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  • Trop nuls

    Hier, François Hollande était à Varsovie. Evoquant la « situation préoccupante » à Gaza, il a déclaré qu’il avait téléphoné au « Premier ministre égyptien Mohammed Morsi ».

    Sauf que Mohammed Morsi est le président de la République arabe d'Egypte, et qu’on frise l’incident diplomatique…

    La veille, Jean-Marc Ayrault était à Berlin. Et ce professeur d’allemand a qualifié d’« effroyable » (furchtbar) le dialogue franco-allemand : il voulait dire « fructueux » : fruchtbar.

  • Egypte : les chrétiens protestent

    Les représentants des confessions chrétiennes en Egypte ont annoncé qu’ils se retiraient de l’Assemblée constituante chargée de rédiger la nouvelle Constitution. Le nouveau patriarche en avait évoqué la possibilité il y a quelques jours. La décision a été prise hier à la cathédrale Saint-Marc, lors d’une réunion à laquelle participaient notamment l’évêque copte catholique et le responsable de la communion anglicane qui faisaient partie de l’Assemblée.

    Dans le même temps, Ahmed Maher, fondateur du « Mouvement du 6 avril », a anonncé qu’il « s’auto-suspendait ».

    Ces démissions ont pour but de tenter d’empêcher le verrouillage de la constituante par les salafistes, alors que le texte de l’ébauche de la nouvelle Constitution doit être publié à la fin de ce mois.

    Ces derniers temps, l’université islamique d’Al Azhar, dont on connaît l’influence, et qui est plutôt dans une phase de « vivre ensemble », se montrait plus proche des chrétiens que des salafistes…

  • Et maintenant la délation LGBT

    Je ne connais pas le site germanophone kreuz.net qu’on dit d’extrême droite (mais ça je connais) et tenant des propos outranciers vis-à-vis des homosexuels, des juifs, des protestants, des libéraux, etc.

    Je constate qu’on y trouve une chronique « Homo-Fascismus », et l’on peut comprendre que cette chronique déplaise aux homosexualistes germanophones. Or voici que ces homosexualistes viennent précisément de donner raison à kreuz.net à propos du fascisme homo.

    En effet, l’éditeur Bruno Gmünder, spécialisé dans la littérature LGBT, a lancé un appel à la délation, promettant une récompense de 15.000 € à quiconque lui donnerait les noms des auteurs de kreuz.net.

    Eh bien les appels à la délation, ça fonctionne toujours. Bruno Gmünder a reçu quelque 600 courriels, dont 10% ont été utiles, et ont permis la dénonciation de cinq prêtres. Cinq prêtres dont on dit aussitôt qu’ils risquent des sanctions pénales et ecclésiastiques en Allemagne.

    Mais ce n’est pas si évident que le voudraient les chasseurs de têtes : le premier prêtre est en Pologne, le deuxième a cessé sa collaboration depuis deux ans, le troisième affirme que le site a repris ses textes sans lui demander son avis, le quatrième, qui est suisse, dit également qu’il n’a aucun lien avec le site qui a publié deux de ses textes, et l’on ne nous dit rien du cinquième, mais ce qui semble patent est que les textes de ces prêtres ne tombent sous le coup d’aucune loi.

    Et que l’appel à la délation de Bruno Gmünder n’a servi à rien qu’à dépenser inutilement son argent. Sinon qu’il aura sali brièvement la réputation de quelques prêtres en raison du retentissement donné à l’affaire par le Spiegel… et les évêques allemands.

  • Notules sur un concile (27) "Ad gentes" (2)

    C’est après cela, et seulement après, que le décret demande aux missionnaires de « découvrir avec joie et respect les semences du Verbe » qui se trouvent cachées dans les diverses traditions nationales et religieuses, ainsi que les autres richesses que Dieu a dispensées aux nations, qu’ils doivent « s’efforcer d’éclairer de la lumière évangélique, de les libérer, de les ramener sous l’autorité du Dieu sauveur ».

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  • Sant Grégoire le Thaumaturge

    Deux frères, jeunes par l’âge, qui s’étaient partagés peu auparavant l’héritage paternel, se disputaient la possession d’un lac, se querellant pour l’avoir chacun en entier et n’acceptant pas de le partager avec l’autre. Le maître est donc chargé du jugement. S’étant rendu sur les lieux, il avait tenté de se servir de ses propres lois pour l’arbitrage et avait poussé les jeunes gens à se réconcilier, les exhortant à s’entendre par amitié et à préférer l’avantage de la paix à ceux qu’ils tireraient des revenus de ce bien. (Il leur disait) que celle-là dure pour toujours pour les vivants et pour les morts, mais que de ceux-ci la jouissance est éphémère, alors que la condamnation pour injustice est éternelle, et tout ce qu’il convenait de dire pour calmer la fougue désordonnée de la jeunesse. Mais l’exhortation restait sans effet et cette jeunesse s’excitait et s’échauffait davantage les esprits, s’exaltant dans l’espérance du gain; on rassemblait de part et d’autres une armée d’esclaves; une multitude prête au meurtre, guidée par la colère et la jeunesse, se préparait, et le moment de l’affrontement était fixé - la bataille, pour les deux camps, devait éclater le lendemain.

    L’homme de Dieu, qui était resté près du lac et avait veillé toute la nuit, fit voir un miracle semblable à celui que Moïse fit sur l’eau, non en séparant ses profondeurs en deux parties d’un coup de bâton, mais en le changeant soudain tout entier en terre ferme ; il fit voir à l’aube le lac asséché et tari, au point de n’avoir plus une trace d’eau dans aucun de ses creux, alors qu’avant la prière il était comme une mer. Pour lui, ayant jugé cette cause par la puissance divine, il se retirait chez lui, mais pour les jeunes gens, la sentence exprimée par les faits mit fin à la dispute : puisque n’existait plus ce pour quoi ils préparaient la guerre l’un contre l’autre, la paix succéda à la fureur et la nature se reconnut à nouveau entre les frères. Aujourd’hui encore, il est possible de voir les signes manifestes de cette sentence divine : tout autour de ce qui autrefois était le lac, il subsiste des traces de la présence de l’eau; mais tout ce qui était alors dans les profondeurs a été entièrement transformé en bois, lieux de résidence, prairies et champs cultivés.

    Vie de saint Grégoire le Thaumaturge, par saint Grégoire de Nysse