« Comme il approchait de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle… »
Saint Luc est le seul à rapporter cet épisode où, en plein triomphe des Rameaux, Jésus s’arrête et pleure sur la Ville, en annonçant qu’elle sera détruite parce qu’elle n’a pas connu le temps de sa visitation.
Jésus n’annonce pas la ruine de Jérusalem comme une vengeance, mais au contraire avec les larmes de la compassion. Il pleure comme Elisée avait pleuré en voyant ce qui allait arriver à Israël en son temps. Il est le Prophète, et il est frappant de constater que sa description de la chute de Jérusalem est d’une étonnante précision alors même que les mots employés sont repris des anciens prophètes.
Mais il n’est pas seulement un messager de Dieu, il est Dieu lui-même, et la voix du Verbe se brise d’émotion : « Si tu savais… », et il ne finit pas la phrase. Tel est notre Dieu, au cœur ouvert.