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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1815

  • Le nom de Jésus-Christ

    L’Autorité pour les Télécommunications du Pakistan a établi une liste de 1.600 mots prohibés dans les SMS, et donné l’ordre aux sociétés de téléphone mobile de bloquer les SMS contenant un de ces mots vulgaires ou obscènes. Parmi les mots en question : Jésus-Christ.

    L’Eglise catholique a aussitôt protesté, un député chrétien a improvisé une manifestation devant le Parlement, et des organisations de défense des droits de l’homme ont annoncé qu’elles contesteraient l’ordonnance en justice.

    Quelques heures plus tard, l’Autorité annonçait une révision de la liste…

  • L’abbé Michel nommé à côté...

    L’abbé Francis Michel, l’ancien curé de Thiberville, n’est plus « excommunié » par son évêque. Mgr Nourrichard a dû manger la moitié de son chapeau, tout en ayant la satisfaction d’humilier une nouvelle fois le curé qui osait dire la messe en latin et avoir la paroisse la plus florissante du diocèse. Rome avait nommé un médiateur, en la personne de l’évêque voisin, Mgr Boulanger. Au final, l’abbé Michel devient « recteur » (?) du Planquay, l’une des paroisses qu’il desservait en tant que curé de Thiberville (et dont le maire est la femme du maire de Thiberville). C’est, dit-il, l’église la plus petite et la plus humide de la région. Il pourra y célébrer la messe comme bon lui chante (puisqu’il y a le motu proprio), mais comme il n’est pas curé il ne pourra pas s’occuper de catéchèse et devra demander l’autorisation pour célébrer un baptême ou un mariage…

  • Saint Clément Ier

    Saint Clément, disciple de saint Pierre, régna comme pape de 90 à 101 ; saint Paul le mentionne (Phil., 4, 3) comme son compagnon. Sa lettre aux Corinthiens est une vénérable relique de ce Père Apostolique. Le bréviaire raconte ceci à son sujet : Son zèle pour les âmes le fit bannir par l’empereur Trajan en Chersonèse (presqu’île de Crimée), où il trouva 2000 chrétiens que ce même empereur y avait exilés. En arrivant parmi eux, saint Clément se mit à les consoler : “Tous criaient d’une seule voix : Priez pour nous, saint Clément, afin que nous soyons dignes des promesses du Christ. Il leur dit : Ce n’est pas à cause de mes mérites que le Seigneur m’a envoyé à vous pour me faire partager votre couronne” (5e répons). Comme ils se plaignaient d’être forcés d’aller chercher de l’eau potable à six milles de distance, il leur donna ce conseil : “Prions tous le Seigneur Jésus-Christ d’ouvrir une source pour ses confesseurs” (Ant. de Magn. aux 1res vêpres). “Pendant que saint Clément priait, l’Agneau de Dieu lui apparut, sous les pieds duquel coulait une source d’eau vive” (4e répons). A ce miracle, “tous les païens des environs embrassèrent la foi” (Ant.). Lorsque Trajan en eut connaissance, il donna l’ordre de jeter Clément à la mer avec une ancre au cou : “Quand il commença à se diriger vers la mer, le peuple s’écria d’une voix forte : Seigneur Jésus-Christ, sauvez-le. Mais Clément disait en pleurant : Père, recevez mon esprit” (Ant. de Ben.). Les chrétiens allèrent sur le rivage prier Dieu de leur rendre le corps. Alors, la mer s’étant retirée à trois milles, ils trouvèrent le corps du saint dans un sarcophage de pierre, placé à l’intérieur d’une petite chapelle de marbre, et à côté de lui l’ancre. “Vous avez, Seigneur, préparé dans la mer une demeure à votre martyr Clément, à la manière d’un temple de marbre fabriqué par la main des anges” (6e répons). Le corps de ce saint fut apporté plus tard, sous Nicolas 1er (858-67), à Rome par les deux apôtres des Slaves, les saints Cyrille et Méthode, et déposé dans l’église qui lui est dédiée (Saint Clément). Cette église est l’une des plus vénérables de Rome parce qu’elle montre encore parfaitement l’ancienne ordonnance liturgique de la primitive Église.

    Dom Pius Parsch

  • Sainte Cécile

    La Passion de sainte Cécile d’après les antiennes et répons du bréviaires, eux-mêmes issus du récit (aujourd’hui considéré comme légendaire, naturellement) de son martyre, mise en forme par Dom Pius Parsch.

