Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • C’est la fête à Cachan !

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Samedi soir à Cachan, les mille anciens occupants du squat, leur marraine Josiane Balasko et de nombreux élus et associations de gauche, feront la fête, deux ans après leur évacuation.

    A l’époque, le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, promettait la fermeté.

    Aujourd’hui, un des délégués des ex-squatteurs déclare que « tout le monde a un titre de séjour, mis à part cinq ex-squatteurs dont le cas est en suspens » (cinq sur mille).

    Cette fête est une nouvelle preuve du double langage de Nicolas Sarkozy: une apparente fermeté mais un réel laxisme.
    Il ne fait nul doute que ceux des électeurs de Nicolas Sarkozy conscients des conséquences de l’immigration, eux, ne seront pas à la fête.

    Qu’ils se rassurent, le FN est là et sera présent lors des prochaines échéances électorales.

  • Le développement durable

    « Le développement durable intronise la mondialisation d’une conception du monde directement inspirée de ce que Tocqueville qualifiait dès 1835 de l’”esprit de religion” américain, mélange de puritanisme et de messianisme qui marque toujours la société anglo-saxonne : omniprésence du religieux, croyance en de grands mythes sur la culpabilité de l’homme face à une nature déifiée et idéalisée, valeur de la rédemption et de la pensée magique (« si je commets cet acte salutaire, je sauve la planète, et moi avec »). »

    Cette excellente définition de l’idéologie qui se cache sous le "développement durable" et son dogme de la catastrophe climatique est de Sylvie Brunel, professeur de géographie à Paris IV-Sorbonne, dans un livre intitulé "A qui profite le développement durable ?"

    Pour la réponse à cette question, on se souviendra que Condoleezza Rice avait qualifié de « merveilleuse opportunité » le tsunami de 2004. L'Apocalypse, un marché durable...

    (Voir l’article de François Miclo sur le blog de Yann Redekker)

  • Ossétie…

    516px-Caucasus-ethnic_fr.svg.png

    Il est étonnant de voir combien certains Français prennent parti, de façon virulente, dans la guerre en Ossétie du Sud (la deuxième depuis 1991). Il me semble pourtant que c’est le genre de conflit que l’on peut regarder de loin. Il est significatif que même l’annonce d’une attaque russe sur l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC) n'a pas provoqué de réaction sur les prix du pétrole, qui ont poursuivi leur baisse et touché ce matin le seuil de 110 dollars le baril, le plus bas depuis fin avril. Alors que les prix du pétrole sont extrêmement sensibles à tout événement international, et que ce devrait être particulièrement le cas quand il s’agit de cette région, le flegmatisme du marché devrait donner à réfléchir.

    Mon autre étonnement vient du fait qu’à notre époque hautement technologique, on ne sait toujours pas ce qui se passe dans un conflit armé. Comme c’est la règle depuis la nuit des temps, les adversaires s’accusent mutuellement des pires horreurs sans que personne n’en apporte de témoignage authentique d’un côté ou de l’autre.

    L’Ossétie du Sud, qui se veut indépendante, est peuplée de 70.000 habitants (sic), dont les deux tiers (les Ossètes) ont un passeport russe (les autres sont géorgiens). Elle est coupée de l’Ossétie du Nord (700.000 habitants) par des sommets du Caucase (cols à plus de 2.000 mètres). Géographiquement, l’Ossétie du Sud est géorgienne, et elle avait été intégrée par Lénine à la Géorgie soviétique. Aujourd’hui les Ossètes du Sud demandent leur rattachement à la Fédération de Russie. C’est comme si les Slovènes d’Autriche, qui sont beaucoup plus nombreux que les Ossètes du Sud, et qui sont séparés de leurs frères par les Alpes, faisaient la guerre pour exiger leur rattachement à la Slovénie.

    La différence est évidemment que l’Ossétie du Sud se trouve sur la ligne de fracture entre la Russie et la zone d’influence américaine. Il y a même eu des combats entre soldats russes et soldats américains sur le territoire ossète. Et c’est bien entendu le danger majeur que fait peser ce conflit. Les Russes sont très irrités de voir l'empire américain s'étendre dans les anciens territoires soviétiques d'Ukraine et de Géorgie, et ils avaient prévenu que l'affaire du Kosovo ne resterait pas sans suite...

