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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1828

  • Le cœur et les lèvres

    Extrait de la lettre apostolique Porta fidei.

    Il existe une unité profonde entre l’acte par lequel on croit et les contenus auxquels nous donnons notre assentiment. L’Apôtre Paul permet d’entrer à l’intérieur de cette réalité quand il écrit: «La foi du cœur obtient la justice, et la confession des lèvres le salut» (Rm, 10, 10). Le cœur indique que le premier acte par lequel on vient à la foi est don de Dieu et action de la grâce qui agit et transforme la personne jusqu’au plus profond d’elle-même.

    L’exemple de Lydie est tout à fait éloquent à ce sujet. Saint Luc raconte que Paul, alors qu’il se trouvait à Philippes, alla un samedi annoncer l’Évangile à quelques femmes; parmi elles se trouvait Lydie et «le Seigneur lui ouvrit le cœur, de sorte qu’elle s’attacha aux paroles de Paul» (Ac 16, 14). Le sens renfermé dans l’expression est important. Saint Luc enseigne que la connaissance des contenus à croire n’est pas suffisante si ensuite le cœur, authentique sanctuaire de la personne, n’est pas ouvert par la grâce qui permet d’avoir des yeux pour regarder en profondeur et comprendre que ce qui a été annoncé est la Parole de Dieu.

    Professer par la bouche, à son tour, indique que la foi implique un témoignage et un engagement publics. Le chrétien ne peut jamais penser que croire est un fait privé. La foi, c’est décider d’être avec le Seigneur pour vivre avec lui. Et ce «être avec lui» introduit à la compréhension des raisons pour lesquelles on croit. La foi, parce qu’elle est vraiment un acte de la liberté, exige aussi la responsabilité sociale de ce qui est cru. L’Église au jour de la Pentecôte montre avec toute évidence cette dimension publique du croire et du fait d’annoncer sans crainte sa propre foi à toute personne. C’est le don de l’Esprit Saint qui habilite à la mission et fortifie notre témoignage, le rendant franc et courageux.

  • La porte de la foi

    Superbe premier paragraphe de la lettre apostolique de Benoît XVI sur l’année de la foi:

    «La porte de la foi» (cf. Ac 14, 27) qui introduit à la vie de communion avec Dieu et permet l’entrée dans son Église est toujours ouverte pour nous. Il est possible de franchir ce seuil quand la Parole de Dieu est annoncée et que le cœur se laisse modeler par la grâce qui transforme. Traverser cette porte implique de s’engager sur un chemin qui dure toute la vie. Il commence par le baptême (cf. Rm 6, 4), par lequel nous pouvons appeler Dieu du nom de Père, et s’achève par le passage de la mort à la vie éternelle, fruit de la résurrection du Seigneur Jésus qui, par le don de l’Esprit Saint, a voulu associer à sa gloire elle-même tous ceux qui croient en lui (cf. Jn 17, 22). Professer la foi dans la Trinité – Père, Fils et Saint-Esprit – équivaut à croire en un seul Dieu qui est Amour (cf. 1 Jn 4, 8): le Père, qui dans la plénitude des temps a envoyé son Fils pour notre salut; Jésus-Christ, qui dans le mystère de sa mort et de sa résurrection a racheté le monde; le Saint-Esprit, qui conduit l’Église à travers les siècles dans l’attente du retour glorieux du Seigneur.

