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  • A propos du site sur la « liturgie catholique »

    J’ai l’impression que l’histoire de la messe de Paul VI est déjà oubliée, ou qu’elle n’est pas connue des jeunes générations. J’attendais qu’un lecteur commente mon texte d’hier à propos du site de la « liturgie catholique », en évoquant l’article 7 de l’Institutio generalis du Novus Ordo Missae. Puisque cela ne vient pas, je le fais moi-même.

    La messe de Paul VI fut publiée en 1969, précédée d’une introduction, l’Institutio generalis. L’article 7 disait ce qu’est la messe. Il disait que la messe, la « Cène », est une assemblée du peuple de Dieu, présidée par un prêtre, qui célèbre le mémorial du Seigneur.

    Comme il n’y avait ensuite rien qui vienne préciser que ce « mémorial » était un sacrifice, le sacrifice du Fils de Dieu qui se donne à manger aux hommes pour qu’ils aient la vie éternelle, il en résultait qu’il s’agissait à la messe, à la « Cène », de seulement faire mémoire de ce qui s’était passé il y a 2000 ans. Il était seulement ajouté qu’ainsi « l'Eglise locale réalise de façon éminente la promesse du Christ : "Lorsque deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis là, au milieu d'eux." Telle était la seule présence du Christ à la messe (à la Cène).

    Face à cette définition si clairement protestante, les critiques furent si vives que dans l’édition suivante cet article fut modifié, et toute la doctrine catholique y fut ajoutée : le prêtre agissant in persona Christi, la messe sacrifice eucharistique qui perpétue le sacrifice de la Croix, le Christ qui se rend réellement présent, substantiellement et durablement, sous les espèces eucharistiques.

    La première version de l’article 7 montre bien quelles étaient les intentions de ceux qui ont fabriqué la messe de Paul VI…

    On croyait que cela n’était plus qu’un mauvais souvenir. Mais voici que le site officiel de la « liturgie catholique », garanti par les évêques, sous la responsabilité de Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse et président de la Commission épiscopale pour la Liturgie et la Pastorale sacramentelle, revient, comme si de rien n’était, à la messe où l’on « fait mémoire », non seulement en omettant la doctrine catholique de la messe, mais en précisant lourdement que cette mémoire est « comme » celle que l’on met en œuvre avec le gâteau d’anniversaire…

  • Chronique de la falsification

    Dans la « forme ordinaire » de la liturgie latine, l’évangile de demain est la parabole de la veuve importune (Luc 18).

    D’après le texte sous copyright des évêques de France, Jésus commence ainsi : « Il y avait dans une ville un juge qui ne respectait pas Dieu et se moquait des hommes. » (© Copyright AELF - Paris - 1980 - Tous droits réservés).

    Le texte latin (le texte officiel de l’Eglise latine, qui dit la même chose que le texte grec originel), évoque un juge « qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes » (qui Deum non timebat et hominem non reverebatur).

    La crainte de Dieu est évacuée de l’Evangile. La crainte de Dieu est pourtant un thème essentiel. Et complexe. Mais plutôt que de garder un mot qui ne plaît pas à nos contemporains, et de laisser le prédicateur expliquer ce qu’il veut dire, on le supprime. On censure saint Luc. Ce qui pose ici un autre problème. Comme on a remplacé craindre par respecter, et que l’on trouve, juste après, le mot respecter, il faut aussi remplacer respecter par un autre mot…

    L’agence Zenit publie chaque samedi un commentaire de l’évangile du lendemain par le P. Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale. C’est souvent intéressant. Cette fois, il commente le tout début, et fait une belle remarque sur la prière :

    L’Evangile commence ainsi : « Jésus disait une parabole pour montrer à ses disciples qu'il faut toujours prier sans se décourager ». Il s’agit de la parabole de la veuve importune. A la question : « Combien de fois faut-il prier ? », Jésus répond : toujours ! La prière, comme l’amour, ne supporte pas le calcul des « fois ». Se demande-t-on peut-être combien de fois par jour une maman aime son enfant, ou un ami son ami ? On peut aimer à des degrés différents mais pas à des intervalles plus ou moins réguliers. Il en est de même pour la prière.

  • Brûler les statues des saints pour rendre un culte à Dieu…

    Un pasteur de « l'Eglise universelle du royaume de Dieu » a brûlé durant un « culte » deux statuettes d'art sacré du XVIIe siècle à Sao Borja, dans le sud du Brésil.

