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  • L’exhortation Verbum Domini

    Le Saint-Siège a publié aujourd’hui l’exhortation apostolique Verbum Domini (pdf), qui fait suite au synode de 2008 sur « la parole de Dieu dans la vie et dans la mission de l’Eglise ». En voici le deuxième paragraphe.

    Je voudrais avant tout faire mémoire de la beauté attrayante de la rencontre renouvelée avec le Seigneur Jésus expérimentée au cours de l’Assemblée synodale. Pour cela, faisant écho à la voix des Pères, je m’adresse à tous les fidèles avec les paroles de saint Jean dans sa première Lettre : « Nous vous annonçons cette vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous. Ce que nous avons contemplé, ce que nous avons entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous. Et nous, nous sommes en communion avec le Père et avec son Fils, Jésus-Christ » (1 Jn 1, 2-3). L’Apôtre utilise les verbes entendre, voir, toucher et contempler (cf. 1 Jn 1, 1) le Verbe de Vie, puisque la Vie elle-même s’est manifestée dans le Christ. Et nous qui sommes appelés à la communion avec Dieu et entre nous, nous devons être des messagers de ce don. Dans cette perspective kérygmatique, l’Assemblée synodale a été pour l’Église et pour le monde un témoignage de la beauté de la rencontre avec la Parole de Dieu dans la communion ecclésiale. Par conséquent, j’exhorte tous les fidèles à refaire l’expérience de la rencontre personnelle et communautaire avec le Christ, Verbe de Vie qui s’est rendu visible, et à s’en faire les messagers pour que le don de la vie divine, la communion, s’étende toujours davantage dans le monde entier. En effet, participer à la vie de Dieu, Trinité d’Amour, est plénitude de joie (cf. 1 Jn 1, 4). Et c’est un don et une tâche incontournable de l’Église de communiquer la joie qui vient de la rencontre avec la Personne du Christ, Parole de Dieu présente au milieu de nous. Dans un monde qui souvent considère Dieu comme superflu ou lointain, nous confessons comme Pierre que lui seul a « les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 68). Il n’existe pas de priorité plus grande que celle-ci : ouvrir à nouveau à l’homme d’aujourd’hui l’accès à Dieu, au Dieu qui parle et qui nous communique son amour pour que nous ayons la vie en abondance (cf. Jn 10, 10).

  • Chrétienté-Solidarité à la manif parisienne pour les chrétiens d’Orient

    Chrétienté-Solidarité appelle à se joindre au cortège qui partira de la Statue de la Liberté dans l’Ile aux Cygnes (rendez-vous 14h) pour se rendre au Parvis des Droits de l’Homme (Trocadéro), dimanche 14 novembre.

  • Les dépenses bien ciblées de l’UE

    Open Europe publie une nouvelle liste de gaspillages européens.

    Quelques exemples parmi les 50 retenus.

    411.000 €, en 2009, pour un centre de “fitness” pour chiens en Hongrie, visant à « améliorer la qualité de vie et le niveau de vie des chiens ». La société bénéficiaire de la subvention a construit des bâtiments… qui sont restés vides et sont aujourd’hui envahis par la végétation…

    Un contrat de 5,25 millions d’euros passé avec la firme Biribin Limousines pour véhiculer les députés européens dans Strasbourg. La firme garantit « l’absolue discrétion » de ses chauffeurs : ça se paye…

    16.394 € pour un programme au Tyrol visant à « accroître la connexion émotionnelle des paysans avec les sites qu’ils cultivent ».

    5.000 € pour le « cheval européen », une bande dessinée pour les enfants de Basse-Saxe racontant le périple d’un cheval qui va d’Allemagne à Bruxelles et rencontre en chemin des personnalités européennes qui « expliquent » comment fonctionne l’UE.

    900.000 € pour un complexe de golfs et d’hôtels de grand luxe qui est un club privé : 1.100 € la cotisation annuelle, en Mecklembourg-Poméranie – où se rend volontiers Angela Merkel.

    7,5 millions d’euros pour financer une campagne publicitaire du gouvernement d’Andalousie sur les réalisations effectuées grâce aux subventions européennes…

    1,6 million d’euros au roi de Suède pour compenser les pertes financières de sa « ferme » du Sörmland.

    5,1 millions d’euros pour le « Cercle culture des Institutions européennes », à Luxembourg, réservé aux fonctionnaires européens. On y trouve de nombreux clubs, dont le cercle de danse des Highland et un club de dégustation de vins.

    Etc.

  • Ahurissant

    Le Figaro publie un article sur le rapport rituel de la Commission européenne concernant le processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. En gros, ce processus risque d’être rapidement dans l’impasse si les Turcs ne font pas très vite un effort.

    Intertitre du Figaro : « Chypre plombe le dossier ». C’est Chypre qui est le coupable… On pourrait croire que l’intertitre est d’une maladroite ambiguïté, mais le texte insiste :

    « Les Chypriotes grecs exigent de la Turquie qu'elle ouvre ses ports à leurs navires, conformément à la parole donnée. Faute de l'obtenir, ils manient le veto. Bruxelles s'impatiente: «Il n'y a eu aucun progrès vers une normalisation des relations bilatérales», constate le rapport de la commission. »

    Salauds de Chypriotes…

    (On appréciera le « conformément à la parole donnée », comme s’il s’agissait d’une généreuse promesse que les Turcs tardent à remplir. Alors que la Turquie a conclu un accord de libre échange avec l’UE qui implique, comme dit mon ami M. de La Palisse, que tous les pays de l’UE ont accès aux ports turcs.)

