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  • Mémoire de l’abbé Perrot

    Le 12 décembre prochain, fête de saint Corentin, sera le 70e anniversaire de l’assassinat de l’abbé Yann-Vari Perrot, recteur de Scrignac et fondateur du Bleun Brug.

    Il avait dit qu’un jour on le retrouverait mort en revenant d’une de ses chapelles, et qu’il voudrait mourir en disant son chapelet, ou sur le chemin en accomplissant son devoir de prêtre, comme le dernier recteur de Koat-Kéo tué par la révolution… Le 12 décembre 1943 tout cela fut accompli à la lettre.

    Dans une série de six articles sur le blog Ar Gedour, L'abbé Perrot, un témoin pour notre temps, Youenn Caouissin (fils du secrétaire de l’abbé Perrot), retrace divers aspects de la vie et de l’œuvre du prêtre, insistant précisément sur « l’homme de Dieu », sans négliger pour autant le militant breton.

    Cette précise et émouvante évocation remet quelques pendules à l’heure et rendu justice à celui qui restera comme l’une des grandes et authentiques personnalités de l’histoire de la Bretagne.

    Chapitre 1 : L'abbé Perrot contre toutes les idéologies ; Feiz ha Breiz, les deux identités de la Bretagne

    Chapitre 2 : L'abbé Perrot et la langue bretonne

    Chapitre 3 : Le patriotisme de l'abbé Perrot

    Chapitre 4 : Le restaurateur, le bâtisseur

    Chapitre 5 : Le rassembleur et le prêtre

    Chapitre 6 : Sa dernière messe ; vers le martyre

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  • Cameron et le traité

    « Mon objectif est de renégocier très radicalement notre relation avec l'Europe », a déclaré David Cameron, hier, devant les caméras de la BBC, à la veille de l’ouverture du congrès annuel du Parti conservateur à Manchester.

    Il a précisé notamment qu’il voulait que soit supprimé du traité l’engagement des Etats membres à œuvrer à une « union sans cesse plus étroite ». Cette expression, a-t-il souligné, « n’est pas ce que veut le peuple britannique, et n’est pas ce que je veux ».

    On remarquera que cette expression figure, non pas dans un des derniers traités, mais dans le préambule du traité de Rome, signé en 1957… (C’est pourquoi le député Jean-Marie Le Pen avait voté contre la ratification.)

  • Autriche : la gauche-droite reste au pouvoir

    L’UMPS autrichienne, dite « grande coalition », a eu chaud mais conserve le pouvoir. La gauche et la droite ont chacune perdu deux points (le pire score de leur histoire), mais elles conservent la majorité absolue à elles deux (99 sièges sur 183).

    On constate que les partis eurosceptiques, dont le FPÖ qui gagne près de 4 points et arrive juste derrière les démocates chrétiens (mais le BZÖ du défunt Jörg Haider disparaît du Parlement), engrangent au total plus de 30% des voix.

    Cette histoire de « grande coalition », comme en Allemagne, qui est la négation même de la politique, me fait penser à cette étonnante publicité que je viens de voir sur BFM pour une émission politique de cette chaîne : « La droite, la gauche, le centre, l’opposition ». Chaque appellation est illustrée par des photos de dirigeants. « L’opposition », c’est Marine Le Pen et Mélenchon…

  • Arrêtons de calomnier les Roms

    Un Rom dans le Nord se défend :

    « On dit qu’on vole mais ce sont les Arabes qui volent et qui nous dénoncent. Si on vole, on ne vole pas à côté de chez nous. On vole plus loin ! »

    (20 minutes, via FDS)

  • « Infanticide » : arrêtez les frais

    En 2006 un ouvrier avait découvert le cadavre d’un nouveau-né dans un sac poubelle dissimulé dans un conduit de cheminée, à Rouen. En 2011, les enquêteurs avaient fini par retrouver la femme qui occupait l’appartement, et l’an dernier ils ont pu déterminer, par l’analyse de l’ADN, que l’enfant était le sien. Le 23 septembre, alors qu’elle allait être interpellée, elle s’est enfuie, puis elle s’est rendue à la justice vendredi dernier, et elle a été mise en examen pour « homicide volontaire ».

    Bien entendu, dès le début de son audition, elle a déclaré ne pas se souvenir des circonstances de la mort de l’enfant.

