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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1620

  • Comment peut-on oser…

    C’est l’Express qui ose publier ceci, à propos de la prise de fonctions de la nouvelle présidente de Corée du Sud, qui est la fille de Park Chung-Hee : « on ne peut aujourd'hui s'empêcher de faire ce parallèle : les deux pays qui se partagent la péninsule coréenne seront dirigés par les enfants de dictateurs ».

    Non seulement on peut s’empêcher, mais il est ignoble de faire un « parallèle » entre la dictature communiste ubuesque et atroce de Corée du Nord, et le pays libre qu’est la Corée du Sud.

    C’est pourtant vrai que le papier (et internet) supporte tout. Même le plus insupportable.

  • Les fantasmes sur Tombouctou

    Ses dizaines de milliers d’étudiants au moyen âge, ses centaines de milliers de manuscrits inestimables…

    Et si l’on arrêtait d’écrire n’importe quoi ?

  • Le CFCM a de nouveaux statuts

    Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a adopté samedi une réforme de ses statuts, qui a été votée par toutes ses anciennes composantes, et qui sonne donc le retour de la fédération de la Grande Mosquée de Paris et de l’UOIF.

    En bref, ils ont inventé une présidence collégiale tournante de six ans qui change tous les deux ans… A partir d’un bureau constitué par des élections qui sont toujours fonction de la surface des mosquées, auquel on ajoute 20% de membres cooptés issus des fédérations et des grandes mosquées (ce qui exclut encore davantage les indépendants).

    Pour en savoir plus on peut lire l’article de SaphirNews.

    Manuel Valls a salué cette réforme qui « permet de restaurer un mode de fonctionnement normal à cette instance représentative essentielle ». S’il le dit…

  • Un peu de franchise

    Critiqué pour avoir invité un prédicateur qui soutient l’exécution des apostats et la lapidation des adultères, le responsable de l’organisation norvégienne islam.net, Fahad Qureishi, répond :

    « Ces idées sont 100% conformes à l’islam depuis l’époque du prophète (paix soit sur lui) jusqu’à aujourd’hui. Vous ne trouverez aucun musulman sunnite qui connaît bien l’islam et les enseignements du prophète (paix soit sur lui) et qui rejette ces enseignements de base de l’islam. Ces choses sont écrites dans le Coran et il y a des citations directes du prophète (paix soit sur lui), par conséquent critiquer celui qui épouse ces vues revient à critiquer l’existence de l’islam. Ces vues sont profondément ancrées dans l’islam, et les rejeter équivaut à vouloir interdire l’islam, ce qui est une posture radicale. »

    Voir l’intégralité de l’échange sur Novopress.

  • La barbe islamique des policiers égyptiens

    L’affaire est vue comme un signe important de l’islamisation rampante de l’Egypte : mercredi dernier, la Haute Cour administrative du Caire a autorisé les policiers égyptiens à porter la barbe. Et cela contre l’avis du ministère de l’Intérieur, qui souhaitait que l’interdiction reste la règle.

    Depuis une trentaine d’années, il était interdit aux policiers de porter la barbe : cette mesure visait à garantir l’impartialité de la police…

    Au début du mois, des dizaines d’officiers de police avaient été suspendus pour port de la barbe, et ils manifestaient devant le ministère de l’Intérieur. De nombreuses personnalités, dont des imams salafistes, faisaient pression sur la Haute Cour pour qu’elle rapporte l’interdiction.

  • Les coptes ne veulent pas voter à Pâques

    Le second tour des élections législatives en Egypte a été fixé au 5 mai pour plusieurs circonscriptions, dont Le Caire. Or le 5 mai est le jour de la fête de la Pâque copte, et les coptes protestent.

