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  • La mission du jour

    François Fillon a confié une mission au sénateur de la Vendée Bruno Retailleau visant à "augmenter le nombre des entreprises de taille intermédiaire" (ETI) "et accroître leur contribution à la réindustrialisation" de la France.

    Un cadeau de bienvenue, sans doute : Bruno Retailleau est un fidèle de Philippe de Villiers.

  • Encore une « révolution »…

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Nicolas Sarkozy a annoncé aujourd'hui, comme dans chacun de ses discours, une « nouvelle révolution ». Cette fois, c'est dans le système d'orientation du lycée.

    Cette deuxième annonce de la réforme du lycée, après l'échec de la première, parle de « plates-formes d'orientation multimédia », d'« enseignement transversal des arts », d'une « plate-forme internet de vidéos en ligne », etc.

    Toutes ces billevesées, issues de l'imagination du directeur de Sciences Po M. Descoings, sont un rideau de fumée pour ne pas parler du naufrage de l'enseignement.

    Et quand par hasard M. Sarkozy évoque l'enseignement, c'est pour annoncer un développement « systématique » de « l'enseignement en langues étrangères de certaines disciplines fondamentales », dont les sciences et l'histoire.

    Au lieu de restaurer l'enseignement, il programme un nouvel attentat contre la langue française.

  • Les 17 héros tchèques sortent une nouvelle carte

    Les 17 sénateurs qui ont déposé le 29 septembre un recours devant la Cour constitutionnelle tchèque contre le traité de Lisbonne vont y ajouter des points supplémentaires.

    « Ce sont des points qui concernent le traité de Rome ou l'amendement de Lisbonne au traité », a déclaré Jiri Oberfalzer, le chef de file de ces sénateurs. Un de ses collègues a précisé que leur teneur sera divulguée quand ils auront été soumis à la Cour.

    Petite explication de la phrase de Jiri Oberfalzer : il n'y a juridiquement qu'un seul traité européen, à savoir le traité de Rome, modifié par le traité de Maastricht, modifié par le traité d'Amsterdam, modifié par le traité de Nice, modifié par le traité de Lisbonne. D'où l'expression « amendement de Lisbonne au traité ». Si les sénateurs en viennent à poser des questions sur le traité de Rome lui-même, on n'est pas sorti de l'auberge. (Et on ne s'en plaindra pas...)

    Le secrétaire de la Cour constitutionnelle, Tomas Langasek, a déclaré que toute nouvelle démarche, quelle qu'elle soit, complique le travail de la Cour, qui n'a pas d'autre choix que de l'examiner, ce qui retardera d'autant l'examen du recours. Le début de cet examen était initialement prévu la semaine prochaine.

    Mais non, Vaclav Klaus n'est pas seul !

  • La citation du jour

    Jean-Claude Gaudin, dans l'émission Vie privée Vie publique, sur France 3, le 9 octobre :

    « J'aide, si vous voulez, un peu, l'école catholique, parce que l'école catholique à Marseille a 12 écoles catholiques dans le secteur Nord de Marseille où la plupart des enfants sont musulmans. »

  • Saint Edouard le Confesseur

    Neveu du Martyr du même nom, Edouard s'est vu attribuer devant les hommes et devant Dieu le beau titre de Confesseur. L'Eglise, dans le récit de sa vie, relève avant tout les vertus qui lui méritèrent une appellation si glorieuse ; on ne doit pas négliger toutefois de saluer dans son règne de vingt-quatre ans l'un des plus fortunés que l'Angleterre ait connus. Les Danois, si longtemps maîtres, soumis au dedans pour toujours, au dehors contenus par la fière attitude du prince ; Macbeth, l'usurpateur du trône d'Ecosse, vaincu dans une campagne que Shakespeare a immortalisée ; et ces lois d'Edouard restées jusqu'à nos temps l'une des bases du droit britannique ; et sa munificence pour toutes les nobles entreprises, dans le même temps qu'il trouvait le secret de réduire les charges de son peuple : tout montre assez que le plus suave parfum des vertus qui firent de lui l'intime de Jean le bien-aimé, n'a rien d'incompatible en histoire avec la grandeur des rois.

    (Dom Guéranger)