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  • C’est l’autre phrase qui méritait d’être épinglée

    Les « réseaux sociaux » et les agences de presse se gaussent de propos d’une candidate du parti australien One Nation, qui a parlé de l’islam comme d’un « pays » : « Je n'ai rien contre l'islam en tant que pays, mais j'ai vraiment le sentiment que leurs lois ne devraient pas être acceptées ici en Australie. »

    Certes, il n’y a pas de « pays » qui s’appelle « Islam ». Toutefois, les musulmans considèrent l’islam comme la communauté des croyants, la oumma, qui est supérieure à toute nationalité. Au point que dans nos banlieues, quand on demande à des « jeunes » quelle est leur nationalité, il n’est pas rare de les entendre répondre : « musulmane ». Et l’on connaît le mouvement noir américain « Nation de l’islam ». Du point de vue musulman, il y a le Dar al islam et le Dar al harb : le « territoire de l’islam », le pays de la nation islamique, et le « territoire de la guerre », qui fera partie tôt ou tard du territoire de l’islam.

    Il est curieux de se déchaîner sur ce propos certes inexact mais qui dit pourtant, quoique involontairement, quelque chose de vrai sur l’islam, et de passer sous silence son propos suivant, qui, lui, est du vrai délire d’analphabète. Après avoir affirmé que seulement 2% des Australiens suivaient les « préceptes du Haram », elle ajoutait : « Les juifs ne suivent pas Haram. Ils ont leur propre religion qui suit Jésus-Christ. »

  • Massacres en Centrafrique

    L’Aide à l’Eglise en détresse dénonce des massacres en Centrafrique, commis par les « rebelles » islamistes (au pouvoir) de la Séléka dans des villages de la région de Bouar.

    Selon le témoignage d’un père carme, « au moins 14 villages ont été totalement abandonnés et les habitants se sont enfuis ». Tous ces villages sont chrétiens. Il y a sans doute eu des dizaines de morts.

     

  • En Egypte

    Le patriarche copte Tawadros II, qui faisait (lui aussi) des catéchèses publiques tous les mercredis, à la cathédrale Saint-Marc du Caire, les a interrompues début juillet en raison des menaces islamistes. Il les fait désormais dans un monastère en dehors de la capitale.

    Et la cathédrale a été taguée de slogans affirmant que l’Egypte restera musulmane. C’est sans doute inédit. Car jusqu’ici même les musulmans les plus fanatiques respectaient le lieu qui est le centre de l’Eglise copte.

    De même, mercredi a été trouvée dans une moquée du Caire une liste de personnes à assassiner, où figurait le nom du patriarche.

    Jeudi, une petite fille de 10 ans a été tuée par balles alors qu’elle sortait d’une église protestante du Caire.

    En Haute-Egypte, les églises ont supprimé les offices de l’après-midi, et les coptes les plus fortunés ont quitté la région. Il y a quelques jours, à Assiout, quelque 10.000 islamistes ont défilé en pleine nuit dans les quartiers chrétiens en criant des slogans du genre « Tawadros est un chien », et des croix ont été peintes en rouge sur des magasins appartenant à des coptes. A Sohag, mercredi, un catholique a été tué.

  • Chine : un prêtre arrêté

    Le P. Song Wanjun, prêtre de l’Eglise clandestine, du diocèse de Xiwanzi, dans la province du Hebei, a été arrêté par dix policiers, le 7 août, alors qu’il conduisait une voiture. Il a été emmené dans un endroit inconnu.

    Le P. Song Wanjun, 39 ans, est prêtre depuis 11 ans.

    Nul ne sait ce qu’il deviendra. Ou bien il subira des pressions, voire des tortures, pour qu’il s’affilie à l’Association patriotique (l’Eglise officielle), soit il aura un procès et sera condamné à quelques années de prison, comme c’est arrivé ces dernières années à d’autres prêtres, soit il disparaîtra. Ainsi avait disparu Mgr Su Zhimin, évêque de Baoding, en 1997 ; en 2003 il avait été repéré dans un hôpital, puis il disparut définitivement ; et l’évêque de Yixian, Mgr Shi Enxiang, arrêté en 2001, n’a jamais été revu.

    Le Hebei est l’une des provinces où il y a le plus grand nombre de catholiques. Il y a 120 prêtres, officiels ou clandestins. Depuis des années le pouvoir fait la chasse aux clandestins pour les obliger à rejoindre l’Association patriotique.

     

  • Saint Laurent

    Qu’est-ce que le Sauveur dit par ces paroles : « Celui qui demeure en moi, je demeure moi-même en lui ? » Que dit-il, sinon ce qu’entendaient les martyrs : « Celui qui persévérera jusqu’à la fin, sera sauvé ? » Comment est resté en lui saint Laurent, dont nous célébrons aujourd’hui la fête ? Il y est resté jusqu’au moment de l’épreuve, de l’interrogatoire du tyran, des menaces les plus effrayantes, jusqu’à la mort. Que dis-je ? Jusqu’au plus douloureux martyre. Car on ne l’a pas fait mourir tout de suite : on lui a fait subir le supplice du feu, on l’a laissé vivre longtemps ; ou plutôt, on ne l’a pas laissé vivre longtemps, mais on l’a forcé à mourir lentement.

    Dans cette longue agonie, au milieu de ces tourments, il ne ressentit point la douleur, parce qu’ayant mangé le corps et bu le sang du Christ avec des dispositions parfaites, il était comme engraissé de cet aliment et enivré de ce breuvage ; car en lui se trouvait celui qui a dit : « C’est l’esprit qui vivifie ». Son corps subissait les ardeurs du feu, mais l’esprit soutenait son âme : il ne défaillit point, aussi entra-t-il dans le royaume éternel.

    Le saint martyr Sixte, dont nous avons solennisé la mémoire il y a cinq jours, lui avait dit : « Mon fils, ne t’attriste pas ». (Sixte était l’évêque [de Rome : Sixte II], et Laurent son diacre.) « Mon fils, ne t’attriste pas : tu me suivras après un triduum ». Il donnait le nom de triduum à l’intervalle qui devait se trouver entre son martyre et celui de saint Laurent, que nous célébrons aujourd’hui. Trois jours, voilà l’intervalle. O consolation ! Il ne dit pas : Ne t’attriste pas, mon fils ; la persécution aura un terme, et tu seras en sécurité ; mais : Ne t’attriste pas : où je vais le premier, tu me suivras : ton voyage n’est pas, à vrai dire, retardé ; car dans l’intervalle de trois jours tu seras avec moi. Saint Laurent reçut cette promesse prophétique, remporta la victoire sur le démon et parvint au triomphe.

    Saint Augustin, traité 27 sur saint Jean