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  • Merveilleuse Europe : Barroso candidat par consensus silencieux…

    La nouvelle candidature de José Manuel Barroso au poste de président de la Commission européenne a reçu aujourd'hui le soutien officiel des 27.

    Qu'ont-ils fait ?

    Rien.

    Barroso a obtenu ce soutien via la procédure dite « de silence ».

    Au sommet du mois dernier, les 27 avaient approuvé le principe d'une reconduction de Barroso. Cela devait être officialisé après consultation du Parlement.Les chefs d'Etat et de gouvernement avaient jusqu'à ce matin pour faire connaître leur décision.

    Ils n'ont rien dit.

    Donc Barroso est candidat...

  • L’Assemblée s’amuse

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    En pleine session extraordinaire, l'Assemblée nationale s'est offert une petite récréation estivale en organisant un prétendu débat de motion de censure.

    C'était un joli cadeau de la gauche à M. Fillon, lui permettant de montrer qu'il existe encore.

    Mais celui-ci n'en a guère profité, en réagissant aux propos creux mais brillants de Laurent Fabius par la scrupuleuse lecture d'un texte écrit avant le discours auquel il était censé répondre.

    Une fois encore, la démocratie ne sort pas grandie d'une telle parodie de débat.

  • « Invraisemblable »

    E-Deo publie le dernier éditorial du président de la Saint-Cyrienne, le général Dominique Delort. Sa réflexion est intéressante. Voici seulement les premiers mots :

    "En ce début d'été les sujets d'actualité sont nombreux et très différents. Il y a ceux qui, soi-disant, passionneraient le plus grand nombre, comme la mort d'un chanteur mondialement connu ou comme le transfert de joueurs de football. Cette médiatisation extrême paraît « invraisemblable », comme l'est le montant du transfert d'un seul joueur de football, équivalent à ce qu'à pu faire l'Armée de terre pour adapter ses équipements aux conditions des combats d'Afghanistan !"

    Sic.

    Le général Delort ne pouvait pas connaître l'information diffusée hier, selon laquelle les cérémonies d'hommage à Michael Jackson ont coûté 1,4 million de dollars à la ville de Los Angeles. Laquelle a un déficit de 500 millions de dollars. « Invraisemblable », mais vrai.

  • Le vrai scandale Harper est le scandale Richard

    Le Premier ministre canadien Stephen Harper, qui est protestant, a assisté la semaine dernière à une messe célébrée à l'occasion des obsèques nationales de l'ancien gouverneur général du Canada Roméo Leblanc.

    Au moment de la communion, Stephen Harper s'est avancé et a reçu l'hostie dans la main. Une vidéo montre la scène, et montre le Premier ministre gardant l'hostie dans la main sans la mettre dans sa bouche.

    Des observateurs ont laissé entendre qu'il aurait pu la mettre dans sa poche. Mgr Brian Henneberry, vicaire général du diocèse de St-Jean au Nouveau-Brunswick, province où a eu lieu la cérémonie, a déclaré : "Pire qu'un faux-pas, ce serait un scandale du point de vue catholique."

    D'Italie, où il se trouve avec le Premier ministre pour le sommet du G8, son porte-parole Dimitri Soudas a affirmé que M. Harper avait ingéré l'hostie : "A la fin du service il s'est vu offrir la communion. Il l'a acceptée et l'a consommée."

    Le vrai scandale est qu'un prêtre catholique ait donné la « communion » à un homme dont il savait forcément qu'il était protestant.

    Le scandale est encore plus grand quand on sait que le prêtre en question n'est autre que l'archevêque de Moncton, Mgr André Richard.

  • « Autorité politique mondiale »

    Je commenterai l'encyclique Caritas in veritate dans le prochain numéro de Daoudal Hebdo, si Dieu veut.

    Pour l'heure, en ce qui concerne le passage sur l'autorité politique mondiale, qui est stupidement privilégié par les médias et qui suscite par conséquent de nombreux commentaires - voire l'indignation de certains patriotes, on se reportera avec profit à ce qu'en dit Michel Janva dans Le Salon Beige (y compris ses réactions à certains commentaires).

    On ajoutera le n.41:

    L’économie intégrée de notre époque n’élimine pas le rôle des États, elle engage plutôt les gouvernements à une plus forte collaboration réciproque. La sagesse et la prudence nous suggèrent de ne pas proclamer trop hâtivement la fin de l’État. Lié à la solution de la crise actuelle, son rôle semble destiné à croître, tandis qu’il récupère nombre de ses compétences. Il y a aussi des nations pour lesquelles la construction ou la reconstruction de l’État continue d’être un élément clé de leur développement. L’aide internationale à l’intérieur d’un projet de solidarité ciblé en vue de la solution des problèmes économiques actuels, devrait en premier lieu soutenir la consolidation de systèmes constitutionnels, juridiques, administratifs dans les pays qui ne jouissent pas encore pleinement de ces biens. À côté des aides économiques, il doit y avoir celles qui ont pour but de renforcer les garanties propres de l’État de droit, un système d’ordre public et de détention efficaces dans le respect des droits humains, des institutions vraiment démocratiques. Il n’est pas nécessaire que l’État ait partout les mêmes caractéristiques: le soutien aux systèmes constitutionnels faibles en vue de leur renforcement peut très bien s’accompagner du développement d’autres sujets politiques, de nature culturelle, sociale, territoriale ou religieuse, à côté de l’État. L’articulation de l’autorité politique au niveau local, national et international est, entre autres, une des voies maîtresses pour parvenir à orienter la mondialisation économique. C’est aussi le moyen pour éviter qu’elle ne mine dans les faits les fondements de la démocratie.