    « Les responsables politiques ont choisi ces jours-là parce qu’ils ne tiennent pas compte du calendrier des fêtes chrétiennes, explique à l’agence Fides Mgr Botros Fahim Awad Hanna, l’évêque auxiliaire d’Alexandrie des coptes catholiques ; et parmi eux, il n’y a personne qui soit en mesure de les prévenir du caractère inopportun de ce choix. En cette matière, ils vont à l’aveuglette. C’est ainsi qu’hier [le 22 février], les protestations de nombreux coptes ont éclaté sur les réseaux sociaux et certains chrétiens influents ont fait entendre leurs voix jusqu’à la Présidence, afin d’avertir du fait qu’il s’agissait d’un choix malheureux et que celui-ci pourrait provoquer de nouvelles tensions sociales et de nouvelles révoltes. »

    La date pourrait être changée, ajoute l’évêque. Pour ne pas avoir l’air de céder aux coptes, le pouvoir peut prendre prétexte du fait qu’est célébrée le 6 mai la fête nationale de Sham al-Nasseem (une fête du printemps qui plonge dans le passé pharaonique).

  • Libye : la chasse aux chrétiens

    On savait déjà que les trois communautés de religieuses présentes en Cyrénaïque ont dû quitter la Libye, en raison de menaces de mort qui n’étaient pas de pure forme.

    La chasse aux chrétiens continue, vivants ou morts (les tombes de soldats britanniques, portant des croix, sont profanées). Des rumeurs circulent sur de nombreuses arrestations de chrétiens par la « sécurité préventive » mise en place par la révolution. Pour le moment sont confirmées les arrestations de quatre chrétiens (un Egyptien, un Sud-africain, deux Américano-suédois) le 10 février, deux Egyptiens le 13, et un autre Egyptien le 16. Tous sont détenus à Benghazi.

    Le porte-parole de la « sécurité préventive » a déclaré que les quatre chrétiens arrêtés le 10 imprimaient des livres appelant à la conversion au christianisme, et que, le pays étant 100% musulman, le prosélytisme « affecte notre sécurité nationale ».

    L’Egyptien arrêté le 10 est le seul dont on ait l’identité. Il s’appelle Sherif Ramses. Il est accusé d’avoir un stock de 30.000 Bibles (monté à 45.000 dans les déclarations de la police), et d’en avoir distribué à foison… En fait Sherif Ramses a une petite imprimerie et une librairie à Benghazi où il vend des livres chrétiens et profanes. Selon certaines sources il aurait été torturé. On dit aussi que les autres seraient bientôt libérés et que lui seul passerait en procès. Au moment de son arrestation, alors qu’on lui demandait comment il pouvait penser qu’il pouvait distribuer des Bibles en Libye, il a répondu : « On dit que la Libye est censée être un pays libre… »

    Une autre vague d’arrestations de chrétiens aurait eu lieu le 17 février, cette fois de l’autre côté du pays, à Tripoli. Un « groupe important », selon des sources égyptiennes. Mais la Libye étant devenue, comme la Somalie (et grâce à nous), une vaste zone de non-droit, il est très difficile d’avoir des informations.

  • Lundi de la deuxième semaine de carême

    — Si vous ne croyez pas que Je Suis, vous mourrez dans votre péché.

    — Qui es-tu ?

    — Le Principe, moi qui vous parle.

    Principium, qui et loquor vobis.

    Τὴν ἀρχὴν ὅ τι καὶ λαλῶ ὑμῖν.

    Les exégètes modernes, dans leur médiocre suffisance, ne supportent pas que le Fils de Dieu, le Verbe incarné, dise aussi ouvertement, ou plutôt qu’il s’exclame avec force, à l’accusatif exclamatif, qu’il est le Principe, tên arkhên. Alors ils ont tripatouillé le texte tant qu’ils ont pu pour lui faire dire autre chose. On a même trafiqué la Vulgate pour faire dire autre chose à la soi-disant néo-Vulgate.

    Mais le texte demeure, inchangé en grec comme dans la vraie Vulgate, pour l’admiration et la contemplation du fidèle. Un texte dont le sens ne peut pas faire débat, puisque de toute façon le Christ lui-même l’explique à la fin du même chapitre de saint Jean, à la fin de cette même discussion avec les juifs, en répétant une formule qu’il venait déjà d’utiliser - celle de Dieu au Sinaï :

    — Amen Amen, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, Je Suis.

