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  • Encore une tradition qui s’en va…

    La langue diplomatique officielle du Vatican est jusqu’ici le français. Et le pape prononçait donc toujours en français ses discours devant le corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège.

    Pour la première fois, le pape François, « l’évêque de Rome », a fait un discours en italien.

    Cela ne touche certes pas à la foi. Mais tout Français ne peut que se désoler d’une telle nouveauté, qui est un très mauvais coup pour la francophonie.

    P.S. Le pire, c'est que tout le monde s'en fout...

  • Un office « anti-fraude » ? Vraiment ?

    L’office anti-fraude de l’Union européenne, Olaf, est fortement soupçonné d’avoir utilisé un faux témoignage comme unique élément à charge contre le commissaire européen John Dalli, contraint à la démission en octobre dernier.

    Cet élément était une rencontre, en février 2012, entre une lobbyiste, Gayle Kimberley, travaillant pour le compte d’un marchand de tabac suédois, Swedish Match, et un homme d’affaires maltais, Silvio Zammit ; celui-ci aurait promis de faire pression sur le commissaire européen pour que la directive en cours d’élaboration permette la commercialisation dans l’UE du « snus » suédois, pour la modique somme de 60 millions d’euros. Comme Zammit est un associé de Dalli, Olaf a conclu que Dalli était forcément au courant de la transaction et a demandé à la Commission de virer Dalli. Ce qui fut fait aussitôt, tellement on était content de fusiller un affreux catholique de droite.

    Or on sait maintenant que la rencontre de février 2012 n’a jamais eu lieu. Elle avait été inventée par Gayle Kimberley, qui a fini par avouer son mensonge aux dirigeants de Swedish Match. Ceux-ci ont alors alerté Olaf, mais Olaf a demandé aux dirigeants de Swedish Match et à Gayle Kimberley de maintenir leur version, « pour le bien de l’enquête ».

    L’affaire a été dévoilée lors d’une audition de la commission de contrôle budgétaire du Parlement européen, hier, par… José Bové. Le député Vert a mené son enquête personnelle, et a enregistré les déclarations des dirigeants de Swedish Match. « Cela montre un dysfonctionnement majeur des institutions européennes », dit-il. En effet.

    Au cours d’une autre audition, un autre député européen de gauche, l’Autrichien Herbert Bosch, a affirmé quant à lui que les enquêteurs d’Olaf avaient procédé à des écoutes téléphoniques illégales dans le cadre de cette affaire.

    Naturellement, Olaf nie tout en bloc.

    D’autre part, le groupe des Verts a demandé que le Parlement européen lance sa propre enquête sur le limogeage de John Dalli et sur le rôle des lobbies du tabac sur les prises de décision de l’UE, au motif que les parties du rapport d’Olaf déclassifiées mercredi sont incroyablement lacunaires…

    Le médiateur européen a lui-même lancé une enquête, sur demande du Corporate Europe Observatory qui soulignait le manque de transparence, et les dissimulations, de la Commission européenne dans cette affaire.

    (EUobserver, EuropeanVoice)

  • La définition du racisme

    Selon Ouest France, deux militants du FN ont été condamnés à Laval pour « provocation à la haine raciale » parce qu’ils avaient collé des affiches « racistes ».

    Selon Ouest France, ces affiches étaient racistes parce qu’elles disaient « Non à l’islam » et « Pas de minaret dans nos quartiers ».

    N’ayant pas trouvé d’autre source, je ne sais pas s’il y avait quelque chose de plus ou moins « raciste » sur les affiches, ou si c’est vraiment la justice qui décide désormais qu’il est « raciste » de dire non à l’islam et de ne pas vouloir de minarets...

    (Via F.Desouche)

  • Indonésie : une église détruite par les autorités

    Après des années de procédures, les autorités de Bekasi (ville qui jouxte Jakarta) ont posé des scellés hier matin sur les portes d’une église protestante. Une centaine de chrétiens sont venus pour défendre l’église, tandis que 200 musulmans, non loin de là, criaient qu’il fallait « démolir l’église tout de suite » et que « ce sont des infidèles qui construisent des églises sans permis ».

    Dans la soirée, l’église a été rasée.

    En outre, le pasteur est sous le coup d’une plainte en diffamation déposée par un chef islamiste. Une plainte en diffamation qui répond à la plainte en diffamation déposée par le pasteur contre l’islamiste qui l’avait plusieurs fois menacé de mort. La police a laissé traîner la plainte du pasteur jusqu’à ce qu’elle soit prescrite. Mais ce ne sera pas le cas pour celle qui le vise…

    (En Indonésie, comme en Egypte, les églises sont construites sans permis parce que le permis est quasiment impossible à obtenir. Une fois construite, l’église est tolérée… jusqu’à ce qu’elle ne le soit plus. En l’occurrence, il semble que la démolition soit en rapport avec les prochaines élections municipales, le maire de Bekasi ayant eu cette idée pour ratisser aussi largement que possible l’électorat musulman et islamiste.)

    (Asianews 1, 2)

  • Vendredi de la Passion

    La première lecture de ce jour est un passage de Jérémie, le grand prophète de la Passion du Christ. Quiconque dit l’office reconnaît aussitôt deux phrases familières : c’est en effet le passage qui est la matière des capitules de tierce et de sexte au temps de la Passion, indiquées ci-dessous en gras. Mais, juste après la première phrase, il y en a une autre qui est encore plus familière : c’est le capitule de tierce au temps ordinaire (en italique). Enfin, au milieu de ce qui reste, il y a une expression qui sera reprise par divers auteurs spirituels : « diem hominis non desideravi » : je n’ai pas cherché le jour de l’homme, c’est-à-dire les faveurs sociales, je ne cherche que Dieu.

    In diébus illis : Dixit Jeremías : Dómine, omnes, qui te derelínquunt, confundéntur : recedéntes a te in terra scribéntur : quóniam dereliquérunt venam aquárum vivéntium Dóminum. Sana me. Dómine, et sanábor : salvum me fac, et salvus ero : quóniam laus mea tu es. Ecce, ipsi dicunt ad me : Ubi est verbum Dómini ? Véniat. Et ego non sum turbátus, te pastórem sequens : et diem hóminis non desiderávi, tu scis. Quod egréssum est de lábiis meis, rectum in conspéctu tuo fuit. Non sis tu mihi formídini, spes mea tu in die afflictiónis. Confundántur, qui me persequúntur, et non confúndar ego : páveant illi, et non páveam ego. Induc super eos diem afflictiónis, et dúplici contritióne cóntere eos, Dómine, Deus noster.

    (En ces jours-là, Jérémie dit : Seigneur, tous ceux qui vous abandonnent seront confondus ; ceux qui se retirent de vous seront écrits sur la terre, parce qu’ils ont abandonné le Seigneur, la source des eaux vives. Guérissez-moi, Seigneur, et je serai guéri ; sauvez-moi, et je serai sauvé, car vous êtes ma gloire. Voici qu’ils me disent : Où est la parole du Seigneur ? Qu’elle s’accomplisse. Et moi je n’ai pas été troublé en vous suivant comme mon pasteur, et je n’ai pas désiré le jour de l’homme, vous le savez : ce qui est sorti de mes lèvres a été droit devant vous. Ne soyez pas pour moi un sujet d’effroi vous qui êtes mon espérance au jour de l’affliction. Que ceux qui me persécutent soient confondus, et que je ne sois pas confondu moi-même ; qu’ils aient peur, et que je n’aie pas peur ; faites venir sur eux le jour du malheur, et brisez-les d’un double brisement, ô Seigneur notre Dieu.)