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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2708

  • Paroles de ministre

    Le livre, paru il y a quelques mois (septembre 2006), est intitulé Deux ou trois choses que je sais de nous.

    A la page 146 commence un chapitre intitulé

    L’anglais, avenir de la francophonie

    On lit page 147 : « ... nouveau venu dans le gouvernement de la République, j’avais été étonné, en 1988, que l’on insistât sur l’usage obligatoire du français pour les ministres ».

    Et page 151 : « Après tout, même riche d’incomparables potentiels, la langue française n’est pas indispensable : le monde a bien vécu avant elle. Si elle devait céder la place, ce serait précisément à des langues mieux adaptées aux besoins réels et immédiats de ceux qui la délaisseraient. »

    L’auteur est aujourd’hui ministre des Affaires étrangères de la République française.

  • L’exécutif d’un conseil régional européen

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Le gouvernement Fillon est bien le gouvernement Sarkozy. Le président de la République y a placé, plutôt que des amis politiques de longue date, ses adjoints de campagne, dont il est sûr qu’ils seront non des ministres mais des exécutants.Quant au ministre d’Etat, c’est un homme qui a été récemment condamné à un an d’inéligibilité et 14 mois de prison avec sursis. Telle est l’exigence de morale et d’ordre de Nicolas Sarkozy.On constate que la famille a subitement disparu des préoccupations de Nicolas Sarkozy : elle n’est dans les attributions d’aucun ministre ni secrétaire d’Etat.

    On constate aussi que la Défense est confiée à un européiste convaincu, pour qui la nation doit non pas se défendre mais se fondre dans un super-Etat européen.

    Naturellement, le clou du spectacle est Bernard Kouchner. Soixante-huitard emblématique, icône de la pensée unique, il symbolise à lui seul ce que fustigeait Nicolas Sarkozy pendant sa campagne. Le nouveau ministre des Affaires étrangères et européennes est un européiste de gauche, qui méprise la nation et même la langue française, et il est flanqué d’un secrétaire d’Etat, ami du couple Hollande-Royal, qui a été directeur de cabinet de Jacques Delors à la Commission européenne.

    Ce gouvernement, composé selon la technique de la macédoine de légumes, n’est pas souverain, il n’est que l’exécutif d’un conseil régional européen.

    Les Français qui ont cru aux accents patriotiques de Nicolas Sarkozy vont commencer à déchanter.

  • Précisions sur le gouvernement

    La liste du gouvernement donnée hier soir par l’AFP était globalement la bonne. Parmi les précisions d’attributions, on note

    — que Jean-Louis Borloo est tout simplement ministre de l’Economie et des Finances et de l’emploi, et non de la « stratégie économique, des entreprises et de l’emploi »,

    — que Bernard Kouchner est ministre des Affaires étrangères et européennes,

    — que Christine Boutin n’est pas ministre de la Cohésion sociale mais du Logement et de la Ville. Les intitulés se recoupent en très grande partie, mais cela lui évitera le choc des mots avortement – cohésion sociale. Il n’en reste pas moins qu’elle est ministre d’un gouvernement qui fait de l’avortement un droit et qui va jusqu’à ignorer la famille.

    En effet il n’y a pas de ministre de la Famille. Ni de secrétaire d’Etat.

    Car la nouveauté, par rapport à ce qui avait été annoncé, est qu’il y a d’ores et déjà des secrétaires d’Etat. Dont un secrétaire d’Etat aux Affaires européennes : un européiste de gauche, bien sûr, comme son ministre. Et un autre secrétaire d’Etat de gauche : Eric Besson, qu’on récompense ainsi d’avoir claqué la porte du PS avec le fracas qu’on sait, en pleine campagne présidentielle.

    Enfin, il y a aussi un… Haut commissaire, « aux solidarités actives contre la pauvreté », le président d’Emmaüs Martin Hirsch.