    On ferait aussi bien de ne pas continuer cette procédure, pour éviter une nouvelle honte pour la justice française. Car on va bien sûr aller chercher Israël Nisand qui bien sûr va persuader la cour que cette femme était en « déni de grossesse », puis en « déni d’accouchement », et elle sera évidemment relaxée, selon la jurisprudence désormais bien établie. Et qui est parfaitement logique : après la dépénalisation de l’avortement, la dépénalisation du « néonaticide ». Et après le « droit à l’avortement », le droit à l’infanticide…

    Avez-vous vu comment des articles de presse assimilent, à cause de la « négation de l'infanticide », le meurtre de Fiona à celui des nouveaux-nés de Véronique Courjault ?

    Fiona avait 5 ans…

  • Polygamie malaise

    Dans l’Etat de Kelantan (nord-est de la Malaisie), les autorités vont distinguer d’ici la fin de l’année la meilleure famille polygame. Plus exactement « le mari polygame modèle ». Dans cet Etat où un millier d’hommes, au bas mot, se marient plus d’une fois par an, la justice est submergée de plaintes de femmes qui accusent leur mari de mauvais traitements. Le concours, inventé l'an dernier, a pour but de tenter de réduire le nombre de ces plaintes en montrant en exemple le mari modèle. Plus de 200 hommes sont en compétition. En dehors des honneurs de la presse, le vainqueur recevra 31.000 ringitt (moins de 300 euros). Les critères sont l’engagement au travail, le comportement dans le contexte familial, et la somme des cadeaux que le mari fait à ses femmes…

  • « Détruire toutes les églises de la région »

    Le cheikh Abdoul Aziz bin Abdoullah, grand mufti d’Arabie Saoudite, chef du Conseil suprême des oulémas et du Comité permanent pour l’émission des fatwas, a redit, devant une délégation koweitienne, qu’il est « nécessaire de détruire toutes les églises de la région », car l’islam est la seule religion possible dans la péninsule arabique.

    L’agence Fides souligne que l’Arabie saoudite est un « pays allié de l’Occident sur la scène politique mondiale »…

    En juin dernier a été consacrée une nouvelle église catholique dans les émirats, et l’émir de Bahrein a donné un terrain pour la construction de ce qui sera la neuvième église catholique dans les émirats. Les chrétiens des émirats ont ouvertement souhaité « la mise en place de négociations afin de construire une église en Arabie Saoudite »…

  • A Jérusalem

    Dans l’après-midi du Dimanche 29 septembre, quatre jeunes juifs israéliens d’âge compris entre 17 et 27 ans ont été arrêtés après qu’ils eurent gravement endommagé au moins quinze tombes du cimetière chrétien évangélique situé sur le Mont Sion, dans les environs de la Vieille Ville de Jérusalem. Les quatre arrêtés sont des étudiants d’une école religieuse juive (yeshivah) située à l’ouest de la Vieille Ville. Au moins deux d’entre eux – a indiqué le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld – sont des militants de mouvements liés aux colons juifs extrémistes de Cisjordanie.

    Depuis le début de 2012, les profanations et actes de vandalisme se succèdent contre des monastères, des églises, des mosquées et des cimetières chrétiens et musulmans, profanations qui sont le fait de groupes extrémistes proches du mouvement des colons juifs. Nombre de ces actes d’intimidation ont jusqu’ici été « signés » par le slogan « le prix à payer ». « Ces actes – déclare à l’Agence Fides le Père Raed Abusahliah, Directeur général de la Caritas Jérusalem – doivent être poursuivis avec fermeté et leurs auteurs soumis à l’autorité judiciaire, évitant de liquider ces gestes comme s’il s’agissait des intempérances d’une personne malavisée quelconque ». Le Père Abusahliah indique que certains élèves des écoles rabbiniques font souvent preuve d’attitudes offensantes à l’encontre des Evêques, des prêtres, des religieuses et religieux qui passent par la Vieille Ville. « A peine voient-ils une croix – raconte le prêtre – nombre d’entre eux commencent à cracher par terre ».

