Un concile de l’Eglise orthodoxe russe s’est réuni à Moscou du 2 au 5 février, rassemblant 280 des 290 évêques du patriarcat de Moscou. Dans son discours d’ouverture, le patriarche Cyrille a notamment déclaré que les relations entre l’Eglise orthodoxe russe et l’Eglise catholique, ces dernière années, connaissent une « évolution positive », en raison de la « claire reconnaissance de la nécessité d’unir leurs forces pour défendre les valeurs chrétiennes traditionnelles et contrer certaines menaces de la modernité, comme le laïcisme agressif qui menace les bases morales de la vie sociale et privée, la crise des valeurs familiales et la persécution et la discrimination des chrétiens dans le monde ».
Après avoir évoqué le dialogue théologique avec l’Eglise catholique, et la déclaration commune avec l’épiscopat polonais signée en août dernier, le patriarche a souhaité le maintien de bonnes relations avec les anciennes Eglises orientales, « surtout en un moment où des pays qui furent considérés comme chrétiens se retournent de façon hostile contre les chrétiens eux-mêmes ».
Puis il a déploré que les communautés protestantes « continuent dans la voie de la libéralisation, particulièrement dans le domaines de l’ecclésiologie et de la morale », allant jusqu’à la « bénédiction des unions homosexuelles et l’ordination de gens qui revendiquent ouvertement une orientation sexuelle non traditionnelle ». Et cela devient « la norme pour plusieurs communautés protestantes occidentales ». De ce fait, tenter de parvenir à une position doctrinale commune avec ces communautés « a perdu son sens ».
Mais dans la résolution finale, les évêques ont soulevé des « préoccupations » concernant le dialogue avec l’Eglise catholique, soulignant des « différences d’approche » dans le dialogue lui-même, et exprimant des « doutes » sur les documents qu’il a produits sur la primauté, la conciliarité (« sobornost »), la doctrine orthodoxe et la tradition canonique… Les évêques veulent rendre le processus « plus transparent » et souhaitent qu’ils soient tous impliqués dans l’examen des documents préparés par les comités du dialogue théologique, ce qui se justifie par « l’importance primordiale de ces décisions et la responsabilité des évêques dans la préservation de la pureté de la foi orthodoxe et de la paix et de l’unité de l’Eglise »…
(Asianews)