Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Le principe de laïcité malmené à Toulouse

    Communiqué de Louis Aliot

    On connaissait déjà les subventions déguisées à certaines religions, les baux emphytéotiques accordés à certains cultes.
    Aujourd’hui, à Toulouse, a été franchie une nouvelle étape dans l’atteinte à la Loi de 1905 sur la laïcité et une attaque sournoise a été lancée contre le culte catholique.

    En effet, le maire socialiste de la ville a jugé bon de commenter en des termes sans équivoque les choix de l’archevêque du diocèse de Toulouse (en l’occurrence la nomination d’un curé d’une paroisse toulousaine), sous prétexte que ce dernier serait membre de l’Opus Dei.

    Dans une ville plus que touchée par l’insécurité, l’immigration, le chômage et le fiscalisme, il serait bon que Pierre Cohen s’occupe de gérer les affaires municipales et laisse à l’Eglise catholique la liberté de choisir qui bon lui semble pour la représenter et s’occuper de ses fidèles.

    [Pierre Cohen a déclaré à La Dépêche : « Je suis à la fois surpris et choqué. L'Opus Dei est l'une des organisations les plus dures de l'Église avec, par le passé, des rapprochements scandaleux avec l'extrême-droite espagnole et le pouvoir franquiste. L'Opus Dei s'inscrit dans cette lignée. Je suis indigné. » Pour en savoir plus sur cette nomination, voir Eucharistie miséricordieuse.]

  • La jurisprudence change : en faveur de l’islamisation

    La cour administrative d'appel de Versailles, dans un arrêt du 6 août, a décidé que la municipalité de Montreuil a légitimement loué un terrain pour un loyer symbolique à l’association qui doit y construire une mosquée. La cour a donc annulé le jugement du tribunal administratif de Cergy-Pontoise qui avait invalidé la délibération municipale.

    La cour administrative d'appel estime que « la redevance annuelle égale à un euro symbolique ne peut être considérée, dans les circonstances de l'espèce, comme une subvention déguisée. » Sic. Au prétexte qu’il s’agit d’un bail emphytéotique et que la mairie deviendra propriétaire du bâtiment dans 99 ans…

    La cour ajoute que le principe de laïcité « n'interdit pas, par lui-même, l'octroi dans l'intérêt général de certaines aides à des activités ou des équipements dépendant de cultes ». Sic : il est de l’intérêt général de construire des mosquées…

    Les associations islamiques vont ainsi pouvoir se prévaloir de cet arrêt (qui est dans la ligne du rapport Machelon) pour accélérer la construction de mosquées sans même avoir à acheter ou louer des terrains. En outre, la cour prévient les éventuels opposants qu’ils seront désormais sanctionnés. Patricia Vayssière, l’élue MNR qui était à l’origine de la contestation, a été condamnée à payer à la commune la somme de 1000 euros.

    Car on ne s’élève pas impunément contre « l’intérêt général ».

    Le MNR a annoncé son intention de saisir le Conseil d’Etat d’un pourvoi en cassation contre cet arrêt « contraire sur le fond aux précédents jugements de plusieurs tribunaux administratifs, mais également à la jurisprudence du Conseil d’Etat ».

  • Soljenitsyne

    Comme il était inévitable, la mort d’Alexandre Soljenitsyne a été l’occasion d’un déluge d’hypocrisie. Je comprends que certains aient été choqués par les éructations de Jean-Luc Mélenchon, mais je préfère la franchise de Mélenchon à l’odieuse et dégoulinante hypocrisie de ceux qui rendent hommage à un homme qu’ils ont toujours haï ou qu’ils n’ont jamais compris.

    Ils ont fait semblant de participer à l’hommage à Soljenitsyne, mais ils l’avaient enterré depuis longtemps.
    En France, non seulement les communistes, mais les socialistes et les radicaux de gauche, y compris les plus anticommunistes (à quelques exceptions près, dont celle de Gilles Martinet), avaient déjà fait la fine bouche (dans le meilleur des cas) en 1974 après la parution du premier tome de l’Archipel du goulag. L’intelligentsia (y compris celle qui était dite « de droite » par la gauche) était tout entière dans l’orbite communiste, et le thème général, ouvertement déclaré ou sous-entendu, était que Soljenitsyne était une menace pour la « détente » et donc pour la « paix »…

    Soljenitsyne fut définitivement enterré en décembre 1983, après l’émission Bouillon de culture que Bernard Pivot lui avait consacrée. Je me le rappelle très bien, car j’avais été véritablement choqué, alors, par les articles que j’avais lus, dont un particulièrement virulent dans Le Point ou un magazine de ce genre. Après son discours de Harvard (1978) et ses déclarations à la télévision espagnole (1976), qu’on ressortait pour l’occasion, Soljenitsyne était devenu totalement infréquentable. On n’en parla plus du tout.