    Le « pasteur » Flavio Guimaraes da Silva Pereira a expliqué que brûler des statues de saints était une pratique de son Eglise évangélique pour « promouvoir la libération spirituelle » et affirmé qu'il ignorait qu'elles faisaient partie du patrimoine artistique sacré du Brésil. Il les avait emportées en affirmant qu'il soignerait ainsi le cancer d'un des membres de la famille qui en avait la garde depuis cinq générations.

    Les statuettes parties en fumée étaient des représentations en bois du "Christ mort" et de "Saint Pierre", sculptées au XVIIe siècle par des Indiens Guaranis : Sao Borja fut l'une des missions fondées par les jésuites chez les Guaranis (on se souvient du superbe film Mission).

  • Les prêtres enlevés en Irak

    Les ravisseurs de deux prêtres syro-catholiques en Irak ont exigé un million de dollars pour leur libération et ont fixé un ultimatum qui expirait théoriquement ce matin.

    On se souvient que le pape avait annoncé l’enlèvement de ces deux prêtres dimanche dernier. C’était assez étonnant, car d’habitude le pape évoque des faits dont on a eu connaissance par ailleurs. Cela montrait qu’il trouve, à juste titre, insupportable la situation faite aux chrétiens en Irak.

    Mais cette attitude a un effet pervers, et c’est tout le problème de la dénonciation publique ou du silence qui est ici posé.

    Car au moment où le pape s’exprimait s’étaient engagées des tractations avec les ravisseurs qui réclamaient une rançon. Les deux prêtres pouvaient être relâchés lundi (peut-être). Mais lundi, les ravisseurs ont revu leurs conditions et réclamé beaucoup plus d’argent, pour arriver à un million de dollars. Tel est pour eux le prix de la notoriété devenue planétaire de leurs otages…

    (NB. Je ne porte ici aucun jugement. Je ne sais pas ce qu'il convient de faire. Je sais seulement ce qu'll aurait fallu ne pas faire : déstabiliser l'Irak et en faire un magma d'anarchie.)

    Addendum. Les deux prêtres ont été libérés dimanche 21 octobre, et se sont immédiatement rendus dans leur église. On ne sait rien des conditions de leur libération.

  • Infanticide, avortement et Téléthon

    Les premières informations sur la macabre découverte dans la cave de Céline Lesage à Valognes disait qu’il s’agissait de « fœtus ». Or il s’agissait de nouveaux-nés. Mais aujourd’hui encore, sur une chaîne d’information en continu, on continuait de nous parler de « fœtus ».

    Qu’ils continuent donc à nous dire que cette femme risque la réclusion à perpétuité pour avoir « tué des fœtus », quand d’autres se font rembourser par la sécurité sociale le meurtre des leurs. Cela fera peut-être réfléchir quelques-uns.

    On apprend d’autre part que Céline Lesage était depuis trois ans secrétaire du Téléthon.

    Tiens donc.

  • Jean-Paul II, le 2 avril dernier…

    Le soir du 2 avril dernier, jour anniversaire de la mort de Jean-Paul II, des fidèles de Wadowice (la ville natale du pape) et des environs se sont réunis sur une colline pour une veillée de prière autour d’un feu.

    Un des participants prenait des photographies du feu, deux par minute. Sur celle qu’il a prise à 21h 37 et 30 secondes, heure exacte de la mort du pape, et seulement sur celle-là, la flamme dessine de façon vraiment étonnante la silhouette du pape. La photographie a été expertisée. Il n’y a aucun trucage.

    Elle a été diffusée lundi sur la chaîne de télévision Vatican Service News (VSN), et depuis lors elle a fait le tour du monde.

    « Personne n’est obligé d’y croire et l’Eglise ne prononcera jamais de jugement officiel disant qu’un événement miraculeux s’est produit », commente le P. Thomas Williams, enseignant à la faculté de théologie de l’Athénée Regina Apostolorum de Rome. « Malgré cela, ceux qui choisissent de voir la main de Dieu dans cet événement seront encouragés par la pensée que Jean-Paul II continue à intercéder pour nous du Ciel, comme c’est certainement le cas. Notre foi ne se base pas sur ce genre d’événement, mais Dieu nous envoie de nombreux signes de sa présence et de sa bienveillance providentielle. Ainsi il n’y a pas de raison pour que l’événement dont on parle ne soit pas un de ceux-là. »

    (cf. Zenit)

  • Beata Mater

    Beata Mater et intacta Virgo, gloriosa Regina mundi, intercede pro nobis ad Dominum.

    Bienheureuse Mère et Vierge pure, glorieuse Reine du monde, intercède pour nous auprès du Seigneur.

    (Office de la Sainte Vierge , antienne du Magnificat)