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  • Les eurobonds

    Tout le monde parle des eurobonds : Hollande en veut, Merkel n’en veut pas.

    Ce qui me frappe est qu’on en parle généralement de façon technique, en soupesant les avantages et les inconvénients de la chose.

    Mais la première et fondamentale question n’est pas là. La question est que la mutualisation des dettes fait que l’Union européenne devient ispo facto une fédération, comme par exemple la République fédérale allemande.

    C’est pourquoi le traité européen empêchait toute possibilité même d’une simple aide ponctuelle à un Etat en difficulté. Maintenant il le permet, parce qu’on l’a modifié après l’avoir violé. Mais avec la mutualisation de la dette, il ne s’agit plus d’une aide, il s’agit d’un pot commun : celui d’un unique Etat européen.

    Et c’est ce que veulent les européistes depuis toujours. Et comme toujours ils camouflent leurs véritables intentions.

  • Trois nouvelles valeurs de la République

    « Toute condamnation qui disqualifierait un responsable politique pour des actes contraires aux valeurs de la République conduirait à l'exclure du gouvernement. Aucun membre du gouvernement n'est aujourd'hui dans ce cas de figure. »

    Ça, c’est signé Jean-Marc Ayrault, Premier ministre de la République française.

    On ne sait si l’on doit en rire, ou s’en inquiéter.

    Mais on en tirera les premières conséquences : le favoritisme (Ayrault), le non-respect du droit du travail (Taubira), et l’injure (Montebourg), sont parfaitement conformes aux valeurs de la République.

    En attendant la suite.

     

  • Chrétiens de Syrie

    Selon l’agence Fides :

    - Le village chrétien de Dmeyneh a été touché par des tirs de mortier des milices rebelles, qui ont fait trois morts. Une vingtaine de familles ont fui.

    - Plusieurs familles qui avaient fiui Al Bori Al Qastal sont revenues chez elles : l’armée a repris le contrôle de la zone. Leurs maisons avaient été prises par « des étrangers et des radicaux islamiques armés » qui avaient fait de l’église leur quartier général. Selon le prêtre grec-orthodoxe George Hosh, « il s’agissait de militants armés venus de Turquie et d’autres extrémistes islamiques provenant de Tunisie, de Libye et du Pakistan ».

  • « Bethléem aurait bel et bien existé des siècles avant Jésus »

    Ce titre est celui d’une dépêche de l’agence Reuters.

    Sans doute l’agence ne titrerait pas une dépêche : « Ajaccio aurait bel et bien existé des siècles avant Napoléon », ou bien : « Rome aurait bel et bien existé des siècles avant Jules César ».

    On se doute bien que si Jésus est né à Bethléem, la ville existait déjà.

    Mais on voit que le rédacteur en chef responsable du titre, qui a déjà de sérieux doutes sur l’existence de Jésus, donc de Bethléem au Ier siècle, est stupéfait d’apprendre que peut-être la Bible disait vrai quand elle disait que Rachel avait été enterrée à Bethléem et que le roi David y était né...

    La découverte est celle d’un sceau en terre cuite, trouvé à Jérusalem, où on lit le nom de Bethléem, et ce sceau date du VIIIe ou VIIe siècle avant Jésus-Christ. Et « c'est la première fois que le nom de Bethléem est mentionné, en dehors de la Bible, sur une inscription datant de la période dite du premier temple », a déclaré le directeur des fouilles.

    Et en 1993 on a trouvé pour la première fois le nom du roi David sur une stèle gravée par un roi de Damas. Et alors « le roi David aurait bel et bien existé »…

    Et en 1961 on a trouvé pour la première fois une inscription mentionnant Ponce Pilate. Et alors « Ponce Pilate aurait bel et bien existé »…

    Si ça se trouve, peut-être même que « Jésus aurait bel et bien existé ».

  • Journée de prière pour l’Eglise en Chine

    Benoît XVI a fait du 24 mai une nournée de prière en union avec les catholiques de Chine. Extraits d’une grande interview du cardinal Joseph Zen Ze-kiun, évêque émérite de Hong Kong.

