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  • La communauté polygame et sa culture

    La famille Brown était dimanche la vedette d’une émission de télé-réalité sur la chaîne câblée américaine TLC. La "famille" Brown, c’est Kody Brown, ses quatre femmes, leurs 13 enfants, plus 3 enfants d’une de ses femmes.

    Ils espéraient que cette émission aiderait le public à comprendre la vie des « familles plurielles ».

    Mais la police de l'Utah a décidé d'ouvrir une enquête, pour vérifier si Kody Brown viole la loi interdisant la bigamie. Il est uniquement marié à l'une des quatre femmes, mais il qualifie les trois autres d'épouses. La loi stipule qu'une personne peut être reconnue coupable de bigamie en vertu de la cohabitation et non seulement par le mariage. (En théorie, l'Eglise mormone excommunie les membres qui pratiquent la polygamie, désavouée depuis 1890 ; mais on estime à 38.00 le nombre de mormons polygames.)

    Anne Wilde, co-fondatrice de Principle Voices, un lobby qui défend les familles polygames, se désole de cette enquête. Au cours des dix dernières années, la « communauté polygame » de l'Utah a œuvré pour une meilleure compréhension de sa « culture », dit-elle. Si l'affaire arrive devant la justice, « alors nos membres vont retourner dans une situation d'isolement ».

    Cela dit, la justice n’enquête que s’il y a soupçon d’abus sexuel (le dernier mormon polygame a à avoir été condamné, en 2001, l’avait été pour agression sexuelle sur mineure). « La position de notre bureau est de ne pas poursuivre dans les cas de bigamie entre adultes consentants, souligne le porte-parole du procureur général. Nous voulons utiliser nos ressources de façon intelligente. » Donc ils n’appliquent pas la loi…

  • L’UBS, au doigt et à l’œil

    La banque suisse UBS a lancé une campagne publicitaire avec une photo de Le Corbusier. Le message commence ainsi : « Parce que nous avons tracé une ligne claire ».

    Mais des historiens affirment dans la presse que Le Corbusier était « antisémite ».

    Ni une, ni deux, UBS retire sa publicité.

    Le Corbusier est le personnage qui orne les billets de 10 FS…

  • La « procédure d’infraction » qui n’en est pas une

    "Nous avons décidé de lancer une procédure d'infraction" contre la France, a déclaré Viviane Reding.

    Ce cri de victoire cache mal le fait que la Commission européenne n’a pas suivi Viviane Reding dans sa vindicte contre la France.

    La Commission s’est réunie aujourd’hui pour décider ce qu’elle allait faire, et les débats ont été vifs. Car Barroso voulait calmer le jeu avec la France.

    Qu’en est-il sorti ?

    « La Commisison européenne décide d’ouvrir une procédure d’infraction contre la France », titre l’Associated Press. Mais Reuters explique : « La France a échappé mercredi à une procédure d'infraction de la Commission européenne pour sa politique à l'égard des Roms mais Paris devra se conformer au droit européen d'ici le 15 octobre au risque d'être alors épinglé par la Commission européenne. » Et l’AFP titre : « Bruxelles veut lancer une procédure d’infraction contre la France. »

    Qui a raison ? Tout le monde, dans la mesure où l’on peut dire que la décision d’envoyer à la France une « lettre de mise en demeure » pour lui demander la transposition complète de la directive sur la libre circulation est le tout premier acte, ou le préambule, d’une éventuelle procédure d’infraction. (Mais il n’y aura pas de procédure si la France donne un calendrier précis de la transposition complète de la directive.)

    Qui a tort ? Viviane Reding, assurément. Car elle voulait commencer directement par la deuxième phase de la procédure (l’envoi d’un « avis motivé »), et surtout elle voulait une procédure non seulement pour non-retranscription complète de la directive, mais pour « discrimination ». Et là elle n’a pas été suivie. Pourquoi ? Parce que Barroso n’a pas du tout envie de se faire renvoyer dans les cordes par la Cour de Justice, et transformer une humiliation de la France (qu’il ne souhaitait pas, de toute façon) en humiliation de la Commission…

  • Sylvie Brunel et le catastrophisme écologiste

    A lire sur le site du journal suisse Le Temps (pourtant habituellement apôtre vindicatif de la pensée unique), une interview de Sylvie Brunel, directrice du master “Mondialisation, pays du Sud et développement durable” à la Sorbonne, à propos du livre Le ciel ne va pas nous tomber sur la tête, qu’elle a dirigé en collaboration avec Jean-Robert Pitte (éditions Jean-Claude Lattès, 2010).

    Extrait :

    – A qui profite le discours écologiste catastrophiste?

    – Il profite tout d’abord à notre système économique. Le capitalisme a toujours cherché de nouvelles sources de profit. Or voici que, au moment où les habitants des pays industrialisés voient leurs besoins globalement satisfaits, ce discours vient leur dire que leurs biens, jugés dangereux pour la planète, doivent être remplacés par d’autres, plus propres et plus chers. Quelle aubaine!

    – Et qui ce discours dessert-il?

    Il lèse les petites gens. Alors que les géographes croient en la capacité de l’humanité à s’adapter au changement climatique, le discours catastrophiste insiste sur la nécessité d’empêcher autant que possible le réchauffement en limitant les rejets de gaz à effet de serre. Or, ce faisant, il attise une guerre entre les riches et les pauvres. Au niveau global entre les pays industrialisés, qui prônent la réduction des émissions et se battent pour contrôler le marché des technologies vertes, et les pays émergents, qui souhaitent privilégier les stratégies d’adaptation mais ont mille peines à obtenir les moyens financiers nécessaires. D’où de fortes tensions, comme il en a surgi lors de la conférence de Copenhague sur le climat. Au niveau local, les personnes modestes sont culpabilisées par les nantis qui ont la possibilité d’acheter des certificats de compensation carbone et de racheter ainsi leurs «écarts» comme on acquérait des indulgences au Moyen-Age.

  • Une première anglaise

    L’école catholique du Sacré-Cœur de Blackburn, en Angleterre, va devenir une école musulmane.

    En dix ans, la proportion d’élèves catholiques a chuté de 91 à 3%. Parmi les 197 élèves, il n’y a plus que deux catholiques. La plupart des autres sont des musulmans indiens et pakistanais. Pour le diocèse, il n’est plus « approprié » que l’Eglise garde cette école.

    La mosquée locale est prête à la reprendre, d’autant qu’elle a déjà un collège de filles de 383 élèves.

    Un rapport conclut que si l’école du Sacré-Cœur devient une école musulmane, cela « permettra d’accroître la diversité » et « d’offrir une école religieuse qui correspond à la population de la ville ».

    L’actuelle directrice de l’école s’appelle Humma Ahmed…

  • Dédicace de saint Michel archange

    Deus, qui, miro ordine, Angelorum ministeria hominumque dispensas : concede propitius ; ut, a quibus tibi ministrantibus in cælo semper assistitur, ab his in terra vita nostra muniatur. Per Dominum nostrum Jesum Christum…

    O Dieu, qui dispensez avec un ordre admirable les ministères des Anges et des hommes, accordez-nous dans votre bonté, d’avoir pour protecteurs de notre vie sur la terre, ceux qui sans cesse, dans le ciel, vous entourent et vous servent.