  • Le degré zéro de la pensée européenne

    Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, dans un discours à Berlin, le 9 novembre :

    « Nous devons combattre ensemble le danger d’un nouvel euroscepticisme. Ce n’est plus seulement le monopole de quelques pays : dans tous les Etats membres, il y a des gens qui croient que leur pays peut survivre seul dans un monde globalisé. C’est plus qu’une illusion, c’est un mensonge ! Le plus grand ennemi de l’Europe, aujourd’hui, c’est la peur. La peur conduit à l’égoïsme, l’égoïsme conduit au nationalisme, et le nationalisme conduit à la guerre. Le nationalisme d’aujourd’hui, souvent, n’est pas un sentiment positif de fierté de sa propre identité, mais un sentiment négatif d’appréhension vis à vis des autres: la peur des “ennemis” à l’intérieur de nos frontières et au-delà de nos frontières. C’est un sentiment que l’on trouve dans toute l’Europe, non pas majoritaire, mais partout présent. A ceux qui disent que la guerre est si loin de nous dans le passé qu’elle ne peut plus être un problème en Europe, que cela n’interpelle pas les nouvelles générations, je réponds : allez seulement dans les Balkans et demandez aux gens ce qu’ils en pensent ! Et demandez-le aux jeunes aussi ! »

    Puis ce catholique pratiquant a dit que l’Europe a besoin de se tourner vers son héritage… à savoir... les valeurs et vertus de la Grèce antique : « Garder vivantes ces valeurs, transmettre leurs séculaires qualités à nos enfants et petits enfants, ce sera l’un des grands défis pour notre avenir. » (Bien sûr, Herman Van Rompuy n'a jamais entendu parler des guerres du Péloponnèse...)

  • Paroles, paroles…

    Le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Pierre Lellouche a déclaré, devant la commission des Affaires européennes de l'Assemblée nationale, que la France ferait en sorte que la décision européenne sur l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'espace Schengen soit reportée. « Au moins jusqu’au rapport de la Commission sur la mise en œuvre du mécanisme de coopération et de vérification, à l’été 2011. » Parce qu’on a observé « la remontée observée des flux migratoires illégaux via la Turquie vers les frontières bulgare et roumaine ».

    Le même gouvernement français vient d’accepter la suppression des visas pour l’Albanie et la Bosnie, alors qu’il était opposé à cette mesure…

    Or la Roumanie et la Bulgarie font partie de l’Union européenne. Si la Commission décide que ces deux pays doivent rejoindre l’espace Schengen en mars, la France avalisera cette décision. On prend les paris ?

  • On ne rit pas…

    Le Premier ministre François Fillon a désigné le conseiller d'Etat Rémi Bouchez pour occuper au sein du secrétariat général du gouvernement la fonction de Commissaire à la simplification.

  • L’UDC interdite de congrès à Lausanne…

    Le Congrès national de l’UDC devait se tenir au Palais de Beaulieu, à Lausanne. Mais c’était en même temps que le congrès du syndicat UNIA. Lequel a obtenu l’éviction de l’UDC. Le congrès devait ensuite se tenir à l’université de Lausanne. Après avoir reçu des tracts anonymes de menaces, la direction de l’université a renoncé à mettre des locaux à a disposition de l’UDC.

    L’UDC est le premier parti suisse…

  • Brigitte Bardot pointe du doigt la dhimmitude française

    (Associated Press) Face à "une généralisation de l'abattage rituel" et "au mutisme des pouvoirs publics" sur le sujet, huit organisations pour la protection de la cause animale sont montées au créneau mercredi, Brigitte Bardot et sa fondation en tête, pour dénoncer "la cruauté de l'abattage sans étourdissement préalable", et "la tromperie" qui peut en résulter envers les consommateurs.

    Les huit organisations concernées, dont la Fédération des SPA de France et la Fondation Brigitte Bardot, dénoncent avant tout l'interdiction de leur campagne de publicité commune par l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP).

    Les deux visuels prévus pour illustrer cette campagne ont été retoqués le 8 novembre dernier par l'ARPP considérant qu'ils étaient de nature à "ridiculiser ou choquer" les adeptes des rites concernés.

    "On peut afficher, sur tous les murs de France 'fièrement Halal' mais il nous est interdit d'informer le consommateur sur ce qu'est réellement l'abattage rituel sans subir la censure", a expliqué mercredi Brigitte Bardot à l'Associated Press.

    L'ancienne actrice estime par ailleurs que "le gouvernement veille à maintenir le consommateur dans l'ignorance car plus de 60% de la viande issue de ces abattages barbares se retrouve dans l'assiette de ces consommateurs à leur insu".

    François Desouche donne cette précision :

    Depuis le 12 octobre 2010, le nouveau président de l’ARPP est Dominique Baudis, par ailleurs président de l’Institut du Monde arabe et membre de la délégation pour les relations avec les pays du Machrek (Égypte, Jordanie, Liban et Syrie) et de la délégation à l’Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne. Il est l’époux de la journaliste et écrivain franco-algérienne Ysabel Saïah-Baudis.

  • Un procureur qui parle juste

    C’est le procureur général de Colombie, Alejandro Ordoñez :

    « Une société qui justifie l'avortement peut justifier n'importe quel autre délit, parce qu'il n'est autre que la dépréciation absolue de la vie du plus innocent des innocents. »