    (Fides)

  • Centrafrique : ça continue

    Communiqué envoyé à l’Agence Fides par la Congrégation du Sacré-Coeur de Jésus de Bétharam, sur ce qui s’est passé à la mission Notre-Dame de Fatima de Bouar (nord-ouest de la République centrafricaine) :

    Le 28 septembre, le Père Beniamino Gusmeroli, missionnaire italien provenant de la Valtellina et le Frère Martial Mengue, diacre centrafricain, ont été livrés pendant trois heures au bon vouloir des rebelles de la Seleka, qui ont bâillonné et menacé de mort le gardien, avant d’entrer dans la maison armés de Kalachnikovs.

    Il s’agit de la deuxième mission du Diocèse à être endommagée de nuit en l’espace d’une semaine.

    Il s’agissait d’un petit groupe de cinq hommes armés jusqu’aux dents, étrangers, de provenance soudanaise, capable seulement de prononcer quelques mots en sango et en français. Ils ont bâillonné et lié le Frère Mengue et se sont faits conduire dans la chambre du Père Gusmeroli où ils ont commencé à voler tout ce qu’ils trouvaient. Vu les tentatives de résistance du Père Gusmeroli, ils l’ont lié et bâillonné lui aussi, et ont ainsi pu mettre tout à sac, volant argent, ordinateur, appareil photographique, téléphones et tout ce qui les intéressait.

    Ils ont pris en otage le Frère Mengue pour couvrir leur fuite, le relâchant un peu plus tard, et lui prenant son passeport, obtenu après des mois d’attente, passeport qui venait d’être visé par l’Ambassade de Yaoundé afin qu’il puisse se rendre en Italie pour un stage.

    Ainsi s’est déroulé le énième acte d’arrogance et de saccage de la part des rebelles de la Seleka, désormais incontrôlés et incontrôlables de la part des autorités, signe d’une dégradation de la situation qui ne connaît pas de perspectives de changement en l’absence d’une intervention rapide et décidée de la communauté internationale.

    Sur d’autres exactions récentes de la Seleka, milice islamiste théoriquement dissoute par le pouvoir qui en est une émanation, voir cette autre dépêche de Fides.

  • Une lettre au pape

    De Lucrecia Rego de Planas, qui ne se cache pas derrière son petit doigt et dit crûment ce qui fait le plus mal…

    A lire ici.

    (A propos de ce que dit François du tableau du Caravage qu’il prétend être allé voir souvent en l’église Saint Louis des Français, non seulement c’est totalement contraire à ce que dit l’Evangile, mais c’est tout aussi contraire à ce que montre le tableau. « C’est le geste de Matthieu qui me frappe : il attrape son argent comme pour dire : “Non, pas moi ! Non, ces sous m’appartiennent !” » Matthieu ne s’agrippe pas du tout à ses sous, contrairement à ses deux adjoints à sa droite, il ne regarde que le Christ et il est stupéfait, se montrant lui-même du doigt – sa main gauche reproduisant exactement le geste de la main droite du Christ, l’air de dire : Moi ? C’est vraiment moi, un publicain, que tu viens chercher ?)

    Caravaggio_-_La_vocazione_di_San_Matteo.jpg

     

  • Saint Jérôme

    Il faut remarquer d'abord que ce psaume (89) a pour titre, et dans le texte hébreu et dans la version des Septante Prière de Moïse, l'homme de Dieu, qualité convenant parfaitement à ce saint homme qui pouvait dire: « J'ai vu Dieu face à face, et mon âme a été sauvée », qui nous a appris la création de l'homme et de toutes les choses invisibles, l'histoire de tout ce qui s'est fait dans les siècles passés, et qui enfin nous a donné non seulement les cinq premiers livres de l'Ecriture sainte, savoir : la Genèse, l'Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome, mais encore onze psaumes, depuis le quatre-vingt-neuvième qui commence par ces paroles: « Seigneur, vous avez été notre refuge » jusqu'au quatre-vingt-dix-neuvième qui a pour titre Psaume pour la louange. Il est vrai que le psaume quatre-vingt-dix-huitième est intitulé dans plusieurs exemplaires Psaume pour David, mais ce titre ne se trouve point dans l'hébreu, et c'est la coutume de l'Ecriture sainte d'attribuer les psaumes qui n'ont point de titre aux auteurs dont le nom est à la tête des psaumes qui précèdent.

