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  • Au Karnataka

    Deux pasteurs pentecôtistes du Karnataka (Inde) se sont fait attaquer par une vingtaine d’extrémistes hindous qui les ont insultés, déshabillés et battus, alors qu’ils étaient dans une réunion de prière dans une maison privée. Les assaillants les ont accusé de conversions forcées et ont appelé la police. Les pasteurs ont d’abord été emmenés à l’hôpital où l’on a soigné leurs blessures, puis au commissariat, où ils ont été retenus toute la nuit. Ils ont ensuite été relâchés sous la promesse de revenir. Quand ils sont revenus, ils ont été inculpés d’outrage aux sentiments religieux d’une catégorie de citoyens…

    (Asianews)

  • Deux coptes condamnés pour avoir manifesté

    Le 9 octobre 2011, l’armée chargeait une manifestation de coptes au Caire. Il y eut 28 morts : 12 victimes écrasées par des véhicules militaires, 16 tuées par balles. 30 coptes furent arrêtés. Deux d’entre eux viennent d’être condamnés à trois ans de prison pour « incitation à la violence, destruction de véhicules militaires et attaque délibérée de soldats » (sic).

    Pour la communauté copte, ce n’est rien d’autre qu’une insulte aux victimes. L’association des victimes du 9 octobre, d’autres associations de victimes, et des partis démocratiques, ont décidé d’organiser une manifestation, demain depuis un faubourg du Caire jusque devant la Cour suprême, pour demander le jugement des dirigeants des forces armées, les véritables coupables du massacre.

    Plusieurs officiers de la police militaire, dont son chef le général Hamdi Badeen et son adjoint sont théoriquement en procès. Pour l’heure, seuls trois soldats ont été condamnés, à trois ans de prison.

    La version officielle est toujours que les coptes qui sont morts ce jour-là ont été tués par leurs coreligionnaires. Le tribunal a refusé de joindre les rapports d’autopsie au dossier.

  • Benoît XVI parle du péché originel

    Extrait de sa catéchèse d’hier :

    De ces récits de la création, je voudrais mettre en avant un dernier enseignement : le péché engendre le péché et tous les péchés de l’histoire sont liés entre eux. Cet aspect nous amène à parler de ce qu’on appelle le « péché originel ». Quelle est la signification de cette réalité, difficile à comprendre ? Je voudrais seulement donner quelques éléments. Nous devons tout d’abord considérer  qu’aucun homme n’est enfermé en lui-même, personne ne peut vivre que par soi-même et pour soi-même ; nous recevons la vie d’un autre et cela, non seulement au moment de notre naissance, mais tous les jours.

    L’être humain est un être en relation : je ne suis moi-même que dans le tu et à travers le tu, dans une relation d’amour avec le Tu de Dieu et le tu des autres. Et bien le péché consiste à bouleverser ou à détruire cette relation avec Dieu, c’est son essence : détruire la relation avec Dieu, la relation fondamentale, se mettre à la place de Dieu. Le Catéchisme de l’Eglise catholique affirme qu’avec le premier péché, l’homme « a fait choix de soi-même contre Dieu, contre les exigences de son état de créature et dès lors contre son propre bien » (n.398). Une fois bouleversée la relation fondamentale, les autres pôles de la relation sont aussi compromis ou détruits, le péché ruine la relation et ainsi il ruine tout, parce que nous sommes des êtres de relation.

    Maintenant, si la structure relationnelle de l’humanité est bouleversée dès le commencement, tout homme entre dans un monde marqué par ce bouleversement des relations, entre dans un monde bouleversé par le péché, et il en est marqué personnellement ; le premier péché porte atteinte à la nature humaine et la blesse (cf. Catéchisme de l’Eglise catholique, 404-406). Et seul, l’homme ne peut pas sortir de cette situation, il ne peut se racheter tout seul ; seul le Créateur peut rétablir des relations justes. C’est seulement si celui de qui nous nous sommes éloignés vient à nous et nous tend la main avec amour, que des relations justes peuvent être nouées de nouveau.

    C’est ce qui se passe en Jésus-Christ, qui accomplit exactement le parcours inverse de celui d’Adam, comme le décrit l’hymne du second chapitre de la Lettre de saint Paul aux Philippiens (2,5-11) : alors qu’Adam ne reconnaît pas sa nature de créature et veut se mettre à la place de Dieu, Jésus, le Fils de Dieu, est dans une relation filiale parfaite avec le Père, il s’abaisse, se fait serviteur, parcourt le chemin de l’amour en s’humiliant jusqu’à la mort sur la croix, pour remettre en ordre les relations avec Dieu. La croix du Christ devient ainsi le nouvel arbre de vie.

     

  • Le patriarche chaldéen restera en Irak

    C’est aujourd’hui 7 février que le nouveau patriarche chaldéen devait être salué par les autorités du Kurdistan irakien en la cathédrale chaldéenne d’Erbil.

    S.B. Louis Raphaël Sako devrait prendre possession de son siège de « Babylone » à Bagdad le 6 mars. Contacté par l’agence Fides, il dément tout projet de transfert du patriarcat aux Etats-Unis :

    « Je résiderai à Bagdad notamment parce que je veux être au milieu de nos frères chrétiens et de tous les autres qui continuent à y vivre au milieu des difficultés et des souffrances. En tant que Pasteurs, nous devons donner l’exemple et ne pas chercher notre sécurité, surtout en ce moment critique que traverse l’Irak. Le prochain Synode de l’Eglise chaldéenne aura lieu à Bagdad et j’ai demandé personnellement à tous les autres Evêques, y compris ceux de la diaspora, de ne pas être absents. Ceci peut également constituer une aide pour les chrétiens, pour le gouvernement et pour tous les irakiens : voir que les Evêques chaldéens peuvent faire leur Synode et aller saluer le Président et le Premier Ministre sera pour tous un signe de la présence de l’Eglise et de ce qu’il n’est pas obligatoire de s’en aller. »

  • Saint Romuald

    Rempli de l’esprit de la plus austère pénitence, Romuald fonda un nouvel Ordre d’ermites. Mais il laissa à ses disciples, avec la charge d’expier pour les autres, la joie du cœur et la liturgie commune. Le visage de ce saint austère était si joyeux que tous ceux qui le voyaient se réjouissaient. Dans la liturgie, nous pouvons unir l’esprit de pénitence et la joie.

    Dom Pius Parsch