    Et la liturgie insiste également, puisque l'antienne du Benedictus dit:

    "Ego Principium, qui et loquor vobis." Ce qui ne peut pas se traduire autrement que : "Moi (je suis) le Principe".

  • Deuxième dimanche de carême

    Quarante est pour nous un nombre sacré. Il marque une certaine perfection. Je pense que la chose est bien connue de votre charité. Très souvent, les saintes Écritures l’attestent : le jeûne est consacré par ce nombre, vous le savez bien. Car Moïse a jeûné quarante jours ; Élie aussi, tout autant. Et notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ lui-même a rempli ce nombre du jeûne. Par Moïse est signifiée la Loi, par Élie sont signifiés les Prophètes, par le Seigneur est signifié l’Évangile. Voilà pourquoi tous trois apparurent sur cette montagne où Jésus se montra à ses disciples dans l’éclat de son visage et de ses vêtements. Il apparut au milieu, entre Moïse et Élie, comme l’Évangile qui reçoit le témoignage de la Loi et des Prophètes.

    Donc, soit dans la Loi, soit dans les Prophètes, soit dans l’Évangile, le nombre quarante nous est recommandé comme convenant au jeûne. Or, le grand jeûne, le jeûne qui oblige tous les hommes, consiste à s’abstenir du mal et des plaisirs illicites de ce monde. Tel est bien le jeûne parfait : « Rejeter l’impiété et les convoitises du monde pour vivre avec mesure, justice et piété dans le siècle d’ici-bas. »

    Quelle récompense l’Apôtre attache-t-il à ce jeûne ? Il le dit car il poursuit : « Attendant l’espérance bienheureuse et la manifestation de la gloire de notre bienheureux Dieu et Sauveur, Jésus le Christ. » Nous célébrons donc en ce monde comme un Carême d’abstinence lorsque notre vie est bonne, lorsque nous nous abstenons du mal et des plaisirs illicites. Mais comme cette abstinence ne sera pas sans récompense, nous attendons « l’espérance bienheureuse et la révélation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus le Christ. »

    En cette espérance, lorsque d’espérance elle sera devenue réalité, nous recevrons un denier pour salaire. C’est ce salaire qui, selon l’Évangile, est donné aux ouvriers qui travaillent dans la vigne, – vous vous en souvenez, je pense, et il n’est point nécessaire de tout vous rappeler comme si je m’adressais à des ignorants et à des incapables. Un denier donc – qui tire son nom du nombre dix – est donné. Joignons-le au nombre quarante, nous obtenons cinquante. Ainsi nous célébrons avec labeur le Carême avant Pâques, mais avec joie, les cinquante jours après Pâques comme si nous avions reçu notre salaire.

    Saint Augustin

  • Le Canada veut agir contre les persécutions antichrétiennes

    Le gouvernement canadien a annoncé la création, promise en 2011, d’un « Bureau de la liberté de religion », au sein du ministère des Affaires étrangères. Il compte 5 employés et est doté d’un budget de 5 millions de dollars. « Les activités seront concentrées sur des pays ou des situations où sont constatées des violations flagrantes du droit à la liberté de religion, pouvant se manifester sous forme de violence, de haine et de discrimination systémique. »

    Le Bureau sera dirigé par Andrew Bennett, qui aura le titre d’ambassadeur. Andrew Bennett est le doyen d’un « collège » chrétien d’Ottawa (première année d’université) où l’enseignement est très traditionnel, il est sous-diacre et chantre à la chapellenie catholique orientale de la Sainte-Croix et du sanctuaire ukrainien catholique Saint Jean Baptiste.

    Le Premier ministre Ben Harper a fait l’annonce dans une mosquée (sic), pour montrer que le Bureau n’était pas dédié qu’aux chrétiens (mais il n’a pas dit où les musulmans étaient persécutés, ni d’ailleurs par qui la plupart des chrétiens le sont…).

    Malgré ces précautions, la création du Bureau est « controversée », parce que cela introduit la religion au gouvernement, parce qu’on doit s’occuper des droits de l’homme et non de la liberté religieuse, et, naturellement, la personnalité de l’homme mis à la tête du Bureau fait grincer des dents…