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  • Hommage à un résistant

    1155219200067.jpgOn apprend la mort de Domenico Bartolucci, « directeur perpétuel » du Chœur de la Chapelle Sixtine, et pourtant viré par le clan Marini (Piero) en 1997. En 2006, Benoît XVI lui demandait de diriger un concert à la Chapelle Sixtine. Au cours de ce concert fut créé un motet de Bartolucci lui-même : Oremus pro Pontifice nostro Benedicto. A l’issue du concert, Benoît XVI fit l’éloge du grand interprète et compositeur de musique sacrée (photo). En 2010 il le créait cardinal. L’année suivante le cardinal Bartolucci révélait qu’il avait toujours célébré la messe de saint Pie V. Au Vatican…

    Voici l’article que j’avais publié dans Daoudal Hebdo.

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  • Dernière nouvelles de la dictature

    A en croire les images diffusées en boucle par BFMTV, il y avait davantage de policiers, ce matin sur les trottoirs des Champs-Elysées, que de citoyens. Belle image de la France… Et parmi les citoyens une grande majorité de « bonnets rouges » et assimilés…

    La police de Manuel Valls s’est distinguée en arrêtant de façon préventive et arbitraire des militants et candidats du Front national venus commémorer pacifiquement le 11-Novembre : un procédé typique des dictatures.

    Sinon, 73 personnes ont été arrêtées, parce qu’elles manifestaient leur hostilité au président de la République et qu’elles ont eu le culot de riposter aux provocations policières.

    Manuel Valls a mis tout le monde dans le même sac de « l’extrême droite » et a osé dire que « l’extrême droite ce n’est pas la France », lui qui, il n’y a pas si longtemps, n’était même pas français.

  • Il transforme les bijoux en boîtes de thon

    Un homme aborde une dame dans la rue, à Evry, pour lui demander où il pourrait faire traduire des textes en français. Au fil de la conversation il lui révèle qu’il est marabout et qu’il peut régler tous les problèmes. Il suffit que la dame lui présente des objets de valeur à marabouter. La dame revient avec ses bijoux dans un sac. L’homme s’éclipse quelques minutes pour marabouter le sac et revient, disant à la dame de ne pas ouvrir le sac avant une semaine. De retour chez elle, la dame est prise d’un doute. Elle ouvre le sac, et découvre à la place de ses bijoux deux boîtes de thon.

    Elle a déposé plainte, estimant le vol à plusieurs milliers d’euros.

    M’est avis qu’elle devrait être condamnée. Comme devraient être condamnées, au moins symboliquement, toutes les personnes victimes d’escroqueries aussi flagrantes. L’impunité de la bêtise crasse a quelque chose de malsain.

    (Le Parisien)

  • Les impôts et taxes vont baisser !

    Pierre Moscovici a annoncé hier que les prélèvements obligatoires seront stabilisés en 2015 et qu’ensuite ils baisseront.

    Vous ne le croyez pas ?

    Ben alors… Pour une fois que j’avais une bonne nouvelle…

  • En Irak

    Avec la même énergie qu’on lui connaissait quand il était archevêque de Kirkouk, le patriarche chaldéen S.B. Louis Raphaël Ier Sako multiplie les appels et les initiatives pour que les derniers chrétiens restent en Irak. On apprend seulement aujourd’hui que le 5 novembre il a réuni tous les évêques catholiques d’Irak pour élaborer des mesures concrètes et partagées entre les différentes Eglises. Il s’agit de lutter contre ce que le patriarche appelle le processus de « migration organisée ». Il dénonce notamment l’attitude des ambassades et consulats occidentaux qui favorisent l’obtention de visas d’asie par les chrétiens – et qui croient bien faire…

    (Fides)

  • Saint Martin

    Sulpice Sévère, qui connaissait personnellement saint Martin, a écrit plusieurs textes sur le grand évêque et thaumaturge. Il a raconté sa mort, non pas dans la lettre à Didier connue comme la Vie de saint Martin, mais dans une lettre à sa belle-mère… C’est de ce texte-là qu’ont été extraites les si belles antiennes des heures du jour.

