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  • Un « débat » à « l’Assemblée nationale » ?

    Les médias ont beaucoup parlé de la proposition de loi sur la prostitution. Elle a été votée hier à l’Assemblée nationale, à l’issue d’un débat dont on nous dit et redit à longueur de dépêches et d’articles qu’il fut finalement « consensuel ».

    Voici une image du « débat » de la « représentation nationale », au plus fort de la discussion :

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    Le pire est que cet absentéisme n'est pas réservé à cette proposition de loi. C'est le lot habituel des discussions à l'Assemblée nationale. Sauf quand il y a les caméras de télévision...

     

  • Ils ne se rendent même plus compte de ce qu’ils disent

    C’était un triste sommet du « partenariat oriental », à Vilnius, puisque l’on devait y célébrer un accord avec l’Ukraine, et que l’Ukraine a fait volte face juste avant, pour rejoindre l’union douanière de Poutine. Il devait aussi y avoir l’ouverture des discussions pour un accord avec l’Arménie. Mais l’Arménie elle aussi est passée à la Russie. On n’avait plus à se mettre sous la dent que deux pré-accords, avec la Géorgie et la Moldavie, en croisant les doigts pour que dans les mois prochains ces pays ne succombent pas également aux sirènes russes…

    Les eurocrates étaient évidemment furieux contre la Russie de Poutine. C’était à qui serait le plus virulent. Le si falot Herman Van Rompuy, tellement incolore qu’on l’avait oublié, a promis qu’il exigerait de Poutine, au prochain sommet UE-Russie, qu’il cesse le « harcèlement » des anciens pays du bloc soviétique. Sic. Il a demandé aux dirigeants des anciens pays soviétiques de « ne pas céder aux pressions extérieures, encore moins de la Russie » (mais de l’UE, oui…). Et il a suggéré que l’attitude russe envers l’Ukraine « pourrait être en violation des accords d’Helsinki ». Sic.

    Embrayant sur cette idée si géniale, José Manuel Barroso n’a pas craint d’ajouter :

    « Le temps de la souveraineté limitée est passé. »

    Il faisait allusion à la doctrine soviétique des la souveraineté limitée, utilisée notamment par Brejnev pour justifier l’invasion de la Tchécoslovaquie. Mais dans la bouche du président de la Commission européenne, qui n’a de cesse depuis un demi-siècle de limiter, rogner, puis carrément détruire, la souveraineté des Etats membres de l’UE, c’est surréaliste.

  • Sandro Magister propagandiste du plain chant

    Hier, sur son blog en français, Sandro Magister annonçait qu’il allait mettre en ligne six introït grégoriens, ceux des dimanches de l’Avent, de Noël et de l’Epiphanie. Avec chaque fois l’enregistrement de la pièce par les Cantori Gregoriani de Fulvio Rampi, la partition tirée du "Graduale Romanum Triplex", la traduction du texte latin, et un guide d’écoute rédigé par Fulvio Rampi.

    Et il publiait déjà un texte de Fulvio Rampi expliquant ce qu’est le plain chant et pourquoi il est indispensable à la liturgie latine.

    Aujourd’hui, veille du premier dimanche de l’Avent, il publie donc l’introït de ce dimanche: texte, traduction, partition, explications, enregistrement.

    On lit avec intérêt l’explication donnée par Fulvio Rampi, encore qu’elle soit sommaire, et on écoute avec intérêt son interprétation, encore qu’elle soit bien plus « musicologique » que liturgique, et ne corresponde pas exactement avec la partition…

    Quoi qu’il en soit bravo et merci à Sandro Magister.

  • A-t-on supprimé les moines ?

    François s’est entretenu hier avec les quelque 120 supérieurs majeurs des ordres et congrégations de religieux, réunis à Rome.

    Que sont les religieux ?

    Réponse du pape :

    « Ce sont des hommes et des femmes qui peuvent réveiller le monde. La vie consacrée est une prophétie. Dieu nous demande de sortir du nid et d'être envoyés sur les frontières du monde, en évitant la tentation de les “domestiquer”. Telle est la façon la plus concrète d'imiter le Seigneur. »

    Or parmi les religieux, et même au centre, au cœur de la vie religieuse, il y a les moines, et autres contemplatifs cloîtrés.

    Ont-ils encore le droit d’exister, ou sont-ils rayés de la carte ?

    Il est vrai que l’Eglise n’a que faire d’« un musée folklorique d’ermites renfermés, condamnés à répéter toujours les mêmes choses » (exhortation apostolique Evangelii gaudium).

    Cela me fait penser à un ancien évêque de Vannes, qui disait (en privé) que les bénédictins de Kergonan étaient « une secte ». François va-t-il officialiser ce jugement ?

  • Saint André

    Parce que Jean était ainsi « l’ami de l’Époux », il ne cherchait pas sa propre gloire, mais il rendait témoignage à la vérité. A-t-il voulu retenir près de lui ses disciples et les empêcher de suivre le Seigneur ? Au contraire, il leur montra celui qu’ils devaient suivre ; car ils considéraient leur maître comme étant l’Agneau. Mais lui : Pourquoi portez-vous sur moi votre attention ? Je ne suis point l’Agneau ; « le voilà, l’Agneau de Dieu. » Auparavant il avait déjà dit à son sujet : « Voici l’Agneau de Dieu » Et de quelle utilité nous est l’Agneau de Dieu ? Voici, ajoute-t-il, celui qui ôte le péché du monde. « Ayant ouï cela, les deux disciples qui étaient avec Jean suivirent Jésus.

    Voyons la suite : « Voici l’Agneau de Dieu », c’est Jean qui le proclame. « Les deux disciples l’entendirent parler ainsi et suivirent Jésus », Ils ne le suivirent pas encore comme pour s’attacher à sa personne ; le moment où ils devinrent définitivement ses disciples nous est connu, car Jésus les appela lui-même, alors qu’ils se trouvaient dans leur barque. En effet, l’un de ces deux disciples était André, comme vous venez de l’entendre ; or, André était le frère de Pierre, et nous savons par l’Évangile que, le Seigneur ayant vu Pierre et André dans leur barque, les appela en disant : « Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Et dès ce moment, ils s’attachèrent à lui pour ne plus le quitter. »

    Si donc, maintenant, ces deux disciples suivent Jésus, ils ne le suivent pas encore comme ne le devant point quitter ; mais ils voulaient voir où il habitait et pratiquer ce qui est écrit : « Que ton pied use le seuil de sa porte ; va le trouver assidûment dès le point du jour et instruis-toi de ses préceptes » (Ecclésiastique 6, 35-36). Jésus leur montra où il demeurait ; ils y allèrent, et restèrent avec lui (ce jour-là). Quelle heureuse journée ils passèrent ! Quelle heureuse nuit ! Qui nous dira ce qu’ils ont recueilli de la bouche du Seigneur ? Édifions aussi nous-mêmes et préparons en notre cœur, une maison où le Sauveur vienne nous enseigner et s’entretenir avec nous.

    Saint Augustin, traité 7 sur saint Jean, lecture des matines de la Vigile de saint André, hélas supprimée en 1955.