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  • Les agresseurs de Marine Le Pen se présentent à la police…

    Les deux individus recherchés dans l'agression de Marine Le Pen se sont présentés au commissariat de Lens vendredi vers 18h, a déclaré à l'AFP le secrétaire général du parquet de Douai, précisant qu’ils étaient accompagnés de leur avocat, la vedette du barreau Eric Dupont-Moretti…

    Les deux hommes ont été placés en garde à vue au commissariat de Lens, dans le cadre de l’information judiciaire ouverte lundi par le parquet de Béthune (Pas-de-Calais) pour violences avec arme, subornation de témoin et injures.

  • La défense des « sans-papiers » jusqu’au délire

    La nouvelle polémique sur la loi sur l’immigration concerne un article qui, selon les bonnes consciences, interdirait aux clandestins de bénéficier d’un hébergement d’urgence. Même Martin Hirsch, membre du gouvernement, y est allé de son couplet pour dire que c’était « inacceptable ».

    Il a fallu que le gouvernement mette les points sur les i, et publie un communiqué signé par Brice Hortefeux, Christine Boutin et… Martin Hirsch. L’article en question précise que la personne accueillie en hébergement d'urgence « ne peut faire valoir un droit à un logement au titre de la loi DALO (Droit au logement opposable) si elle ne peut pas justifier de la régularité de son séjour en France ».

    On précise donc seulement dans la loi Dalo qu’une personne accueillie en hébergement d’urgence peut y rester « jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée si elle peut justifier de la régularité de son séjour sur le territoire ». Ce qui va de soi, puisque par principe « l’orientation » d’un clandestin est de quitter le territoire.

    La polémique était donc absurde (même si l’on comprend bien que le but des lobbies est de donner tous les droits aux clandestins). Mais ce qui est hallucinant aussi, sur le plan du droit, est qu’on en soit à pondre un texte pour dire que les clandestins accueillis en hébergement d’urgence ne peuvent pas faire valoir leur « droit au logement » devant la justice…

  • Proportionnelle : contrainte et forcée par Sarkozy, l’UMP accepte un "débat"…

    Le Conseil national de l'UMP, réuni à la Mutualité, a adopté à une faible majorité (55,3%) une motion acceptant le principe d’un… débat sur l'introduction d'une mini-dose de proportionnelle au Parlement :

    « L'UMP est attachée au scrutin majoritaire, qui est la garantie de l'efficacité et de la stabilité du régime de la Ve République. Toutefois, il est nécessaire d'assurer la représentation au Parlement de l'ensemble des courants d'opinion politiques français afin de renforcer sa représentativité et la démocratie. C'est dans ce cadre que le débat sur l'introduction d'une dose minoritaire de proportionnelle à l'Assemblée nationale ou au Sénat doit avoir lieu. »

    Les motions étant généralement adoptées massivement (même celle sur l’ouverture pour les municipales a recueilli 80% des voix), c’est vraiment en rechignant que le conseil national accepte de suivre Sarkozy (qui n’a lui-même que très récemment adopté l’idée d’un tel débat).

    Avant le vote, le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer avait de nouveau exprimé à la tribune ses plus grandes réserves.

    Fin septembre, le président du groupe à l'Assemblée, Jean-François Copé, avait affirmé qu'une « écrasante majorité » de députés UMP était « totalement hostile » à l'introduction d'une dose « même minime » de proportionnelle…

    Le 2 octobre, Hervé de Charrette suggérait que l’introduction d’une dose de proportionnelle serait « le prix à payer » de la réforme institutionnelle (qu’il juge inutile) : « Puisque nous n'avons pas la majorité des trois cinquièmes au Parlement, et que les socialistes et les centristes demandent l'introduction de la proportionnelle, si le prix à payer, c'est la modification du mode de scrutin, pour ce qui me concerne, la réponse est non. » Et d’ajouter que cette question est susceptible de provoquer de « sérieux remous » au sein de l'UMP.

    Je ne sais plus lequel des chefs UMP expliquait ces jours-ci son opposition à toute proportionnelle en disant qu’avec le scrutin majoritaire on gardait les indésirables en dehors du Parlement, et qu’avec la proportionnelle on les aurait à la fois dedans et dehors. Ce qui montre bien l’esprit démocratique de ces gens-là...

  • Benoît XVI : la loi morale naturelle, norme nécessaire

    Lors d’une audience aux membres de la Commission théologique internationale, hier, le pape Benoît XVI a rappelé qu’il n’y a pas de démocratie authentique ni de loi légitime sans respect de la loi naturelle, et il lance un appel à la mobilisation des consciences. Voici de larges extraits de son allocution sur ce point, tels que diffusés par l’agence Zenit (pour l’heure le site du Vatican ne donne que le texte italien).