    Or, il y a quatre psaumes intitulés Oratio, prière; savoir: le seizième, qui a pour titre Oraison de David, et qui commence par ces mois. « Ecoutez favorablement, Seigneur, la justice de ma cause » ; le quatre-vingt-neuvième que j'entreprends d'expliquer ici, et qui commence parce verset: « Seigneur, vous avez été notre refuge » ; le quatre-vingt-cinquième, qui commence par ces paroles: « Abaissez, Seigneur, votre oreille », et le cent-unième qui a pour titre Oraison du pauvre lorsqu'il sera dans l'affliction et qu'il répandra sa prière en la présence du Seigneur. Ce « pauvre » est David, mais en cela il est la figure de Jésus-Christ qui de riche qu'il était s'est fait « pauvre » pour l'amour de nous, et que pour nous donner des marques de sa pauvreté et de sa douceur, et en même temps pour accomplir la prophétie de Zacharie, a bien voulu monter sur le poulain d'une ânesse. (…)

    Les grammairiens appellent oraison tout discours que on prononce en public : on ne trouve guère ce mot en ce sens dans l’Ecriture sainte; elle ne donne le nom d'oraison qu'aux prières que l'on fait à Dieu. C'est une opinion établie parmi les Hébreux que le Psautier est divisé en cinq livres : le premier comprend les psaumes depuis le premier jusqu'au quarantième; le second, depuis le quarante et unième jusqu'au soixante et onzième; le troisième, depuis le soixante-douzième jusqu'au quatre-vingt-huitième; le quatrième, depuis le quatre-vingt-neuvième, que j'entreprends d'expliquer ici, jusqu'au cent-cinquième; et que ces quatre livres finissent tous dans l'hébreu par ces deux mots: amen, amen, que les Septante ont traduits par ceux-ci: ainsi soit-il, ainsi soit-il. Le cinquième livre commence au psaume cent-sixième et finit au dernier. Il en est de même des douze prophètes, dont les Hébreux ne font qu'un seul volume.

    *

    Ceci est le début, ou plutôt le prologue, de l’explication du psaume 89 par saint Jérôme qui va, selon son habituelle virtuosité, mener de front une explication du texte hébreu et de la Septante, non sans aperçus sur d’autres traductions grecques, pour tirer un profit spirituel des différences de traduction. On voit ici très clairement que saint Jérôme utilise une seule numérotation des psaumes : celle que l’on retrouve dans la Vulgate. Cette numérotation était la seule à son époque, tant chez les juifs que chez les chrétiens. Dans un autre texte il dit : « Le vingt-et-unième psaume selon l’hébreu commence par ces paroles que notre Seigneur dit sur la croix : Eli, Eli, lama azabthani. » On prétend aujourd’hui que ce serait le vingt-deuxième selon l’hébreu…

    La numérotation du texte hébreu massorétique (publié par les rabbins aux IXe-Xe siècles), qui a été adoptée par les protestants, puis par les catholiques (sauf dans la liturgie, ce qui ajoute à la confusion), et que l’on ose utiliser dans les éditions du Psautier « juxta hebræos » de saint Jérôme, ce qui est un comble, est donc totalement illégitime : le texte hébreu du temps de saint Jérôme avait la même numérotation que les psautiers grecs et latins. Elle est d’autant plus illégitime qu’elle est fondée sur une erreur grossière : la séparation en deux du psaume 9 qui est un psaume alphabétique, dont l’unité est donc verrouillée du premier au dernier verset par l’alphabet hébreu.

    (En ce qui concerne l’affirmation – pour le moins très aventureuse - selon laquelle les psaumes 89 à 99 seraient de Moïse, saint Jérôme se fonde uniquement sur le « principe » selon lequel tout psaume qui n’a pas de nom d’auteur doit être attribué à l’auteur du psaume précédent, et au fait que dans l’exemplaire hébreu qu’il avait il fallait attendre le psaume 100 pour retrouver : « Cantique de David ». Mais la Septante et la Vulgate parlent de David pour tous les psaumes de cette série, sauf le 91 et le 99.)

  • Dédicace de Saint Michel Archange

    La fête de ce jour, qui prime le dimanche, est l’anniversaire de la dédicace de la basilique romaine dédiée à l’Archange sur la Via Salaria au Ve siècle. Cette église fut détruite au siècle suivant, mais la fête est restée. Rien dans la messe ne fait allusion à la dédicace, mais le nom est resté lui aussi.

