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  • Gonflés, les Philippins !

    La police saoudienne est intervenue au cours d'une messe catholique qui se tenait secrètement vendredi dans un hôtel de Ryad, à laquelle assistaient 150 Philippins. Elle en a arrêté 12, ainsi que le prêtre.

    Ils ont été inculpés de « prosélytisme » (sic), et libérés dimanche après des garanties données par leur ambassade.

    Il y a plus d’un million de Philippins en Arabie saoudite.

  • Kouchner et sa démission

    Dans son édition de demain, Le Nouvel Observateur affirme avoir vu une lettre de démission remise le 25 août par Bernard Kouchner à Nicolas Sarkozy. Dans cette lettre, le ministre des Affaires étrangères (ou du placard des Affaires étrangères) critique « l’inflexion sécuritaire », prend acte de la « fin de l’ouverture », et se plaint des « humiliations » venues des conseillers du président. Il remercie aussi Nicolas Sarkozy de lui avoir proposé le poste bientôt à pourvoir de "Défenseur des droits", et dit y réfléchir...

  • Adoption: le partage de l'autorité parentale reste réservé aux couples mariés

    Le Conseil constitutionnel était saisi d’une « question prioritaire de constitutionnalité » par une paire homosexuelle sur l’article 365 du code civil stipulant que l’autorité parentale, en cas d’adoption, ne peut être partagée par deux adultes que s'ils sont mariés.

    Le Conseil constitutionnel a refusé de suivre la paire, considérant que la différence de traitement entre couples mariés et ceux qui ne le sont pas peut se justifier "dans l'intérêt de l'enfant".

    Il déclare explicitement qu’il se refuse à aborder la question d'"un traitement discriminatoire fondé sur l'orientation sexuelle". Cela aurait consisté "à prendre position dans un débat éthique, scientifique et, en définitive, politique sur l'homoparentalité" : "trancher cette question eût consisté à se substituer au Parlement".

    (Le texte complet est ici.)

  • Oskar Freysinger interdit en Belgique…

    Le chef de l’UDC du Valais, Oscar Freysinger, qui fut en pointe dans le référendum sur les minarets, avait été invité par une association chrétienne à faire une conférence samedi prochain à Schaerbeek, près de Bruxelles, sur « L’islam, une menace ? ».

    Pour la municipalité, c’était une « provocation », dans une commune où se dressent trois minarets et dont la moitié des habitants sont musulmans. La municipalité ajoutait toutefois qu’elle n’interdisait pas la conférence, au nom du respect de la liberté d'expression. Mais il a envoyé la police demander au responsable de la salle où elle devait se dérouler de rompre le contrat, en lui faisant valoir qu'elle ne pourrait pas assurer la sécurité…

    Oskar Freysinger se rendra néanmoins à Schaerbeek samedi. Il tiendra une conférence de presse pour dénoncer « une violation de sa liberté d'expression ».

    (Dans une récente déclaration, à l’occasion de la prochaine sortie de son livre “Oskar et les minarets”, Oskar Freysinger a dit : « En France, vous avez besoin d'un nouveau Charles Martel. » Il faudrait qu'il aille aussi à Bruxelles...)

  • Suède : les Démocrates suédois feront la majorité…

    Refusant toute alliance avec les Démocrates suédois, Le Premier ministre Fredrik Reinfeldt a formé hier un gouvernement minoritaire. Les Démocrates suédois, qui ont 20 députés et sont ainsi en mesure de faire une majorité dans un sens ou dans l’autre, vont pouvoir bientôt faire la preuve de leur pouvoir : par exemple sur la question de la guerre en Afghanistan, puisqu’ils sont, comme l’opposition de gauche, pour le retrait.