    La loi naturelle est la « norme écrite par le Créateur dans le cœur de l’homme », qui lui permet de distinguer le bien du mal. Aujourd’hui, en partie à cause de « facteurs d’ordre culturel et idéologique, la société civile et laïque se trouve dans une situation d’égarement et de confusion : on a perdu la preuve originelle des fondements de l’être humain et de son action éthique, et la doctrine de la loi morale naturelle se heurte à d’autres conceptions qui en sont la négation directe ». « Tout ceci a des conséquences énormes et graves dans l’ordre civil et social. Une conception positiviste du droit semble dominer chez de nombreux penseurs aujourd’hui. Selon eux, l’humanité, ou la société, ou en fait la majorité des citoyens, devient la source ultime de la loi civile. » « Le problème qui se pose n’est donc pas la recherche du bien mais celle du pouvoir, ou plutôt de l’équilibre des pouvoirs. »

    « A la racine de cette tendance se trouve le relativisme éthique, dans lequel certains voient même l’une des principales conditions de la démocratie, car le relativisme garantirait la tolérance et le respect réciproque des personnes. Mais s’il en était ainsi, la majorité d’un instant deviendrait la source ultime du droit. L’histoire montre très clairement que les majorités peuvent se tromper. La vraie rationalité n’est pas garantie par le consensus d’un grand nombre, mais uniquement par la transparence de la raison humaine à la Raison créatrice et l’écoute commune de cette Source de notre rationalité. »

    « Lorsque sont en jeu les exigences fondamentales de la dignité de la personne humaine, de sa vie, de l’institution familiale, de l’équité de l’ordre social, c’est-à-dire les droits fondamentaux de l’homme, aucune loi faite par les hommes ne peut modifier la norme écrite par le Créateur dans le cœur de l’homme, sans que la société elle-même ne soit touchée de manière dramatique dans ce qui constitue sa base essentielle. »

    La loi naturelle devient ainsi « la véritable garantie offerte à chacun pour vivre libre et respecté dans sa dignité, et protégé de toute manipulation idéologique, de toute décision arbitraire et abusive du plus fort. »

    « Personne ne peut se soustraire à cet appel. Si en raison d’un obscurcissement tragique de la conscience collective, le scepticisme et le relativisme éthique parvenaient à effacer les principes fondamentaux de la loi morale naturelle, l’ordre démocratique lui-même serait blessé de manière radicale dans ses fondements ».

    Pour combattre cet obscurcissement « qui est une crise de la civilisation humaine avant d’être une crise de la civilisation chrétienne, il faut mobiliser toutes les consciences des hommes de bonne volonté, laïcs ou même appartenant à des religions différentes du christianisme, afin qu’ensemble et concrètement, ils s’engagent à créer, dans la culture et dans la société civile et politique, les conditions nécessaires pour que l’on prenne pleinement conscience de la valeur inaliénable de la loi morale naturelle ».

  • Saint Bruno

    Comment pourrais-je parler dignement de cette solitude, de son site agréable, de son air sain et tempéré ? Elle forme une plaine vaste et gracieuse, qui s’allonge entre les montagnes, avec des prés verdoyants et des pâturages émaillés de fleurs. Comment décrire l’aspect des collines qui s’élèvent légèrement de toutes parts, et le secret des vallons ombragés, où coulent à profusion les rivières, les ruisseaux et les sources ? Il n’y manque ni jardins irrigués, ni arbres aux fruits variés et abondants.
    Mais pourquoi m’arrêter si longtemps sur ces agréments ? Il y a pour l’homme sage d’autres plaisirs, plus doux et bien plus utiles, parce que divins. Pourtant, de tels spectacles sont souvent un repos et un délassement pour l’esprit trop fragile, quand il est fatigué par une règle austère et l’application aux choses spirituelles. Si l’arc est tendu sans relâche, il perd de sa force et devient moins propre à son office.

    Ce que la solitude et le silence du désert apportent d’utilité et de divine jouissance à ceux qui les aiment, ceux-là seuls le savent, qui en ont fait l’expérience. Ici en effet, les hommes forts peuvent se recueillir autant qu’ils le désirent, demeurer en eux-mêmes, cultiver assidûment les germes des vertus, et se nourrir avec bonheur des fruits du paradis. Ici on s’efforce d’acquérir cet œil dont le clair regard blesse l’Epoux d’un amour pur et limpide qui voit Dieu. Ici on s’adonne à un loisir bien rempli et l’on s’immobilise dans une action tranquille. Ici Dieu donne à ses athlètes, pour le labeur du combat, la récompense désirée: une paix que le monde ignore et la joie dans l’Esprit-Saint.

    (Extrait de la lettre de saint Bruno à son ami Raoul Le Verd, prévôt du chapitre de Reims)

    – Sur la devise des chartreux, Stat crux dum volvitur orbis, voir ma note de l’an dernier.