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  • Il n’y a pas que chez nous qu’il y a des naïfs

    La presse tunisienne, nous dit Le Monde, fait part de son inquiétude après la diffusion d’une vidéo où Rached Ghannouchi, le chef du parti islamiste au pouvoir, face à de jeunes salafistes, met en garde contre toute résurgence du parti de Ben Ali et souligne qu’il faut enlever de tous les postes de responsabilité les laïques qui y demeurent et les remplacer par des islamistes.

    « La vérité du projet salafiste de Rached Ghannouchi dévoilé », titre notamment Le Maghreb, dénonçant la « vidéo scandale ».

    Ils sont aussi amusants que les nôtres, ces journalistes tunisiens. Car enfin, qu’est-ce que le dirigeant d’un parti islamiste pourrait dire d’autre ?

    Ah oui, c’est vrai, il avait fait de grandes déclarations d’allégeance à la démocratie… Et alors ? La démocratie islamique ne doit-elle pas être fondée sur la charia ?

  • Orban ne veut pas de l’euro

    Le Premier ministre hongrois Viktor Orban rencontre aujourd’hui Angela Merkel à Berlin. Hier, il a donné une interview au Handelsblatt.

    Il déclare notamment que les pays de l’Europe du sud ont adopté l’euro trop tôt : « Ils n’étaient pas prêts pour cela. Nous n’allons pas faire la même erreur. » Et d’ajouter que ce serait « irresponsable. »

    Pour la première fois, à ma connaissance, un dirigeant qui refuse l’euro prend en compte le fait que l’adhésion à l’UE, depuis le traité de Maastricht, implique l’obligation d’adopter la monnaie unique.

    Il répond : « Quand nous avons signé le traité d’adhésion, la zone euro était très différente. L’obligation de rejoindre l’union monétaire ne peut donc pas être automatique. »

    Une position qui ne me paraît pas tenable juridiquement, mais on constate qu’Orban tient bon. (Sachant qu’il est plus ou moins tacitement soutenu par les Tchèques et les Polonais.)

  • Mauvaise formule

    Dans Présent, Xavier Lemoine, le maire de Montfermeil, l’un de ceux qui sont en pointe contre le « mariage » homosexuel, déclare qu’il ne veut pas se battre pour une clause de conscience, « mais plutôt sur l’interdiction du mariage homosexuel ».

    Parler d’« interdiction du mariage homosexuel », c’est entrer dans la dialectique de l’idéologie homosexualiste (qui voudrait notamment imposer qu’il n’y a plus des hommes et des femmes mais des hétérosexuels et des homosexuels). Il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais d’interdiction du mariage homosexuel. Car il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais de mariage homosexuel. C’est pourquoi il ne faut jamais omettre les guillemets, pour désigner ce qu’ils prétendent être le « mariage » homosexuel.

    Le mariage, c’est l’union entre un homme et une femme. C’est comme ça. C’est un constat. Ce n’est pas une interdiction de quoi que ce soit.

  • Leur illusion

    Judicieuse remarque de Bernard Antony à propos des laïcistes qui nous gouvernent :

    « Leur illusion, fruit d’une ignorance inexcusable, consiste à croire que l’islam bien enseigné est le rempart contre l’islamisme. Or l’islamisme, c’est tout simplement l’islam réel, c’est-à-dire l’application de la charia, la loi totalitaire régissant tout et tout le monde, telle que séculairement élaborée à partir du Coran et des Hadiths. »

    Car en effet les musulmans modérés, tolérants, adeptes de la liberté religieuse, voire de l’Etat laïque, sont des musulmans sociologiques, qui éventuellement continuent de pratiquer la prière et le ramadan par tradition familiale et ethnique, mais ne se préoccupent pas de mieux connaître leur religion (1). Mais si on veut leur enseigner, et bien leur enseigner, l’islam, c’est-à-dire ce qu’il y a dans le Coran et dans les Hadiths, alors, s’ils acceptent cet enseignement, ils ne peuvent que devenir islamistes. Car l’islamisme radical est tout simplement l’idéologie du Coran. Et là est effectivement la terrible illusion.

    (1) Je n’évoque ici que ceux qui sont réellement tels. Pas les menteurs que sont les représentants de la communauté musulmane quand ils évoquent ce sujet avec les médias ou avec les pouvoirs publics, camouflant leur islamisme par la taqiyya.

  • Notules sur un concile (1)

    Il y a 50 ans, le 11 octobre 1962, s’ouvrait le deuxième concile du Vatican. Pour la première fois, un concile œcuménique se voulait « pastoral » plus que doctrinal. Le pape Jean XXIII l’expliquait dans son discours inaugural :

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  • La Maternité divine de la Vierge Marie

    ℟. Gloriosæ Virginis Mariæ Maternitatem dignissimam recolamus: * Cujus Dominus humilitatem respexit, quæ Angelo nuntiante concepit Salvatorem mundi.
    ℣. Christo canamus gloriam in hac sacra solemnitate mirabilis Genitricis Dei.
    ℟. Cujus Dominus humilitatem respexit, quae Angelo nuntiante concepit Salvatorem mundi.

    ℟. Célébrons la très sainte maternité de la glorieuse Vierge Marie. * Le Seigneur a jeté les yeux sur sa petitesse, et à la parole de l’ange elle a conçu le Sauveur du monde.
    ℣. Chantons gloire au Christ en cette sainte solennité de l’admirable Mère de Dieu.