    « La liturgie ne se borne pas à célébrer aujourd’hui saint Michel, mais elle envisage tous les anges, spécialement ceux qui sont préposés à la protection des hommes (v. l’Oraison). A l’Introït, nous invitons tous les anges à louer Dieu" en précisant qu’ils accomplissent la volonté de Dieu. La Leçon est empruntée au début de l’Apocalypse ; bien que, dans ce passage, il soit deux fois question des anges, la liturgie a en vue le livre tout entier (le début pour le tout — un principe cher à la liturgie). L’Apocalypse est vraiment un livre des anges ; en aucun autre livre de la Sainte Écriture il n’est parlé aussi souvent des anges. La pensée fondamentale de la leçon est celle-ci : Les anges s’emploient avec zèle à faire porter ses fruits à l’œuvre de la Rédemption et à lutter contre l’ennemi infernal ; saint Michel est à leur tête. L’Evangile lui aussi aide beaucoup à comprendre pleinement les textes liturgiques ; la péricope n’a été choisie qu’à cause de la dernière phrase : Les anges des petits (ce sont les enfants de Dieu) sont des avocats et des défenseurs devant le trône de Dieu. Comme est bien exprimée par ce seul mot (et surtout quand on l’oppose à l’idée de séduction) l’importance des anges dans l’affaire de notre salut ! Particulièrement significatif est le ministère des anges thuriféraires à l’autel, auquel fait allusion J’antienne de l’Offertoire (à la messe solennelle, on encense l’autel). »

    Dom Pius Parsch

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     Saint Michel par Simon Ouchakov, 1676. Cliquer sur l’image pour l’agrandir. La peinture paraît monumentale. Elle fait 23 x 20.5 cm.

  • Verhofstadt appelle au boycott…

    Le président du groupe libéral du Parlement européen et ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt déclare que les dirigeants européens devraient boycotter les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi, afin de ne pas apporter un soutien à la communication de Vladimir Poutine…

  • Prosélytisme musulman

    Extraits du portrait de Berkane Maklouf, dans Le Point

    Ce Clermontois d'adoption arrivé de Nevers il y a quelques années, toxicomane notoirement connu des services de police pour des faits de violence et d'usage de drogue, s'était installé avec Cécile Bourgeon, à Clermont-Ferrand, près du parc Montjuzet, devenu le théâtre sordide de leur mythomanie.

    À la simple évocation de son nom, le voisinage lève les yeux au ciel. Peu parlent, encore traumatisés par le macabre dénouement de la disparition de Fiona. Des connaissances le traitent de « poubelle à drogues ». « La pire des racailles ! Il s’est fait virer d’ici, assure un habitant. Dès qu’on a appris qu’il était dans l’affaire de la petite, on s’est douté qu’il y était pour quelque chose. »

    Maklouf, qui ne travaillait pas, avait pourtant gardé un petit studio dans le quartier, sorte de base de repli pour ses petits trafics en tout genre. La récente installation du couple à Perpignan « pour se rapprocher de la maman de Cécile Bourgeon » aura été de courte durée. Pourtant, dès son arrivée, le beau-père de Fiona aurait tout de suite cherché à se mettre en contact avec des dealers du quartier pour se procurer sa drogue quotidienne.

    Du côté des enquêteurs, son profil a tout de suite été au centre des investigations. « Dès le début de l’affaire, nous avons privilégié la piste familiale. Nous les avons placés sur écoutes téléphoniques. L’enquête nous a conduits dans les milieux toxicomanes de Clermont-Ferrand, qu’ils fréquentaient assidûment, commente le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Pierre Sennes, qui livre même une « anecdote » : « Nous avons découvert que le couple achetait et consommait sa drogue en compagnie des deux enfants, Fiona et sa petite soeur Éva. »

    Même le père biologique des enfants, Nicolas Chafoulais, 28 ans, n’avait plus aucun droit de regard sur ses filles qui vivaient avec le couple. « C’est simple, je n’arrivais plus à avoir mon ex au téléphone, raconte-t-il. C’était toujours lui qui décrochait. Il m’interdisait de parler à mes enfants. C’était toujours des insultes. »

    Amant jaloux et possessif, le beau-père de Fiona poussait aussi sa compagne à se convertir à l’islam.

  • Ça se passe en France…

    Un patient gravement malade a été retrouvé mort, dans les toilettes réservées aux personnes handicapées de l'hôpital de Dieppe, dix jours après sa disparition.