    Les Démocrates suédois vont pouvoir d’abord faire pencher la balance au sein des commissions parlementaires. Certains partis de droite ont demandé que le nombre des membres de ces commissions soit abaissé, afin que les Démocrates suédois en soient exclus… Mais les sociaux-démocrates s’y sont opposés. Ainsi chacune des commissions comprend 8 députés de la coalition conservatrice, 8 députés de gauche, et 1 député des Démocrates suédois…

  • Le projet de loi britannique sur l’UE

    Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a évoqué, devant la Conférence du parti conservateur, le projet de loi sur l'Union européenne, qui comprendra une clause de souveraineté et le "verrou du référendum".

    Toute tentative d’un futur gouvernement de transférer des pouvoirs par l’intermédiaire d’un nouveau traité, ou en vertu des clauses passerelles du traité de Lisbonne, sera soumise à référendum.

    La clause de souveraineté dira explicitement que les directives européennes ne peuvent entrer en vigueur au Royaume-Uni que par la volonté du Parlement, et peuvent être retirées à tout moment. Elle « mettra dans le recueil des lois cette vérité éternelle: ce qu'un parlement souverain peut faire, un parlement souverain peut aussi le défaire ».

    Il a ajouté que cela « ne modifie pas l’ordre existant en matière de droit de l’UE », mais permettra d’en finir avec les spéculations.

    Pourtant, il est contraire au droit de l’UE de prétendre que les directives peuvent être refusées par un parlement…

    On a l’impression que les conservateurs continuent leur gesticulation…

  • Saint Bruno

    Bruno, fondateur de l’Ordre des Chartreux, naquit à Cologne. Dès le berceau, il montra de tels indices de sa sainteté future, par la gravité de ses mœurs, par le soin qu’il mettait, avec le secours de la grâce divine, à fuir les amusements frivoles de cet âge, qu’on pouvait déjà reconnaître en lui le père des moines, en même temps que le restaurateur de la vie anachorétique. Ses parents, qui se distinguaient autant par leur noblesse que par leurs vertus, l’envoyèrent à Paris, et il y fit de tels progrès dans l’étude de la philosophie et de la théologie, qu’il obtint le titre de docteur et de maître dans l’une et l’autre faculté. Peu après, il se vit, en raison de ses remarquables vertus, appelé à faire partie du Chapitre de l’Église de Reims.

    Quelques années s’étant écoulées, Bruno renonçant au monde avec six de ses amis se rendit auprès de saint Hugues, Évêque de Grenoble. Instruit du motif de leur venue, et comprenant que c’était eux qu’il avait vus en songe, la nuit précédente, sous l’image de sept étoiles se prosternant à ses pieds, il leur concéda, dans son diocèse, des montagnes très escarpées connues sous le nom de Chartreuse. Hugues lui-même accompagna Bruno et ses compagnons jusqu’à ce désert, où le Saint mena pendant plusieurs années la vie érémitique. Urbain II, qui avait été son disciple, le fit venir à Rome, et s’aida quelques années de ses conseils dans les difficultés du gouvernement de l’Église, jusqu’à ce que, Bruno ayant refusé l’archevêché de Reggio, obtint du Pape la permission de s’éloigner.

    Poussé par l’amour de la solitude, il se retira dans un lieu désert, sur les confins de la Calabre, près de Squillace. Ce fut là que Roger, comte de Calabre, étant à la chasse, le découvrit en prière, au fond d’une caverne où ses chiens s’étaient précipités à grand bruit. Le comte, frappé de sa sainteté, commença à l’honorer et à le favoriser beaucoup, lui et ses disciples. Les libéralités de Roger ne demeurèrent pas sans récompense. En effet, tandis qu’il assiégeait Capoue, Sergius, un de ses officiers, ayant formé le dessein de le trahir, Bruno, vivant encore dans le désert susdit, apparut en songe au comte et, lui découvrant tout le complot, le délivra d’un péril imminent. Enfin, plein de mérites et de vertus, non moins illustre par sa sainteté que par sa science, Bruno s’endormit dans le Seigneur et fut enseveli dans le monastère de Saint-Etienne, construit par Roger, où son culte est resté jusqu’ici en grand honneur.

    (Bréviaire)