Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • L’humour douteux du service de presse du Conseil européen

    Un communiqué du Conseil de l’Union européenne annonce :

    Il est confirmé qu’un sommet de l’eurozone se tiendra le 1er avril.

    A cause d’une formulation malancontreuse du Traité de stabilité, de coordination et de gouvernance, qui se réfère aux pays « dont la monnaie est l’euro », il est confirmé que ce sommet inclura également les chefs d’Etat ou de gouvernement du Montenegro, du Kosovo, de San Marin, de Monaco, d’Andorre et de la Cité du Vatican, qui tous utilisent l’euro.

    La présence de Sa Sainteté le Pape offre l'occasion de prier pour une intervention divine afin de sauver l'euro. Ceci est désormais considéré comme la stratégie la plus crédible.

    (La faute d’orthographe, que j’ai respectée dans ma traduction de l’original anglais, est vraisemblablement volontaire.)

  • Indécent

    Le déficit public de la France en 2011 a été de 5,2% du PIB, au lieu des 5,7% prévues, a établi l’INSEE.

    François Baroin a déclaré : « Je suis heureux d'arriver à Copenhague avec une excellente nouvelle : nous sommes très en avance sur notre temps de passage pour la réduction des déficits publics. »

    Il est à Copenhague pour participer à une réunion des ministres des Finances de la zone euro. La France peut donc se vanter de faire partie des bons élèves. Il y a peu, les mêmes ministres des Finances donnaient leur accord aux sanctions contre la Hongrie, coupable d’avoir un déficit de… 3%.

  • Les Hindous contre l’Eglise au Gujarat

    Une enquête a été ouverte contre la paroisse catholique de Nagra et l’école catholique Saint-Xavier de Cambay (Khambhat), district d’Anand, dans l’Etat indien du Gujarat, au motif que 32 enfants au total y auraient été convertis au christianisme, ce qu’interdit formellement la loi dite de liberté religieuse de l’Etat, qui est une des lois anti-conversion les plus draconiennes du monde.

    Les prêtres démentent absolument toute conversion. Ils font remarquer qu’ils n’ont procédé à aucun baptême aux dates données pour les prétendues conversions. En revanche ces dates correspondent à des premières communions et à des confirmations, ce qui suppose que les enfants qui ont reçu ces sacrements étaient déjà catholiques. En fait, il s’agit d’enfants de familles catholiques, et les familles étaient également présentes.

    La plainte émanait du Forum pour la Paix et la Justice, qui dit lutter pour les droits des dalits (« intouchables »). De fait tous les enfants en question sont des dalits, de la corporation des tisserands. Et c’est pour mettre un terme aux vagues de conversion des dalits au christianisme qu’a été promulguée la loi anti-conversion. Mais ce n’est pas la faute de l’Eglise si elle est la seule à s’occuper des intouchables, dans cet Etat ultra-hindouiste qui vit toujours selon le système des castes, et où les chrétiens sont une infime minorité (moins de 0,1%).

  • « Christus dilexit ecclesiam »

    Mgr Olivier de Germay, qui va devenir évêque d’Ajaccio après Pâques, a choisi comme devise : « Christus dilexit ecclesiam », une expression de l’épître aux Ephésiens. Il explique :

    Dans ce passage, Saint Paul parle du mariage et dit : « Vous les maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l’Eglise et s’est livré pour elle ». J’ai choisi cette devise car elle montre le lien très fort entre le Christ et l’Eglise. Je crois qu’aujourd’hui, on a du mal à faire ce lien. Pourtant, l’Eglise est le moyen que le Christ a choisi pour poursuivre son œuvre, jusqu’à la fin du monde. Cela veut dire aussi que nous sommes appelés à L’aimer et à poser sur Elle un regard de foi qui va au-delà des apparences, de la dimension humaine de l’Eglise, qui est parfois très belle, parfois décevante. Mais à travers Elle, le Christ est présent et poursuit son œuvre de salut. Il y est aussi question du mariage. Et toutes les questions autour du mariage et de la famille sont un enjeu fondamental pour l’Eglise et pour la société.

  • Vendredi de la Passion

    Dans la leçon, nous entendons le Messie souffrant. C’est une plainte du Prophète Jérémie. Sa mission avait été d’être le prédicateur de pénitence de son peuple, mais il n’avait récolté que de l’ingratitude. Jérémie est la figure du Messie souffrant. Nous entendons le Christ se plaindre des enfants de Dieu qui l’abandonnent, qui, par leurs péchés, le crucifient de nouveau, qui « délaissent les veines d’eau pure » pendant que les catéchumènes les recherchent dans le Baptême.

    A l’Évangile, nous voyons les princes des prêtres prendre la décision de faire mourir Jésus. La péricope est la continuation du passage, que nous avons entendu voilà huit jours, où il était question de la résurrection de Lazare. Ce miracle eut pour conséquence la séance mémorable du sanhédrin, dans laquelle le grand-prêtre prononça la parole prophétique concernant la mort du Seigneur pour le rachat des hommes. C’était le dernier représentant de Dieu dans l’Ancien Testament ; en lui, malgré son indignité, agissait l’Esprit de Dieu. La méchanceté, la haine, l’enfer même, servent finalement à Dieu pour l’exécution de ses plans. Saint Jean souligne avec émotion cette grande pensée que, seuls, des enfants de Dieu peuvent comprendre. Or le sang du Christ n’a pas seulement été versé pour les Juifs, mais les païens aussi (les catéchumènes) reçurent la bénédiction de ce sang divin.

    Dans cette séance du sanhédrin fut décidée la mort du Seigneur ; il ne s’agissait plus que d’attendre le moment opportun pour s’emparer de lui. Mais, pour le Christ, l’heure de la mort n’était pas encore venue. C’est pourquoi il se retire dans une petite ville du désert, à Éphrem ; il y passe quelques jours, pour se préparer silencieusement à sa mort. Environ huit jours avant sa mort (à peu près aujourd’hui, dans la matinée), il s’éloigne de ce lieu et se rend à Jéricho.

    Dom Pius Parsch