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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2021

  • 9e dimanche après la Pentecôte

    « Comme il approchait de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle… »

    Saint Luc est le seul à rapporter cet épisode où, en plein triomphe des Rameaux, Jésus s’arrête et pleure sur la Ville, en annonçant qu’elle sera détruite parce qu’elle n’a pas connu le temps de sa visitation.

    Jésus n’annonce pas la ruine de Jérusalem comme une vengeance, mais au contraire avec les larmes de la compassion. Il pleure comme Elisée avait pleuré en voyant ce qui allait arriver à Israël en son temps. Il est le Prophète, et il est frappant de constater que sa description de la chute de Jérusalem est d’une étonnante précision alors même que les mots employés sont repris des anciens prophètes.

    Mais il n’est pas seulement un messager de Dieu, il est Dieu lui-même, et la voix du Verbe se brise d’émotion : « Si tu savais… », et il ne finit pas la phrase. Tel est notre Dieu, au cœur ouvert.

  • Pays-Bas: revirement des chrétiens-démocrates

    Après l’échec des discussions entre les libéraux (qui ont remporté les élections du 9 juin d’une courte tête) et la gauche pour former une coalition de gouvernement, les chrétiens-démocrates acceptent l’ouverture de discussions avec les libéraux et le parti de Geert Wilders, alors qu’ils rejetaient une telle perspective au lendemain des élections.

    Geert Wilders a sobrement réagi en disant que c’était "une bonne décision".

  • Totale impudence

    Un important dignitaire religieux saoudien, cheikh Aed Al-Qarni, sur l’interdiction du niqab :

    "C'est illogique et déraisonnable que le gouvernement français mette en œuvre une telle mesure, qui est condamnée par des personnes neutres, pas seulement des musulmans, parce que l'Etat laïque assure la liberté de religion." Et d’ajouter : "L'Etat doit respecter les rituels et croyances religieux, y compris ceux des musulmans."

    L’Etat français, bien sûr. Pas l’Etat saoudien, qui interdit légitimement toute expression religieuse autre que musulmane...

  • Ils se couchent

    Dès l'adoption de la loi instituant le « mariage » homosexuel en Argentine, deux juges avaient déclaré qu’ils n’en célébreraient jamais, en raison de leurs convictions religieuses.

    L’un est Marta Corvella. A la suite d’entretiens avec son pasteur (« évangélique »), elle a changé d’avis et célébrera le premier « mariage » entre paires dans le lieu de sa compétence.

    L’autre est Alberto Arias, seul avocat canoniste habilité par l'Eglise à intervenir dans les procès canoniques dans la province d'Entre Rios. Si personne d’autre n’est disponible, il le fera, dit-il, parce qu’il est obligé d’appliquer la loi.

    Il y a l’Eglise des martyrs. Et il y a l’Eglise où l’on se couche pour préserver sa carrière.

    (via le blog de Jeanne Smits)

  • "Un jour on regrettera l’Europe"

    Article d’Ahmed Al-Sarraf, dans le journal koweitien Al-Qabas, repris par Courrier international.

    "L'Europe est parfois appelée le Vieux Continent, mais elle reste la mère de la civilisation moderne, le centre de la culture mondiale et l'incarnation de la conscience internationale. L'Europe, et surtout l'Europe occidentale, joue le rôle humaniste qui a fait sa réputation et combat le sous-développement en ouvrant grand les bras aux miséreux, aux maltraités et aux opposants pourchassés par des dictateurs. Quand elle défend son identité et sa façon de vivre, nous n'avons pas le droit de nous en offusquer. Elle ne fait que défendre la démocratie et les libertés individuelles contre une pensée religieuse, celle de l'islamisme. Il faut être objectif pour comprendre les réactions de colère des Européens face à "l'assaut culturel et humain" musulman. Au bout d'une ou deux générations, le monde entier, et le monde arabe en premier lieu, regrettera l'Europe telle qu'elle avait été jusque-là. Celle-ci aura été transformée sous l'effet de l'immigration musulmane. Les Européens ont donc raison de s'inquiéter. Mettons-nous à leur place : dans les pays du Golfe, ne nous inquiétons-nous pas de l'influence exercée par les immigrés asiatiques sur nos propres modes de vie ?

    Les ghettos musulmans prolifèrent autour des grandes villes européennes, le voile s'y est banalisé, le niqab y progresse jour après jour et les mosquées y attirent plus de monde que les églises. Il y aurait quarante cinq millions de musulmans en Europe, ce qui ne serait pas si grave s'ils voulaient vraiment s'intégrer. Or beaucoup soutiennent le principe des attentats, les crimes d'honneurs sont courants et les femmes se voient souvent traitées par leurs familles comme si elles étaient encore dans leur pays d'origine. C'est effrayant de voir que ceux qui ont fui les dictatures politiques, militaires ou religieuses voudraient transformer l'Europe en quelque chose qui ressemblerait à ce à quoi ils cherchaient à échapper. Nous écrivons cela simplement afin de nous élever contre la victimisation qui accompagne la défense du droit des musulmans à vivre conformément à leurs convictions. Cela est d'autant plus inacceptable que nous-mêmes, dans notre propre pays, nous refusons à toutes les minorités, y compris aux Européens, de simplement respirer et ne cessons de vouloir leur imposer nos choix."