    Ce conflit se double du conflit abkhaze, qui vient lui aussi de ressurgir. L’Abkhazie, que les Russes appellent « la Riviera géorgienne », faisait partie de l’empire ottoman (les Abkhazes étaient devenus musulmans) lorsqu’elle fut conquise par les Géorgiens. Puis elle est passée sous tutelle russe au début du XIXe siècle. 60% des Abkhazes musulmans ont alors rejoint la Turquie. En 1931 Staline a fait de l’Abkhazie une république autonome au sein de la Géorgie soviétique. En 1989, sur 500.000 habitants, il y avait 17% d’Abkhazes et 48% de Géorgiens. Lors du conflit de 1993, de très nombreux Géorgiens ont été contraints de quitter le territoire de la « République d’Abkhazie ». Néanmoins, aujourd’hui, les Abkhazes ne représentent qu’entre 30 et 40% de la population selon les sources, face aux Géorgiens et aux Arméniens (ce que ne montre pas la carte ci-dessus). La majorité des Abkhazes ont un passeport russe.

    Et puis il y a encore le problème de l’Adjarie, provisoirement réglé en 2004 après la révolte de la population contre le dictateur Aslan Abachidzé qui avait fait sécession. (L’Adjarie est peuplée de Géorgiens, mais avait été conquise par l’empire ottoman et était devenue musulmane. Elle fut conquise par la Russie au XIXe siècle et les Soviétiques en firent une république autonome de la Géorgie. Elle s'est rechristianisée depuis la fin de l'empire soviétique.)

    Dans tout cela on constate surtout le poids de l’histoire, et la stupide légèreté de ceux qui croyaient voir la fin de l’histoire après la chute de l’empire soviétique…

  • Bientôt : “Daoudal Hebdo” (2)

    Début septembre paraîtra le premier numéro de “Daoudal Hebdo”.

    Voici le numéro zéro.

    Je présenterai cette initiative demain mercredi sur Radio Courtoisie, dans le « Libre Journal de la Réplique » de Bernard Antony (18h-21h).

    Message personnel au "Colonel", qui n'avait pas les yeux en face des trous hier soir: les chèques sont à libeller au nom des Amis d'Yves Daoudal. La raison en est que "Daoudal Hebdo" est édité par l'association qui porte ce nom.

    Une explication à propos de "Présent" (dont je n'ai jamais été rédacteur en chef, pas plus que je ne l'ai été à "National Hebdo").

    J'ai quitté "Présent" en janvier 1999, pour des raisons politiques et pour des raisons personnelles qui se sont entremêlées de façon pénible et douloureuse. Je n'en dirai pas plus. Mais je ne suis pas parti de "Présent" pour y retourner à la première occasion, même si j'y ai de véritables amis, et si je souhaite que ce journal poursuive sa route.

    Une précision: je ne sais pas qui, de "Présent", a fait courir le bruit infâme que j'étais parti pour des raisons financières, et je ne veux pas le savoir. La vérité est que je gagnais moins à "National Hebdo" qu'à "Présent".

    L'argument selon lequel "Daoudal Hebdo" concurrencerait "Présent" ne tient pas. Les journaux plus ou moins proches ne se concurrencent pas, surtout quand ils n'ont pas le même rythme de parution. Ils ajoutent de la diversité. "National Hebdo" ne concurrençait pas "Présent" et "Présent" ne concurrence pas "Rivarol". Je suis prêt à parier que les ventes de "Minute" n'ont pas progressé de façon significative (voire pas du tout) depuis la fin de "National Hebdo".

    D'autre part, je réponds tout de suite à une réflexion vue dans un commentaire de NPI que ne manqueront pas de se faire un certain nombre de lecteurs de mon blog: l'abonnement est très cher.

    Oui, il est très cher. J'en suis parfaitement conscient, même si de nombreuses "lettres confidentielles", beaucoup moins fournies, sont encore plus chères. Le tarif a été calculé au plus juste pour que je puisse vivre modestement de mon travail si "Daoudal Hebdo" approche les 1.000 abonnés. Ce qui est un objectif disons "ambitieux"... Si par hasard je dépassais nettement les 1.000 abonnés, je réduirais le prix, car mon objectif n'est pas de devenir riche en ponctionnant des compatriotes qui ne le sont pas.

