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  • Le christianisme à l’est

    Au détour d’une dépêche de l’AFP sur un débat en Bulgarie concernant un projet d’enseignement laïque sur les religions, on apprend que depuis 2001 le gouvernement bulgare prête serment sur la Bible et devant la Croix , que les églises sont pleines, que l’inauguration de nouveaux locaux ou de nouvelles entreprises est accompagnée d’un service religieux.

    La ville de Presov dans l’est de la Slovaquie envisage d’ériger une statue du Christ de 33 mètres de haut, qui serait la plus grande d’Europe (celle de Rio fait 38 mètres). Actuellement, la statue la plus haute de Slovaquie est celle d’un soldat soviétique, faisant partie d’un mémorial à Bratislava. (J’ai connu Presov du temps du communisme : la chape de plomb était très pesante. J’ai connu Presov peu après la chute du communisme : la chape de plomb était toujours là, comme si la ville retenait son souffle en se demandant si c’était bien vrai...)

    Les plus fortes ventes de livres de ces dernières années en Pologne sont (dans l'ordre) les écrits de Jean-Paul II, les Mémoires de son ancien secrétaire le cardinal Dziwisz, Harry Potter... et les livres de cuisine de sœur Anastasia. La religieuse en a vendu un million, et se lance dans le DVD. « Beaucoup de mes recettes me viennent la nuit dans mes rêves, explique-t-elle. Ce qui est le plus dur, c'est de se souvenir d'écrire la recette quand je me lève, avant que j'oublie. » Sœur Anastasia fait depuis longtemps la cuisine pour la maison d'édition des jésuites de Cracovie, qui servent de cobayes et éditent ses livres. Les prochains projets dépendront de l'inspiration divine de la sœur, déclare malicieusement le père Pietras. Quand on demande à la religieuse ce que représente pour elle cette notoriété, elle répond : « Ma vie n'a pas vraiment changé. Parfois, j'ai un peu moins de temps, mais je fais en sorte d'en garder pour la prière,, c'est le plus important. Les livres sont secondaires. »

  • La miséricorde

    L’Eglise organisera à Rome du 2 au 6 avril, à l’occasion du troisième anniversaire de la mort de Jean-Paul II, un congrès sur la miséricorde, thème qui était cher au pape défunt.

    Le « premier congrès apostolique mondial de la Miséricorde  » sera présidé par le cardinal Schönborn, archevêque de Vienne.

    Il pourrait se pencher sur cette anomalie qui ne paraît émouvoir personne : dans le psautier officiel de l’Eglise catholique latine, le mot misericordia apparaît 129 fois. Dans le psautier officiel de l’Eglise qui est en France, censé traduire le psautier latin, le mot miséricorde apparaît... deux fois.

  • Quelques premières de la stupidité ambiante

    Un prof de Berlaimont (Nord) sera jugé fin mars pour « violence aggravée sur mineur ». Il avait donné une gifle (sans conséquence) à un élève qui l’avait traité de connard. (Addendum. Les policiers sont allés le chercher chez lui, et il a subi 24 heures de garde à vue.)

    La promotion de la Légion d’honneur du 1er janvier respecte scrupuleusement la parité homme femme. (Sa publication a dû être retardée parce que la promotion dans l’ordre du mérite ne respectait pas la parité : il a donc fallu modifier celle-ci pour que celle-là puisse être publiée, puisque l’une ne va pas sans l’autre. La parité dans l’ordre du mérite est également une première.) Mais on attend toujours la parité homo-hétéro, souchiens-non souchiens, etc.

    Un groupe d’intellectuels (sic) européens, créé par la Commission européenne et présidé par Amin Maalouf, propose la promotion d’une « langue personnelle adoptive », qui ne « serait pas du tout une seconde langue étrangère, mais plutôt, en quelque sorte, une seconde langue maternelle ». Pour avoir deux langues maternelles, il faut avoir deux mères. Les intellectuels ne précisent pas si leur proposition implique une discrimination positive en faveur des paires de lesbiennes franco-étrangères.

  • La dictature européenne en acte

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi qui ouvre les fonctions de capitaine de la marine marchande aux étrangers.

    Le ministre Bussereau s’est en quelque sorte excusé d’aller ainsi « contre l’attachement des navigants au lien entre pavillon et nationalité du capitaine, signe visible de l’autorité de ce dernier », mais, a-t-il ajouté en substance, nous ne pouvons pas faire autrement, c’est un ordre de Bruxelles.

    La Commission européenne avait même engagé un contentieux devant la Cour de Justice contre la France qui continuait de réserver les fonctions de capitaine à des nationaux.

    Telle est la dictature européenne, toujours plus anti-nationale, et qui sera encore aggravée par la Constitution-bis .

    J’appelle les Français à réclamer un référendum sur ce nouveau texte liberticide, et à manifester avec le Front national, à l’Assemblée nationale le 6 février prochain.

  • Serbie : le second tour indécis

    La journée d’hier a été la plus importante de l’entre deux tours de la présidentielle serbe : elle a été marquée par la prise de position de Vojislav Kostunica, par le débat télévisé Tadic-Nikolic, et par la visite d’un commissaire européen.

    A l’issue du premier tour, nombre de commentateurs disaient que le choix de Kostunica serait capital. C’est-à-dire que s’il soutenait Tadic, c’est à coup sûr celui-ci qui remporterait l’élection.

    Or Vojislav Kostunica, Premier ministre et chef du parti démocrate serbe, a refusé de soutenir le président sortant : « Boris Tadic a rejeté notre proposition d’élargir notre accord de coalition et nous ne pouvons pas le soutenir lors de cette élection, a-t-il dit. Dans le même temps, je veux dire clairement que nous ne soutenons pas non plus le candidat du parti radical. Notre message est que le peuple doit décider seul de ce qu’il va faire. »

    Lors du débat télévisé, Tadic s’est déclaré « profondément convaincu que seule une politique d’intégration à l’UE permettra à la Serbie de se développer ». Nikolic a défendu une politique de « deux voies, la première complètement ouverte vers la Russie , la deuxième vers l’UE qui contient de nombreux obstacles ». Il a ajouté que la Serbie devait « parler ouvertement à l’UE : la Serbie n’a qu’une condition : entrer dans l’UE entière », c’est-à-dire avec le Kosovo... dont l’UE a programmé l’imminente indépendance. Tadic a réaffirmé qu’il n’accepterait jamais un Kosovo indépendant, mais il n’a toujours pas expliqué comment la Serbie peut entrer dans l’UE qui aura reconnu le Kosovo indépendant...

    Le même jour, le commissaire européen Franco Frattini est venu vanter l’UE et l’accord de coopération agité comme une carotte devant l’âne serbe : «  Je suis persuadé que l’avenir de la Serbie est au sein de l’UE... Nous venons d’inviter la Serbie à signer avec l’UE un accord politique qui pour la première fois fait mention du mot “membre“ de l’UE... » L’accord sur les visas aura un « résultat tangible et visible » pour les citoyens serbes... « Notre offre politique à la Serbie signifie que nous ouvrons les portes et les fenêtres de l’Europe... »

  • Ecce ego statuam pactum meum

    Ecce ego statuam pactum meum vobiscum, et cum semine vestro post vos ; neque enim deinceps diluvium dissipans terram. Arcum meum ponam in nubibus, et erit signum foederis inter me et inter terram. Neque enim deinceps diluvium dissipans terram.

    Voici que j’établis mon alliance avec vous, et avec votre descendance ; car il n’y aura plus désormais de déluge pour dévaster la terre. Je mettrai mon arc dans la nuée, et il sera le signe de l’alliance entre moi et la terre.