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  • L’entrée en vigueur du traité de Lisbonne

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    C'est aujourd'hui la journée mondiale du sida, c'est aussi le jour qui a été choisi pour l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne.

    Le symbole est fort. Ce traité est le virus anti-immunitaire le plus virulent qui ait été inoculé à l'Europe et à ses nations depuis les mouvements stipendiés par l'URSS pour affaiblir la résistance des peuples au communisme.

    La « démocratie » européenne du traité de Lisbonne est infectée par un virus mutant du communisme soviétique, comme le montre quotidiennement le mode de fonctionnement des institutions de l'UE.

    La résistance des peuples est plus que jamais d'actualité contre les forces qui détruisent la liberté des nations.

  • Une résistance allemande

    Les ministres des Affaires sociales de l'UE étaient réunis hier à Bruxelles pour discuter d'un rapport d'étape sur la nouvelle directive anti-discriminations, qui doit étendre l'interdiction de toute discrimination aux transactions et aux services. La présidence suédoise espérait boucler le dossier avant la fin de l'année, mais c'est raté. L'Allemagne a catégoriquement dit non, en argumentant que l'Union européenne n'a pas à légiférer en une telle matière, que cela relève des lois nationales, et que cette position est inscrite dans l'accord de gouvernement de la nouvelle coalition allemande.

    Naturellement, l'eurocratie n'a pas dit son dernier mot. Si la Suède jette l'éponge, elle sera remplacée à la présidence tournante, à partir du 1er janvier, par l'Espagne. Et Zapatero, fidèle serviteur de la Commission européenne pour tout ce qui peut aller contre la loi naturelle, a la ferme intention de faire passer la directive. Il a déjà annoncé qu'il irait voir Mme Merkel...

  • Echec au « mariage » homosexuel en Argentine

    Le premier mariage homosexuel d'Amérique latine, qui devait être célébré aujourd'hui à Buenos Aires, a été suspendu hier sur ordre d'un juge à la suite d'un recours déposé par un particulier.

    Le 13 novembre, un tribunal administratif avait déclaré anticonstitutionnels deux articles du code civil dont l'un mentionne le consentement nécessaire entre "un homme" et "une femme".

    Le juge Gomez Alsina a estimé que ce tribunal, appartenant au contentieux administratif, n'était pas compétent pour déclarer anticonstitutionnels des articles du code civil.

    Je trouvais bizarre, aussi.

  • « Démocratie » européenne : à Paris aussi

    Avec le traité de Lisbonne, la France a droit à deux députés européens supplémentaires. Mais rien n'a été prévu pour leur élection. Eh bien ils ne seront pas élus, mais désignés. Des députés désignés, c'est une grande nouveauté « démocratique » en France.

    Le Premier ministre François Fillon a écrit au président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer :

    "Je vous serais reconnaissant de faire procéder dans les plus brefs délais à cette désignation par l'Assemblée nationale en vous invitant, pour éviter toute polémique inutile, à retenir des modalités permettant la désignation d'observateurs appartenant l'un à un groupe de la majorité, l'autre à un groupe de l'opposition."

    On notera : « pour éviter toute polémique inutile ». Il faut le faire en douce...

    De toute façon, personne n'en parle. La dictature eurocratique et ses valets nationaux ont déjà tout anesthésié.

    NB. Fillon les appelle « observateurs » parce que les nouveaux députés européens n'auront pas le droit à la parole ni le droit de vote tant que l'Union européenne n'aura pas pondu un protocole sur la nouvelle composition du Parlement européen. Lequel protocole n'existe toujours pas, et quand il sera rédigé il devra être ratifié par les 27...

  • Conditor alme siderum

    Conditor alme siderum,
    Æterna lux credentium,
    Christe, redemptor omnium,
    Exaudi preces supplicum.

    Qui condolens interitu
    Mortis perire sæculum,
    Salvasti mundum languidum,
    Donans reis remedium,

    Vergente mundi vespere,
    Uti sponsus de thalamo,
    Egressus honestissima
    Virginis matris clausula.

    Cujus forti potentiæ
    Genu curvantur omnia;
    Cælestia, terrestria
    Nutu fatentur subdita.

    Te deprecamur, hagie,,
    Venture judex sæculi,
    Conserva nos in tempore
    Hostis a telo perfidi.

    Laus, honor, virtus, gloria,
    Deo Patri et Filio,
    Sancto simul Paraclito,
    In sæculorum sæcula. Amen.

    De tous les feux du ciel seul auteur et seul maître,
    Vive lumière des croyants,
    Rédempteur, qui pour tous sur terre as voulu naître,
    Daigne exaucer tes suppliants.

    Ta pitié, qui voyait périr tes créatures
    Après d'inutiles travaux,
    Ranime nos langueurs, et ferme nos blessures
    Par un remède à tous nos maux.

    Sur le couchant du monde, et vers l'heure fatale
    Dont le menaçait ton courroux,
    Tu sors d'une clôture et sainte et virginale
    Avec tout l'amour d'un époux.

    Tous les êtres du ciel, tout ce qu'en a la terre,
    Courbent le genou devant toi,
    Et sans avoir besoin d'éclairs ni de tonnerre,
    Un clin d'œil les tient sous ta loi.

    Saint des saints, qu'on verra du trône de ton père
    Descendre encor pour nous juger,
    Contre un fier ennemi, durant cette misère,
    Prends le soin de nous protéger.

    Louange à tout jamais au Père inconcevable !
    Louange à son Verbe en tout lieu !
    Louange à l'Esprit Saint, ainsi qu'eux ineffable,
    Qui n'est avec eux qu'un seul Dieu !

    (Hymne des vêpres de l'Avent, traduction Pierre Corneille. Une fois qu'on a apprécié la belle réussite que constitue cette traduction sur le plan de la poésie française, on peut noter les ajouts significatifs que fait Corneille au texte latin, bien dans la spiritualité de son époque. Il ajoute « Après d'inutiles travaux », « Dont le menaçait ton courroux », les éclairs et le tonnerre, et il fait du « temps » une « misère »...  On remarque plus encore qu'il traduit « Ranime nos langueurs, et ferme nos blessures » un vers qui veut dire « Tu as sauvé le monde malade ». L'hymne de l'Avent ne demande pas au Christ de nous guérir, elle constate qu'il nous a sauvés en venant dans notre monde.)