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Sylvie Brunel et le catastrophisme écologiste

A lire sur le site du journal suisse Le Temps (pourtant habituellement apôtre vindicatif de la pensée unique), une interview de Sylvie Brunel, directrice du master “Mondialisation, pays du Sud et développement durable” à la Sorbonne, à propos du livre Le ciel ne va pas nous tomber sur la tête, qu’elle a dirigé en collaboration avec Jean-Robert Pitte (éditions Jean-Claude Lattès, 2010).

Extrait :

– A qui profite le discours écologiste catastrophiste?

– Il profite tout d’abord à notre système économique. Le capitalisme a toujours cherché de nouvelles sources de profit. Or voici que, au moment où les habitants des pays industrialisés voient leurs besoins globalement satisfaits, ce discours vient leur dire que leurs biens, jugés dangereux pour la planète, doivent être remplacés par d’autres, plus propres et plus chers. Quelle aubaine!

– Et qui ce discours dessert-il?

Il lèse les petites gens. Alors que les géographes croient en la capacité de l’humanité à s’adapter au changement climatique, le discours catastrophiste insiste sur la nécessité d’empêcher autant que possible le réchauffement en limitant les rejets de gaz à effet de serre. Or, ce faisant, il attise une guerre entre les riches et les pauvres. Au niveau global entre les pays industrialisés, qui prônent la réduction des émissions et se battent pour contrôler le marché des technologies vertes, et les pays émergents, qui souhaitent privilégier les stratégies d’adaptation mais ont mille peines à obtenir les moyens financiers nécessaires. D’où de fortes tensions, comme il en a surgi lors de la conférence de Copenhague sur le climat. Au niveau local, les personnes modestes sont culpabilisées par les nantis qui ont la possibilité d’acheter des certificats de compensation carbone et de racheter ainsi leurs «écarts» comme on acquérait des indulgences au Moyen-Age.

Lien permanent Catégories : Climat 7 commentaires

Commentaires

  • Vision bien marxiste, dites-donc. Le complot selon les marxistes, les fils des "philosophes su soupçon". Cette vision XVIII-XIXème siècle de la richesse comme d'un gâteau que la nature a servi et dont il faut se servir la plus grosse part au détriment des autres est une absurdité rousseauisto-darwino-marxiste, surtout de nos jours. Moi qui ne crois pas au "réchauffement climatique", je ne crois pas non plus au complot des riches, ni aux élucubrations marxistes.

  • Le discours écolo-catastrophique , ne surfe-t-il pas consciemment ou inconsciemment la vague apocalyptique néoconservatrice de la fin de l'histoire et de la fin du monde etc...

  • (C'est bien l'ex-Mme Besson ? Pas dégoûtée, et pourtant elle a l'air d'y tenir…) Elle a bien raison, mais ne fait que répéter ce que l'on sait tous déjà. Plus d'ampoules à incandescence (j'ai fait un petit stock, mais pas assez varié) au profit du mercure des ampoules so-called « vertes » : b'en tiens ! on change toutes les ampoules neuves… Je suppose que tout le monde a vu comme moi le chafouin Borloo (OM-Va, pour vous le situer), les mains crochues comme savait si bien le faire Mitran la Francisque, expliquer de son ton geignard à la caméra qu'il changeait TOUTES les ampoules (des miyers !) de son ministère pour profit glorieux gang capitalistes ; des ampoules neuves par miyers à la poubelle : gâchis, pollution… Votre voiture est vieille (c'est à dire qu'elle a plus de deux ans, époque où on vous disait que votre voiture était vieille et qu'il fallait, etc.), on va lui interdire de rouler ; mais, vous-z-en avez de la chance ! vous avez le droit d'en acheter une autre, neuve non polluante, qui sera vieille polluante dans deux ans. A chaque fois qu'un technicien vient à la maison et fait la grimace (chauffage, électricité…) : « C'est pas aux normes ! », je lui rétorque que ça l'était au moment de l'installation. La circulation en ville : il était interdit de rouler en code ; il est obligatoire de rouler en code (ce que je faisais de toute façon la nuit ; être vu, surtout place de l'Etoile, où ça cartonne sinon). A minuit moins cinq, le jour de l'effet de la loi, vous êtes verbalisable, à minuit cinq, vous êtes légaliste. Connards. Nous, les anars, on est des anticipateurs. Et on les merde. (Note : Je crois à l'actuel réchauffement climatique dû en grande partie à l'activité (in)humaine, mais pas comme les béni-oui-oui bêlants.)

  • En effet, c'est bien l'ex-Mme Besson. Je me disais que j'avais déjà vu ce nom quelque part, mais je croyais que c'était parmi les climatsceptiques.

  • Aux carpettes du « Grand Journal», Massenet, Denisot et le Troncheur de Marie Pingeot, qui lui demandaient si elle ne profitait pas son statut d'ex- (30 ans avec la Fouine ! Malheureuse femme... Et pourtant, elle a l'air de le regretter !) pour son bouquin, elle répond, goguenarde : « M'auriez-vous invitée si je n'étais pas l'ex-Mme Besson ?… »… (Pourtant, les livres de géographie, on voit ça tous les jours, à la TV.)

  • Un intéressant (?)bouquin du Mammouth Allègre à propos du fanatisme écologique : "l'imposture climatique" (ed Plon)

  • Quoique l'on pense de la réalité du "réchauffement climatique" et de la manipulation de ce concept à des fins inavouables, je comprends mal l'intérêt de certains courants d'obédience "traditionnelle" à prendre maintenant la défense de la société de consommation de masse et d'une mondialisation qui devrait aussi profiter aux "pays pauvres"!Par certains côtés, les sociétés "traditionnelles" étaient beaucoup plus équilibrées! Il faut rester prudent car, si le "réchauffement climatique" est peut-être issu d'une manipulation, ceux qui s'y opposent sont peut-être aussi bien manipulés par des proches des "conservateurs" américains qui confondent souvent conservatisme social et sociétal (que j'approuve) avec la défense de "l'American way of life" qui n'a franchement rien à voir avec la doctrine sociale de l'Eglise! A quand une véritable réflexion traditionnelle et catholique sur les questions écologiques et environnementales?

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