    La persécution se fait de plus en plus réelle et concrète. Il n’y a sur ce point aucune amélioration de la part du gouvernement. Ils recourent à des méthodes d’autant plus dangereuses qu’elles sont plus adroites, car ils ne font pas que menacer les personnes, ils les induisent en tentation. Ils ne veulent pas faire des martyrs, ils veulent produire des renégats. Pour l’Eglise, c’est donc bien pire. Ils ont les moyens de tenter les personnes, qu’elles soient bonnes, timides ou faibles, et de les amener à leur obéir. Ces moyens sont l’argent bien sûr, mais aussi le prestige, les honneurs ou une position dans la société. Face à cela, le Saint-Père a institué la journée de prière du 24 mai ; c’est un fait unique et inédit qui dit bien à quel point le souci de l’Eglise en Chine habite le pape Benoît XVI.

    (…)

    Pour les gens d’Eglise, savoir que l’Eglise universelle prie pour eux ce jour-là est quelque chose d’extrêmement important. C’est un puissant réconfort. D’autant plus que ce 24 mai correspond au jour où l’on célèbre la mémoire liturgique de la Vierge Marie, Secours des chrétiens. En Chine, il existe plusieurs sanctuaires mariaux mais le plus célèbre est celui de Shanghai, à Sheshan. L’air que l’on respire à Shanghai est un peu plus libre qu’ailleurs en Chine. De plus, Shanghai tient une place particulière dans l’Eglise de Chine. C’est le lieu où s’est tenu le premier synode de l’Eglise de Chine, en 1924, et c’est à Sheshan que le nonce d’alors, Mgr Constantini, a mené l’ensemble des évêques pour consacrer l’Eglise de Chine à la Vierge Marie, Auxiliaire des chrétiens. C’est donc la Vierge Marie qui défend les catholiques et le pape des dangers qui les guettent qui est ici honorée. C’est la Vierge qui a été invoquée à Lépante ou à Vienne assiégée par les musulmans. C’est la Vierge qui a été invoquée lorsque Napoléon a fait prisonnier le pape. C’est la Vierge qui défend les chrétiens qui est invoquée à Sheshan.

  • Une définition du chant grégorien

    Lors de la messe que Benoît XVI célébrera à Milan le 3 juin, à l’occasion de la Rencontre mondiale des familles, l’interprétation des chants grégoriens sera confiée au chœur des Cantori Gregoriani fondé et dirigé par Fulvio Rampi, maître de chapelle de la cathédrale de Crémone. Le 19 mai, Fulvio Rampi donnait une conférence à Lecce, dans le cadre d’une journée d’études dont le thème était la musique sacrée cinquante ans après le concile Vatican II et à la lumière du magistère de Benoît XVI. Il a ainsi remarquablement défini cinq traits caractéristiques du plain chant :

    1. Il est le chant "propre" de la liturgie latine. Par lui l’Église exprime sa pensée quant à la Parole de Dieu chantée.

    2. Il est l’expression "sonore" de l'interprétation que l’Église fait de la Parole.

    3. Il n’est pas un ornement, mais il est lui-même liturgie.

    4. Il est liturgie dans ses temps et ses formes propres : depuis le chant d’entrée jusqu’au graduel et au chant de communion.

    5. Il est un tout qui scande et englobe toute l’année liturgique, qui n’est intelligible que dans sa vision unitaire, comme les Saintes Écritures. C’est la forme musicale de la "lectio divina" de l’Église.

    (Chiesa)

  • Seigneur Jésus-Christ, qui avez élevé avec tant de gloire votre trône

    Seigneur Jésus-Christ, qui avez élevé avec tant de gloire votre trône dans votre cité de Jérusalem qui est l'Eglise; vous qui en avez fait si glorieusement la conquête et qui de son sein vous élevez dans un si beau triomphe jusqu'au Père, et nous manifestez les grandeurs de votre Ascension dans la nature humaine que vous avez revêtue, daignez agréer nos vœux et accepter nos œuvres, afin que nous puissions posséder le royaume avec vous dans la gloire éternelle. Amen.

    (Bréviaire mozarabe)