    (via le blog Incarnation, via F.Desouche)

  • En Algérie il est interdit de prier dans la rue…

    Dans un journal algérien :

    Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Bouabdallah Ghlamallah, vient de relancer l'interdiction de pratiquer la prière, celle du vendredi notamment, en des endroits publics, situés, pour être plus précis, à proximité des mosquées.

    Il arrive, en effet, que pendant la prière hebdomadaire du vendredi, plusieurs dizaines de fidèles s'agglutinent à l'extérieur des mosquées pour accomplir leur devoir religieux à même les trottoirs jouxtant les maisons de Dieu.

    Ce genre de constat est visible notamment dans les mégapoles du pays, à l'instar d'Alger où les mosquées ne désemplissent pas chaque vendredi. Seulement, ce n'est pas là une raison, insiste le ministre des Affaires religieuses, pour tolérer les rassemblements des fidèles au niveau des endroits environnants aux lieux de culte.

    Il a indiqué : «Seul l'intérieur des mosquées est fait pour les prières et si celui-ci est rempli de pratiquants, les autres fidèles n'ont qu'à prier chez eux et non pas dehors». Faut-il juste rappeler que le fait de prier en des lieux publics a toujours été une pratique interdite par la loi en vigueur.

    Néanmoins, les autorités ont jusque-là fait preuve de souplesse vis-à-vis de l'application de cette loi. Ghlamallah semble désormais décidé à en finir avec cette souplesse, en faisant valoir l'application de la loi dans toute sa rigueur. C'est du moins ce qu'il a soutenu hier lors d'un point de presse qu'il a animé à Dar El Imam de Mohammadia (El Harrach) où il a présidé la cérémonie de clôture de deux journées d'étude organisées à l'intention des nouveaux imams et morchidate.

    (via F.Desouche)

  • L'université d’été 2010 du Centre Charlier

    A Bordeaux, du dimanche 22 au samedi 28 août 2010

    La crise de l’Eglise et de la résistance catholique au XXe siècle. - Le réveil catholique en ce début de XXIe siècle. - Questions géopolitiques et nationales.

    Programme définitif complet

    Lire la suite

  • Deuxième volet de l’enquête de Paix liturgique sur l’application du motu proprio

    "Cette semaine, notre regard se porte sur l'Italie, pays qui a vu, entre 2007 et 2010, le nombre de messes célébrées selon le missel du Bienheureux Jean XXIII multiplié par 4 (d'une trentaine en 2007 à 120 aujourd’hui, sans compter toutes les messes célébrées par la FSSPX). Un grand nombre de ces nouvelles célébrations, il est bon de le signaler, car cela distingue l'Italie de la France, sont le fait non pas d'un groupe de laïcs mais de la propre initiative du curé du lieu."

    C’est ici.

  • Vatican II et l’ecclésiologie. Le Concile n’est pas l’idéologie para-conciliaire

    Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la commission pontificale Ecclesia Dei, a donné une remarquable conférence, le 2 juillet dernier, à Wigratzbad.

  • Benoît XVI commence le 3e tome de son "Jésus de Nazareth"

    "Depuis quelques jours, le pape [en « vacances de travail » à Castel Gandolfo] a commencé à préparer le troisième volume de sa grande œuvre sur Jésus", a déclaré le père Lombardi sur Radio Vatican. Il sera consacré aux "évangiles de l'enfance".

    Il a précisé que le manuscrit du deuxième tome, sur la passion et la résurrection, avait été achevé "ces derniers mois". Des traductions en "diverses langues" sont en cours et l'ouvrage devrait sortir en librairie "le printemps prochain".

    Selon Paolo Rodari, le troisième volume serait plutôt un « appendice » aux deux volumes sur la vie publique de Jésus :

    "Que manque-t-il ? L'enfance de Jésus, justement cet appendice aux deux livres, auquel le Pape travaille ces jours-ci. Pourquoi seulement un appendice ? Parce que l'intention de Ratzinger n'est pas d'écrire un livre, mais un court fascicule, une brochure destinée à traiter un thème abordé de façon assez lapidaire dans les Evangiles : si Matthieu et Luc s'attardent à décrire l'enfance de Jésus, aucune mention n'en est faite dans Marc et Jean. Ratzinger a écrit deux livres démontrant une confiance substantielle dans la fiabilité des données historiques du Nouveau Testament, contre les soupçons méthodiques. Chez lui, la revendication de l'unité et de la continuité entre l'Ancien et le Nouveau Testament est explicite. Une continuité qui est également donnée par les Évangiles de l'enfance, d'où la nécessité d'en parler, d'écrire dessus, de ne pas éluder leur présence dans l’œuvre."

    Paolo Rodari croit savoir aussi que le pape prépare une encyclique sur la foi.

    D’autre part, des extraits de ses catéchèses du mercredi sur les apôtres ont été rassemblés dans un livre illustré pour enfants intitulé Les amis de Jésus.