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  • Ils ont menti sur Brega

    Hier, les rebelles libyens affirmaient avoir pris la ville et le port de Brega. Le porte-parole du quai d’Orsay, qui ne prend ses informations que chez les rebelles, affirmait : « Je comprends, sans pouvoir confirmer, que les résistants libyens sont en phase de contrôle de la totalité de la ville. »

    En réalité, les rebelles étaient à au moins cinq kilomètres de Brega, et ils ont dû reculer, essuyant de lourdes pertes, ont constaté les journalistes de Reuters sur place.

  • Ils avaient menti sur Allende

    Pour toute la gauche et l’extrême gauche dans le monde, il était évident que les militaires chiliens avaient assassiné Allende lorsqu’ils avaient pris d’assaut le palais présidentiel. C’était d’autant plus évident qu’Allende avait promis qu’il se battrait jusqu’à la mort.

    Mais l’autopsie qui vient d’être réalisée confirme ce que les militaires avaient dit : Allende s’est suicidé en se tirant une balle sous le menton.

  • Vive les Belges

    Dans son discours pour la fête nationale belge, le roi Albert II a déclaré, l’air grave :

    « Notre situation actuelle crée de l'inquiétude auprès de nos partenaires et pourrait endommager notre position au sein de l'Europe, voire l'élan même de la construction européenne déjà mis à mal par les eurosceptiques et les populistes. »

    Mais c’est très bien, cela ! Qu’ils continuent !

  • Le Conseil d’Etat bafoue la loi de 1905

    Le Conseil d'Etat a rendu cinq décisions concernant des contentieux liés à la loi de 1905.

    On retiendra essentiellement que le Conseil d’Etat donne raison à la municipalité de Montreuil d’avoir octroyé un bail emphytéotique à la fédération cultuelle des associations musulmanes de Montreuil pour l'édification d'une mosquée.

    Le bail emphytéotique ne peut donc plus être considéré comme une subvention. Pourtant, comme le loyer est symbolique, la subvention est bien réelle… Le Conseil d’Etat bafoue la loi de 1905. Mais au point où on en est…

  • Le superbe témoignage de Stevenson

    Robert Louis Stevenson, l’auteur de L’île aux trésors, d’origine calviniste mais sans véritable religion, visita une mission catholique en Californie en 1879. Voici ce qu’il en dit dans deux lettres :

    "J’ai écouté les vieux Indiens chanter la messe. Ce fut une nouvelle expérience et une écoute qui en valait bien la peine. C’était comme une voix du passé. Ils ont chanté par tradition selon les enseignements des premiers missionnaires. Je suis sûr que le père Ángel Casanova sera le premier à me pardonner et me comprendra si je dis que ce vieux chant grégorien prêchait un sermon plus éloquent que le sien. Paix et bien sur la terre et à tous les hommes, semblaient nous dire leurs notes. Et à moi, un barbare qui de tous les côtés entend pis que pendre sur la race indienne, écouter les indiens du Carmel chanter leurs mots en latin avec une si bonne prononciation et leurs cantiques avec tant de familiarité et de ferveur, m'a suggéré de nouvelles et agréables réflexions."

    "Un vieil Indien aveugle d’environ 80 ans dirige le chant, d’autres Indiens composent le chœur. Ils connaissaient encore le chant grégorien sur le bout des doigts et prononçaient le latin d’une manière tellement correcte que je pouvais les comprendre même quand ils chantaient… Je n’avais jamais vu des visages reflétant tant de bonheur et de vie, comme ceux de ces Indiens chanteurs. Pour eux, cela n’était pas seulement un acte pour rendre un culte à Dieu mais un moment pendant lequel ils se rappelaient et commémoraient des jours meilleurs, c’était en plus un exercice de culture dans lequel tout ce qu’ils savaient des arts et des lettres restait unifié et exprimé. Et ils invitaient les hommes dans leur cœur à demander pardon aux bons pères d’autrefois qui leur avaient appris à labourer et à récolter, à lire et à chanter, qui leur avaient apporté des missels européens qu’ils conservent encore et étudient chez eux, et qui désormais ont perdu leur autorité au bénéfice de bandits et de manieurs de pistolets sacrilèges. C’est ainsi qu’apparaît épouvantable notre protestantisme anglo-saxon à côté des œuvres de la Compagnie de Jésus."

