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  • Toujours Nigel Farage !

    Le « Premier ministre » belge Yves Leterme présentait aujourd’hui les priorités de la présidence belge devant le Parlement européen. « Vous n'avez pas de légitimé ici, Monsieur Leterme ! » a lancé Nigel Farage (président de l’UKIP), en faisant allusion au fait que le gouvernement Leterme est démissionnaire depuis les dernières élections. « Il est extraordinaire qu'un pays qui est sur le point de se casser en deux dise à 26 autres Etats membres pendant six mois ce qu'ils devraient faire ! », a-t-il ajouté, avant de rappeler les gaffes de Leterme, notamment quand il avait confondu l’hymne national belge avec… la Marseillaise.

    Pour en rester à la Belgique, Nigel Farage avait dit au Parlement européen, le 24 février, que Herman Van Rompuy venait d’un « non-pays » et avait « le charisme d'une serpillière mouillée ». Un député belge, Véronique de Kayser, lui avait demandé de s'excuser. Il avait répondu : « Elle est charmante et plutôt jolie, mais je ne peux pas m'excuser pour le fait que la Belgique est une construction totalement artificielle et une erreur. » Le 3 mars il fut condamné par le président du Parlement à une suspension de dix jours de ses indemnités parlementaires (3.000 euros).

    Mais le grand spectacle de Nigel Farage avait été son intervention après la nomination de Herman Van Rompuy et de Catherine Ashton, que j’avais intégralement traduite dans Daoudal Hebdo.

  • Impunité officielle pour la racaille

    AFP : "Le préfet de Seine-Saint-Denis a demandé aux policiers du département de ne pas poursuivre les conducteurs de deux roues, du genre des mini-motos ou des quads, mais plutôt de les identifier pour les interpeller ultérieurement, a-t-on appris mercredi auprès de la préfecture. L'objectif est d'éviter les accidents lors de ces courses-poursuites."

    Comment fait-on pour identifier des véhicules sans immatriculation ? Comment fait-on pour identifier une capuche ? Comment fait-on pour interpeller celui qui était sous la capuche et qui affirmera qu’il n’y était pas ? C’est une pure et simple démission.

  • Afghanistan: un repli britannique

    Les soldats britanniques vont se retirer de la vallée de Sangin dans la province d'Helmand, où ils ont essuyé leurs plus grosses pertes.

    Le ministère de la Défense a précisé que le ministre Liam Fox allait en faire l'annonce ce mercredi devant la Chambre des communes. Il a ajouté que les soldats américains devraient prendre le relais… en novembre (sic).

  • Le Sénat réduit à néant le projet de réforme territoriale

    En deuxième lecture, le Sénat a rejeté hier après-midi la répartition des compétences, puis dans la nuit, le mode d'élection du conseiller territorial. Il s’agit des deux mesures phares du projet de loi.

    Ce sont les députés centristes qui ont fait pencher la balance. Ils réclament une dose de proportionnelle. En première lecture, ils avaient fait voter, avec l'accord du gouvernement, un amendement prévoyant le principe d'un scrutin avec une dose de proportionnelle. Entre temps, l’amendement a disparu. "Il y a eu rupture du fil de la confiance dans la majorité et nous avons été roulés dans la farine" a dit Hervé Maurey.

    Les sénateurs doivent achever ce mercredi la deuxième lecture et voter sur l'ensemble du projet de loi, désormais amputé de ses principales dispositions.

  • L’« éducation à la citoyenneté » en Espagne prend une dimension européenne

    Une délégation de l'association espagnole « Professionnels pour l'éthique », conduite par son président, Jaime Urcelay, a présenté le 29 juin, au siège du Parlement européen, à Bruxelles, un rapport intitulé « La version espagnole d'éducation à la citoyenneté (EpC) : une agression à la liberté d'instruction en Europe ».

    « Même si la dénomination des nouvelles matières scolaires espagnoles peut coïncider avec celle des matières existantes dans d'autres pays européens, a expliqué Jaime Urcelay, les différences sont importantes. En Espagne, les matières d'EpC sont obligatoires et évaluables, elles sont expressément destinées (selon le programme légal) à former la conscience morale des élèves, en s'introduisant dans leurs valeurs et dans l'intimité personnelle et familiale ».

    Pour sa part, Leonor Tamayo, coordinatrice de la campagne d'objection à l'EpC, a rappelé que les parents espagnols ont présenté, ces trois dernières années, 55.000 déclarations d'objection de conscience à ces matières, refusant que ses propres enfants assistent aux leçons correspondantes.