    Sans doute qu’à l’hôpital de Dieppe on nettoie les toilettes une fois par mois…

    (Et personne n'aurait l'idée saugrenue d'aller voir si par hasard le patient gravement malade qui a disparu n'aurait pas fait un malaise dans les toilettes... Ça fait peur, quand même...)

  • Syrie : après Maaloula, Sednaya…

    Après Maaloula, c’est au tour de Sednaya, un autre village chrétien lui aussi au nord de Damas, « cœur battant du Christianisme syrien » et siège de nombreux monastères et églises de différentes confessions, par ailleurs lieu de pèlerinage historique, à être en danger. En outre, des attaques ciblées contre les églises se poursuivent, ainsi que Fides a pu l’apprendre. Ainsi, hier, deux églises ont été touchées à Yabroud et Hassakè. « Jamais dans l’histoire de la Syrie nous n’avions enregistré de telles attaques sacrilèges et sectaires. Les Syriens ne le feraient jamais. Il s’agit d’attaques menées par des groupes étrangers et ceci constitue un danger pour nous chrétiens. Nous continuons à prier pour la paix, suivant la route tracée par le Pape François » commente, peiné, S.B. Grégoire III Laham, Patriarche d’Antioche des Melkites.

    Selon le récit du patriarche, hier, aux portes de Sednaya a eu lieu un affrontement armé entre des groupes armés non identifiés qui tentaient de s’infiltrer dans la ville et la population locale. Dans ce cadre, un jeune gréco-catholique a trouvé la mort. La population de Sednaya est terrorisée, se souvenant de ce qui s’est passé à Maaloula.

    Entre temps, hier, quatre missiles ont touché l’église catholique Saint Georges de Yabroud, causant de graves dommages à la coupole et au centre catéchétique et pastoral. L’archevêque melkite, Mgr Jean-Abdo Arbach, s’est rendu sur place afin de constater les dégâts et de réconforter les fidèles apeurés. Au cours de la nuit, selon ce qu’indiquent à Fides des sources locales, une église orthodoxe a été incendiée à Hassakè alors que des groupes islamistes ont profané deux églises de Raqqa voici deux jours, enlevant les croix et les images sacrées. Les chrétiens de Raqqa, explique à Fides Boulos George, prêtre syro orthodoxe, ont été contraints à s’enfuir, surtout en direction d’Hassakè et de Qamishli. Dans la zone de Raqqa ont été enregistrés de féroces affrontements entre groupes islamiques.

    (Fides)

  • Une statue géante du Christ Miséricordieux en Inde

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    La plus grande statue du Christ érigée en Inde (13 mètres de haut) sera bénie lundi par le cardinal George Alencherry, archevêque majeur de l’Eglise syro-malabare, dans le village de Khajuria Guru, près de Sagar, dans le Madhya Pradesh, en présence d’une vingtaine d’évêques et de nombreux fidèles.

    L’idée d’ériger cette statue monumentale est de l’Evêque de Sagar, Mgr Anthony Chirayath, qui a eu la vision d’un sanctuaire de la Divine Miséricorde en octobre 2007 lors d’une visite à San Francisco (Etats-Unis) et a entendu une voix intérieure qui lui demandait de construire un sanctuaire dédié à la Divine Miséricorde à Sagar. Après avoir reçu en cadeau une image sur toile de la Divine Miséricorde en 2007, l’évêque a consacré son diocèse à la Divine Miséricorde et a décidé de créer un sanctuaire qui abrite la toile et une chapelle dédiée à Sainte Marie Faustine, dans laquelle se trouve par ailleurs une relique de la Sainte, don de la Congrégation des Sœurs de Jésus Miséricordieux en Pologne. Désormais, l’imposante statue s’ajoute au sanctuaire.

    « La grandeur de la statue constitue un message qui entend montrer concrètement l’immensité de la Miséricorde de Jésus », dit Mgr Chirayath. Le lieu est déjà appelé Dayasagar, océan de miséricorde, par la population.

     

  • A quoi jouent les Missions étrangères ?

    Un grand article d’Eglises d’Asie, le site des Missions étrangères de Paris, nous annonce triomphalement une première historique : l’élection de la première femme évêque de l’Eglise de l’Inde du Sud.