  • Saint Jérôme Emilien

    Jérôme, né à Venise de la famille patricienne des Emiliani, fut initié au métier des armes dès sa première adolescence, et préposé, en des temps très difficiles pour la république, à la défense de Castelnovo, près de Quero, dans les monts de Trévise. Ses ennemis s’emparèrent de la citadelle ; et lui-même, jeté dans une horrible prison, eut les pieds et les mains chargés de fers. Privé de tout secours humain, il eut recours à la très sainte Vierge qui exauça ses prières. Elle lui apparut, brisa ses liens et le conduisit sain et sauf en vue de Trévise, le faisant passer au milieu des ennemis qui occupaient toutes les routes. Une fois entré dans la ville, il suspendit à l’autel de la Mère de Dieu, à laquelle il s’était voué, les menottes, les entraves et les chaînes qu’il avait emportées avec lui. De retour à Venise, il se donna tout entier au service de Dieu, se dépensa d’une façon admirable pour les pauvres, et eut surtout compassion des enfants orphelins qui erraient dans la ville, dénués de tout et dans un état pitoyable. Louant des salles pour les recueillir, il les nourrissait de ses propres ressources et les formait aux mœurs chrétiennes.

    A cette époque abordèrent à Venise le bienheureux Gaétan et Pierre Caraffa, qui devint plus tard Paul IV : goûtant l’esprit dont Jérôme était animé, et approuvant le nouvel institut destiné à recueillir les orphelins, ils l’amenèrent à l’hôpital des incurables, dans lequel, tout en élevant les orphelins, il devait servir les malades avec une égale charité. Sur leur conseil, il partit pour le continent voisin, et érigea des orphelinats, à Brescia d’abord, puis à Bergame et à Côme ; ce fut surtout à Bergame qu’il déploya son zèle. Outre deux orphelinats, l’un pour les garçons, l’autre pour les filles, il ouvrit un établissement pour recevoir les femmes de mauvaise vie qui se convertissaient. Enfin, dans un humble village du territoire de Bergame, à Somasque, sur les limites des possessions vénitiennes, il fonda une résidence pour lui et les siens ; il y organisa sa congrégation qui a pris, de ce lieu, le nom de Somasque. Elle s’est développée et répandue dans la suite, et, ne se bornant plus à l’éducation des orphelins et au service des églises, elle s’appliqua pour le plus grand bien de la société chrétienne, à initier les jeunes gens aux lettres et aux bonnes mœurs, dans les collèges, les académies et les séminaires. C’est pour cela que saint Pie V l’a mise au rang des Ordres religieux, et que d’autres Pontifes lui ont accordé des privilèges.

    Ne pensant qu’aux orphelins à recueillir, Jérôme se dirige sur Milan et Pavie ; dans ces villes, grâce à la faveur de nobles personnages, il procure providentiellement à une multitude d’enfants, un gîte, des provisions, des vêtements et des maîtres. Revenu à Somasque, il se fait tout à tous ; aucun labeur ne le rebutait quand il prévoyait que sa peine profiterait au prochain. Il abordait les cultivateurs dispersés dans les champs, leur venait en aide au temps de la moisson, et leur expliquait les mystères de la foi. Il nettoyait les enfants atteints de maladies à la tête, les soignait patiemment, et pansait si bien les pauvres gens qui avaient des plaies dégoûtantes, qu’on l’eût dit doué de la grâce des guérisons. Ayant découvert une caverne sur la montagne dominant Somasque, il s’y retira, et là, se frappant à coups de fouet, restant à jeun des jours entiers, faisant oraison la plus grande partie de la nuit, ne prenant qu’un peu de sommeil sur la pierre nue, il pleurait ses péchés et ceux des autres. Au fond de cette grotte, une source d’eau jaillit du roc même. Une constante tradition l’attribue aux prières du Saint ; elle n’a point cessé de couler jusqu’à ce jour, et cette eau, portée en divers pays, rend la santé à beaucoup de malades. Enfin, une peste étant venue à sévir dans la vallée, Jérôme en fut atteint pendant qu’il se dévouait auprès des pestiférés et qu’il portait les cadavres sur ses épaules au lieu de la sépulture. Sa mort précieuse, qu’il avait prédite quelque temps auparavant, arriva l’an 1537: les nombreux miracles qu’il opéra pendant sa vie et après sa mort le rendirent illustre ; Benoît XIV le béatifia et Clément XIII l’inscrivit solennellement aux fastes des Saints.

    (bréviaire)