  • Le fondement de l’encyclique

    Dans sa catéchèse, hier, Benoît XVI a évoqué son encyclique Caritas in veritate, en commençant par souligner sa « vision fondamentale » : Ma nouvelle encyclique Caritas in veritate, qui a été présentée officiellement hier, s'inspire, dans sa vision fondamentale, d'un passage de la lettre de saint Paul aux Ephésiens, où l'apôtre parle de l'agir selon la vérité dans l'amour : « Au contraire - nous venons de l'entendre - , en vivant dans la vérité de l'amour, nous grandirons dans le Christ pour nous élever en tout jusqu'à lui, car il est la Tête » (4, 15). L'amour dans la vérité est donc la principale force dynamique pour le développement véritable de chaque personne et de l'humanité tout entière. C'est pourquoi, toute la doctrine sociale de l'Eglise tourne autour du principe « caritas in veritate ». Ce n'est qu'avec l'amour, illuminé par la raison et par la foi, qu'il est possible d'atteindre des objectifs de développement dotés de valeur humaine et humanisante. L'amour dans la vérité « est un principe sur lequel se fonde la doctrine sociale de l'Eglise, un principe qui prend une forme opératoire par des critères d'orientation de l'action morale » (n.6). L'encyclique rappelle dès l'introduction deux critères fondamentaux : la justice et le bien commun. La justice est une partie intégrante de cet amour « par des actes et en vérité » (1 Jn 3, 18), auquel l'apôtre Jean exhorte (cf. n. 6). Et « aimer quelqu'un c'est vouloir son bien et mettre tout en œuvre pour cela. A côté du bien individuel, il y a un bien lié à la vie en société... On aime d'autant plus efficacement le prochain que l'on travaille davantage en faveur » du bien commun. Il existe donc deux critères d'action, la justice et le bien commun ; grâce à ce dernier la charité acquiert une dimension sociale. Tout chrétien - dit l'encyclique - est appelé à vivre cette charité, et elle ajoute : « C'est là la voie institutionnelle... de la charité » (cf. n. 7). (...)

    L'encyclique ne cherche certes pas à offrir des solutions techniques aux vastes problématiques sociales du monde actuel - cela n'est pas du ressort du Magistère de l'Eglise (cf. n. 9). Elle rappelle cependant les grands principes qui se révèlent indispensables pour construire le développement humain des prochaines années. Parmi ceux-ci, en premier lieu, se trouve l'attention à la vie de l'homme, considérée comme le centre de tout véritable progrès ; le respect du droit à la liberté religieuse, toujours étroitement lié au développement de l'homme ; le rejet d'une vision prométhéenne de l'être humain, qui le considère comme l'artisan absolu de son propre destin. Une confiance illimitée dans les potentialités de la technologie se révélerait à la fin illusoire. (...)

  • Daoudal Hebdo N° 43

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    Dans ce numéro

    Page 2
    Dany Boon et l’« identité régionale »…

    Page 3
    Carl Bildt et les 27 commissaires
    Le nouveau groupe eurosceptique : ELD

    Page 4
    Obama est vraiment dangereux
    Les affres de la discrimination positive

    Page 5
    La mosquée de Montreuil ou la fin de l’Etat de droit

    Page 6
    En Grande-Bretagne, 85 tribunaux de la charia
    Petite leçon de charia à l’occidentale

    Page 7
    Pave the way lance un (gros) pavé dans la mare.

    Page 8
    Le portrait de saint Paul
    Dimanche prochain…

  • Lux ecce surgit aurea

    Lux ecce surgit aurea,
    Pallens fatiscat cæcitas,
    Quæ nosmet in præceps diu
    Errore traxit devio.

    Hæc lux serenum conferat,
    Purosque nos præstet sibi :
    Nihil loquamur subdolum,
    Volvamus obscurum nihil.

    Sic tota decurrat dies,
    Ne lingua mendax, ne manus
    Oculive peccent lubrici,
    Ne noxa corpus inquinet.

    Speculator astat desuper,
    Qui nos diebus omnibus
    Actusque nostros prospicit
    A luce prima in vesperum.

    Deo Patri sit gloria,
    Ejusque soli Filio,
    Cum Spiritu Paraclito,
    Et nunc et in perpetuum. Amen

    Le soleil renaissant redore la nature ;
    Laissons évanouir l'indigne aveuglement
    Qui nous précipita dans l'erreur et l'ordure
    D'un long et sale égarement.

    D'un visage serein recevons sa lumière ;
    Que son éclat nous rende un esprit net et pur :
    Que la fraude aux discours n'offre plus de matière,
    Ni la malice rien d'obscur.

    Que jamais de la bouche un mensonge ne sorte ;
    Que la main fuie et l'air et l'ombre du péché ;
    Qu'à rien de criminel le regard ne se porte ;
    Qu'en rien le corps ne soit taché.

    Songeons qu'il est là-haut un arbitre sévère,
    Qui voit tout ce qu'on fait, entend tout ce qu'on dit ;
    Du matin jusqu'au soir que sa justice opère,
    Que jusque dans l'âme elle lit.

    Gloire soit à jamais au Père inconcevable !
    Gloire au Verbe incarné ! Gloire à l'Esprit divin !
    Gloire à leur unité, dont l'essence immuable
    Règne sans bornes et sans fin !

    (Hymne des laudes du jeudi, de Prudence, traduction Pierre Corneille)