  • Saint Pierre d’Alcantara

    Ô Dieu de mon cœur, toute mon espérance, toute ma gloire, tout mon refuge, mon allégresse ! Ô Bien-Aimé des bien-aimés ! Ô mon glorieux et ravissant Époux, Époux suave, Époux qui fais savourer à mon âme un miel si pur ! Ô délices de mon cœur ! Ô vie de mon âme ! Ô joyeux repos de mon esprit ! Ô beau jour, ô jour pur de l'éternité, ô lumière sereine des plus intimes profondeurs de mon être, ô paradis verdoyant et fleuri de mon cœur ! Ô aimable principe de mes joies, et suprême rassasiement de mon âme ! Prépare, Dieu que j'aime, prépare en moi, ô tendre Maître, une demeure agréable à tes yeux, afin que, selon la promesse de ta sainte parole, tu viennes vers moi, tu viennes prendre en moi ton repos. Fais mourir en moi tout ce qui déplaît à tes yeux, et daigne m'accorder d'être en tout selon ton cœur. Blesse, Seigneur, le plus intime de mon âme avec les flèches de ton amour, et enivre-la avec le vin de ta parfaite charité. Oh ! Quand viendra ce fortuné moment ? Quand me sera-t-il donné de te plaire en toutes choses ? Quand sera mort en moi tout ce qui t'est contraire ? Quand serai-je entièrement à toi ? Quand cesserai-je d'être à moi ? Quand, ô mon Bien-Aimé, seras-tu mon unique vie ? Quand t'aimerai-je du cœur le plus enflammé ? Quand m'embrasera toute la flamme de ton amour ? Quand serai-je tout liquéfié, tout transformé en toi par ta toute puissante suavité ? Quand ouvriras-tu à ce pauvre mendiant ? Quand lui découvriras-tu ton royaume, ce beau royaume qui est au dedans de moi, et qui n'est autre que toi-même avec toutes tes richesses, quand me raviras-tu, quand, ô mon Bien-Aimé, m'enlevant, me transportant tout entier en toi, me cacheras-tu dans ton cœur de manière que je ne paraisse plus jamais ? Quand, brisant tous les obstacles et toutes les chaînes, me feras-tu un esprit avec toi, de manière que je ne puisse plus me séparer de toi ?

    (Traité de l’oraison, XI)

     

  • « Rached Ghannouchi s’est offert un plébiscite »

    La France est divisée en deux circonscriptions électorales tunisiennes. Les personnalités politiques tunisiennes viennent donc faire campagne. Samedi, c’était à Montreuil. Selon Le Monde, ce fut un plébiscite pour Rached Ghannouchi, le chef des islamistes d’Ennahda.

    La France est divisée en deux circonscriptions électorales tunisiennes. Les personnalités politiques tunisiennes viennent donc faire campagne. Samedi, c’était à Montreuil. Selon Le Monde, ce fut un plébiscite pour Rached Ghannouchi, le chef des islamistes d’Ennahda.

    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/10/17/en-meeting-a-montreuil-rached-ghannouchi-s-est-offert-un-plebiscite_1589254_3212.html

  • Saint Luc

    Converti (et peut-être proche du judaïsme avant de rencontrer Paul ?) il est nourri de la Septante, il la savoure mieux que personne, il a pris le goût de ses sémitismes, et il se plaira, surtout dans les récits de l’enfance, à faire ce que nous appellerions un « à la manière de », donnant ainsi une saveur toute spéciale à ce morceau. Tout se passe comme si la langue de Luc reflétait le progrès même de l’Evangile, né dans un coin perdu d’une province reculée pour accéder bientôt au centre de l’Empire - Rome – où s’achève son œuvre*.

    Sœur Jeanne d’Arc

    * C’est-à-dire les Actes des apôtres.

  • Reconquête N° 281

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  • Une '"année de la foi"

    Le pape Benoît XVI a annoncé dimanche, à la messe de clôture d’un colloque organisé par le Conseil pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Evangélisation, une « Année de la foi », qui commencera le 11 octobre 2012, 50e anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II, et s’achèvera le 24 novembre 2013, solennité du Christ Roi de l’Univers dans le nouveau calendrier. « Afin de donner un élan renouvelé à la mission de toute l’Eglise qui est de conduire les hommes hors du désert dans lequel ils se trouvent souvent vers le lieu de la vie, l’amitié avec le Christ qui nous donne la vie en plénitude. »