    Il réunit alors ses disciples et leur annonça que sa mort était proche. Une profonde douleur s’empare aussitôt de tous les cœurs ; tous s’écrient en gémissant : « Ô tendre père ! pourquoi nous abandonner et nous laisser dans la désolation ? des loups avides de carnage se jetteront sur votre troupeau (1) ; si le pasteur est frappé, qui pourra le défendre ? Nous savons bien que vous souhaitez ardemment de posséder Jésus-Christ ; mais votre récompense est assurée, et elle ne sera pas moins grande pour être retardée ; ayez pitié de nous que vous allez laisser seuls. » Martin, touché de leurs larmes, et brûlant de cette tendre charité qu’il puisait dans les entrailles de son divin Maître, se mit aussi à pleurer. Puis, s’adressant au Seigneur : « Seigneur, s’écria-t-il, si je suis encore nécessaire à votre peuple, je ne refuse pas le travail : que votre volonté soit faite. » (2) (...)

    Ô homme admirable, que ni le travail ni la mort même ne peuvent, vaincre ! qui demeure indifférent, qui ne craint, ni la mort ni la vie ! (3) Ainsi, malgré l’ardeur de la fièvre qui le consumait depuis plusieurs jours, il poursuivait l’œuvre de Dieu avec un zèle infatigable. Il veillait toutes les nuits, et les passait en prière. Étendu sur sa noble couche, la cendre et le cilice, il se faisait obéir de ses membres épuisés par l’âge et la maladie. Ses disciples l’ayant prié de souffrir qu’on mît un peu de paille sur sa couche : « Non, mes enfants, répondit-il, il ne convient pas qu’un chrétien meure autrement que sur la cendre et le cilice ; je serais moi-même coupable de vous laisser un autre exemple. » Il tenait ses regards et ses mains continuellement élevés vers le ciel, et ne se lassait point de prier (4). Un grand nombre de prêtres qui s’étaient réunis près de lui, le priaient de leur permettre de le soulager un peu en le changeant de position : « Laissez-moi, mes frères, répondit-il ; laissez-moi regarder le ciel plutôt que la terre, afin que mon âme prenne plus facilement son essor vers Dieu. » À peine eut-il achevé ces mots, qu’il aperçut le démon à ses côtés. « Que fais-tu ici, bête cruelle ! tu ne trouveras rien en moi qui t’appartienne : je serai reçu dans le sein d’Abraham. » Après ces paroles, il expira. Des témoins de sa mort nous ont attesté qu’en ce moment son visage parut celui d’un ange, et que ses membres devinrent blancs comme la neige. Aussi s’écrièrent-ils : « Pourrait- on jamais croire qu’il soit revêtu d’un cilice et couvert de cendres ? » Car, dans l’état où ils virent alors son corps, il semblait qu’il jouît déjà de la transformation glorieuse des corps ressuscités. (…)

    Où trouverez-vous rien de comparable aux funérailles de Martin ? Que des héros vainqueurs s’avancent montés sur des chars de triomphe, précédés d’hommes enchaînés et suivis de leurs prisonniers : le corps de Martin est suivi de tous ceux qui, sous sa conduite, ont vaincu le monde. Pour les premiers, les peuples en démence font entendre des applaudissements et des cris confus : en l’honneur de Martin, les airs retentissent du chant des psaumes et des cantiques sacrés. Ceux-là, après leurs triomphes, sont précipités dans les gouffres de l’enfer ; Martin, rayonnant d’une joie céleste, est reçu dans le sein d’Abraham. Martin, si pauvre en ce monde, menant une vie si simple, entre riche dans le ciel, (5) d’où, je l’espère, il veille sur nous, sur moi qui écris ces lignes, sur vous qui les lisez.

    *

    (1) Dixerunt discipuli ad beatum Martinum: Cur nos pater deseris, aut cui nos desolatos relinquis? Invadent enim gregem tuum lupi rapaces.

    (2) Domine, si adhuc populo tuo sum necessarius, non recuso laborem: fiat voluntas tua.

    (3) O virum ineffabilem, nec labore victum, nec morte vincendum, qui nec mori timuit, nec vivere recusavit !

    (4) Oculis ac manibus in caelum semper intentus, invictum ab oratione spiritum non relaxabat, alléluia.

    (5) Martinus Abrahae sinu laetus excipitur: Martinus, hic pauper et modicus, caelum dives ingreditur, hymnis caelestibus honoratur