    La glorieuse vierge portait toujours l’Évangile du Christ sur sa poitrine et ne cessait ni jour ni nuit de s’entretenir avec Dieu et de le prier ; elle priait le Seigneur les mains levées vers lui et son cœur brûlait du feu céleste” (3e répons). Sous ses vêtements elle portait un cilice : “Elle domptait ses membres avec un cilice et implorait Dieu avec gémissements” (4e répons). Elle avait fait le vœu de virginité. Un jeune homme, nommé Valérien, espérait, avec l’assentiment de ses parents, pouvoir l’épouser. Tout était prêt pour le mariage ; “tandis que les instruments de musique jouaient, Cécile chantait dans son cœur au Seigneur : Gardez mon cœur immaculé afin que je ne sois pas confondue” (Ps. 118, 80). “Pendant les deux ou trois derniers jours elle pria en jeûnant et confia au Seigneur les craintes de son cœur” (1er répons). La nuit des noces approchant, elle confia un secret à Valérien : “Il y a un secret que je veux te dire : Un ange de Dieu m’aime, qui garde mon corps avec un grand soin” (Ant. de Magn. aux 1ères vêpres). Valérien promit qu’il croirait au Christ s’il pouvait voir cet ange. Cécile lui expliqua que c’était impossible tant qu’il ne serait pas baptisé. Valérien se déclara prêt à recevoir le baptême. Cécile l’envoya avec un signe de reconnaissance au pape Urbain qui se tenait caché dans les catacombes. Valérien rencontra les pauvres, les protégés des saints : “Cécile m’envoie à vous afin que vous me montriez le saint évêque ; j’ai à lui faire part d’un secret. Alors Valérien continua son chemin et, à l’aide du signe qu’il avait reçu, il trouva saint Urbain” (8e répons). Le pape remercia Dieu à genoux de la semence qui portait maintenant ses fruits en Cécile : “Seigneur Jésus-Christ, bon Pasteur, semeur d’un chaste dessein, recevez les fruits de la semence que vous avez semée en Cécile. Votre servante Cécile vous sert, telle une laborieuse abeille ; car, l’époux qu’elle a reçu comme un lion féroce, elle l’a conduit à vous comme un doux agneau” (6e répons). Puis il baptisa Valérien. Lorsque celui-ci fut de retour, “il trouva Cécile en prière dans sa chambre et l’ange du Seigneur debout à côté d’elle. A sa vue, Valérien fut saisi d’une grande frayeur” (5e répons). L’ange leur présenta à tous deux une couronne de roses, rouges comme le feu et blanches comme la neige, venant du paradis, en récompense de leur amour pour la chasteté, couronne qui ne doit pas connaître la souillure et qui n’est visible qu’aux amants de la chasteté. Valérien put alors exprimer un souhait en demandant à l’ange de l’exaucer : il demanda la conversion de son frère Tiburce. Lorsque Tiburce se présenta pour offrir ses vœux aux nouveaux époux, il fut frappé par un parfum inexplicable de roses et de lis. Il en apprit le motif et se fit également baptiser. “Sainte Cécile dit à Tiburce : Je te reconnais aujourd’hui pour mon beau-frère, car l’amour de Dieu t’a fait mépriser les idoles ; de même que l’amour de Dieu m’a donné ton frère pour époux, ainsi il t’a donné à moi comme beau-frère” (7e répons). Le préfet Almachius apprit alors la conversion des deux frères et les fit arrêter et amener dans l’espoir qu’ils sacrifieraient à Jupiter. Leur martyre fut encore précédé de la conversion de Maxime et de sa famille, qui furent baptisés dans la nuit. Le matin, Cécile invita les deux frères à combattre héroïquement pour le Christ : “quand l’aurore toucha à sa fin, Cécile s’écria : Courage, soldats du Christ, rejetez les vêtements des ténèbres et revêtez-vous de l’armure de lumière” (le choix de cette antienne de Benedictus est typique ; elle s’adresse aussi à nous dans la bouche des saints). Alors le préfet instrumenta contre Cécile ; ses biens furent confisques ; mais les soldats eux aussi se convertirent : “Nous croyons que le Christ est vraiment le Fils de Dieu, lui qui s’est choisi une pareille servante” (Ant.). Conduite devant le préfet, elle confessa le Christ : “Nous confessons son saint nom et nous ne le renions pas” (Ant.). Pour éviter tout scandale, le préfet donna l’ordre de l’ébouillanter dans un bain ; elle en sortit intacte : “Je vous remercie, Père de mon Seigneur Jésus-Christ, de ce que par votre Fils vous avez éteint le feu autour de moi” (Ant.). Il fallut la décapiter. Le bourreau lui donna trois coups (un quatrième n’était pas permis par la loi) et la laissa, baignant dans son sang. Elle vécut encore trois jours, encourageant les malheureux, et consacra sa maison comme église au service de Dieu : “J’ai demandé au Seigneur trois jours de répit pour consacrer ma maison à l’usage d’église” (Ant.).

  • En Egypte

    A un grand rassemblement pacifique des islamistes place Tahrir au Caire ont succédé de violentes manifestations, violemment réprimées par la police, qui se poursuivent aujourd’hui et ont fait une vingtaine de morts (en comptant les manifestations analogues dans d’autres villes).

    Les islamistes manifestaient contre un projet de l’armée d’exempter son budget de tout contrôle parlementaire. Les manifestants suivants ont réclamé la fin du pouvoir des militaires, et même l’exécution du maréchal Tantaoui.

    Bref, ils veulent terminer la révolution…

    Les élections législatives doivent commencer dans une semaine. Mais le conseil suprême des forces armées a déclaré qu’il quitterait le pouvoir après l’élection présidentielle, dont la date n’est pas fixée…

  • Le "choix"

    Les Européens ont le choix entre "une intervention massive de la BCE" pour sauver la zone euro, et la "catastrophe" d'un "désastre économique historique", déclare le ministre polonais des Finances.

    Or la BCE ne veut pas intervenir massivement, et ne le fera pas, parce que ce n'est pas son boulot, et parce que l'Allemagne ne le veut pas.

  • L’Espagne et les marchés

    Il y a eu des législatives anticipées en Espagne, le gouvernement Zapatero s’étant lui aussi immolé sur l’autel de l’euro. Le Parti populaire obtient la majorité absolue, et son programme est de faire « la guerre à la crise ».

    Mais les marchés ne l’entendent pas de cette oreille. Au lieu de se redresser, la bourse a baissé de 2%, et les taux d’intérêt pour l’Espagne ont monté…

    Les « marchés » ne veulent pas qu’on change de gouvernement. Ils veulent gouverner.

  • Reconquête N° 282

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