    J'ajoute une autre précision à l'intention des lecteurs de mon blog. Une caractéristique des blogs est qu'ils suscitent des commentaires. Un certain nombre de dialogues intéressants, qu'ils soient sereins ou vifs, ont été engagés sur divers sujets. "Daoudal Hebdo" sera l'héritier du blog dans ce domaine aussi, même si ce ne peut pas être de la même manière. Ce ne sera pas non plus sous la forme d'un courrier des lecteurs, car j'ai constaté à "National Hebdo" que le courrier des lecteurs était quasiment monopolisé par des gens qui ne réagissaient pas aux articles mais qui écrivaient des articles, ce qui n'est pas le but. Dans "Daoudal Hebdo", je reprendrai vos réactions et je les commenterai à mon tour, et ainsi de suite. Nous pourrons ainsi avoir un dialogue permanent.

    Et pour l'heure n'hésitez pas à me poser des questions. J'y répondrai si je le peux..

  • Sainte Claire

    « A sa très chère sœur en Jésus-Christ, à sa mère, Dame Claire servante du Christ, Hugolin d'Ostie, évêque indigne et pécheur. Depuis l'heure où il a fallu me priver de vos saints entretiens, m'arracher à cette joie du ciel, une telle amertume de cœur fait couler mes larmes que, si je ne trouvais aux pieds de Jésus la consolation que ne refuse jamais son amour, mon esprit en arriverait à défaillir et mon âme à se fondre. Où est la glorieuse allégresse de cette Pâque célébrée en votre compagnie et en celle des autres servantes du Christ ?... Je me savais pécheur ; mais au souvenir de la suréminence de votre vertu, ma misère m'accable, et je me crois indigne de retrouver jamais cette conversation des saints, si vos larmes et vos prières n'obtiennent grâce pour mes péchés. Je vous remets donc mon âme; à vous je confie mon esprit, pour que vous m'en répondiez au jour du jugement. Le Seigneur Pape doit venir prochainement à Assise; puissé-je l'accompagner et vous revoir ! Saluez ma sœur Agnès [c'était la sœur même de Claire et sa première fille en Dieu] ; saluez toutes vos sœurs dans le Christ. »

    Le grand cardinal Hugolin, âgé de plus de quatre-vingts ans, devenait peu après Grégoire IX. Durant son pontificat de quatorze années, qui fut l'un des plus glorieux et des plus laborieux du XIII° siècle, il ne cessa point d'intéresser Claire aux périls de l'Eglise et aux immenses soucis dont la charge menaçait d'écraser sa faiblesse. Car, dit l'historien contemporain de notre sainte, « il savait pertinemment ce que peut l'amour, et que l'accès du palais sacré est toujours libre aux vierges : à qui le Roi des cieux se donne lui-même, quelle demande pourrait être refusée ? »

    L'exil, qui après la mort de François s'était prolongé vingt-sept ans pour la sainte, devait pourtant finir enfin. Des ailes de feu, aperçues par ses filles au-dessus de sa tête et couvrant ses épaules, indiquaient qu'en elle aussi la formation séraphique était à son terme. A la nouvelle de l'imminence d'un tel départ intéressant toute l'Eglise, le Souverain Pontife d'alors, Innocent IV, était venu de Pérouse avec les cardinaux de sa suite. Il imposa une dernière épreuve à l'humilité de la sainte, en lui ordonnant de bénir devant lui les pains qu'on avait présentés à la bénédiction du Pontife suprême ; le ciel, ratifiant l'invitation du Pontife et l'obéissance de Claire au sujet de ces pains, fit qu'à la bénédiction de la vierge, ils parurent tous marqués d'une croix.

    La prédiction que Claire ne devait pas mourir sans avoir reçu la visite du Seigneur entouré de ses disciples, était accomplie. Le Vicaire de Jésus-Christ présida les solennelles funérailles qu'Assise voulut faire à celle qui était sa seconde gloire devant les hommes et devant Dieu. Déjà on commençait les chants ordinaires pour les morts, lorsqu'Innocent voulut prescrire qu'on substituât à l'Office des défunts celui des saintes vierges ; sur l'observation cependant qu'une canonisation semblable, avant que le corps n'eût même été confié à la terre, courrait risque de sembler prématurée, le Pontife laissa reprendre les chants accoutumés. L'insertion de la vierge au catalogue des Saints ne fut au reste différée que de deux ans.

    (Dom Guéranger, L'Année liturgique. Dom Guéranger cite la magnifique première phrase de la bulle de canonisation de sainte Claire : « Clara claris præclara meritis, magnæ in cælo claritate gloriæ ac in terra splendore miraculorum sublimium, clare claret. » Cette hymne sur la claire lumière de Claire se poursuit ainsi tout au long des deux premiers paragraphes de la bulle d’Alexandre IV, adressée, je ne sais pas pourquoi, « aux évêques établis à travers le royaume de France ».)