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02 juillet 2008

Les « Rédemptoristes transalpins » reviennent à la pleine communion

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Les « Rédemptoristes transalpins » installés sur une île des Orcades depuis 1999, liés à la Fraternité sacerdotale Saint Pie X, sont en voie de pleine réconciliation avec Rome.

Le 9 mars dernier, leur fondateur et supérieur, le P. Michael Mary, annonçait qu’il voulait retrouver la pleine communion avec le pape :

« Nous sommes en train de travailler à une réconciliation [we are set upon working towards reunion]. Si nous restons dans une ”communion imparfaite” nous deviendrions éventuellement une organisation complètement séparée. […] Nous avons été des hommes de conscience exclus par nos frères catholiques et nos supérieurs les plus élevés parce que nous étions cramponnés à la ”Foi de nos Pères” et à la Sainte Messe ”malgré le feu et l’épée”. Dans cette époque troublée, nous avons continué et nous avons joyeusement payé le prix pour cela. Mais maintenant Pierre a parlé. Il a parlé à tous et il a parlé pour nous. Le Vicaire du Christ veut faire savoir que l’ancienne Messe n’a jamais été abrogée. Il demande que l’on nous autorise à la célébrer librement. Il nous dit : ”notre cœur est ouvert pour vous…” Oui je veux aller vers lui et parler avec lui par l’intermédiaire de ses représentants. C’est le Pasteur. C’est le gardien du Troupeau. C’est notre Père commun : nous sommes ses enfants. »

Le 1er juillet, sur le blog du monastère, le P. Michael Mary a fait part, de façon très émouvante, des derniers développements: il a rencontré le 18 juin à Rome le cardinal Castrillon Hoyos et les membres de la Commission Ecclesia Dei, pour demander que soit levée la suspense a divinis des prêtres de la communauté. Le 26, Rome lui a fait savoir que toutes les censures canoniques étaient levées. La prochaine étape sera l’érection canonique de la congrégation.

(Photo: procession du renouvellement de la consécration au Coeur douloureux et immaculé de Marie.) 

18:25 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

Une messe parisienne

Faudra-t-il bientôt, en cette ère d’affirmation publique de soi et de ses pratiques les plus personnelles, que l’Eglise catholique, à l’image de la République française, légifère pour interdire aux membres de son clergé, le port, pendant la messe, de signes ostentatoires d’appartenance sexuelle ?

14:35 Publié dans Culture de mort, Liturgie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

La dhimmitude britannique sans limites

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La police de Tayside, en Ecosse, a imprimé cette carte postale pour diffuser son nouveau numéro de téléphone et l’a notamment distribuée aux commerçants pour qu’ils l’affichent.

Le joli petit chien que l’on y voit s’appelle Rebelle. Il est en quelque sorte devenu la mascotte de la police de Tayside. Né début décembre, il a suivi le premier entraînement de chiens de la province, et il est devenu très populaire, au point que les visites sur le site de la police ont explosé.

Mais les musulmans protestent : le chien est un animal impur. Et ils protestent de façon assez énergique pour que certains commerçants de Dundee aient jugé plus prudent de ne pas afficher la carte postale.

La police de Tayside a un « conseiller en diversité » (sic), mais on n’avait pas jugé utile de le consulter pour élaborer cette publicité.

Ce que regrette le conseiller municipal de Dundee Mohammed Asif, qui est également membre du conseil de la police. Il a donc convoqué un conseil sur le sujet, avec le chef de la police. A la suite de quoi le chef de la police a battu sa coulpe. Il a dit qu’il n’avait pas pris conscience que la carte postale pouvait poser un problème, qu’il n’avait voulu offenser personne et que bien sûr s’il avait su il n’aurait pas permis de publier cette carte, que c’était une erreur que de ne pas avoir saisi le conseiller en diversité, et que la police présentait ses excuses à quiconque se sentait offensé…

(Daily Mail, via Bivouac ID)

13:23 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

Mozart assassiné (une fois de plus)

Lu dans L’Express à propos du Festival d'Aix-en-Provence :

Les célébrations ont commencé le samedi 27 juin au Théâtre de l'Archevêché avec Zaïde, un opéra inachevé qui n'offre qu'une quarantaine de minutes de musique, pas des plus inspirées. Alors que l'oeuvre est généralement présenté en version de concert, le metteur en scène américain Peter Sellars a transformé ces ébauches en un spectacle de deux heures, en allemand. Par la magie de la bien-pensance, le sujet d'origine (une aimable turquerie, genre badin du XVIIIe siècle) est devenu une laborieuse dénonciation de "l'esclavage moderne" et une réflexion "sur les rapports entre le monde occidental et l'Islam". On est bien loin des intensions de Mozart et le directeur du Festival, Bernard Foccroulle, a cru bon d'assortir ces huit représentations de Zaïde d'un colloque intitulé "Pour en finir avec l'esclavage" animé par un journaliste de Libération.

11:53 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Les temps changent…

Le commissaire européen Peter Mandelson n’avait pas répondu, ni fait répondre, aux précédentes attaques de Nicolas Sarkozy, concernant les négociations de l’OMC, ou le référendum irlandais (quand il a accusé le commissaire d’avoir une part de responsabilité dans le non). Après les nouvelles attaques de lundi soir sur France 3 (reprenant textuellement ce que Sarkzoy avait déjà dit sur le sujet : « Je ne laisserai pas faire », etc.), le porte-parole de Mandelson a réagi, et Mandelson lui-même s’est exprimé, se disant « déçu » par ces attaques « fausses et injustifiées ». Et il n’est pas allé hier soir au dîner de l’Elysée, prétextant qu’il devait être aujourd’hui à Marseille, mais laissant ses proches dire qu’il n’était pas mécontent d’avoir un prétexte pour être absent de ce dîner. La réponse de Sarkozy est pitoyable : « Il doit certainement être ravi de la publicité que je n'hésite pas à lui faire quand je suis en désaccord avec lui. »

Ainsi le premier jour de la présidence française de l’UE a-t-elle été marquée par le Non du président Kaczynski et une polémique majeure entre le commissaire au Commerce et le président du conseil européen.
Cela est excellent.