    Une nomination qui « arrive seulement quelques jours après celle de la première femme évêque de l'Eglise d'Irlande ».

    Elle sera ordonnée évêque du diocèse de Nandyal dans l’Etat de l’Andhra Pradesh, lundi 30 septembre prochain par Mgr G Devakadasham, évêque de Kanyakumari.

    « C’était une décision unanime », a déclaré Mani Philip, secrétaire général de la CSI à la chaîne de télévision indienne NDTV, ajoutant que « pendant que plusieurs Eglises en Occident débattaient encore du problème, le CSI avait révolutionné les mentalités en ouvrant aux femmes l’ère de leur responsabilisation ».

    Le caractère historique de cette décision n’a en effet pas échappé aux médias indiens…

    Etc.

    Nulle part dans l’article il n’y a la moindre allusion au fait que cette femme de toute façon ne sera pas évêque pour la bonne raison que sa prétendue « Eglise » n’a pas la succession apostolique.

    (Quant à la prétendue « Eglise d’Irlande », c’est une très mauvaise blague. Elle a moins de 100.000 membres dans toute la République d’Irlande, ce qui ne l’empêche pas de garder toutes les églises et cathédrales historiques, qu’elle a volées à l’époque d’Henry VIII et qui sont désespérément vides, tellement vides – d’hommes, et surtout de Dieu. Elle peut faire toutes les évêquesses qu’elle veut, ce n’est qu’une minable mascarade provocatrice.)

    Cet article est donc purement et simplement un acte de propagande des Missions étrangères pour l’ordination des femmes…

  • France 3 : la dérision du christianisme enseignée aux enfants

    C’est l’émission « 1 minute au musée », sur France 3 (celle de ce jour). Trois personnages de bande dessinée, très laids, présentent un tableau, très beau en l’occurrence, « Au lit » d’Edouard Vuillard.

    Vuillard.jpg

    Et l’on a ce dialogue, entre deux des personnages :

    — Y a un T, là.

    — C’est pas un T, c’est une croix sans la quatrième branche. C’est un symbole ancien que les gens accrochaient parce qu’ils croyaient en Dieu.

    Et pour préciser ce à quoi croyaient ces gens de l’ancien temps, le personnage se montre lui-même en croix, et ça donne ça :

     

  • Saint Venceslas

    Extrait de « Balade automnale au Château de Prague » :

    Au Moyen-âge, un vignoble s'étendait là où se trouve aujourd'hui le jardin Royal. La culture de la vigne est de tradition très ancienne au Château de Prague. C’est ce que note František Kadlec :

    « Selon la légende, les vignes auraient été plantées au château au milieu du Xe siècle par saint Venceslas, patron des Tchèques, et servaient à la production de vin de messe pour les couvents chrétiens de Prague. Une vigne située en dessus du vieil escalier du château porte le nom de saint Venceslas, et est, effectivement, la plus vieille vigne en Bohême. Or, officiellement la culture de la vigne commence au XIVe siècle, sous le règne de Charles IV : ce dernier publie, en 1358, un décret ordonnant de cultiver la vigne sur les terrains libres, y compris ceux du château de Prague. Au départ, les cépages avaient été importés de Bourgogne et de Rhénanie. La production actuelle est basée sur la variété qui s'appelle Hibernal : il s'agit d'un cépage blanc qui est cultivé dans les vignes rénovées du Château de Prague depuis les années 1990. »

    La fête des vendanges a lieu traditionnellement à la mi-septembre. D'autres festivités organisées au mois de septembre au château de Prague sont liées à la Fête nationale célébrée le 28 septembre, Jour de l'Etat tchèque et de saint Venceslas. František Kadlec précise quelles seront les manifestations en l'honneur du saint patron des Tchèques :

    « Saint Venceslas, patron du pays dont les reliques sont abritées au Château de Prague, dans la cathédrale Saint-Guy, sera commémoré d'une manière solennelle et digne. La veille de la fête, un concert sera donné dans la cathédrale et le lendemain, une journée portes ouvertes sera organisée au Château de Prague qui rendra accessibles des salles représentatives habituellement fermées au public. A cette occasion, on exposera, pour la première fois après une restauration complète, l'armure de saint Venceslas comprenant l'épée, le casque et la chemise de mailles. »

    Venceslas.jpg