  • Celui qui croira sera sauvé

    « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, celui qui ne croira pas sera condamné. » Peut-être chacun se dit-il en lui-même : « Moi, maintenant, j’ai cru, et donc je serai sauvé. » Il dit vrai, si sa foi inclut les œuvres. Car une foi véritable exige qu’on ne contredise pas dans sa conduite ce qu’on affirme par ses paroles. C’est pourquoi Paul déclare à propos de certains faux fidèles : « Ils font profession de connaître Dieu, mais ils le renient par leurs actes » (Tt 1, 16). Et Jean : « Celui qui dit connaître Dieu, mais ne garde pas ses commandements, est un menteur » (1 Jn 2, 4). Puisqu’il en est ainsi, c’est en examinant notre vie que nous devons vérifier la vérité de notre foi. En effet, nous ne sommes vraiment croyants que si nous accomplissons en nos œuvres ce que nous promettons en nos paroles. Le jour de notre baptême, nous avons promis de renoncer à toutes les œuvres et à toutes les séductions de l’antique ennemi. Que chacun d’entre vous se considère donc lui-même avec les yeux de l’esprit : si après le baptême, il garde ce qu’il avait promis avant le baptême, qu’il soit certain d’être un croyant, et qu’il se réjouisse. Mais s’il est tombé en commettant de mauvaises actions ou en désirant les séductions de ce monde, il n’a pas gardé ce qu’il avait promis. Voyons s’il sait pleurer maintenant ses égarements. Car devant le Juge miséricordieux, celui qui revient à la vérité ne passe pas pour un menteur, même après avoir menti : le Dieu tout-puissant, en recevant volontiers notre pénitence, couvre lui-même nos égarements par sa sentence.

    (saint Grégoire le Grand, homélie 29)

  • Ce qu’il disait il y a un mois

    « Plusieurs chantiers nous attendent, qui nécessitent le concours de tous : les retraites, la sécurité sociale, le travail, l'éducation, l'énergie, l'environnement, la recherche, l'immigration, la relance de cette Europe que nous avons abandonnée, notre rôle dans le monde, en particulier dans la lutte contre la pauvreté... Seule une gauche social-démocrate rénovée, avec ses valeurs et ses méthodes, mais aussi de l'imagination, de la générosité et du rêve, peut en convaincre les Français. »

    Bernard Kouchner, Le Journal du dimanche, 15 avril 2007.

  • Le gouvernement selon l’AFP

    Voici ce que sera la liste des ministres du gouvernement Fillon (c’est-à-dire des ministres de Sarkozy), selon l’AFP (hors ordre protocolaire) :

    Alain Juppé (Environnement, développement durable, énergie, transports)

    Jean-Louis Borloo (Stratégie économique, entreprises, emploi)

    Xavier Bertrand (Affaires sociales, travail)

    Brice Hortefeux (Co-développement, coopération, immigration, intégration, identité nationale)

    Xavier Darcos (Education)

    Bernard Kouchner (Affaires étrangères)

    Hervé Morin (Défense)

    Eric Woerth (Budget, Comptes publics, Fonction publique)

    Christine Boutin (Cohésion sociale)

    Rachida Dati (Justice)

    Michèle Alliot-Marie (Intérieur)

    Valérie Pécresse (Recherche, enseignement supérieur)

    Christine Lagarde (Agriculture)

    Christine Albanel (Culture)

    Roselyne Bachelot (Santé et sports).

    Ce qui saute aux yeux est

    - que Sarkozy prend comme ministre des Affaires étrangères un atlantiste pro-israélien, droits-de-l’hommiste bêlant et repentant, adepte de l’ingérence dite humanitaire (dans les pays dont le régime ne plaît pas aux gardiens des « droits de l’homme », comme par exemple l’Irak de Saddam Hussein), européiste fanatique, partisan résolu de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne ;

    - que pour Christine Boutin la cohésion sociale va de pair avec le droit à l’avortement. Ou que le droit à l’avortement est un élément de cohésion sociale. Rappelons que cette dame est Consulteur auprès du Conseil pontifical pour la famille. C’est une curieuse consultation qu’elle donne là.

