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  • En Egypte

    L’Assemblée du peuple s’est réunie, comme l’avait demandé le président Mohammed Morsi. L’armée n’a pas tenté d’empêcher la réunion. Il y avait environ 70% des députés, vraisemblablement tous les islamistes, puisque les libéraux avaient décidé de boycotter la réunion. La session a duré cinq minutes : les députés ont approuvé une proposition du président de l’Assemblée, Saad El-Katatni, visant à demander un conseil judiciaire auprès d'une cour d'appel sur la décision de la Haute Cour d’invalider l’élection.

    La Haute Cour était précisément réunie d’urgence. Elle a souligné le caractère définitif et contraignant de son arrêt ; elle a reconnu qu’elle ne pouvait pas intervenir contre le décret du président convoquant l’Assemblée, mais qu’elle examinerait les recours contestant la constitutionnalité du dit décret.*

    Quant au Conseil suprême des forces armées, il a publié un communiqué soulignant « l'importance de la souveraineté de la loi et de la Constitution », en se disant « confiant que toutes les institutions de l'Etat respecteront ce qui a été dit dans les déclarations constitutionnelles »…

    Le porte-parole du président a fait savoir que dans son décret Mohammed Morsi n’avait pas annulé l’arrêt de la Haute Cour constitutionnelle (invalidant l’élection) mais la dissolution de l’Assemblée décidée par l’armée (en application de l’arrêt), et qu’il était donc dans la légalité…

    * Quelques heures plus tard, la Haute Cour décidait de « suspendre la décision du président de convoquer le Parlement ».

     

  • Evêques de Chine

    La réaction du Saint-Siège à l’ordination de Harbin ne s’est pas fait attendre : le Père Joseph Yue Fusheng, ordonné sans mandat pontifical et donc de manière illégitime, est automatiquement excommunié, « les Evêques qui ont pris part à l’ordination épiscopale illégitime et se sont exposés aux sanctions prévues par la loi de l’Eglise doivent référer au Saint-Siège de leur participation à la cérémonie religieuse ».

    Le communiqué poursuit :

    « L’ordination du Père Taddeus Ma Daqin intervenue samedi 7 juillet en tant qu’Evêque auxiliaire du Diocèse de Shanghai constitue en revanche un motif d’approbation et d’encouragement. »

    Mais Mgr Taddeus Ma Daqin a disparu depuis son ordination. A la fin de la cérémonie, il avait déclaré qu’il souhaitait se consacrer entièrement à son ministère épiscopal et que par conséquent il démissionnait de ses fonctions à l’Association patriotique (l’Eglise officielle). Ce qui avait déclenché de longs applaudissements… Au banquet qui a suivi, les trois tables réservées aux représentants du pouvoir sont restées vides. Le lendemain, dimanche, le nouvel évêque n’est pas venu célébrer la messe d’action de grâce. Certains prêtres ont reçu un SMS censé provenir de l’évêque, qui disait qu’il avait « besoin d’un temps de repos et de retraite personnelle ». Toute mention de son ordination a disparu des sites catholiques chinois…

    Addendum

    Les instances de l’Eglise officielle annoncent qu’elles ont ouvert une enquête sur l’ordination de Mgr Ma Daquin, « soupçonnée d’avoir gravement enfreint les règlements de la Conférence épiscopale de Chine à propos de l’élection et de l’ordination des évêques ».

  • Les 7 frères, et saintes Rufine et Seconde

    La fête des sept frères martyrs (et leur mère sainte Félicité) était célébrée avec un tel faste dans la Rome des premiers siècles qu’il y avait une vigile jeûnée, avec une messe propre de la vigile, et que le 10 juillet il y avait quatre messes, dans les quatre endroits différents où les frères avaient été martyrisés.

    La messe actuelle est semble-t-il celle qui était la troisième. L’évangile était en tout cas celui-là, et il convient aussi aux deux sœurs Rufine et Seconde, comme le montre dom Pius Parsch :

    « Particulièrement belle est l’application de l’Évangile à notre fête. C’est l’épisode suivant de la vie du Christ : on avertit le Seigneur que sa mère et ses frères sont là à la porte et le demandent. Mais lui embrasse du regard ses disciples et répond : "Ma mère et mes frères, les voici ! Quiconque fait la volonté de mon Père, celui-là est mon frère, ma sœur et ma mère." La liturgie veut donc nous faire entendre que la mère des martyrs, ses sept fils et les deux sœurs sont devenus, en mourant pour le Christ (c’est-à-dire pour la volonté du Père), la mère, les frères et les sœurs du Christ ; et nous, qui au Saint Sacrifice nous unissons à ces saints, nous partageons cet honneur : nous aussi nous devenons la mère, les frères, les sœurs du Christ ! »