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  • Décidément…

    Leur Europe n’est plus ce qu’elle était… Ou du moins l’approche des élections les rend un peu plus lucides… Après le socialiste Schulz, voici que les libéraux allemands (bien plus européistes que les socialistes) font marche arrière toute. Au nom du principe de subsidiarité (qui devient décidément très à la mode), le FDP de Saxe a adopté une motion par laquelle le parti « s’engage pour que l’UE ait moins de pouvoirs », qu’il y ait « moins de commissaires », et que « davantage de décisions soient prises de nouveau au niveau national ou régional ».

    Le FDP a subi un sérieux revers aux dernières élections, puisqu’il n’est plus représenté au Bundestag, mais il participe à deux gouvernements régionaux, dont celui de Saxe.

    D’autre part, dans un entretien au Nordwest Zeitung, c’est carrément un commissaire européen, Neven Mimica, qui déclare : « Nous n’avons pas besoin de nouvelles lois et régulations au niveau européen. Dans certains domaines, l’Europe est plutôt trop réglementée. Ce dont nous avons besoin est d’une meilleure coordination des autorités nationales et une harmonisation des lois existantes. »

    Bon. En même temps, le commissaire en question est le commissaire… croate, qui vient d’arriver à Bruxelles. Mais c’est toujours bon à prendre.

  • La République ?

    « C’est la République qu’on ne respecte plus », a déclaré le maire UMP de Châteaurenard (13) qui s’est fait poignardé par un déséquilibré lors des cérémonies du 11-Novembre. Et « c’est le statut d’élu qui ne représente plus grand chose pour les gens ».

    Mais depuis quand la République est-elle respectable ? Et c’est la faute de qui si le statut d’élu ne l’est pas davantage ?

    De même le Premier ministre affirme-t-il que les sifflets des Champs-Elysées étaient « un acte contre la République ».

    Assez d’hypocrisie. Il s’agit simplement, comme chacun le voit partout, d’un mouvement populaire de rejet d’un gouvernement devenu insupportable. Et les plus répugnants sont ceux qui font la leçon en se répandant dans les médias, pleurnichant que le 11-Novembre doit être un moment sacré de recueillement national… Ces gens-là qui crachent en permanence sur la patrie, qui vendent leur pays à l’euromondialisme, qui ne croient en rien, qui sont pour le massacre des enfants à naître, pour le charcutage des embryons, qui en sont arrivés à légiférer contre le mariage, mais qu’ils se taisent désormais… De toute façon personne ne les écoute plus.

  • Ils remettent ça…

    Il y a un an, le conseil indonésien des oulémas avait monté une campagne contre les écoles catholiques, parce qu’elles n’enseignent pas l’islam. Cette campagne avait été virulente sur l’île de Java, et complaisamment relayée par les médias. Néanmoins elle avait fait long feu, parce que les parents (musulmans) s’étaient mobilisés en faveur des écoles catholiques, dont la qualité de l’enseignement est reconnue par tous.

    Or voici que le conseil des oulémas recommence. Son chef local de Klanten presse les écoles privées d’embaucher des professeurs d’islam, parce que leur absence est une violation de la loi stipulant que tout élève a le droit de recevoir un enseignement de sa religion.

    Or il était admis par tous jusqu’ici que les écoles privées ne sont pas tenues d’avoir des cours d’islam.

    Mais le conseil des oulémas a obtenu une première victoire : l’association locale des écoles privées a « regretté » l’absence de professeurs d’islam et souhaité que la question soit résolue « de la meilleure façon possible ».

  • Plus d’un mois après…

    Le préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, Mgr Gerhard Müller, a envoyé une lettre à Mgr Zollitsch, ancien archevêque de Fribourg et administrateur provisoire de l’archidiocèse, pour lui faire remarquer que le projet de directive pastorale de l’archidiocèse sur les divorcés remariés ne coïncide pas avec la doctrine de l’Eglise sur deux points précis et doit donc être retiré et révisé.