  • Les Turcs croient ce que dit Sarkozy…

    Mardi, c’était le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan qui prévenait Nicolas Sarkozy que son hostilité à l'égard de l'entrée de la Turquie dans l’Union européenne allait alimenter un sentiment anti-européen chez les Turcs et endommager les liens bilatéraux.

    Aujourd’hui, c’est le ministre des Affaires étrangères Abdullah Gül, sans doute bientôt président de la République, qui enjoint Nicolas Sarkozy de ne pas remettre en cause les engagements pris par l'Union européenne en vue de l'adhésion de son pays : « La Turquie est un pays qui a commencé ses négociations avec l'UE. Les négociations ont commencé sur la base d'une décision (de l'UE) qui a été prise à l'unanimité, la France incluse. Mettre des obstacles à la progression du processus de négociation reviendrait à violer les signatures et les promesses faites dans le passé. »

    Les Turcs réagissent aux propos de Nicolas Sarkozy. Qu’ils attendent donc les actes avant de s’énerver. Demain, on aura Bernard Kouchner comme ministre des Affaires étrangères.

    Kouchner, qui symbolise à peu près tout ce que Sarkozy a fustigé au cours de sa campagne, est l’un des hommes politiques français les plus favorables à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne…

  • Fillon « Premier ministre » ?

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    La nomination de François Fillon comme Premier ministre est un élément parmi d’autres de la volonté de Nicolas Sarkozy d’être un président « à l’américaine ». Terne et dépourvu de charisme, François Fillon n’est que l’ombre de Nicolas Sarkozy, comme on l’a vu ces derniers jours, à ses côtés mais toujours un pas derrière lui.

    Outre le fait que Nicolas Sarkozy constitue « son » gouvernement en contradiction avec les articles 8 et 20 de la Constitution française, sa présidence à l’américaine n’est qu’une illusion.

    En effet, quels qu’aient été le faste républicain et les beaux accents patriotiques de la journée d’hier, Nicolas Sarkozy a moins de pouvoirs qu’un gouverneur d’un Etat des Etats-Unis d’Amérique. Il ne suffit pas de dire « La France, la France, la France », en sautant comme un cabri. Encore faut-il lui rendre son indépendance abandonnée morceau après morceau aux institutions européennes.

  • Ascension

    Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous regarder le ciel ? Ce Jésus, qui vous a été enlevé pour être élevé au ciel, reviendra de la même manière que vous l’avez vu partir vers le ciel.

    (Actes des apôtres, 1, 11)

    O Roi de gloire, Dieu des puissances, qui t’es élevé aujourd’hui en triomphateur au-dessus de tous les cieux, ne nous laisse pas orphelins, mais envoie sur nous la promesse du Père, l’Esprit de vérité, alléluia.

    (antienne des vêpres)

  • National Hebdo N° 1191

    « L’homme à tout faire ». Sous ce titre, une photo exclusive, assez intéressante, de Nicolas Sarkozy, le bras tendu, auquel nous faisons dire par une bulle : « Laissez, je m’en occupe ! ». Puisqu’il s’occupe en effet de tout.

    Mon éditorial est titré : « A l’américaine, pour quoi faire ? ». Béatrice Pereire s’intéresse aussi à Sarko l’Américain, mais il le voit tendance Madonna, Tom Cruise et Paris Hilton…

    Topoline brosse une revue de presse, très hétéroclite, de la presse étrangère sur le nouveau Président.

    Michel Limier nous cause des très chers amis de Nicolas : Martin, Arnaud, Bernard, François, et s’attarde sur Vincent.

    Serge Omara nous donne une page entière sur le lancement de la campagne des législatives du Front national. 

    Jean Roberto fait le tour des émeutes et des violences dont on ne parle guère, et Alexandre Martin examine les possibilités d’un « troisième tour social ».

    Dans ses Réminiscences à bâtons rompus, Jean Bourdier évoque Erwan Bergot.