Les Français voient qu’on leur a menti sur les 19 pays qui ont ratifié le traité de Lisbonne. La veille, ils avaient appris que l’Allemagne non plus ne l’avait pas ratifié. Et les propos de Lech Kaczynski, après ceux de Vaclav Klaus, installent peu à peu l’évidence que le traité est caduc.

D’autre part, on se garde bien de dire aux Français que les gouvernements n’ont aucune prise sur les négociations de l’OMC, qui sont du ressort exclusif de la Commission européenne. Tant Sarkozy que le Premier ministre irlandais tentent de faire croire qu’ils peuvent opposer leur veto (« Je ne laisserai pas faire », martèle notre président). Mais les Français commencent à comprendre que c’est faux, quand ils voient le porte-parole de Mandelson parler comme ayant une autorité supranationale, et qu’ils constatent que le commissaire européen renvoie Sarkozy dans les cordes, montrant qu’il ne discute pas avec le président français, fût-il président du conseil européen, mais avec Pascal Lamy, directeur de l’OMC et…ancien commissaire européen.

La prestation télévisée de Sarkozy a été remarquable. Il a voulu montrer que l’Union européenne allait pouvoir apporter aux Européens, et spécialement aux Français, des avantages concrets. Or, sur chaque sujet, comme l’a souligné Jean-Marie Le Pen, il montrait en réalité qu’il n’arriverait à rien puisqu’il fallait d’abord convaincre ses partenaires, et que sur tous les sujets évoqués les partenaires n’étaient pas d’accord. Ce que le correspondant à Bruxelles de The Economist dit en termes ironiques (cités par Henri Védas) : « La plupart des propositions que M. Sarkozy a faites lors de l'interview ont à peu près autant de chances d'être satisfaites par ses pairs européens et la Commission européenne à Bruxelles qu'en aurait un convive demandant un verre de lait lors d'un dîner français. » Et cela va se voir très vite.

Jean-Marie Le Pen disait hier que les contorsions de Nicolas Sarkozy ne changeront rien au fait que le traité est caduc.
On n’a pas fini de voir les contorsions de Sarkozy, de ses ministres et des apôtres de l’Europe supranationale, qui rivalisent de langue de bois dans les débats audiovisuels.

Mais tout cela se voit désormais comme le nez au milieu de la figure. Il y a eu une première grande prise de conscience lors des référendums de 2005. Le référendum irlandais a été l’occasion d’une nouvelle prise de conscience. On a franchi une nouvelle étape. Le vent ne souffle plus en direction du super-Etat européen, mais vers l’Europe des peuples. Quand on voit je ne sais plus quelle sous-ministre, hier soir, affirmer que « 19 peuples ont dit oui et qu’un seul a dit non », et qu’il faut « respecter la démocratie » (par exemple, mais il y en aurait tant d’autres), on se dit qu’ils sont en train de perdre la partie.

Chacune de ces contorsions les rend un peu moins crédibles. Ils sont comme dans un de ces pièges qui se referment inexorablement et de plus en plus chaque fois que celui qui y est pris fait un nouveau mouvement.

Je ne crois pas que je prenne mes désirs pour des réalités. Je crois que quelque chose a vraiment changé. Et j’attends goulûment leurs prochaines erreurs…

11:44 Publié dans Europe, Irlande référendum, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

La Visitation

« En ces jours-là, Marie, se levant, s'en alla en hâte vers les montagnes, dans une ville de Juda, et elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Elisabeth. Et voici que, lorsque Elisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit dans son sein, et Elisabeth fut remplie du Saint-Esprit. Et elle s'écria d'une voix forte: Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Et comment se fait-il que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ? Car voici, dès que ta voix a frappé mon oreille, quand tu m'as saluée, l'enfant a tressailli de joie dans mon ventre. Et tu es bienheureuse d'avoir cru; car ce qui t’a été dit de la part du Seigneur s'accomplira. Et Marie dit: Mon âme glorifie le Seigneur… »

Ces quelques lignes de l’évangile, qui sont au cœur même de l’Incarnation, sont d’une immense richesse et peuvent donner lieu à de nombreux commentaires. Il en est un qui est particulièrement d’actualité. Il y a un grand débat, ou plutôt on essaie d’empêcher qu’il y ait un débat, sur le statut de l’embryon. Cet évangile y répond clairement et de façon définitive. Elisabeth est enceinte de six mois, et Marie vient tout juste de concevoir. Comme le fait dire tranquillement saint Ambroise à Elisabeth : « Miraculum sentio, agnosco mysterium : Mater Domini Verbo fœta, Deo plena est » : Je me rends compte du miracle, je reconnais le mystère : la Mère du Seigneur porte l’embryon du Verbe, elle est pleine de Dieu. » (l’adjectif fœtus veut dire : qui porte le fruit de la fécondation).

Nous avons donc un embryon de quelques heures (ou d’un jour ou deux) et un fœtus de six mois. Et lorsqu’ils sont mis en présence, le second tressaille de joie parce que le premier vient à sa rencontre.

Certes, nous sommes dans une configuration très particulière, puisque l’embryon est celui du Fils de Dieu. Mais il n’empêche qu’il est un véritable embryon humain, 100% humain. Et il nous explique que l’embryon humain est, dès la conception, une personne humaine vivante.

05:28 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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