    Ainsi est-ce dans une quasi-indifférence qu’il se rendit en Vendée, à l’invitation de Philippe de Villiers, en 1993, pour inaugurer le Mémorial des Lucs-sur-Boulogne. Son allocution fut un réquisitoire contre la Révolution française et la révolution en général. Il ne fit même pas scandale.

    Alexandre Soljenitsyne n’était ni socialiste ni libéral. Non seulement il critiquait l’état et l’évolution des sociétés occidentales, mais il prônait les valeurs les plus traditionnelles et les plus opposées à la société de décadence. Il osait dire que la liberté se trouve dans l’ascèse et que Dieu est plus important que la démocratie.

    J’ai été heureux que la messe de la Transfiguration (qui est l’une des plus grandes fêtes de l’Eglise d’Orient), le 6 août dernier, à l’université d’été de Reconquête, ait été dite pour le repos de l’âme de cet immense témoin de la vérité.

  • Bientôt : “Daoudal Hebdo”

    0.jpg

    (Première page du numéro zéro de Daoudal Hebdo)

     

    Jusqu’ici, mon blog me servait de « garde-manger » pour National Hebdo. J’y publiais mes réactions au jour le jour, et un certain nombre de mes notes devenaient des articles de National Hebdo, ou constituaient un embryon de mon éditorial.

    Autrement dit, chers lecteurs, vous bénéficiiez du fait que j’étais salarié de NH. Or comme vous le savez ce journal n’existe plus. Si j’étais riche je continuerais ce blog sans rien changer. Mais je ne suis pas riche du tout…

    J’ai donc décidé de créer mon propre journal. Un journal où, pour la première fois, je serai d’accord à 100% avec ce qui y est publié… Donc, une sorte de « lettre confidentielle », mais aussi peu confidentielle que possible, et qui ressemblera à un véritable hebdomadaire.

    Après avoir longtemps cherché un titre, et constaté par l’impitoyable Google que tout ce que je trouvais existait déjà, j’ai décidé de l’appeler Daoudal Hebdo. Ce n’est pas par mégalomanie ou vanité délirante. Simplement, ce titre correspond au contenu. Il s’agira, sur huit pages, de mes commentaires personnels de l’actualité politique et religieuse telle que je la perçois.

    Ce journal sera donc à l’image de mon blog, mais avec des analyses plus approfondies à l’image de mon éditorial de National Hebdo.

    La mauvaise nouvelle, pour vous, est que, sur le blog, mes commentaires de l’actualité vont rétrécir, puisque je réserverai l’essentiel aux lecteurs de mon journal.

    La bonne nouvelle, pour moi, est que vous allez vous abonner en masse.

    Le premier numéro paraîtra dans la première semaine de septembre. Pour l’heure, voici un numéro zéro, qui vous montre grosso modo de quoi il s’agit.

    Il y a deux sortes d’abonnement.

    L’abonnement par courriel est naturellement le moins cher, et permet d’avoir le journal dès qu’il est composé. Chaque semaine, vous recevrez “Daoudal Hebdo” en format PDF. C’est 100 euros par an.

    L’abonnement au journal papier est de 180 euros par an, 100 euros pour six mois.

    Je présenterai “Daoudal Hebdo” mercredi sur Radio Courtoisie, dans « l’émission de la Réplique », de Bernard Antony (18h-21h).

  • Saint Tiburce et sainte Suzanne

    Tiburce, fils de Chromatius, préfet de Rome, avait embrassé le christianisme, à la persuasion de saint Sébastien. Amené pour ce motif devant le juge Fabien, il se mit à discourir en sa présence sur divers points de la foi chrétienne. Dans sa fureur, le juge ordonna de couvrir le pavé de charbons ardents, et lui dit : « Tiburce, il faudra, ou que tu sacrifies sans délai aux dieux de l’empire, ou que tu marches nu-pieds sur ces charbons. » Se munissant alors du signe de la croix, le martyr marcha plein de confiance sur le brasier. « Apprends par là, dit-il au juge, que le Dieu des chrétiens est le seul Dieu. Tes charbons me semblent être des fleurs. » Ce prodige ayant été attribué à la magie, on conduisit Tiburce hors de la ville sur la voie Lavicane, à trois milles de Rome, où on le décapita et où les chrétiens l’ensevelirent.
    Le même jour, Suzanne, vierge d’une grande noblesse*, qui avait refusé l’alliance de Galère Maxime, fils de l’empereur Dioclétien, à cause de son vœu de virginité, et que de nombreux supplices n’avaient pu détourner de sa résolution sainte, fut décapitée dans sa propre maison, sur l’ordre de l’empereur. C’est ainsi qu’elle monta au ciel, couronnée de la double gloire de la virginité et du martyre.

    (Bréviaire)

    *Sainte Suzanne était la fille de saint Gabinius, frère du pape saint Caïus, et parente de Dioclétien.