  • Sainte Marguerite-Marie

    Entrée dans l’ordre de la Visitation (1671), elle commença aussitôt à briller du resplendissement de la vie religieuse. Dieu la gratifia d’un don supérieur d’oraison et d’autres faveurs spirituelles, ainsi que de fréquentes visions. La plus célèbre de toutes fut celle-ci: Jésus s’offrit lui-même à ses regards, pendant qu’elle priait devant le Saint-Sacrement exposé, lui montra, dans sa poitrine ouverte, son divin Cœur tout enflammé et entouré d’épines, et lui prescrivit, par égard pour son immense amour et pour expier les injures des hommes ingrats, de s’appliquer à faire établir un culte public à son Cœur, lui promettant en retour les abondantes largesses du trésor divin (1675). Comme son humilité la rendait hésitante et qu’elle s’avouait incapable d’une si grande œuvre, le Sauveur très aimant la réconforta et lui désigna en même temps Claude de la Colombière, homme d’une sainteté éminente, pour être son guide et son soutien (1675). Puis il l’encouragea par l’espérance de la souveraine utilité que l’Église a retirée dans la suite, en effet, du culte du divin Cœur.

    Marguerite s’efforça, avec tout son zèle, de réaliser les ordres du divin Rédempteur. Et cependant les épreuves nombreuses ne lui manquèrent pas, ni les âpres critiques de ceux qui répétaient qu’elle était victime d’une vaine imagination. Elle supporta tout cela avec égalité d’âme; bien plus, elle le regardait comme un gain, estimant que par les opprobres et les souffrances, elle serait une hostie agréable à Dieu et en retirerait de plus grands secours pour accomplir son œuvre. Toute florissante de perfection religieuse et, par la contemplation des vérités éternelles, chaque jour plus unie au céleste époux, elle s’envola vers lui, âgée de quarante-trois ans, l’an de la Rédemption 1690. Des miracles la rendirent célèbre; Benoît XV l’inscrivit au nombre des Saints (1920), et le Pape Pie XI étendit sa fête à l’Église universelle (1929).

    (Bréviaire)

  • 18e dimanche après la Pentecôte

    A l’Évangile, nous voyons le paralytique devant le Christ qui prouve, par le miracle, qu’il “a puissance de pardonner sur terre les péchés”. Mais ce paralytique est notre image ; à nous aussi appartient une semblable guérison : comme ce malade, nous fûmes jadis paralysés dans notre âme ; mais le Seigneur nous a guéris. Ce fut notre baptême. Chaque dimanche, celui-ci comme les autres, rappelle la grâce du baptême et veut lui donner son épanouissement et sa maturité. La messe d’aujourd’hui est donc en premier lieu un prolongement du baptême. Nous sommes encore bien paralysés dans notre âme : le monde, le moi, les bas instincts de la nature sont comme un poids de plomb qui tient notre âme abattue sur le sol, ce qui fait que nous pouvons si difficilement nous relever. Le Christ a institué l’Eucharistie pour nous donner sans cesse de nouvelles forces et pour guérir la paralysie de notre âme. L’Eucharistie doit nous tenir prêts à partir pour notre patrie céleste. Ainsi l’Evangile unit le passé (le baptême), le présent (l’Eucharistie) et l’avenir (le second avènement). Au jugement dernier, se réalisera pleinement pour nous la parole du Christ : “Il se leva (surrexit) et partit dans sa demeure (céleste)”.

    Dom Pius Parsch

  • L’auteur de "Moschee Baba" acquitté

    Alexandre Segert, le concepteur du jeu en ligne "Moschee Baba" (By Bye mosquées), qui consistait à démolir le plus possible de minarets (qui poussaient comme des champignons de plus en plus vite), et le chef du FPÖ de la province de Styrie Gerhard Kurzmann, son principal complice (commanditaire du jeu), étaient poursuivis pour incitation à la haine. Ils ont été acquittés par le tribunal de Graz.

    On notera que le procureur (qui fait appel) voyait dans ce jeu un grand danger… en raison des réactions possibles d’islamistes… C’est le parquet de Graz qui avait interdit le jeu peu après sa mise en ligne.