    « Le conflit, a déclaré Leonor Tamayo, a donné lieu à plus de 2.000 procédures judiciaires toujours en cours même si le Tribunal suprême (dans un vote très controversé) a rejeté la possibilité pour les parents de faire objection contre ces matières. Le 19 mars dernier, 305 Espagnols ont présenté un recours contre l'Etat devant la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg pour atteinte aux droits fondamentaux. Le recours inclut 105 cas de jeunes élèves pris à partie pour avoir contester des matières de l'EpC ».

    Jaime Urcelay a conclu affirmant que « cette réalité appelle à une prise de conscience de la part des institutions de l'Union européenne et, en particulier, de la part des représentants de la citoyenneté à l'assemblée parlementaire. Le conflit de l'EpC a franchi les frontières espagnoles et a pris une dimension européenne, vu que sont en jeu les droits fondamentaux sur lesquels veille la législation communautaire ».

    Pour cette raison, Jaime Urcelay a annoncé la création d'un Réseau européen pour la liberté d'instruction.

    Le programme de l’« éducation à la citoyenneté » est un concentré de la pensée unique obligatoire fondée notamment sur l’idéologie du genre (banalisation de l’homosexualité, absence de normes sexuelles et familiales, etc.). A priori on ne voit pas comment la Cour européenne des droits de l’homme pourrait contester ce qu’elle impose en permanence dans ses arrêts. En tout cas sa décision sera fort intéressante à étudier, et elle marquera une étape cruciale.

  • Saints Cyrille et Méthode

    La sollicitude fervente que montrèrent les deux Frères - et particulièrement Méthode, en raison de sa responsabilité épiscopale - pour garder l'unité de la foi et de l'amour entre les Eglises dont ils faisaient partie, c'est-à-dire l'Eglise de Constantinople et l'Eglise romaine d'une part, et les Eglises naissantes en terre slave d'autre part, fut et restera toujours leur grand mérite. Celui-ci apparaît encore plus grand, si l'on pense que leur mission se déroula dans les années 863 à 885, donc au cours des années critiques où se manifestèrent et commencèrent à s'approfondir le désaccord fatal et l'âpre controverse entre les Eglises d'Orient et d'Occident. La division fut accentuée par le problème de l'appartenance canonique de la Bulgarie qui, précisément à ce moment, avait accepté officiellement le christianisme.

    Dans cette période agitée, marquée également par des conflits armés entre peuples chrétiens voisins, les saints Frères de Salonique gardèrent une fidélité ferme et très vigilante à la juste doctrine et à la tradition de l'Eglise parfaitement unie, et en particulier aux « institutions divines » et aux « institutions ecclésiastiques» sur lesquelles, suivant les canons des anciens Conciles, reposait sa structure et son organisation. Cette fidélité leur permit de mener à leur terme leurs grandes tâches missionnaires et de rester pleinement dans l'unité spirituelle et canonique avec l'Eglise romaine, avec l'Eglise de Constantinople et avec les nouvelles Eglises qu'ils avaient fondées parmi les peuples slaves.

    Méthode, en particulier, n'hésitait pas à faire face aux incompréhensions, aux oppositions et même aux diffamations et aux persécutions physiques, plutôt que de manquer à son loyalisme ecclésial exemplaire et pour rester fidèle à ses devoirs de chrétien et d'évêque et aux obligations assumées à l'égard de l'Eglise de Byzance qui l'avait engendré et envoyé comme missionnaire avec Cyrille; à l'égard de l'Eglise de Rome, grâce à laquelle il accomplissait sa charge d'archevêque pro fide dans « les terres de saint Pierre »; à l'égard aussi de cette Eglise naissante en terre slave qu'il considéra comme la sienne et qu'il sut défendre, convaincu de son bon droit, face aux autorités ecclésiastiques et civiles, protégeant spécialement la liturgie en langue paléoslave et les droits ecclésiastiques fondamentaux propres aux Eglises dans les diverses nations.

    Agissant ainsi, il recourait toujours, comme Constantin le Philosophe, au dialogue avec ceux qui étaient opposés à ses idées ou à ses initiatives pastorales et qui mettaient en doute leur légitimité. A cause de cela, il restera toujours un maitre pour tous ceux qui, à n'importe quelle époque, cherchent à atténuer les différends en respectant la plénitude multiforme de l'Eglise qui, conformément à la volonté de son fondateur Jésus Christ, doit être toujours une, sainte, catholique et apostolique: cette consigne est clairement exprimée dans le Symbole des cent cinquante Pères du deuxième Concile œcuménique de Constantinople, qui constitue la profession de foi intangible de tous les chrétiens.

    (Jean-Paul II, Slavorum apostoli)