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  • La fin d’un long mensonge communiste

    La Cour suprême du Chili a rejeté deux pourvois en cassation visant à faire admettre officiellement que Salvador Allende avait été assassiné par les « putschistes ».

    En mai 2011, le cadavre du président communiste avait été exhumé pour déterminer les causes de sa mort, sur la pression de ceux qui prétendaient qu’il avait été assassiné par les hommes de Pinochet.

    Les experts avaient évidemment conclu au suicide.

    En septembre 2012, une cour d’appel avait déjà validé ce rapport.

    Désormais nul ne pourra plus contester qu’Allende est mort en se tuant avec la kalachnikov que lui avait offerte Fidel Castro, comme on le savait depuis le début, et comme l’avaient dit ses proches, tant la mise en scène était digne du martyrologe bolchevique.

  • Ça va aller jusqu’où ?

    Deux lycéens ont été interpellés hier parce que l’un a pris une photographie de l’autre faisant une « quenelle ». Sur plainte d’une enseignante, ils sont poursuivis pour « apologie de crime contre l’humanité ». Sic.

  • L’archevêque de Lahore à l’attaque…

    Le mouvement grandit au Pakistan pour réclamer que l’Etat fédéral et les provinces rendent à l’Eglise les écoles fondées par des congrégations religieuses et qui avaient été confisquée au moment de la nationalisation du système éducatif en 1972. Même des représentants de la société civile (musulmane) et des militants de diverses organisations appuient les demandes de l’Eglise.

    En 2004, dans le contexte de la dénationalisation, le gouvernement avait annoncé la restitution des écoles à leurs légitimes propriétaires. De fait, à Lahore, 16 écoles furent restituées à l’archidiocèse. Mais pas le collège Saint-François, qui avait été fondé en 1842 et qui était l’une des institutions scolaires les plus réputées du Pakistan.

    En mai dernier, la justice a ordonné aux autorités de restituer le bâtiment à ses propriétaires. Mais il ne s’est rien passé, alors que l’Eglise avait non seulement produit tous les documents, mais même provisionné les salaires des employés sur six mois.

    Le nouvel archevêque de Lahore, Mgr Sebastian Shaw, a porté plainte, et organisé deux manifestations le mois dernier, dénonçant ouvertement la mafia des propriétaires terriens et les fonctionnaires corrompus. Sic.

    Il est vrai que Mgr Shaw n’avait pas craint de donner une grande interview à Reconquête. Mais ce n’est pas le même risque que de dénoncer ouvertement la corruption, au Pakistan, en réclamant une école catholique au pouvoir musulman…

  • En Persici ex orbis sinu

    Voici la suite du grand poème de Prudence sur l’Epiphanie, avec la traduction de dom Guéranger. On reconnaîtra deux strophes de l’hymne des laudes.

    En Persici ex orbis sinu,
    sol unde sumit januam,
    cernunt periti interpretes
    regale vexillum Magi.

    Quod ut refulsit, ceteri
    cessere signorum globi,
    nec pulcher est ausus suam
    conferre formam Lucifer.

    Quis iste tantus, inquiunt,
    regnator astris imperans,
    quem sic tremunt cælestia,
    cui lux et aethra inserviunt ?

    Illustre quiddam cernimus,
    quod nesciat finem pati,
    sublime, celsum, interminum,
    antiquius cælo et chao.

    Hic ille rex est gentium
    populique rex Judaici,
    promissus Abrahæ patri
    ejusque in ævum semini.

    Æquanda nam stellis sua
    cognovit olim germina
    primus sator credentium,
    nati immolator unici.

    Jam flos subit Davidicus
    radice Jesse editus,
    sceptrique per virgam virens
    rerum cacumen occupat.

    Exin sequuntur perciti
    fixis in altum vultibus,
    qua stella sulcum traxerat
    claramque signabat viam.

    Sed verticem pueri supra
    signum pependit inminens,
    pronaque submissum face
    caput sacratum prodidit.

    Videre quod postquam Magi,
    eoa promunt munera,
    stratique votis offerunt
    thus, myrrham, et aurum regium.

    Agnosce clara insignia
    virtutis ac regni tui,
    puer o, cui trinam Pater
    praedestinavit indolem.

    Regem Deumque adnuntiant
    thesaurus et fragrans odor
    thuris Sabæi, ac myrrheus
    pulvis sepulcrum prædocet.

    Hoc est sepulcrum, quo Deus,
    dum corpus extingui sinit
    atque id sepultum suscitat,
    mortis refregit carcerem.

    Au sein de l’Empire persan, de cette contrée où se lève le soleil, des Mages, investigateurs habiles, aperçoivent l’étendard du Roi.

    A peine a-t-il brillé aux cieux que les autres sphères pâlissent : l’étoile du matin, malgré sa beauté, n’ose se montrer auprès de lui.

    « Quel est, disent les Mages, ce Roi qui commande aux astres, qui émeut les globes célestes, à qui la lumière et l’air obéissent ?

    « Ce que nous voyons est le signe de Celui qui ne connaît pas de terme, le Dieu sublime, immense, sans limites, dont la durée précède celle du ciel et du chaos.

    « Il est le Roi des nations, le Roi du peuple judaïque ; il fut promis au Patriarche Abraham et à sa race, dans les siècles.

    « Ce premier Père des croyants, qui sacrifia son fils unique, connut que sa race serait un jour nombreuse comme les étoiles.

    « Voici que la fleur de David s’élève sur la tige de Jessé; la branche fleurit et devient un sceptre qui commande à l’univers. »

    L’œil fixé au ciel, les Mages suivent en hâte le sillon de lumière que l’étoile leur traçait à l’horizon, pour régler sur la terre la voie qu’ils devaient suivre.

    Le signe s’arrêta au-dessus de la tête de l’Enfant qu’ils cherchaient; il abaissa son flambeau, et leur découvrit cette tête sacrée.

    Les Mages le voient ; aussitôt ils ouvrent les trésors de l’Orient, et, prosternés, lui offrent l’encens, la myrrhe et l’or des rois.

    Reconnais les illustres symboles de ta puissance et de ta royauté, Enfant, à qui le Père a conféré par avance une triple destinée.

    L’or annonce le Roi, l’odeur suave de l’encens de Saba proclame le Dieu, la myrrhe présage le tombeau:

    Tombeau par lequel ce Dieu, laissant périr son corps, et le ressuscitant après la sépulture, brisera la mort et ses cachots.