On a décidé qu’il fallait le faire, comme ça, d’un commun accord. Cela a eu lieu à son domicile, récemment. »

    Récemment. D’un commun accord. L’un est l’héritier de l’autre...

    Et voici ce que dit Pierre Bergé quant à la maladie d’Yves Saint-Laurent : « Son cancer du cerveau avait été détecté il y a un an, par hasard, après une chute. L’avantage, si l’on peut dire, de cette maladie est qu’on ne souffre pas, qu’on ne se rend compte de rien. Il a cessé de s’alimenter seul. Il avait perdu l’usage de la parole. Il ne connaissait pas la nature de son mal. Il n’aurait pas eu la force psychique de le supporter. »

    Il avait perdu l’usage de la parole, mais il était d’accord pour être pacsé et établir un « testament parallèle ». C’est beau l’amour.

  • La consommation d’énergie selon Borloo et son ministère

    Titre d’une dépêche AFP, le 4 juin à 19h04 :

    « La France a réduit sa consommation d’énergie en 2007, une première (Borloo) »

    (Dans le corps de la dépêche, la citation du ministre de l’Ecologie : « Pour la première fois en 2007, la France a dépensé moins d’énergie que l’année précédente. »)

    Titre d’une dépêche AFP, le 5 juin à 00h01 :

    « Les Français ont consommé autant d’énergie en 2007 qu’en 2006 (ministère) »

    (La dépêche cite les chiffres du Bilan énergétique publié par le ministère de l’Ecologie.)

    Cette contradiction montre que l’on fait dire ce que l’on veut aux statistiques.

    La consommation d’énergie primaire a été de 276,1 millions de tonnes équivalent pétrole en 2007, soit 0,1% de plus qu’en 2006. Donc les Français ont consommé « autant » d’énergie qu’en 2006, et même un tout petit peu plus.

    Mais ces chiffres sont « corrigés du climat » (comme tant d’autres sont « corrigés des variations saisonnières », expression que l’on pourrait également utiliser pour la consommation d’énergie). Or, en raison de la douceur de l’hiver 2006-2007, la consommation d’énergie, en données réelles, a baissé de 1,7%.

    C’est pourquoi Borloo peut affirmer que la consommation d’énergie a baissé, quand son propre ministère peut affirmer qu’elle a légèrement augmenté...