    Il y a plus d’un mois que ce scandaleux « projet » a été publié sur le site de l’archidiocèse, non comme un projet, mais bel et bien comme une directive adressée aux paroisses. La presse allemande l’a unanimement attribuée à Mgr Zollitsch, qui est en effet le responsable du diocèse même s’il n’en est plus l’archevêque. Le 10 octobre, Mgr Zollitsch donnait une conférence de presse, où il expliquait que c’était un « projet » qui avait été « publié trop tôt ». Il ajoutait qu’il allait en parler avec le pape la semaine suivante. Mais de l’entretien avec le pape on ne nous parla que de « l’évêque bling-bling ».

    Bref, plus d’un mois après, Mgr Müller condamne un texte dont l’archevêque a dit, il y a un mois précisément, qu’il n’était pas pertinent de l’avoir publié.

    La lettre de Mgr Müller ne sert donc à rien.

  • Saint Martin Ier

    Trois mois à peine après avoir été élevé sur le trône pontifical (649), il réunit dans la basilique Saint-Jean du Latran un concile d'une centaine d'Evêques, qui condamna l'hérésie monothélite et le Typos, édité par l'empereur, dans lequel on confondait la vérité et l'erreur par opportunité politique. Saint Martin, ayant été apocrisiaire de l'Evêque Théodore à Constantinople, était bien au fait des intentions de l'empereur et de ses théologiens qui, en proclamant une seule volonté dans le Christ, cherchaient à se rallier de manière détournée les monophysites d'Orient.

    Dès qu'il apprit la nouvelle, l'empereur envoya en Italie l'exarque Calliopas avec pour misssion d'arrêter l'E vêque. A son arrivée à Rome celui-ci se présenta devant le pontife et l'interrogea sur l'affaire du concile. Saint Martin lui répondit en prononçant l'anathème contre ceux qui oseraient l'accuser de la moindre variation dans la foi des Saints Pères. Par crainte du peuple qui était présent, l'exarque répondit avec hypocrisie que la foi de Martin était semblable à la sienne et à celle de tous les Chrétiens. Le Saint se retira alors, pendant trois jours, dans la basilique du Latran avec tout son clergé. Le lundi matin Calliopas demanda à perquisitionner dans le palais, sous prétexte d'y trouver des armes. Les soldats se précipitèrent dans la basilique, renversèrent dans un grand tumulte les objets de culte et s'emparèrent du prélat qui souffrait de la goutte. Le mercredi 19 juin 653, ils s'embarquèrent en direction de Constantinople. Pendant ce long et pénible voyage de trois mois, le Saint fut privé de toute consolation dans sa maladie et ne pouvait même pas se laver. Aux escales, ses gardes l'empêchaient de descendre et, en le couvrant d'injures, ils s'emparaient des provisions que des Prêtres et des fidèles lui avaient apportées. Lorsqu'ils arrivèrent à Constantinople, le 17 septembre, on laissa la populace l'insulter sur son grabat, puis on le mena dans la prison Prandiara, où il fut gardé au secret pendant 93 jours. Le 20 décembre, à la suite d'une parodie de jugement à l'Hippodrome, au cours duquel on l'empêcha de s'exprimer sur la foi, il fut condamné à mort, puis on déchira publiquement ses vêtements sacerdotaux et on le traîna à travers la ville jusqu'au prétoire, chargé d'une lourde chaîne au cou. Le vieillard malade et sous-alimenté pouvait à peine marcher, mais son visage était radieux de souffrir ainsi par amour du Christ et de la vérité. Transféré dans la prison Diomède, on le hissa, en lui écorchant les jambes, jusqu'à un cachot surélevé réservé aux condamnés à mort.

    Le lendemain, le Patriarche de Constantinople Paul, malade et redoutant le jugement de Dieu, obtint de l'empereur la commutation de la sentence de mort en exil. Après la mort de Paul et la nomination de Pyrrhus au Patriarcat, le Saint resta encore 85 jours captif, avant d'être expédié clandestinement à Cherson, en Crimée. Il y souffrit cruellement de la faim et des mauvais traitements que lui infligèrent les barbares, et remit à Dieu son âme apostolique le 13 avril 656.

    (Source)